Tous ces chemins que nous n’avons pas pris

William Boyd

Points

Partager sur :

Le pitch

Malgré ses serments de fidélité, Ludo collectionne les baisers volés.

Meredith et Max évoquent les souvenirs de leur relation amoureuse ratée, du coup de foudre à leur séparation.

Yves trouve enfin l'occasion parfaite pour se venger d'un féroce critique littéraire.

Bethany rêve de devenir artiste, actrice, chef ou chanteuse.

Autant de personnages perdus, errant d'une impulsion à l'autre...

Mon avis

William Boyd a beau être un de mes auteurs favoris, il faut bien admettre que, depuis 2002 et le chef-d'œuvre A livre ouvert, il a un peu perdu de sa vista.

Non qu'il ait égaré son style, merveilleux, ou ses qualité de conteur, intacts. Cela, c'est le talent et le travail, et cela ne s'oublie pas. Mais ce qui manque, désormais, dans sa production toujours aussi importante, c'est l'inspiration.

Si l'on excepte la parenthèse réussie du très estimable L'amour est aveugle, en 2019, William Boyd est souvent un peu sec.

Alors il s'égare dans un genre proche du policier (Orages ordinaires) et c'est franchement raté. Soit il reprend le procédé d'un récit de vie (Les vies multiples d'Amory Clay) et cela manque franchement de fraicheur.

Mais comme je suis un fervent admirateur, je me dis à chaque nouvelle parution que, ça y est, cette fois-ci... mais non.

Exemple avec ce recueil de nouvelles. le 6ème de sa bibliographie.

Le genre n'a jamais été son domaine d'excellence, William Boyd n'est pas Somerset Maugham. Mais changer de format, c'est souvent un moyen de se ressourcer.

Le recueil est complètement bancal.

Sept nouvelles courtes, pour débuter, puis une très longue - un vrai petit roman de 110 pages, et une dernière longue (70 pages).

Le petit roman est sans aucun intérêt, je l'ai lu en diagonale dans sa deuxième partie.

La dernière nouvelle est une fausse bonne idée, une parodie de thriller incongrue; certains vont aimer; je n'ai pas marché.

Reste les short stories du premier tiers. C'est ce qui permet de donner une certaine valeur au recueil.

Deux ou trois sont franchement réussies (Lettres en souffrance, qui est comme son nom l'indique une nouvelle épistolaire, est même brillante).

Mais il manque à l'ensemble un minimum d'unité; un thème, une forme. Quelque chose qui justifie leur collection dans un même ouvrage.

Il n'y en a aucune. C'est très décevant de la part d'un tel auteur.

"Peut-être la prochaine fois" me dis-je, toujours plein d'espoir...

 

Acheter sur Amazon

Du même auteur