J’ai écrit le rôle de ta vie
Robert Laffont
J’ai écrit le rôle de ta vie
Robert Laffont
Le pitch
Qui se tient au seuil de ces pages inédites s'apprête à entrer dans l'intimité du bureau de Marcel Pagnol, l'un de nos plus illustres, de nos plus populaires, de nos plus éternels auteurs. Lire ses correspondances de cinéma, c'est traverser plusieurs époques où la petite histoire côtoie toujours la grande. Dans ces missives se dévoilent d'âpres négociations, des intrigues d'académiciens, des coups de gueule homériques suivis de réconciliations quasi amoureuses, des témoignages de soutien quand la critique se fait cruelle ou simplement des échanges sur tel scénario, telle distribution, tel matériel de tournage.
Au travers de ces lettres exhumées de l'oubli et présentées par Nicolas Pagnol, petit-fils de Marcel, toute une vie de cinéma défile devant nos yeux, avec une verdeur et une authenticité que le temps n'a en rien ternies.
Mon avis
Vous êtes un admirateur (trice) de Marcel Pagnol ? Alors ce recueil est pour vous !
Grâce à la bonne volonté et au fond familial de Nicolas Pagnol, le petit-fils du grand dramaturge/scénariste/réalisateur/écrivain (oui ! Tout ça à la fois !), voici un livre qui permet de plonger dans le passé et la vie professionnelle de Marcel.
Regroupés par destinataire/correspondant, vous découvrirez un recueil des lettres échangées par Marcel Pagnol avec quelques figures illustres du cinéma et du théâtre.
Dans chaque chapitre, Nicolas Pagnol explique les rapports qu'entretenait son grand-père avec le correspondant et resitue chronologiquement chacune des lettres.
Des lettres qui sont retranscrites dans le corps du texte mais aussi, souvent, reproduites telles quelles.
Je ne vous cacherais pas que l'intérêt du livre varie fortement, en fonction du correspondant et du contenu des lettres.
L'acquisition de l'ouvrage se justifie à lui tout seul par le premier chapitre, le plus important en volume (plus de 60 pages), consacré à Raimu.
Un festival de correspondances entre deux très fort caractères qui, entre tant de chefs-d'œuvre réalisés ensemble, ont passé leur temps à se disputer, à s'engueuler, parfois à rompre, avant de se réconcilier pour un tour.
Quand je parle de fort caractère, c'est surtout à Raimu que je pense.
L'immense acteur a toujours eu la réputation d'avoir un caractère de cochon : c'est le moins qu'on puisse dire ! Vous cherchez un exemple de mauvaise foi personnifiée ? Ne cherchez plus, avec Raimu, vous avez trouvé !
30 pages sont consacrées à Fernandel (pas facile, mais une crème à côté de Raimu), doté d'une très belle écriture. Même chose pour le réalisateur René Clair.
Les autres correspondants sont évoqués plus rapidement, la plupart étant des célébrités des années 30 à 60, qui n'intéresseront sans doute que les lecteurs nés il y a déjà quelques décennies.
Quoiqu'il en soit, c'est un plaisir de découvrir la face cachée du travail de Marcel Pagnol qui était - on le voit à la lecture de ses lettres - un grand monsieur.
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