The end

Zep

Rue de Sèvres

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Le pitch

Dans le cadre d'un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex.

C'est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l'alerte d'un drame planétaire duquel seul Théodore et quelques survivants seront épargnés.

Serait-ce une nouvelle chance pour l'espèce humaine ?

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The end - Zep

Mon avis

Si vous aimez le suspens, ne lisez pas le pitch de l'éditeur, car tout est dit !

Ceci étant posé, cela ne change pas grand-chose au "suspens" de ce bel album de Zep, car il suffit de lire les premières planches pour deviner ce qu'il va se passer.

The end, c'est le troisième album de l'auteur de Titeuf version "adulte".

Après Une histoire d'hommes et surtout Un bruit étrange et beau, le lecteur averti sait déjà que Zep est aussi un graphiste et un scénariste pour les grands.

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The end - Zep

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On retrouve dans ce nouvel essai les qualités et les défauts des œuvres précédentes.

Côté positif, des graphismes immédiatement reconnaissables, avec de grandes vignettes sans cadre structuré, aux contours qui se dissolvent dans le blanc du fond de page.

Les vignettes (et quasiment toutes les planches) sont monochromes, avec une alternance de couleurs très douces, pastels, beaucoup de bleus, de verts, des ocres.

Cette unité et cette douceur créent une atmosphère ouatée, un peu fantasmagorique, un peu onirique, et cette atmosphère se marie très bien avec le thème de l'histoire.

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The end - Zep

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Côté plus discutable, un scénario beaucoup trop linéaire, très prévisible, avec un vrai manque de densité (même si le découpage est réussi, très cinématographique).

L'album, très beau, grand, avec un papier et une couverture au grammage épais, se lit malheureusement beaucoup trop vite pour ne pas frustrer un peu le lecteur.

 Quant au fond de l'histoire, eh bien... tout dépendra de votre sensibilité écologique !

Pour ceux qui considèrent le sujet de la survie de notre civilisation comme central, cette fable (car s'en est une) comblera leur attente.

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The end - Zep

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Pour ceux qui sont plus que sceptiques sur l'urgence d'une solution écologique, l’histoire paraîtra sans doute à la limite du grotesque.

Quant à moi, qui penche plutôt vers la première attitude, j'ai apprécié le message, mais trouvé la fable d'une très grande naïveté.

Conclusion : à vous de voir, mais l'album mérite quoiqu'il en soit esthétiquement le détour !

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