Ma fabuleuse enfance dans l’Amérique des années 1950

Bill Bryson

Payot

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Le pitch

En 1951, quand naît Bill Bryson, 90% des Américains possèdent déjà un réfrigérateur. Au cours de cette décennie heureuse, il leur sera répété que tout ou presque est bon pour la santé, dont la cigarette, le DTT et même les retombées radioactives.

Déjà l'auteur de truculents récits sur les États-Unis (dont Motel Blues, American Rigolos et Promenons-nous dans les bois), Bryson nous régale d'une chronique tendre et drôle en se souvenant qu'il fut un petit garçon de la middle class dans le Middle West. Mais en plus de nous faire rire, son portrait d'une superpuissance trop sûre d'elle nous fait méditer sur le déclin de l'empire américain.

Mon avis

Si vous voulez en savoir un peu plus sur Bill Bryson et sur l'estime que je porte à son oeuvre, n'hésitez pas à vous balader sur le site : vous trouverez une bonne demi-douzaine de critiques de ses livres.

Vous verrez à quel point j'apprécie sa culture générale (étonnante), son amour (inextinguible) des voyages à travers le monde anglo-saxon, mais aussi et surtout son incroyable humour qui en fait, sans le moindre doute possible, un des auteurs les plus drôles du dernier demi-siècle !

Avec Ma fabuleuse enfance, vous aurez un bon exemple de ce que peu offrir ce bon vieux Bill quand il est en forme.

En un peu plus de 300 pages serrées, c'est une balade dans l'Amérique de son enfance qu'il nous convie.

De 1951 (date de sa naissance) au début des 60's, il raconte au lecteur son souvenir de la grande décennie des Etats-Unis : celle où les américains n'avaient peur de rien, si ce n'est d'une disparition de l'humanité à coup de bombes atomiques... et des communistes !

Progressant par thèmes qui constituent autant de chapitre, Bill Bryson nous montre toute la magie d'une époque où l'homme "moderne" était, comme lui, encore au stade de l'enfance.

Inventions incessantes, pouvoir d'achat en hausse, course à l'espace, création des médias modernes : l'époque se prêtait à tous les fantasmes et à toutes les réussites. Quoique...

Outre la crainte d'une guerre mondiale, Bryson rappelle aussi que, question sexe, on ne rigolait pas avec la morale, que le maccarthysme terrorisait les américains, y compris ceux qui n'avaient rien à se reprocher, mais aussi que la ségrégation raciale faisait toujours des ravages... bref, que tout n'était pas rose, loin de là.

Mettant en exergue les défauts et les avantages de l'époque en se moquant de tout et de tous, à commencer par lui-même, l'auteur raconte, mine de rien, toute une époque.

Une joyeuse machine à remonter dans le temps !

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