Sido

suivi de Les vrilles de la vigne

Colette

Librio

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Le pitch

Dans Sido, publié en 1930, Colette évoque son enfance et brosse un portrait intime de sa mère, Sidonie Landoy, femme de caractère, libre et indépendante. À travers de douces et nostalgiques descriptions, l'autrice souligne l'influence de cette figure maternelle sur sa vision du monde et rend hommage à ses parents bien-aimés.

Publié en 1908, Les Vrilles de la vigne regroupe des nouvelles variées qui mêlent l'ensemble des thèmes chers à Colette : la nature, les animaux, la quête de soi et l'amour y sont omniprésents. Véritable ode à la vie, ce recueil est surtout une invitation poétique à l'émancipation.

Mon avis

Il y a quelques mois, je débutais ma critique d'un roman de Colette (Julie de Carneilhan) par une question simple, mais brutale : 70 ans après sa mort, en 1954, peut-on encore considérer Colette comme une auteure importante ?

Et la dernière phrase de ma critique - qui donnait implicitement une réponse - était : En sortant le nez de Julie de Carneilhan, je n'avais qu'une envie : poursuivre ma découverte de Colette.

Avec ce recueil, publié chez Librio dans sa collection à prix découverte, me voilà donc toujours sur les traces de cette femme qui aura tout vu, tout vécu, entre sa naissance en 1873, au tout début de la III° république, et sa mort après-guerre, en 1954.

Ce recueil, intelligemment composé, comporte :

1/ En ouverture, Sido, le récit de souvenirs - certains parleront de roman autobiographique - consacré à sa famille nucléaire : sa mère, avant tout, dont le surnom donne son nom au récit, son père, et ses frères.

2/ En accompagnement, le recueil de nouvelles intitulé Les vrilles de la vigne, 17 courtes nouvelles qui parlent essentiellement des animaux et de la nature.

3/ En dessert, 5 annexes qui sont autant de nouvelles qui complètent parfaitement Les vrilles de la vigne.

J'ai passé plusieurs longues soirées à déguster ce repas copieux et gouteux, savourant chaque page, chaque paragraphe, chaque phrase comme autant de petites merveilleuses qui parlent au cœur du lecteur.

Sido est une déclaration d'amour à sa mère, mais aussi à ses proches. Un texte d'une virtuosité stylistique étonnante.

L'occasion de découvrir à quelle point la plume de Colette était magnifique, portée par un choix des mots qui fait basculer le récit dans la poésie et la chaleur de l'amour (le livre comporte en annexe un lexique des mots parfois rares ou désuets utilisés par l'auteure).

Les nouvelles qui complètent l'ouvrage sont pour la plupart absolument charmantes, avec un esprit poétique et animiste qui m'a fait à de nombreuses reprises penser à celui de Giono.

Celles qui  plongent le lecteur dans les souvenirs d'une enfance que l'ont découvre comme ayant été une parenthèse de bonheur parfait pour Colette, sont les plus belles, les plus émouvantes.

Colette parle de la nature et elle fait parler les animaux. C'est ravissant, souvent émouvant car les textes font résonner dans la mémoire du lecteur quelques souvenirs de sa propre enfance. C'est assez magique.

Désormais, je n'ai plus le moindre doute sur l'importance de Colette dans la littérature française et je ne manquerai pas de poursuivre ma (re)découverte de textes dont on ne parle plus assez aujourd'hui.

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