Grand petit homme

Zanzim

Glénat

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Le pitch

Stanislas Rétif habite, avec son chat, un petit appartement sous les combles. Introverti, il rêve de devenir un grand homme mais sa timidité et son mètre cinquante-sept ne lui sont d’aucun secours quand il s’agit d’aborder une inconnue. Stanislas est pourtant un grand amoureux des femmes ! En travaillant dans un magasin de chaussures, rien ne le met plus en joie que d’habiller leurs pieds. Un jour, lassé de ses déboires, il fait le vœu de devenir un « grand homme » tout en caressant sa paire de bottines préférée.

Ce qu’il ignore, c’est que ces bottes en cuir de vache sacrée indienne ont un pouvoir immense ! La magie opère, mais à l’envers ! Le voilà réduit à la taille d’un pouce. Comment survivre dans cet environnement devenu hostile ? C’est le début d’une nouvelle vie dans laquelle les araignées deviennent des prédateurs et où les commérages n’ont plus de secrets pour Stanislas se faufilant, invisible, dans l’intimité des foyers.

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Grand petit homme

Mon avis

Avec Zanzim, je ne sais plus sur quel pied danser.

Je suis resté confondu par Peau d'homme, la merveilleuse aventure réalisée, comme graphiste, avec son partenaire le regretté Hubert au scénario, en 2020.

Comme beaucoup, car l'album incroyablement intelligent, conte médiéval bourré de codes abordant le sujet délicat de l'identité sexuelle, a remporté un succès critique et commercial fantastique.

Grand petit homme

J'avais salué en 2015, sa tentative en solo (dessins + scénario) dans le très réussi one shot L'île aux femmes, leçon éminemment féministe et originale, hors des clous.

Mais voici qu'avec Grand petit homme, Zanzim replonge dans l'aventure en solo... et nous livre un récit pour le moins étrange.

Côté graphismes, c'est toujours très réussi.

On retrouve la patte extrêmement reconnaissable de l'auteur, avec ces grandes vignettes sans beaucoup de dialogues, non détourées, son dessin à plat et tout en rondeur d'une grande élégance.

Grand petit homme

Par contre, côté scénario, j'ai parcouru rapidement (il y a peu à lire) les 140 planches avec une perplexité croissante.

Entamée comme un conte fantastique un peu coquin, mettant en avant un (petit) homme fétichiste des pieds, l'affaire tourne rapidement à la leçon morale où le récit bascule, mettant en avant des femmes, le héros devenant une sorte d'objet sexuel volontaire.

Grand petit homme

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J'imagine que Zanzim voulait nous servir une nouvelle histoire féministe, mais le résultat, plus qu'ambigu, m'a semblé au contraire complètement sexiste et un peu malsain.

L'intrigue ajoute une histoire de cancer dont je n'ai pas compris la raison, puis s'achève par une sorte de postface censé "expliquer"  l'aspect fantastique du scénario.

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Grand petit homme

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J'avoue avoir lu la seconde partie de l'album, un peu, puis complètement perdu.

Je ne suis apparemment pas le seul à avoir été largué en cours de lecture.

Dommage, mais Zanzim a raté cette fois son coup...

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