Salon du livre de Paris : ma p’tite visite 2017

Posté le 31 mars 2017, par letournepage, dans La vie d'un lecteur

Une p’tite visite au salon du livre, alors que le printemps est arrivé sur Paris ?

Tiens, quelle drôle d’idée, j’ai laissé tomber depuis quelques années… mais après tout, me dis-je in petto, c’est l’occasion de faire un petit état des lieux !

Être à l’affût de la nouveauté, croiser quelques professionnels (et tant d’amateurs…) et puis, avec un peu de chance, tomber sur LA star, n’est-ce pas un chapitre obligé de la vie  d’un lecteur ?!

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Un lundi au soleil (copyright : Cloclo)

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Me voilà donc parti porte de Versailles, en ce lundi ensoleillé, dernier des quatre jours de l’événement. Le lundi c’est la garante de déambuler dans les allées sans se faire étouffer par quelques fans hystériques de… Amélie Nothomb.

Quand je dis Amélie Nothomb, c’est juste un exemple. Personnellement, elle me fait physiquement peur, cette année son chapeau ressemblait à un soufflé en forme d’enclume.

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« L’art a une tendance naturelle à privilégier l’extraordinaire. » Amélie Nothomb

Moins de monde, moins de médias… peut-être le jour où la foire (pardon : le salon) risque le plus de ressembler à un rassemblement d’amateurs du livre…

Tout de suite, en arrivant, cela s’annonce mal : il fait un temps magnifique.

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Un temps à aller se promener au Luxembourg (le jardin, pas le pays, on est parisien, ou quoi ?!) plutôt que d’aller s’engouffrer dans cet immense hangar où seule la lumière artificielle a droit de citer.

Mais ne faisons pas la fine bouche : » j’y suis, j’y reste« , comme disait  Mac Mahon après la prise de la redoute de Malakoff lors du siège de Sébastopol pendant la guerre de Crimée.

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Mais avant de m’engouffrer dans la plus grande librairie de France, comme la dénomme systématiquement les médias avec un manque d’imagination flagrant, si nous faisions un très rapide retour en arrière ?

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Un peu d’histoire…

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Le salon du livre a été créé en 1981, sous l’égide de François Mitterrand et sous l’impulsion de Jack Lang, ministre de la culture de l’époque (à qui, doit-on le rappeler, le marché du livre français doit tant ?!).

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Jusqu’en 1993 (avec une parenthèse en 1989), le salon se tient sous la verrière du grand palais.

Cela a de la classe, du chien, c’est un peu élitiste et le lecteur s’y sent bien. J’ai fréquenté le salon à la fin des années 80, il y avait une atmosphère… littéraire.

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Charlotte Rampling et Bernard Pivot lors du salon 1986

Soudain, en 1994, le salon bascule porte de Versailles, là ou l’on expose aussi chaque année les voitures ou les vaches. Tiens d’ailleurs, vous ne voyez pas comme un petit air de ressemblance ?…

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Plan large

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Plan rapproché

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… ou bien peut-être est-ce le contraire ?

Mais le salon subit une crise larvée, qui s’accélère au fil des ans.

Après avoir atteint les 210 000 visiteurs en 1987 dans le « petit » grand palais, puis touché les 240 000 visiteurs en l’an 2000 (un chiffre objectivement considérable !), la fréquentation va commencer à baisser au fil de la décennie suivante pour descendre à 196 000 en 2013… puis s’effondrer au cours des trois dernières années.

En 2016, il n’y a plus que 150 000 personnes pour se déplacer à Livre Paris… puisque c’est à cette date que le nom de l’événement change, de même que le logo (le nouveau graphisme étant tellement « moche à la mode » que c’en est une honte)

imgresL’hémorragie sera stoppée cette année (grâce à ma venue,bien entendu), avec une très légère progression de 3.5 %, à 157 000 visiteurs.

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Mais pourquoi cette désaffection spectaculaire ?

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Parmi les raisons évoquées, en vrac :

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Le prix de l’entrée

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Certainement le premier frein. Lorsque je me suis présenté au guichet, lundi, j’ai payé mon entrée 10 €… mais le prix était de 12 € samedi et dimanche (Heureusement, c’est tout de même gratuit pour les mois de 18 ans).

12 € pour entrer dans une librairie ?? Le prix de deux livres de poche ? Les dieux de l’édition sont-ils tombés sur la tête ?

Eh bien non, ils ont simplement délégué à une entreprise commerciale ! En effet, le SNE (syndicat national de l’édition) a confié l’organisation à RELX Group… qui n’est pas là pour faire la promotion du livre, mais bien pour faire du business !

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En 2014, Eric Orsenna pointait déjà du doigt cette aberration du prix d’entrée. Cette année, Maxime Chattam a décidé de boycotter le salon pour cette raison (bravo Maxime, quel courage, j’applaudis des deux mains !) et Bernard Pivot en personne s’est ému de la situation.

Une autre mesure faisait scandale depuis longtemps : ces dernières années, il était interdit aux viiteurs d’amener des livres de l’extérieur pour les faire dédicacer : obligation d’acheter sur place !

Cette mesure a tellement fait scandale que, cette année, les organisateurs ont finalement fait marche arrière.

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⇒ L’absence de certains éditeurs….

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Absence due à des tarifs excessifs pratiqués par RELX. En 2016, cinq grands éditeurs avaient boycotté le salon, ému par les prix demandés pour obtenir un stand d’une taille correct. Cette année, Fayard et Stock ne sont pas revenus…

Sont-ils mesquins, ces éditeurs ? Même pas ! Les tarifs sont prohibitifs. Exemple : 800 € pour un stand de 3 m². De quoi mettre une table tréteau, deux chaises et deux caisses de livre !  Alors imaginez pour un stand de 50 ou 100 m²…

Résultat : la multitude de petits éditeurs spécialisés, régionaux, sont regroupés, parqués devrais-je dire, par paquet de dix, entre deux stands géants d’éditeurs importants.

Très souvent, ils en sont même réduits à s’aligner sur un stand qu’ils partagent, alignés les uns à côté des autres sur des tabourets. Je n’exagère pas : j’en ai vu plein ! Un exemple :

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Autre résultat : les éditeurs ne sont pas là pour conseiller, faire la promotion du livre. Non : ils sont là pour vendre !

D’ailleurs, tous les stands des éditeurs importants sont peuplés de vendeurs. Pas d’éditeurs, non, de vendeurs. Souvent charmants, compétents, mais des vendeurs(je reviendrais sur le sujet plus loin)

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⇒ La pipolisation

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Pipolisation à l’extrême du salon, qui est devenu une foire à freaks médiatiques : quelques grands auteurs, bien entendu (et heureusement), des nouveaux talents… mais leur oxygène est littéralement bouffé par quelques grands vendeurs médiatiques (Amélie, sors de ce chapeau !), certains n’ayant strictement rien à voir avec la profession d’écrivain.

Ce sont sur eux que sont braqués les projecteurs, les appareils photos, devant eux que les files d’attente d’allongent.

Symptôme absolu et définitif de cette pipolisation, il faut savoir que l’événement majeur du salon de cette année restera comme la venue de… Nabilla pour son livre « Trop vite« , son apparition provoquant une véritable émeute au cours de la quelle plusieurs journalistes ont failli perdre la vie ( un métier dangereux !)…

 

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Non mais allô, quoi ? On est en plein délire !

Une ou deux phrase de ses interviews lors de sa courte apparition :

« Je n’avais jamais vue autant de livres de ma vie (…) Sinon, je lis pas beaucoup, je suis plus sur tweeter que dans les livres« .

Un livre ne dépassant pas 140 caractères ? Quelle bonne idée ! Mais n’est-ce pas ce que tente de faire Amélie depuis quelques années ? Non, je rigole…  (je vous jure que je n’ai rien contre elle, juré, ses romans écrits avant 2000 étaient plein de talent).

Mais l’idée du livre tweet est à creuser, je pense pouvoir en écrire fastoche quelques centaines par an…

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⇒ Conséquence de tout ce qui précède :

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Un lecteur passionné, qui achète 50 livres au moins par an, celui qui fait vivre l’édition française année après année, va-t-il dépenser 12 € pour accéder à la « plus grande des librairies »?

Cet endroit bruyant où les « clients » se battent le week-end pour avancer dans les allées ?

Là il ne trouvera rien d’original à acheter (le choix est le même que dans une grande FNAC), où il ne pourra, ni discuter avec les auteurs, ni rencontrer les éditeurs ?

Réponse : bien sur que non. Ce sont ces 90 000 lecteurs qui ne viennent plus…

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Dans le sens de la visite

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Revenons à nos moutons (de panurge) : une fois payé mon écot (un écot participation, bien entendu !), j’ai pu pénétrer dans le hall immense.

Pas trop de monde, donc, avec la possibilité de se promener d’un stand à l’autre sans trop de bousculade (du moins, durant les deux premières heures).

Stratégie : démarche cool, nonchalante, le regard clair et le sourire avenant, en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, puis en allant vers le centre de l’exposition.

Deux paires d’heures de déambulation ininterrompue avant de ressortir, les membres inférieurs un peu douloureux.

Que retenir ?

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Sur les grands stands, des milliers de livres à vendre,

parfois une dédicace… mais surtout pas

de professionnels de l’édition !

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Chez les grands éditeurs, le plateau est occupé par des vendeurs, chargé de vendre (c’est logique), de renseigner pour vendre, de fourguer autant que possible.

J’ai répété l’exercice une douzaine de fois, et le résultat a été chaque fois le même : j’ai posé des questions un peu pointues sur les collections, sur le calendrier de sortie, sur l’arrivée de tel ou tel auteur dans telle collection, sur la stratégie de commercialisation, sur la ligne éditoriale, sur l’histoire de la maison, je me suis présenté comme responsable d’un site consacré à la promotion du livre, j’en passe et des meilleurs…

Les réponses ont toujours été : un regard et un sourire poli, une indifférence totale, une absence de réponse pertinente et vite, un discours pour réorienter mon attention sur le livre à acheter.

Un exemple parmi d’autres : sur le stand des éditions Dargaud, je me suis fait interpeller par un très sympathique membre du staff.

Pour me conseiller ? Pour m’aider ? Pour répondre à mes questions ? Point du tout !

Son intervention n’avait qu’un but : m’inciter à acheter des albums de Manu Larcenet qui,à quelques mètres de là, était en pleine dédicace (« la première fois depuis quinze ans ! » a précisé le vendeur, tout excité)….

Je l’ai remercié et j’ai été saisir l’instant car, d’une part je suis un fan de Manu Larcenet (si ce n’est déjà fait, allez découvrir sur le site Le combat ordinaire, Blast, ou, plus récemment son adaptation du Rapport de Brodeck de Philippe Claudel), d’autre part, pour vous montrer ses tatouages qui sont aussi célèbres que spectaculaires !

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Vous l’avez compris : quitte à se déplacer pour acheter des livres, autant aller faire un tour à la FNAC (Gibert/Cultura, Boulanger : rayer les mentions inutiles) près de chez moi : j’aurais économisé du temps et de l’argent.

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Sur les petits stands, une écoute et

une compétence professionnelle souvent admirable

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Difficile d’être petit éditeur dans ce lieu immense. Des milliers de badauds qui passent devant vous, avec un regard qui vous effleure, un sur cent qui s’arrête, feuillette, repart sans rien acheter.

Si vous êtes auteur, la séance de dédicace tourne souvent au cauchemar. pas facile de rester deux ou trois heures sur une chaise sans rien faire… ou presque.

Résultat : pour le lecteur curieux, attentif, celui qui prend le temps de regarder, d’apprécier, de questionner, c’est souvent le jackpot : de grands sourires sincères, des échanges intéressants, bien au delà du geste de vente…

C’est pour ce genre pourquoi je pourrais dire que je ne suis pas venu pour rien !

Un exemple parmi d’autres : un arrêt sur le stand des Editions d’Orbestier, un éditeur de la région Nantaise (Saint-Sébastien-sur-Loire) que je ne connaissais pas, dont la collection Rêves bleues est consacrée à la littérature jeunesse.

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Un accueil, une écoute, dix minutes à échanger, tandis que je découvre les magnifiques albums de l’éditeur.

J’ai notamment retenu

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La tour – X. Armange & C. Arsego (15 €)

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Du rythme dans les pattes – M. Tibi & C. Arsego (15 €)

dont je reparlerai sur le site, mais aussi

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Les jardins Divari – C.Hurtut & L. Bes (12 €)

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dont la jeune auteure (texte) Caroline Hurtut était là en dédicace.

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Des stands spécialisés, spéciaux, spécieux :

des stands remarquables, quoi !

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Au fil de mon circuit tout en rotation centripète, j’ai repéré plusieurs stands étonnants :

 

Les stands multiples de France Loisirs

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France Loisirs, un éditeur ? Eh bien oui, un éditeur et un diffuseur énorme, puisque le groupe reprend sous son aile la plupart des succès pour les rediffuser, les relooker parfois, sous sa marque.

Plus de 2 millions d’abonnés encore aujourd’hui qui, grâce à FL, lisent un ouvrage par mois, ce qu’ils n’auraient pas forcément fait sinon.

FL était plus que présent sur le salon… puisqu’il disposait de plusieurs stands disséminés dans le grand hall, regroupant ses publications par thème.

Il y avait notamment un remarquable stand consacré aux beaux livres, un pour les romans à succès, un pour la jeunesse, mais aussi un consacré aux sciences humaines, avec une large place pour les livres sur la religion. France loisirs, religion ? Eh bien, oui !

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France Loisirs appartient au groupe Actissia, qui possède également Chapitre.com, ce dernier s’étant lancé l’année dernière dans l’édition avec Incartade(s) éditions.

Cet éditeur était d’ailleurs installé sur un des stands de FL cette année, avec les dédicaces de ses jeunes auteurs comme

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Pétronille Rostagnat

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Ton dernier souffle  (20 €)

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Le stand géant de l’armée

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Là, j’avoue que je n’ai pas tout compris : le stand le plus impressionnant, le plus étendu du salon était sans conteste celui… du Ministère de la défense !

Non, je ne blague pas. Tenez, juste une photo d’une petite partie du stand :

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C’était plein de beaux mirlitaires, avec des uniformes, des galons, des jupes (pour les filles). Des sections consacrées à l’Armée de l’air, à la Marine…

Pourquoi cet investissement de la part de l’état ? Ne comptez pas sur moi pour vous renseigner, je n’ai pas été les interroger, j’ai conservé une très légère allergie à l’uniforme depuis mon année de service militaire en Allemagne…

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Le stand star de l’année consacré à la littérature marocaine

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On en a beaucoup parlé dans les journaux. Le Maroc était l’invité d’honneur du salon 2017, et le roi Mohamed VI avait tenu à mettre le paquet pour faire parler de la littérature marocaine et des grands auteurs phare du pays.

Tahar Ben Jelloun ainsi que Leïla Slimani, prix Goncourt 2016, étaient présents..

Et il faut dire que le stand, immense, situé tout au fond (plein centre) du hangar, était architecturalement magnifique.

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Des murs en bois ajouré, à l’intérieur desquels étaient accrochés par des pinces des liasses de feuilles (les textes étant imprimés en caractères arabes ou occidentaux) classées par ordre alphabétique, que les visiteurs pouvaient choisir, saisir,et emporter avec eux (pas plus de 15 par personnes, mentionnait une affichette !).

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Les stands de la francophonie : Belgique, Québec

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Outre la Belgique, toujours très bien représentée dans tous les salons du livre européen, il était très sympathique de tomber juste à côté sur le grand stand réservé aux éditeurs québécois.

Une présence importante grâce à l’action de Québec édition, qui est le comité de l’Association nationale des éditeurs de livres dédié au rayonnement international de l’édition québécoise et canadienne de langue française.

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J’ai passé quelques minutes sur le stand, juste pour le plaisir d’écouter la quarantaine d’exposants représentés échanger en québécois, avec leur accent délicieux… Dépaysement garanti !

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Le stand maritime des Pays-bas

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Mais le stand qui m’a sans conteste le plus amusé est celui des Pays-bas, représenté par la fondation néerlandaise des lettres »Phares du Nord ».

L’occasion d’introduire un « vrai phare »de plusieurs mètres de haut  dans la salon du livre, auprès duquel j’ai été interpellé avec humour par un jeune exposant (à gauche du phare sur la photo). Un phare à Paris… Original !

Ce qu’il y a de bien avec les néerlandais c’est, quel que soit la langue que vous pratiquez, ils la maîtrisent !

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Le meilleur rapport/qualité prix :

le stand des Editions Rue de Sèvres

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Lorsque je suis tombé sur ce stand de taille moyenne, quasiment vide, je me suis rendu compte en parcourant du regard les livres exposés que ce spécialiste de la BD était l’éditeur qui monte : quasiment tout ce qu’il publie – dans des genres extrêmement différents – est d’une superbe qualité, chaque titre est à remarquer.

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Rue de Sèvres, c’est l’éditeur du Château des étoiles, une BD en deux tomes (pour l’instant) remarquable dont j’ai déjà parlé ailleurs sur le site.

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Le château des étoiles (2 tomes) – Alex Alice (14 €)

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C’est aussi l’éditeur du merveilleux roman graphique Le sculpteur, dont je parlerai bientôt.

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Le sculpteur – Scott Mc Cloud (25 €)

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Mais j’ai aussi repéré sur le stand plusieurs pépites récemment sorties, dont je ne manquerai pas de vous entretenir dans les plus brefs délais…

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Buffalo Runner – Tiburce Oger (17 €)

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Fleur de Bambou – Marazano & Zaza (12 €)

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Bonne continuation – Olivier Tallec (14 €)

Un album à mourir de rire !

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La jeunesse à tous les coins de rue pour prendre la relève !

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Pour terminer, si je devais retenir une seule chose de cette visite somme toute plutôt satisfaisante (je râle, je râle, mais c’est pour le bien de l’édition !), c’est la présence formidable des enfants, omniprésente dans tout le salon.

Lundi oblige, beaucoup de classes entières avec leurs instits, parcourant avec un enthousiasme rafraîchissant les stands, posant des questions… Deux exemples :

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L’école des loisirs et les nuées de moineaux

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Lorsque je suis arrivé sur le très grand stand de la plus célèbre des maisons d’édition pour jeunes enfants , j’ai été submergé par des nuées de moineaux : des petits bouts courant, s’égayant entre les présentoirs, riant, se bousculant, s’interpellant, feuilletant les livres et les albums avec enthousiasme.

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Charmant, touchant : trop mignon.

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France Info et les enfants

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France Info avait installé un vaste espace où un studio radio avait été entièrement reconstitué : table d’interview, rack technique. Derrière la table et le rack : des enfants, encadrés par des adultes.

Chargés de faire une émission sur le salon du livre, en direct, ils étaient en train d’œuvrer à la place des professionnels, avec un sérieux très… touchant.

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Des enfants, partout :  les lecteurs de l’avenir, l’avenir de la lecture, garantissant la pérennité de l’édition… et des auteurs ! De quoi être optimiste pour l’avenir,non ?

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J’ai ensuite quitté le salon, mon petit sac rempli de quelques achats.

Je n’avais pas perdu ma journée puisque j’avais notamment trouvé sur le stand des éditions Rivages un roman de Thomas Kelly, un auteur américain, que je cherchais depuis au moins cinq ans sans succès !

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Votre commentaire

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  1. Je ne peux qu’adhérer à tout ce qui est dit dans cet article (à part peut-être les piques sur Amélie Nothomb 😉 Personnellement, je considère qu’elle est bien meilleure quand elle donne dans l’autobiographique, mais ça n’engage que moi !)
    Ma stratégie à moi pour éviter les foules, c’est d’aller à l’inauguration. Cette année, cela s’est avéré une très mauvaise stratégie : en plus d’être surpeuplé, c’était surpeuplé de VIP à coupes de champagne, qui s’appuient sans vergogne sur les piles de livres et encombrent les allées. Impossible de s’approcher d’un bouquin, un comble !
    Je ne m’étendrai pas sur l’individu qui a tenté d’emporter un bouquin sans passer par la caisse.
    Et ça ne va pas en s’améliorant : là où, l’année dernière, j’avais fait de nombreuses découvertes, j’ai fait cette fois une maigre récolte.
    Enfin, on y découvre avec tristesse que si on ne met pas un panneau « je suis un auteur » au dessus de la tête d’un Académicien, personne ne le reconnaît. Je suis persuadée que le même auteur que j’ai croisé au salon avait le week-end des heures d’attente en dédicace. Ah ça, ça ne serait pas arrivé si ç’avait été Nabilla…

    1. letournepage dit :

      Merci pour ce retour positif ! En ce qui concerne Amélie Nothomb, nous sommes d’accord, ses meilleurs romans sont du côté de Métaphysique des tubes, Stupeur et tremblements…