Les nouvelles du Tourne Page – Un conte(finement) de Noël

Posté le 11 décembre 2020, par letournepage, dans La vie d'un lecteur

Un conte(finement) de Noël

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Un conte(finement) de Noël

                 Une nouvelle de Christophe Gresland

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    Ce bon vieil Edmond Noël n’était pas né de la dernière chute de neige, loin de là, mais la chienlit de l’année 2020, il ne l’avait vraiment pas vu venir.

   Tout avait commencé comme chaque hiver, au mois de février, avec cette épidémie de grippe qui avait surgi de nulle part, en Asie. Une diffusion rapide, quelques morts chez des personnes fragiles, jusque-là, la routine. Sauf que, rapidement, la machine s’était emballée. La grippe s’était révélée être en fait un nouveau virus que la science était incapable de traiter et dont la particularité était de se répandre à toute allure autour du globe en provoquant des dégâts considérables, au point que les pouvoirs en place avaient dû, en quelques semaines, prendre des mesures extrêmes. Couvre-feu, confinement, blocage des frontières. Avec des conséquences dramatiques sur l’économie, les structures de santé et le moral des humains…

   Durant les premières semaines, Edmond ne s’était pas inquiété outre mesure. Outre le fait qu’il était immortel, et ne se sentait donc pas personnellement menacé, il était de surcroit terriblement blasé. Peste noire de 1347, Grippe espagnole en 1918, sans parler de la Typhoïde de – 430 à Athènes : il avait vu passer au cours de son interminable existence des pandémies si terribles que la nouvelle menace faisait, auprès de ces horreurs, presque figure de rhume de saison. Après mure réflexion, il s’était donc résolu à patienter avec toute la sérénité voulue, le temps nécessaire pour laisser passer la vague. Il se sentait d’autant moins concerné par la pandémie que l’impact sur son activité principale était a priori proche de zéro, puisque le fameux virus affectait rarement et – sauf exception – peu gravement les jeunes enfants, sa clientèle captive, son cœur de cible.

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   Dès le milieu du mois de mars, Il fut cependant touché par un léger doute. En reprenant son planning de production, comme chaque année à la même époque, avec la dizaine de lutins qui constituait son comité de direction, il avait demandé à Pottaskefill, son Directeur des approvisionnements, de passer les premières commandes de matériaux et pièces détachées dont l’usine de production de jouets allait avoir besoin pour entamer la construction des cadeaux d’Edmond. Enfin… de Noël, vous aviez compris.

   Il y avait plus d’un siècle que le bon géant à la longue barbe blanche sous-traitait la fabrication de la quasi-totalité de ces pièces – éléments des mécanismes des poupées, cartes-mémoire des robots et des consoles de jeux, briques de lego, cartes à jouer, bref, une myriade de petits composants indispensables à la construction des jouets – à des entreprises humaines. La raison en était très simple : son équipe de lutins était depuis belle lurette définitivement au complet – car ces petits êtres ne se reproduisaient pas -, alors que la population humaine – et donc la clientèle de la fabrique de Noël – avait presque quintuplé en quatre générations. Dans l’impossibilité de continuer une production à l’ancienne, entièrement home made, Edmond s’était donc résolu à rationnaliser, tayloriser, standardiser; bref : se conformer aux standards du capitalisme moderne.

   Pottaskefill – un prénom assez courant dans la région qui signifie à peu de chose près Grattepot -, possédait un tact légendaire et une capacité unique à négocier des contrats aux petits oignons, une technique acquise au fil des décennies. Il n’avait donc rencontré aucune difficulté pour multiplier les accords avec des usines situées en Asie du sud-est, où un droit du travail laxiste et des contrôles insuffisants permettaient aux plus jeunes de travailler douze heures par jour dans des locaux insalubres pour quelques pièces de monnaie sans grande valeur. De la main d’œuvre qui n’aurait probablement pas la chance de voir le résultat final de son dur labeur, une fois les jouets assemblés, emballés et distribués, puisqu’à son grand regret Edmond avait pris la décision, quelques décennies plus tôt, de limiter drastiquement les livraisons dans cette région du monde, l’absence presque totale de neige, de sapins, de guirlandes et de cheminées rendant l’opération aussi frustrante que difficile.

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   Après plusieurs tentatives de négociations infructueuses, le lutin au bonnet vert et à l’impressionnante barbe blanche (Pottaskefill était un des plus vieux compagnons d’Edmond) était venu déclarer à son patron que ses contacts n’étaient pas en mesure d’honorer la moindre commande, l’essentiel de la main-d’œuvre locale étant malade ou confinée. Et, même si cela n’avait pas été le cas, les sous-traitants auraient bien été en peine de livrer les pièces à Rovaniemi, en Laponie, la plupart des liaisons aériennes et maritimes étant momentanément interrompues.

    Sur le moment, bien que surpris par cette situation inédite, Edmond ne s’était pas vraiment inquiété, jugeant à l’aune de sa longue expérience que les pandémies standards avaient normalement un cycle de développement puis de régression rapide ; une histoire de quelques semaines, tout au plus… Ce en quoi il ne s’était pas trompé puisque, dès l’arrivée du printemps dans l’hémisphère nord, les chiffres de l’épidémie de virus avaient diminué, les mesures de confinement avaient été levées et les liaisons intercontinentales consacrées à l’activité commerciale avaient reprises, presque normalement.

  Deux mois de perdus sur le planning habituel, certes, mais l’impact de cet interruption imprévue était limitée puisque l’été était habituellement une période d’activité réduite, les lutins bénéficiant par leur convention collective (un acquis social datant de 536, après la grande grève dite « des boules de Noël » qui avait duré un bail, un exécrable souvenir pour Edmond), de cinq semaines de congés rémunérés dont quatre à prendre impérativement entre juillet et août.

   A l’issue d’une brève négociation lors d’un C.S.E. extraordinaire convoqué début mai par Edmond, les représentants du personnel avaient accepté le principe d’un report exceptionnel des droits à congés à l’année suivante. L’accord prévoyait, en contrepartie de ce geste de bonne volonté des petits chapeautés, le versement d’une prime en liquide en décembre, lors de la clôture de la saison (la prime était littéralement « en liquide, cinq bouteilles de la meilleure Aquavit parfumé à l’aneth par personne, les lutins étant particulièrement férus d’alcool fort, surtout en hiver quand la température descend à – 30° du côté du cercle polaire).

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   Les choses commencèrent à sentir le roussi quand, début septembre, Bjúgnakrækir (que l’on pourrait cavalièrement traduire par Chipesaucisse, mais qu’Edmond interpellait habituellement par le vocable « Hé, toi ! », tant ce prénom était imprononçable, même pour lui) revint d’un week-end chez un lointain cousin avec une toux sèche, de la fièvre, et une forte difficulté à respirer. Sans le moindre doute, au grand dam d’Edmond, Bjúgnakrækir avait choppé le satané virus.

   Edmond, qui n’avait pas un seul instant imaginé que ce satané virus qui faisait des ravages chez les humains pourrait aussi toucher les lutins, dû se résoudre à isoler le malade (dont vous avez retenu le prénom, n’est-ce pas ?) dans une chambre éloignée de son repaire pour une stricte quatorzaine, tout en consignant dans un dortoir proche la demi-douzaine de cas contacts que ce foutu lutin avait croisé depuis son arrivée (du côté du cercle polaire, on ne rigole surtout pas avec la sécurité médicale).

   La situation était sérieuse et pouvait vite dégénérer : si le virus se répandait parmi les centaines de petits êtres chapeautés de vert c’était toute une institution qui s’écroulait. Inimaginable : avait-on déjà vu une nuit de Noël sans largage de cadeaux sous les sapins ? Non, même aux pires moments de l’histoire, le service avait été maintenu, Edmond et ses aides avaient toujours assuré grave, quitte à tirer le traineau à la place des rennes (en 1912, une attaque d’otite céreuse survenue le 20 décembre avait laissé les bestioles boisées sur le flan pendant toute une semaine).

   Il n’y avait pas à tortiller, c’était dans des moments tendus comme ceux-ci qu’Edmond révélait sa stature de chef d’entreprise. Dans l’heure qui avait suivi la révélation de la catastrophe, Edmond avait réuni le comité de direction pour un brainstorming intense qui avait fait grimper la température ambiante au-dessus de zéro.

   Les lutins avaient beau être plutôt intelligents et, pour la plupart, dotés d’une expérience et d’une maturité forgées au fil des siècles, Edmond ne leur avait jamais offert jusqu’à ce jour l’occasion de s’exprimer aussi librement (en fait, le géant barbu au rire bonhomme était en fait un sacré dictateur au quotidien). Une fois les débats ouverts, les auxiliaires chevelus se révélèrent donc juste incapables d’émettre la moindre idée en rapport avec une situation qui, de surcroit, les dépassait complètement. Le patron pris donc la décision de délibérer tout seul tout seul et le C.S.E. fut à nouveau convoqué pour l’après-midi même (oui, je sais, sans respecter les délais légaux, mais parfois il faut savoir composer avec le droit, surtout quand tout va de travers…) afin d’être avisé des mesures prises, à effet immédiat.

   Toutes les fonctions supports – ressources humaines, marketing, organisation, design des nouveaux jouets, paye, gestion du phénoménal courrier entrant – passèrent immédiatement en télétravail, chaque lutin concerné étant consigné dans son dortoir avec ses sept camarades (la taille des dortoirs était depuis de longues années limité à huit lits, Edmond avait découvert qu’au-delà de ce chiffre les lutins avaient tendance à se fritter dur, ce n’était alors qu’engueulades et tirage de barbe). Durée de la mesure : un mois pour commencer. Les outils nécessaires à la poursuite de l’activité (ordinateurs mis en réseau, installation de Skype et Zoom sur tous les postes de travail) furent distribués à tous avant la fin de l’après-midi.

   Pour les autres fonctions purement opérationnelles – essentiellement l’assemblage et la fabrication des jouets, puis leur emballage pour en faire de ravissants paquets cadeaux – il fallut bien admettre qu’il fallait poursuivre l’activité en présentiel, mais la jauge de présence fut limitée à 8 m² par lutin et le port du masque rendu obligatoire pour tous.

   C’est cette dernière mesure qui mit le feu au poudre sur le plan social. Travailler toute la journée (et parfois la nuit, le patron bedonnant n’avait jamais mégotté sur les heures sup quand la situation le justifiait) avec un masque sur le nez était déjà désagréable et inconfortable, mais Edmond – qui était pourtant le premier à en porter une, et une belle ! – n’avait pas pensé aux barbes.

   Même si, le temps de plusieurs générations humaines, le port de la barbe avait pu passer de mode dans l’univers lutinesque (les lutins doivent se raser trois fois par jour pour rester glabre, tant leur barbe pousse vite, mais faut ce qui faut, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour être beau, n’est-ce pas ?), il y avait maintenant une dizaine d’année que la flèche de la mode était de nouveau pointée vers une pilosité débridée. Chez les lutins, plus on avait la barbe longue, plus on était considéré, certains petits bonhommes allaient donc jusqu’à se prendre les pieds dans leurs poils par pure coquetterie. Alors, porter un masque toute la journée, posée sur une forêt pileuse non domestiquée ? Impossible ! Inimaginable !

   C’est lorsqu’il commence à hurler qu’on réalise à quel point la voix aiguë d’un lutin est stridente, désagréable, insupportable à l’oreille. Alors imaginez, dans l’espace immense de la fabrique de jouets, l’invraisemblable cacophonie générée en signe de contestation par plusieurs centaines de ridicules bonhommes âgés de plusieurs siècles mais aussi capricieux qu’un enfant de trois ans !

   Edmond était un brave garçon, plutôt gentil et ouvert d’esprit tant qu’il pouvait agir comme il voulait, quand il voulait. Mais lorsque la vague de protestations déferla sur ses oreilles habituées depuis toujours au silence de la neige qui tombe en flottant lentement au gré de la brise arctique, il péta une durite. Usant d’un de ses innombrables pouvoirs magiques (le père Noël est puissant, sacrément balèze, sachez-le !), il effaça d’un simple geste l’énorme production pileuse qui avait envahi au fil des interminables hivers polaires les joues rebondies de ses petits assistants. Glabres ils étaient nés un jour, glabre ils se retrouvèrent ainsi pour toujours, la peau aussi douce que la peau des fesses d’un bébé bien soigné par sa maman qui sait quelle crème nourrissante va protéger son chéri d’érythèmes intempestifs.

   Ce point de détail réglé, la masse laborieuse se mit au travail en grommelant, un masque sur les visages crispés. C’est ainsi que le mois de septembre s’écoula dans des conditions somme toute plutôt satisfaisante, avec des stocks de jouets montés et emballés qui gonflaient régulièrement, même si les fonctions supports râlaient dur dans leurs dortoirs : un confinement, cela n’a jamais fait plaisir à personne, surtout quand les collègues ronflent en dormant.

*

   C’est justement au moment même où les consignés voyaient enfin la porte de leur chambre s’ouvrir pour des retrouvailles lutinesques qui s’annonçaient fort joyeuses et arrosées (sacré engeance que ces petits êtres, capables d’absorber en un mois leur poids en alcool de grain) que la deuxième vague du virus déferla sur le monde, bloquant à nouveau les frontières. Fini l’approvisionnement extérieur, au moment même où l’usine d’Edmond s’apprêtait à monter en puissance !

   Le géant tout de rouge vêtu, las de lutter contre la nature et le destin réunis, était en désespoir de cause sur le point de laisser tomber la mission universelle que lui avait été assigné il y a si longtemps par le créateur (quel que soit son nom, ce n’est pas le sujet de ces quelques lignes), lorsque Iphigénie, compagne de tant d’hivers consacrés aux rêves des enfants, entendit ses soupirs désolés. Glissant une tête inquisitrice dans l’entrebâillement  de la porte de l’atelier, elle constata son désespoir et, avec un soupir, vint s’asseoir sur ses genoux rebondis. Approchant ses lèvres délicates de l’oreille de son amoureux, elle déclara doucement :

– Edmond, je crois que j’ai une idée.

   L’homme au teint fleuri, qui n’était pas la moitié d’un macho de la vieille école, évita de montrer la surprise intense qu’il ressentait à l’énoncé de cette sentence et plaqua sur un visage un masque étonné et intéressé qui n’aurait pas trompé un bébé de six mois.

– Une idée, ma Douce ? Mais à quel propos ?

   Iphigénie retint la main qu’elle s’apprêtait à abattre sur la barbe mal taillée du muffle, pour se concentrer sur l’essentiel.

–  Mais à propos de ce foutu Noël, si tu me permets ce rapprochement cavalier ! Dis-moi, beau gosse : tu en es où, de ton process annuel ?

– On vient juste de dépasser les 35 % du quota annuel normatif établi d’après les projections des livraisons de l’année dernière, objectif cible à corriger des variations saisonnières – bien entendu ! – lorsque les courriers de la nouvelle génération de clients nous seront parvenus en décembre..

   Iphigénie, qui ne méritait pas pour rien la deuxième partie de son prénom, pris l’air autoritaire d’une maitresse d’école expliquant une règle d’arithmétique élémentaire à un élève récalcitrant.

– Si j’ai bien compris, il reste donc près de 65 % de cadeaux à fabriquer. Avec les moyens du bord, puisque nos partenaires sont dans l’incapacité de nous approvisionner. Alors… Pourquoi ne pas revenir aux bonnes vieilles recettes traditionnelles ?

   Edmond fronça les sourcils, qu’il avait – vous vous en doutez – terriblement broussailleux.

– Qu’est-ce à dire, mon aimée ? Qu’entends-tu par-là ?

– Voyons ! La tradition ! Les méthodes ancestrales ! (énonça-t-elle, les yeux au ciel) Rappelle-toi gros doudou, il y a un peu plus d’un siècle : qu’est-ce qu’on balançait sous le sapin, aux mioches ? Des jeux de société ? Des bicyclettes ou des skates ? Des consoles ?

– Ben… non, tout ça n’était pas encore inventé, voyons ! s’exclama le grand naïf en écarquillant les yeux.

– Voilà, c’est là où je voulais en venir, gros doudou ! A l’époque, je m’en rappelle fort bien, on faisait dans le simple, le naturel : dans chaque paire de chaussures, une orange ou une mandarine, quelques chocolats enveloppés dans du papier brillant, et dans l’arbre ou sur la cheminée, quelques sucres d’orge. Et puis basta ! Les gamins de nos jours sont beaucoup trop gâtés !

    Le regard d’Edmond s’éclaircit et un large sourire apparu au sein de l’épais buisson de sa barbe.

– Nom d’un renne volant, mais tu as raison ! On était alors 100 % en fabrication locale !

– Vooooilà ! Nous pourrions relancer la production de fruits en remettant en service les centaines d’hectares de serres hydroponiques construites au nord de la ville, quant aux bonbons, il suffit que je demande à Þvörusleikir (NB : que l’on peut traduite par Léchecuillère) de ressortir les bassines en cuivre, c’était lui, rappelle-toi, le responsable de la production de douceurs !

    Le gros doudou, les yeux écarquillés, regarda sa Douce avec un respect tout neuf.

– Etoile des neiges ! Quelle bonne idée !

– Et après, pas de souci pour la distribution, le tout est tellement léger qu’on pourrait presque – je plaisante, bien entendu – envoyer les cadeaux par Mondial relay ou Collissimoet rester pour une fois à la maison pour fêter Noël comme tout le monde ! Enfin… pour te fêter, mon chéri !

    Iphigénie, qui s’enthousiasmait au fur et à mesure que son avenir d’entrepreneuse se dessinait, prit un air langoureux pour murmurer lascivement à l’oreille d’Edmond :

– Et si tu profitais de cette situation exceptionnelle pour souffler un peu ? Tu te mets avec un bon grog et une boîte de chocolats devant la cheminée, et pendant ce temps je m’occupe de tout ?

    Edmond caressa sa longue barbe tout en réfléchissant puis, après s’être tapé vigoureusement sur la cuisse, il s’exclama de cette bonne grosse voix si souvent imitée :

–     Oh, Oh, Oh !!! Que voilà un programme bien tentant, madame Noël !

*

   C’est ainsi que les fêtes de Noël purent finalement se dérouler de manière – presque – normale, apportant joie et allégresse à ceux qui en avaient bavé tout au long de cette année qui s’était révélée si triste et compliquée; en attendant que le cours heureux de l’histoire reprenne bientôt, grâce à l’arrivée des vaccins au cours des mois suivants. Quant à Edmond, il profita pleinement de la période, bien au chaud et l’esprit libre, avec le sentiment fabuleux du devoir accompli…


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