Cheyenne

Patrick Prugne

Daniel Maeghen

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Le pitch

Avec Cheyenne, Patrick Prugne est de retour avec une nouvelle « saga indienne », dans la lignée d’Iroquois et de Frenchman. L’histoire se situe en 1864, au moment où colons et chercheurs d’or déferlent sur les plaines de l’ouest, soutenus par l’armée, au mépris des traités censés garantir aux indiens la préservation de leurs territoires.

Charlie et George, deux frères métis, se retrouvent pris entre l’hostilité des blancs et la colère des indiens. L’histoire commence quand ils tentent de rejoindre leur mère, Owl Woman, qui vit parmi les Cheyennes du chef Black Kettle sur les rives de la Big Sandy Creek.

L’histoire, basée sur des faits et des personnages réels, retrace l’événement historique connu sous le nom de « massacre de Sand Creek ».

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Cheyenne

Mon avis

Avec Cheyenne, voilà le retour de Patrick Prugne dans ses Sagas indiennes, quatre années après le volume précédent.

Pour ma part, c'est désormais plus de quinze années de rencontre avec l'auteur et illustrateur et, sur ce site, le cinquième volume consacré aux débuts de l'Amérique que j'évoque.

Cheyenne

A ce propos, n'hésitez pas à vous promener sur les commentaires que j'ai consacré aux albums Canöe bay, Pawnee, Frenchman, ou Iroquois.

Vous en apprendrez beaucoup sur les nombreuses qualités et les petits défauts de ces one shot qui ont toujours été accueillis avec admiration par un public fidèle, dont je fais partie.

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Cheyenne

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La qualité principale de ces histoires qui tournent toutes autour des "natives", les indiens d'Amérique, c'est l'exceptionnelle qualité des peintures qu'elles recèlent.

Un pinceau magique qui trace et habille à l'aquarelle des centaines de vignettes, comme autant de tableaux.

Cheyenne

Avec Cheyenne, on retrouve la beauté de ces illustrations même si, après ces quelques années de pause, je trouve que Patrick Prugne a baissé d'intensité dans son expression picturale, diminué les contrastes des couleurs utilisées.

Et c'est dommage, car ce (relatif) affadissement de la mise en couleurs diminue l'intensité des sensations du lecteur.

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Cheyenne

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De même, je suis resté interloqué à plusieurs reprises devant la maladresse dans le dessin de certains visages, peu compatibles avec la technique graphique habituellement impeccable de ce grand artiste.

Cheyenne*

A contrario, le reproche que je faisais à l'auteur à propos de ses derniers albums - un manque de densité scénaristique et un arc narratif un peu léger - disparait ici, Patrick Prugne s'appuyant pour cet album sur un épisode réel et terrible des guerres indiennes.

Comme d'habitude, ce sont les éditions Daniel Maeghen qui  publient l'album, dans un format et une qualité d'impression qui font plaisir, au regard d'un prix tout à fait raisonnable.

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