A l’ouest rien de nouveau

Erich Maria Remarque

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Le pitch

"Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes ?"

Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre de 1914-1918, À l'ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant.

Il reste l'un des ouvrages les plus forts dans la dénonciation de la monstruosité de la guerre

Mon avis

S'il n'y a qu'une oeuvre à lire sur l'horreur de la Première Guerre mondiale, c'est bien celui-là.

Immerger le lecteur dans les tranchées, le nez dans la boue et les oreilles saturées par la fureur des obus et de la mitraille, c'est la méthode que Remarque a choisi pour lui faire comprendre ce qu'est réellement la guerre (Pierre Lemaître, récemment, avec Au revoir là-haut, a tenté de reproduire l'opération, avec beaucoup moins de spontanéité et de réussite).

En cela, ce roman est d'une modernité absolue, imité tant de fois par la suite dans son principe (le pendant de ce roman pour la Seconde Guerre mondiale est la série Band of brothers produite par Spielberg).

L'écriture est sèche, factuelle, l'auteur ne porte aucun jugement direct : il constate. 250 pages, et on a tout compris. C'est dix fois plus efficace que n'importe quel plaidoyer partisan (comme La débâcle de Zola, sur la guerre de 1870, trop long et manipulateur).

On sort de cette lecture littéralement épouvanté, anéanti, sidéré, comme si un obus venait d'exploser à quelques mètres de soi.

Un classique absolu, à lire et à relire, dans les collèges, chez soi. A offrir à tous les ados.

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