Livres : les meilleures sorties de la rentrée 2019 !

Posté le 15 juin 2019, par letournepage, dans L'actualité des sorties

lLivres : les meilleures sorties de la rentrée 2019 !

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A intervalles réguliers, je vous présente une sélection tout à fait subjective d’ouvrages attendus, intrigants, étonnants, ou un peu décalés, choisis parmi la vague de titres qui, semaine après semaine, submerge les étagères, physiques ou virtuelles, des librairies.

Lorsque les jours raccourcissent, on sait  que l’été s’éloigne, et qu’on va vers l’automne. Et plus on va vers l’automne, plus les feuilles se ramassent à la pelle.

Si, si, je vous jure ! C’est un fait scientifique parfaitement identifié du côté de Saint-Germain des prés !

Surtout les feuilles des dizaines – que dis-je : des centaines de livres ! – que les éditeurs (qui sont loin d’être tous des imbéciles…) vont vous proposer à partir du 15 août, car ils savent que la rentrée littéraire est, pour leurs clients, la période la plus favorable à l’achat de livres, après celle des fêtes de Noël .

En cette période souvent studieuse et où les mirages estivaux s’estompent peu à peu, je vous propose une sélection.

Voici, pour les amateurs de feuilles imprimées et reliées avec une couverture pour couvrir le tout – de livres, pour faire simple ! – quelques pistes non négligeables avec – saison oblige – pas mal de romans, mais aussi quelques BD alléchantes.

Je vous propose également, pour embellir vos soirées, le fruit de mes lectures au fil du temps : plusieurs sélections de livres, par thème, choisis spécialement pour la saison.

➮ Juste le meilleur ! Just the best (pour nos lecteurs anglo-saxons)

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Livres : le meilleur des sorties de la rentrée 2019 !

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♠ 15 août ♠


Civilizations

Civilizations – Laurent Binet

Grasset – 384 pages – 22.00 €

Les amateurs de SF appellent ce genre littéraire une uchronie : comment l’histoire se serait-elle déroulée si l’ordre des choses n’avait pas été celle que nous connaissons ?

La plus célèbre des uchronies est celle de Philip k Dick où, dans Le maître du haut château, ce sont les nazis qui ont gagné la seconde guerre mondiale.

Ici, Laurent Binet nous propose un postulat de départ très excitant : c’est la civilisation sud américaine qui conquiert l’Europe, au XVI° siècle.

Tout le pari de l’auteur est là : son idée va-t-elle tenir la route ?

Le pitch : Vers l’an mille : la fille d’Erik le Rouge met cap au sud.

1492 : Colomb ne découvre pas l’Amérique.

1531 : les Incas envahissent l’Europe.

À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être ?

Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors. Donnez-leur le cheval, le fer et les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire.

Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi ?

L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le Capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques.

Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands : des alliés.

De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon – J. P. Dubois

Editions de l’Olivier – 254 pages – 19.00 €

Tous ceux qui connaissent et apprécient Jean-Paul Dubois, un des meilleurs auteurs français contemporains, sont curieux de voir de quoi il se chauffe en cette rentrée littéraire 2019 (Dubois… se chauffe… you get it ?! ).

Même si le titre, la couverture et le pitch ne sont franchement pas folichons, il serait dommage de ne pas jeter un oeil…

Le pitch : Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

Retour en arrière: Hansen est super-intendant a L’Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu’il n’est pas occupé à venir en aide aux habitants de L’Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l’emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L’Excelsior, des conflits éclatent. Et l’inévitable se produit.

Une église ensablée dans les dunes d’une plage, une mine d’amiante à ciel ouvert, les méandres d’un fleuve couleur argent, les ondes sonores d’un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.

Histoire d’une vie, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon est l’un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu’animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l’égard de toutes les formes d’injustice.

Le Général a disparu

Le Général a disparu – Georges-Marc Benamou

Grasset – 240 pages – 19.00 €

Georges-Marc Benamou revisite un passage les plus intrigants – et des plus mystérieux ! – de la V° république : la fuite de de Gaulle à Baden-Baden.

Pour les amateurs d’Histoire et les fans du grand homme, l’ouvrage a de quoi faire saliver…

Le pitch : Que se passe-t-il quand le Peuple se met en rage, et veut faire tomber le Prince qui le gouverne ? C’est le thème de ce roman.

Il nous fait vivre la fameuse disparition du Général de Gaulle, le 29 mai 1968 à Baden-Baden, comme un thriller haletant, heure par heure, dans la tête du Général, ainsi que des protagonistes ambitieux, assassins, ou clochards épiques, qu’on trouve dans la coulisse (Pompidou, Foccart, Jobert, Monnerville, Mitterrand, Mendès France et tant d’autres).

Nourri aux meilleures sources, Georges-Marc Benamou, au rebours de Histoire pieuse, nous fait entrer là où les historiens ne peuvent plus aller. Par brefs chapitres, nous sommes tour à tour, durant trois jours où se joue le destin du pays, au cœur de la tragédie que vit De Gaulle, ce roi Lear désespéré par la France ; des intrigues politiques pour le remplacer ; du chaos au sommet du pouvoir ; et de ce mystérieux après-midi passé avec Massu qui va tout changer….

Un saisissant éclairage sur ce trou noir de notre histoire qui n’est pas sans résonner d’un écho particulier aujourd’hui…

♠ 22 août ♠


Les choses humaines – Katherine Tuil

Gallimard – 352 pages – 21.00 €

Un nouveau roman de Katherine Tuil est toujours attendu avec beaucoup d’attention car, l’auteure, à la prose virtuose, a une étonnante capacité à s’approprier les sujets de son époque.

A la lecture du pitch, impossible de ne pas être tenté par unt hème qui agite l’actualité, jour après jour…

Le pitch :  Les Farel forment un couple de pouvoir. Jean est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes. Ensemble, ils ont un fils, étudiant dans une prestigieuse université américaine. Tout semble leur réussir. Mais une accusation de viol va faire vaciller cette parfaite construction sociale.

Le sexe et la tentation du saccage, le sexe et son impulsion sauvage sont au cœur de ce roman puissant dans lequel Karine Tuil interroge le monde contemporain, démonte la mécanique impitoyable de la machine judiciaire et nous confronte à nos propres peurs. Car qui est à l’abri de se retrouver un jour pris dans cet engrenage ?

L'étrange histoire du collectionneur de papillons

L’étrange histoire du collectionneur de papillons – Rhidian Brook

Fleuve éditions – 528 pages – 21.90 €

Plus de 500 pages, de l’aventure, un récit américain, du suspens, un titre et une couverture réussis : tout concoure à tenter sa chance en plongeant son nez de lecteur dans cet épais tas de papier imprimé. Vous n’êtes pas de mon avis ?

Le pitch : 1980, États-Unis. Llew Jones, jeune Gallois d’une vingtaine d’années, souhaite voir les États-Unis et écrire le roman de sa vie.

Installé depuis peu dans la demeure de sa tante dans les montagnes Catskills, il passe son temps à flâner, fumer de l’herbe et lire. Un beau matin, alors qu’il est plongé dans sa lecture au bord d’une rivière, un homme étrange l’aborde. Joe Bosco, vendeur de papillons aussi charismatique qu’exaspérant, lui propose de l’accompagner à travers le pays pour développer son commerce de spécimens rares.

Commence alors un voyage extraordinaire qui finit pourtant par échapper à leur contrôle, le jour où Joe disparaît. Llew se retrouve en prison et il n’a plus qu’une seule chance pour s’en sortir : convaincre tout le monde que sa version des faits est la bonne.

Ici n'est plus ici

Ici n’est plus ici – Tommy Orange

Albin Michel – 352 pages – 21.90 €

Pour les amateurs de littérature américaine contemporaine, difficile de ne pas se faire draguer par ce pitch intriguant. Quand au nom de l’auteur, je le trouve formidable; dans une autre vie, j’aurais bien aimé m’appeler Tommy Orange !…

Le pitch : À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.
Débordant de rage et de poésie, ce premier roman, en cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis. Macadam Indian a été consacré « Meilleur roman de l’année » par l’ensemble de la presse américaine. Finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont le PEN/Hemingway Award.

Saisis Ta Chance, Calypso !

Saisis Ta Chance, Calypso ! – Valérie Lavallé

Charleston – 272 pages – 18.00 €

S’il ne fallait qu’un seul feel gook book pour la rentrée, autant que cela soit un roman français et -mieux – un premier roman, doté un pitch assez classique, mais toujours aussi tentant.

Laissons lui sa chance !

Le pitch : Ne jamais, jamais, l’avoir rencontré. Voilà ce que voudrait Calypso, en ce beau matin de novembre, alors qu’elle pense à sa récente rupture avec Yann. Yann est l’homme de sa vie et il l’a quittée. Brutalement. Une blessure qui jette une ombre sur tout le reste de sa vie si parfaite. Plongée dans ses pensées, Calypso ne voit pas venir la voiture qui la percute violemment. Cela pourrait être la fin de l’histoire… Ce n’est que le début.

Car le choc l’a projetée six mois plus tôt, dans une vie à laquelle Yann n’appartient pas encore. Tout est donc encore possible et Calypso va devoir saisir sa chance pour tenter de réécrire l’histoire, son histoire. Une merveilleuse comédie romantique au ton enjoué, vif et résolument moderne, dans laquelle amour et amitié tiennent des places essentielles. Irrésistible Calypso !

La petite sonneuse de cloche

La petite sonneuse de cloches – Jérôme Attal

Robert Laffont – 270 page s- 19.00 €

Pour un amoureux de la littérature, le pitch de ce roman est imparable.

Après, tout lecteur aguerri sait qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, et qu’un auteur français contemporain est souvent bien meilleur dans le concept que dans la réaalistion…

Laissons le bénéfice du doute à Jérôme Attal…

Le pitch : Deux époques entrelacées, deux histoires d’amour qui se confondent en une chasse au trésor fiévreuse et romantique dans les rues de Londres.

1793. Le jeune Chateaubriand s’est exilé à Londres pour échapper à la Terreur. Sans argent, l’estomac vide, il tente de survivre tout en poursuivant son rêve de devenir écrivain. Un soir, tandis qu’il visite l’abbaye de Westminster, il se retrouve enfermé parmi les sépultures royales. Il y fera une rencontre inattendue : une jeune fille venue sonner les cloches de l’abbaye. Des décennies plus tard, dans ses Mémoires d’outre-tombe, il évoquera le tintement d’un baiser.

De nos jours, le vénérable professeur de littérature française Joe J. Stockholm travaille à l’écriture d’un livre sur les amours de l’écrivain. Quand il meurt, il laisse en friche un chapitre consacré à cette petite sonneuse de cloches. Joachim, son fils, décide alors de partir à Londres afin de poursuivre ses investigations.

Qui est la petite sonneuse de cloches ? A-t-elle laissé dans la vie du grand homme une empreinte plus profonde que les quelques lignes énigmatiques qu’il lui a consacrées ? Quelles amours plus fortes que tout se terrent dans les livres, qui brûlent d’un feu inextinguible le coeur de ceux qui les écrivent ?

Un air de gravité

Un air de gravité – Foerster

Glénat – 112 pages – 22.00 €

Pour les amateurs de la grande période de Fluide glacial, Foerster, c’est quelque chose…

Une ambiance, des histoires fantastiques, noires d’encre, aux graphismes extraordinaires, expressionnistes, qui ont hanté plus d’un esprit des nuits durant (découvrez l’énorme album, recueil de ses meilleures short stories, dans Certains l’aiment noir, chez Fluide Glacial).

Avec ce long one shot au pitch surréaliste, c’est l’occasion de faire marcher la machine à voyager dans le temps.

Le pitch : Dans le monde de l’éternel repos, les ayant-étés vivent dans immeubles taillés dans d’immenses visages de pierre dignes de l’île de Pâques, au sein d’une cité lugubre nichée sur les berges du Styx. C’est dans ce monde sombre et étrange que notre narrateur – le lecteur reconnaîtra sans peine l’alter-ego de Jean-Paul Sartre – nous emmène pour un voyage aux frontières des idées et de l’existentialisme. On y croise Nietzsche qui parle comme Zarathoustra, Dante pas vraiment divinement comique et tout un tas de créatures que n’aurait pas renié son enfer. On rit (un peu) et on philosophe (beaucoup) en refaisant le monde aux côtés des grands de ce monde, entre petites chroniques du quotidien décalées et profondes réflexions philosophicomiques.

Auteur génial mais injustement méconnu, l’immense Philippe Foerster (Le Confesseur sauvage) nous livre un nouveau monument de cet humour absurde dont lui seul a le secret. Aussi expressionniste par le dessin qu’existentialiste par la pensée, il s’amuse de la comédie humaine et nous permet de rire de nous-mêmes.

Une guerre de velours

Une guerre de velours – Jeanne Mackin

City éditions – 384 pages – 19.50 €

Avec un pitch pareil, jouant sur l’histoire de la mode, et sur l’histoire tout court, mêlant de grands noms à une intrigue romanesque, pas de milieu : ça passe ou ça casse !

Envie de tenter votre chance ? Why not ?

Le pitch : Quand Lily débarque à Paris en 1938, son monde s’est écroulé. L’homme qu’elle aimait vient de mourir et cette jeune Américaine espère trouver du réconfort dans la lointaine Europe. Passionnée de mode et douée pour le dessin, elle trouve un travail dans l’atelier de couture d’Elsa Schiaparelli. Entre cette star montante de la mode et Coco Chanel, le conflit fait rage. À part leur amour pour l’élégance féminine, tout les oppose : si les créations de Chanel sont classiques, celles de Schiaparelli sont audacieuses et novatrices.Au milieu de cette querelle, Lily devient peu à peu amie avec les deux créatrices.

Mais bientôt la guerre éclate, mettant fin à ce tourbillon de mondanités et de frivolités. Entre rumeurs de collaboration et dénonciations, les choix de Lily la feront basculer bien malgré elle au coeur d’un terrible combat…

Millénium 6

Millénium 6 – David Lagercrantz

Actes sud – 320 pages – 23.00 €

Millénium 6, donc, mais troisième suite de la splendide trilogie créée par Stieg Larsson juste avant sa mort.

Vu comme ça, cela parait un peu compliqué, mais il parait – selon les déclarations de David Lagercrantz et des ayants-droit (richissimes) de Larsson – que cela sera le dernier. Promis, juré.

En attendant, relisez ma critique du vrai Millénium, c’est ici !

Le pitch : À Stockholm, un SDF est retrouvé mort dans un parc du centre-ville – certains de ses doigts et orteils amputés. Dans les semaines précédant sa mort, on l’avait entendu divaguer au sujet de Johannes Forsell, le ministre de la Défense suédois. S’agissait-il des délires d’un déséquilibré ou y avait-il un véritable lien entre ces deux hommes ?

Michael Blomqvist a besoin de l’aide de Lisbeth Salander. Mais cette dernière se trouve à Moscou, où elle a l’intention de régler ses comptes avec sa sœur Camilla.

Rouge impératrice

Rouge impératrice – Léonora Milano

Grasset – 608 pages – 24.00 €

Je ne saurais mieux dire que : découvrez le pitch de ce très épais roman. Si cela vous intrigue, faites comme moi : tentez votre chance !

Le pitch : Le lieu : Katiopa, un continent africain prospère et autarcique, presque entièrement unifié, comme de futurs Etats-Unis d’Afrique, où les Sinistrés de la vieille Europe sont venus trouver refuge. L’époque : un peu plus d’un siècle après le nôtre.

Tout commence par une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’Etat. Une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire d’Etat.

Car Boya s’est rapprochée, par ses recherches, des Fulasi, descendants d’immigrés français qui avaient quitté leur pays au cours du XXIème siècle, s’estimant envahis par les migrants. Afin de préserver leur identité européenne, certains s’étaient dirigés vers le pré carré subsaharien où l’on parlait leur langue, où ils étaient encore révérés et où ils pouvaient vivre entre eux. Mais leur descendance ne jouit plus de son pouvoir d’antan : appauvrie et dépassée, elle s’est repliée sur son identité.

Le chef de l’Etat, comme son Ministre de l’intérieur et de la défense, sont partisans d’expulser ces population inassimilables, auxquelles Boya préconise de tendre la main. La rouge impératrice, ayant ravi le cœur de celui qui fut un des acteurs les plus éminents de la libération, va-t-elle en plus désarmer sa main ? Pour les « durs » du régime, il faut à tout prix séparer ce couple…

Dans la forêt

Dans la forêt – Lomig d’après Jean Hegland

Editions Sarbacane – 160 pages – 24.50 €

Une adaptation en BD du roman post apocalyptique de Jean Hegland qui a remporté un énorme succès en 2017/2018 ?

A priori, pas d’enthousiasme excessif de ma part, je n’ai pas vraiment aimé le roman (voir ma critique en cliquant ci dessous sur la couverture).

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Dans la forêt

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Mais… il y a les premières planches disponibles, pour ceux qui cherchent bien. Et elles sont magnifiques…

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Deux tons, dessin semi-réaliste à plat. Rien que pour ça, j’achète !

Tiens, je vous livre deux planches à votre jugement sagace.

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Dans la forêt

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Maintenant, à vous de voir !

L’échelle de Jacob – Ludmila Oulitskaïa

Folio – 624 pages – 7.90 €

La sortie en format poche du dernier roman – un pavé ! – de la plus grande auteure russe contemporaine.

La longueur, le thème : pas de doute, on est dans la grande tradition du roman russe !

Le pitch : Dans la malle laissée par sa grand-mère Maroussia avant sa mort, Nora découvre des lettres échangées avec son grand-père, Jacob. Féministe avant la révolution, danseuse artistique et communiste ardente, la belle Maroussia a ses propres convictions intellectuelles. Mais les rêves et les ambitions du jeune couple croulent sous le poids de l’histoire soviétique. Et quand Jacob est relégué en Sibérie pour sabotage, même son fils, le père de Nora, lui tourne le dos.

Le destin du grand amour de ses grands-parents ne reflète cependant que le début des événements qui marqueront la vie de Nora. Scénographe passionnée et assoiffée de liberté, elle choisit elle-même ses amants et ses projets, élève son fils seule et découvre peu à peu la puissance de ces liens avec ses proches.

Sur les traces de la correspondance de ses propres grands-parents, Ludmila Oulitskaïa conte avec autant de tendresse que d’ironie mélancolique les hauts et les bas, la grande et la petite histoire de quatre générations d’une famille, tout en décrivant délibérément ce XXᵉ siècle russe comme celui des femmes.

♠ 29 août ♠


Gunfighter – Christophe Bec & Michel Rouge

Glénat – 56 pages – 14.50 €

Un grand du dessin de western, un scénariste reconnu, et un pitch dans la grande tradition du genre, en plein renouveau depuis quelques années : que demander de plus ?

Le pitch : Quelque part dans les plaines d’Arizona. Alors que les « longhorns », ces vaches américaines aux cornes interminables, ont besoin d’espace, l’arrivée des premiers barbelés, la « corde du diable » comme on l’appelait alors, ne fait qu’exacerber les conflits qui opposent deux familles de propriétaires terriens. C’est dans ce contexte et dans le souffle d’une tempête qu’une bande de ranchers découvre un homme inanimé, agrippé à son colt… Qui peut bien être ce mystérieux Gunfighter ?

Gunfighter marque le grand retour de Michel Rouge à son genre de prédilection. Celui qui avait repris tour à tour le dessin de Comanche puis du Marshal Blueberry, revient en force pour nous livrer un western flamboyant et crépusculaire. Scénarisé par un Christophe Bec plus inspiré que jamais, l’album est mis en couleur par le virtuose Corentin Rouge (Rio).

La Fille dans la Tour

La fille dans le tour – Katherine Ardin

Editions Denoël – 416 pages – 21.90 €

Qui aime la littérature russe ne peut être que séduit par les thèmes et les ambiances développées par Katherine Arden : aventure médiévale, conte à l’ancienne, de tels oeuvres sont suffisament rares dans les échoppes françaises pour s’y intéresser… et remercier les éditions Denoël !

Le pitch : La cour du grand-prince, à Moscou, est gangrenée par les luttes de pouvoir. Pendant ce temps, dans les campagnes, d’invisibles bandits incendient les villages, tuent les paysans et kidnappent les fillettes. Le prince Dimitri Ivanovitch n’a donc d’autre choix que de partir à leur recherche s’il ne veut pas que son peuple finisse par se rebeller. En chemin, sa troupe croise un mystérieux jeune homme chevauchant un cheval digne d’un noble seigneur. Le seul à reconnaître le garçon est un prêtre, Sacha. Et il ne peut révéler ce qu’il sait : le cavalier n’est autre que sa plus jeune sœur, qu’il a quittée il y a des années alors qu’elle n’était encore qu’une fillette, Vassia.

La Fille dans la tour est le deuxième tome de la «Trilogie d’une nuit d’hiver», mais peut se lire indépendamment. On y retrouve toute la poésie et la sombre cruauté des contes russes qui ont fait le succès de L’Ours et le Rossignol.

Marx dans le jardin de Darwin

Marx dans le jardin de Darwin – Ilona Jerger

Editions de Fallois – 296 pages – 20.00 €

Quelle jolie idée que celle de ce roman ! Comment ne pas être intellectuellement excité par ce postulat de départ, le choc de deux grands esprits qui se seraient rencontrés… une uchronie au petit pied, à découvrir.

Le pitch : Angleterre, 1881: deux des plus grands penseurs du XIXe siècle vivent à quelques miles l’un de l’autre. Charles Darwin dans une belle demeure du Kent et Karl Marx dans un faubourg de Londres. Tous deux ont révolutionné le monde des idées et scandalisé par leurs audaces nombre de leurs contemporains.

Darwin, avec sa théorie de l’évolution, a déconstruit le mythe de la Création et, à la fin de sa vie, il poursuit encore des recherches quotidiennes : sur le ver de terre. Ce doux savant se doute-t-il qu’il sera encore contesté au XXIe siècle par des «créationnistes» religieux de tous bords? Marx, plus coléreux, attend la nécessaire révolution qu’il annonce depuis des lustres et peine, dans la misère, à compléter le tome I de son Capital.

La romancière imagine qu’ils ont le même jeune médecin et confident, et que ces deux géants finissent, un soir, par se rencontrer.

Les controverses qui les occupent restent terriblement actuelles.

♠ 5 septembre ♠


Un livre de martyrs américains – Joyce Carol Oates

Philip Rey – 864 pages – 25.00 €

La plus grande polygraphe des Etats-Unis – et sans doute la plus talentueuse ! – publie un enième roman.

Près de 900 pages, sur ce qui est peut-être le sujet le plus brûlant  qui agite la société américaine depuis l’élection de Donald Trump.

Vu de loin, cela peut paraître un brin académique (pour ou contre l’avortement ?), mais quand on connait le talent de Joyce Carol Oates, il vaut mieux réserver son jugement et lire avant de s’exprimer !

Le pitch : 2 novembre 1999. Luther Dunphy prend la route du Centre des femmes d’une petite ville de l’Ohio et, se sentant investi de la mission de soldat de Dieu, tire à bout portant sur le Dr Augustus Voorhees, l’un des  » médecins avorteurs  » du centre.

De façon éblouissante, Joyce Carol Oates dévoile les mécanismes qui ont mené à cet acte meurtrier : Luther Dunphy est à la fois un père rongé par la culpabilité car responsable de l’accident qui a causé la mort d’une de ses filles, et un mari démuni face à la dépression de sa femme. Pour ne pas sombrer, il se raccroche à son église où il fait la rencontre décisive du professeur Wohlman, activiste anti-avortement chez qui il croit entendre la voix de Dieu. Comme un sens enfin donné à sa vie, il se sent lui aussi chargé de défendre les enfants à naître, peu importe le prix à payer.

Dans un camp comme dans l’autre, chacun est convaincu du bien-fondé de ses actions.

Journal d'un amour perdu

Journal d’un amour perdu – Eric-Emmanuel Schmitt

Albin Michel – 256 pages – 19.90 €

Le plus prolifique des polygraphes français joue cette fois-ci sur sa propre existence. D’aucuns trouveront le thème et le pitch d’une impudeur choquante, révoltante même.

Mais l’homme a des ressources : nous lui laisserons le bénéfice du doute.

Le pitch : « Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »

Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur » : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie.

Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

Faut pas prendre les cons pour des gens

Faut pas prendre les cons pour des gens – N. Rouhaud & E. Reuzé

Fluide glacial – 56 pages – 12.50 €

Je ne sais pas ce qu’il faut penser de cette album de BD humoristique, mais le titre me fait vraiment rire (ben oui, désolé… !) et le label Fluide Glacial et la référence à Goosens me rend vraiment curieux. Pas vous ?

Le pitch : En deux mots : Faut pas prendre les cons pour des gens est un album d’humour absurde sur la bêtise ordinaire, de plus en plus présente autour de nous.

À la manière d’un Goossens ou d’un Fabcaro, il tord et maltraite les clichés de la société dans une BD hilarante et grinçante à souhait. Racisme ordinaire, mesures gouvernementales ubuesques, maisons connectées, quotas policiers, surpopulation carcérale, rejet des laissés-pour-compte…

Reuzé n’épargne rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Côté dessin, il singe la BD contemporaine qui n’hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases. Comme vous l’aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !

Coup de vent

Coup de vent – Mark Haskell Smith

Gallmeister – 256 pages – 22.00 €

Le dernier né du spécialiste américain du polar un peu too much, avec un sens de l’aventure et de l’humour déjanté qui n’est pas sans rappeler le maître Donald Westlake.

Une fois de plus, le pitch laisse augurer d’un grand n’importe quoi !

Le pitch : A quoi sert d’avoir dix millions de dollars en devises variées si, comme Neal Nathanson, on se trouve perdu en mer à bord d’un voilier en train de sombrer ? Strictement à rien, sauf à en brûler un sac ou deux dans l’espoir fou d’attirer l’attention.

Sauvé in extremis, Neal se réveille attaché au garde-fou d’une navigatrice en solitaire, méfiante et bien décidée à entendre son histoire. Neal lui parle alors de Bryan, un jeune loup de Wall Street qui a réussi à détourner un magot conséquent avant de s’enfuir dans les Caraïbes. Bien sûr, la banque qui l’employait a lancé des enquêteurs à sa poursuite, avant que les clients spoliés ne s’aperçoivent (enfin) que les traders sont des voleurs. C’est ainsi que Neal, accompagnée d’une pro de la finance, la très douée Seo-yun, s’est retrouvé en charge de récupérer l’argent. Simplement, il n’était pas le seul.

Coup de vent est une folle course-poursuite sanglante dans les Caraïbes, aux rebondissements multiples et à l’humour féroce.

Opération âme errante

Opération âme errante – Richard Powers

Cherche Midi – 506 pages – 22.00 €

Un imposant inédit de 1994 de Richard Powers, l’auteur du génial Le temps ou nous chantions, sur un sujet carrément intriguant ? Impossible de passer à côté, voyons !

Le pitch : Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au cœur de cette mégalopole, qui a renoncé à l’idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d’enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu’eux sur l’âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. À leur contact, la thérapie peut basculer dans l’enquête, et l’Amérique révéler ses failles les plus noires.

Avec un humour grinçant et une empathie bouleversante, Richard Powers explore dans ce roman sous pression les racines de la survie et la mémoire de l’Amérique, grâce à une tribu d’enfants blessés mais, surtout, providentiels.

Le Jardin des papillons – Dot Hutchinson

Thomas & Mercer – 349 pages – 9.99 €

Le premier tome d’une trilogie dont le pitch résonne agréablement à l’oreille des lecteurs des thrillers de Thomas Harris.

Un roman dans la mouvance du Silence des agneaux ? A vérifier dans le texte…

Le pitch : Près d’une grande demeure isolée, au cœur d’un immense et luxuriant jardin, débordant de fleurs et de plantes rares, le FBI fait une découverte terrifiante. Le lieu est peuplé de « papillons » : de très jeunes femmes dont le dos a été tatoué pour ressembler à celui de l’insecte.

Celui qui veille sur ce monde fascinant et effrayant est un homme brutal à l’esprit troublé que ses victimes ont baptisé « Le Jardinier ». Son obsession : capturer, préserver et immortaliser ses plus beaux spécimens.

Parmi les survivantes, une jeune femme, Maya, semble différente. Chargés de lever le mystère sur l’une des affaires les plus obscènes et les plus horrifiques qu’ils aient jamais eue à traiter, les agents spéciaux Victor Hanoverian et Brandon Eddison sont perplexes. Plus ils interrogent la jeune femme, plus elle se révèle être elle-même une véritable énigme. Et plus elle se confie, et plus les agents se demandent ce qu’elle leur cache encore…

Largo Winch – Introduction à la Finance – O. Bossard & P. Francq

Dupuis – 104 Pages – 25.00 €

Les mécanismes de la finance internationale, racontés par Largo Winch, le personnage inventé par Jean Van Hamme.

Enfin… par Olivier Bossard, économiste reconnu ! Avec des exemples tirés des albums de la série.

Sympa comme idée, non ? Moi, cela me donne franchement envie !

Le pitch : Qui de mieux placé que Largo Winch pour expliquer les arcanes de la finance 2.0 ? Notre milliardaire humaniste se fait pédagogue et permet de mieux comprendre les marchés financiers, disruptés par les produits dérivés et la science des données. Les nouveaux ennemis qu’affronte Largo dans « L’Étoile du Matin » et « Les Voiles écarlates » sont bel et bien le trading algorithmique et le trading haute-fréquence. Des notions que ce titre permet de mieux appréhender !

Mais au-delà du dernier diptyque de Largo Winch, c’est l’ensemble des aventures de Largo que l’auteur nous invite à revisiter, sous l’angle thématique de la finance. Une plongée abyssale dans les arcanes de la finance, qui nous fait redécouvrir avec une précision redoutable les mécanismes sous-jacents aux différentes aventures de Largo ! Olivier Bossard, professeur de finance à HEC Paris, à Pékin et à Tokyo, nous fait découvrir la finance moderne, ses aspects les plus méconnus et ses côtés les plus captivants.

Un ouvrage didactique qui s’articule en 42 sujets, regroupés en 6 chapitres. Illustrés par de magnifiques vignettes de Philippe Francq, cette vulgarisation financière permet de mieux comprendre le fonctionnement de la bourse et des marchés financiers.

La clé USB – Jean-Philippe Toussaint

Editions de minuit – 192 pages – 17.00 €

Le nouveau roman d’un des grans auteurs européens contemporains (non, Toussaint n’est pas français, mais belge !).

Le pitch, digne d’un thriller,  est tellement éloigné des sujets abordés habituellement par l’auteur que cela donne envie d’aller y jeter un œil.

Le pitch : Lorsqu’on travaille à la Commission européenne dans une unité de prospective qui s’intéresse aux technologies du futur et aux questions de cybersécurité, que ressent-on quand on est approché par des lobbyistes ?

Que se passe-t-il quand, dans une clé USB qui ne nous est pas destinée, on découvre des documents qui nous font soupçonner l’existence d’une porte dérobée dans une machine produite par une société chinoise basée à Dalian ? N’est-on pas tenté de quitter son bureau à Bruxelles et d’aller voir soi-même, en Chine, sur le terrain ?

♠ 19 septembre ♠


Les amazones

Les amazones – Jim Fergus

Cherche Midi – 374 pages – 23.00 €

Le troisième tome d’une trilogie (eh oui, eh oui !) ouverte avec l’excellent Mille femmes blanches (ma critique ici), et poursuivi par le nettement moins formidable La vengeance des mères.

Un succès d’estime et commercial étonnant, d’où le troisième tome (de la trilogie : vous me suivez ?).

Tentant ? Pas tentant ? A vous de voir !

Le pitch : 1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci,  » recrutées  » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens, au moment où commencent les grands massacres des tribus.

1876. Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue  » civilisation  » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.

Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus mêle avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du xixe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.

Les Dernières Heures

Les Dernières Heures – Minette Walters

Robert Laffont – 528 pages – 22.50 €

Un thriller historique par une spécialiste du roman noir, avec un pitch que n’aurait pas renié le Ken Follett de la grande époque (remember Les piliers de la terre ?) ?

Diantre, ce livre là ne va pas échapper à ma tentation !…

Le pitch : Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances.

Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger. Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre.

Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ?

♠ 26 septembre ♠


L’héritage Davenall – Robert Goddard

Sonatine – 704 pages – 23.00 €

Un gros, gros pavé, un thriller historique qui, pour tous les amateurs de l’Angleterre du XIX° siècle, fleure bon la nostalgie des plaisirs de la littérature victorienne…

*

Le pitch : 1882. St John’s Wood. Lorsqu’un homme se présente aux portes de la maison de Constance Trenchard, celle-ci ne se doute pas que sa vie va être bouleversée. L’homme prétend en effet être Sir James Davenall, son ancien fiancé, disparu une semaine avant leur mariage et que tout le monde croit mort depuis dix ans. Si Constance le reconnaît, toute la famille Davenall, en particulier sa mère et son frère, Hugo, héritier du prestigieux domaine de Cleave Court, prétend qu’il s’agit d’un imposteur. C’est le début d’un incroyable puzzle, sur fond d’aristocratie victorienne et de secrets de famille, qui, après de multiples rebondissements, connaîtra une conclusion tout à fait inattendue.

Considéré par Stephen King comme le meilleur écrivain du genre, Robert Goddard kidnappe littéralement son lecteur avec ce roman d’intrigues où les histoires de pouvoir, d’argent, d’amour et de famille lézardent peu à peu la façade respectable d’une société en pleine décomposition.

♠ 3 octobre ♠


Les petites robes noires

Les petites robes noires – Madeleine St John

Albin Michel – 288 pages – 19.00 €

Pas besoin de vous vendre l’article : contentez-vous de lire le pitch; si vous êtes un lecteur compulsif, impossible de ne pas sauter sur ce roman, en espérant que l’article n’a pas été survendu par l’éditeur !

Le pitch : 1959. Au deuxième étage du grand magasin F.G. Goode’s de Sidney, des jeunes femmes vêtues de petites robes noires s’agitent avant le rush de Noël. Parmi elles, Fay, à la recherche du grand amour ; l’exubérante Magda, une Slovène qui règne sur les prestigieux Modèles Haute Couture ; Lisa, affectée au rayon Robes de cocktail, où elle compte bien rester en attendant ses résultats d’entrée à l’université… Dans le secret d’une cabine d’essayage ou le temps d’un achat, les langues se délient, les vies et les rêves des vendeuses se dévoilent sous la plume délicate de Madeleine St John.

Avec la finesse d’une Edith Wharton et l’humour d’un Billy Wilder, l’australienne Madeleine St John (1941-2006), livre un remarquable instantané de l’Australie des années 1950 et une critique subtile de la place de la femme dans la société. Devenu un classique dans les pays anglo-saxons, Les petites robes noires, traduit pour la première fois en français, est un chef-d’oeuvre d’élégance et d’esprit.

Encre sympathique

Encre sympathique – Patrick Modiano 

Gallimard – 144 pages – 16.00 €

Franchement, il ne faut pas compter sur m’sieur de la blanche pour vous vendre l’article … Donc, passez la quatrième de couverture la plus nulle de tous les temps et jetez votre nez dans le dernier (mince) opuscule de Patrick Modiano. Après tout, ce n’est pas tout les jours qu’un (excellent) prix Nobel de littérature français sort une nouveauté, n’est-ce pas ?

Le pitch : Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l’agenda : « Si j’avais su… ». On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu’un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n’en avait pas eu le temps.

Histoire d'une baleine blanche

Histoire d’une baleine blanche – Luis Sepulveda

Editions A.M. Métailié – 128 pages – 12.00 €

Un nouveau jalon dans l’oeuvre du romancier chilien et espagnol d’adoption, dans sa série des « Histoire de… »

Pour les admirateurs de Moby Dick, de Melville, le sujet ne peut paraître que séduisant…

Le pitch : Au large de la Patagonie une baleine blanche est chargée de protéger les morts mapuches puis, lorsque la fin des temps sera venue, de guider toutes les âmes au-delà de l’horizon. Tout est prévu et écrit dans le temps des mythologies. Cependant l’homme vit dans un monde où tout bouge et, au xixesiècle, la chasse à la baleine se développe. La baleine blanche va devoir défendre son monde immobile contre ces prédateurs, en particulier le baleinier Essex du capitaine Achab. Elle va livrer une guerre sans merci aux baleiniers et devenir un grand mythe de la littérature.

Luis Sepúlveda nous raconte cette histoire du point de vue de la baleine blanche qui nous explique comment elle vit et s’intègre dans l’ordre du monde, ce qu’elle découvre des hommes, sa mission secrète, puis sa guerre et les mystères qu’elle protège. Enfin, c’est la mer qui nous parle.

♠ 17 octobre ♠


Les huit morts d’Elisabeth Creek – Elizabeth Crook

10/18 – 256 pages – 17.50 €

Les vrais romans d’aventure ne courent pas les rues, même si on en trouve plus facilement sur les sentiers de l’Ouest sauvage américain.

A la lecture de son pitch, celui-là donne sacrément envie. Vous ne trouvez pas ?

Le pitch : Nous sommes au lendemain de la guerre de Sécession. Un matin, à l’aube, dans une contrée reculée du Texas, une panthère s’attaque sauvagement à une famille de fermiers, défigurant la petite Samantha et assassinant sa mère, dont le dernier acte est de sauver la vie de sa fille.

*

Racontée dans la langue naïve et truculente de Benjamin, le demi-frère de Samantha, Les huit morts de Julian Creek est le récit de la traque de Samantha, qui a juré de venger sa mère en tuant le terrible animal, qui sème la terreur dans toute la région. Au cours de leur odyssée, le frère et la sœur vont rencontrer un charismatique hors-la-loi mexicain, Mr Pacheco, et un prédicateur au grand cœur, le pasteur Dob, maître d’un chien traqueur de panthère, gros et puant, qu’il chérit comme un de ses enfants. Ces quatre personnages, leurs chevaux et leur chien, vont entamer un périple terrifiant dans les canyons du pays des collines.

♠ 30 octobre ♠


La kermesse fatale

La kermesse fatale – M.C. Beaton

Albin Michel – 252 pages – 14.00 €

La sortie du 19ème tome des enquêtes d’Agatha Raisin est un événement…

… pour les lecteurs (trices ?) innombrables, qui font un triomphe à la série de la vénérable M.C. Beaton; et pour l’éditeur, qui se fait des fortunes (je reste poli) avec le catalogue d’une auteure déjà « amortie » (commercialement !) depuis longtemps en Grande-Bretagne.

Sur le fond, je laisse à chacun le loisir de se faire sa propre opinion. Mais c’est encore une histoire d’empoissonnement.

Le pitch : Agatha Raisin décide de prendre quelques jours de repos. Pendant ce temps le vicaire du village voisin vient la solliciter pour faire la promotion de la fête de son église. Sauf que la fête tourne au fiasco, deux personnes meurent empoisonnées lors de la dégustation de confiture.

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