Les 7 ours nains contre le gros méchant loup
Seuil jeunesse
Les 7 ours nains contre le gros méchant loup
Seuil jeunesse
Le pitch
Nos sept adorables ours nains sont de retour dans leur forêt avec une seule idée en tête : se construire une nouvelle maison, solide si possible !
Pour cela, il leur faudra s’enfoncer dans les bois à la recherche du cochon constructeur, se bagarrer avec les sept nains, échapper aux griffes du gros méchant loup, tout en prêtant main forte au Petit Chaperon Rouge...
Une quête déjantée, dans la plus pure tradition des ours nains. Un délice de rigolade qui fera hurler de rire les petits, les moyens et même les grands.
Mon avis
Il y a déjà quelques années (comme le temps passe...) je vous faisais part de ma joie à la découverte d'un pan de l'œuvre d'Emile Bravo que je ne connaissais pas .
L'auteur majeur de la formidable série consacrée à Spirou et Fantasio durant la seconde guerre mondiale (L'espoir malgré tout, suite de Journal d'un ingénu) s'était lancé, avant cet énorme succès commercial (et critique) dans une série intitulée Les 7 ours nains.
Une parodie/détournement des grands classiques des contes traditionnels pour enfant.
La série mélangeait - avec deux niveaux de lecture, un pour les petits, un pour les grands - ces classiques pour en faire une vaste bouillabaisse que n'auraient pas renié les Monty Pythons (célèbres restaurateurs britanniques spécialistes de la bouillabaisse).
C'était terriblement drôle. Irrévérencieux, malin, bourré de clins d'oeil. Une réussite, quoi.
Une bonne dizaine d'années plus tard, voilà qu'Emile (Bravo !) revient à ses jeunes amours et reprend, dans un grand one shot (72 pages) les mêmes fondamentaux pour une nouvelle histoire encore plus délirante.
On y retrouve, par ordre d'entrée en scène : les 7 ours nains, le petit chaperon rouge, les 7 nains, Maman et Papa ours (pas net du tout, le papa...), un des trois petits cochons (celui qui construit en briques, c'est plus solide), Mère grand et, en toute fin, le grand méchant loup.
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Les ours sont bêtes comme des pieds de veau, les 7 nains des vrais teignes, le papa ours est un psychopathe dévoreur de chair fraîche, et c'est pas tout, et c'est pas tout comme disait Bourvil.
Le résultat est un petit bijou scénaristique et graphique, grâce à une mise en page à l'italienne et au trait d'Emile (Bravo !) qui s'est considérablement amélioré depuis les premiers épisodes.
Et, j'allais oublié, grâce à une mise en couleurs subtile d'Anna Benoit.
Recommandé, quel que soit l'âge du lecteur.
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