Adios Schéhérazade

Donald Ray Westlake

Rivages/noir

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Le pitch

Edwin Topliss écrit des romans pornos en série. Mais un jour, il tombe en panne de fantasmes.

Ses quinze pages quotidiennes et besogneuses se transforment en règlement de comptes avec lui-même et sa vie minable...

Mon avis

Un roman un peu à part de Donald Westlake, l'auteur de polar le plus drôle du monde.

Ici, nous ne sommes pas en train de suivre une aventure déjantée de Dortmunder et de sa bande de potes. Le héros est un type qui s'est retrouvé, presque par hasard, à gagner sa vie en écrivant à la chaîne des romans pornos. Jusqu'au jour où il se retrouve en panne. Angoisse de la page blanche. Et ça dérape.

On retrouve l'humour de Westlake, même si l'ironie désabusée qu'il emploie toujours pour créer l'ambiance très particulière de ses romans est utilisée ici de manière un peu systématique, au point de rendre l'ensemble un peu trop glauque à mon goût (car le sujet de l'histoire est, tout de même, déjà bien glauque, comme vous avez pu en juger vous-même !).

Mais ce qui fait tout le sel de ce roman, c'est en réalité le thème qui court en filigrane tout au long du roman, celui de l'écriture, de la difficulté d'écrire au quotidien. Pour tous ceux qui, au moins une fois dans leur vie, auront tenté d'écrire un roman, je vous conseille d'y traîner un œil, vous ne perdrez pas votre temps...

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