Christine

Stephen King

Albin Michel

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Le pitch

Libertyville (Pennsylvanie), un patelin tranquille où Arnie, lycéen, tombe amoureux de Christine. Pas une jolie brune, non : une vieille Plymouth Fury 58 qui n'est plus qu'une ruine rouillée.

Grâce à Arnie, bricoleur né, elle reprend vie et bientôt elle roule ! Mais à sa guise : elle cale sans motif puis rebondit comme un fauve, tout ça avec des grincements qui ressemblent à des cris. Bref, à part son conducteur, personne ne se sent bien dans cette méchante bagnole. Et surtout pas Leigh, la douce petite amie d'Arnie.

Arnie d'ailleurs n'est plus le même. Il y a du drame dans l'air, pire que du drame...

Mon avis

Un Stephen King de la première période, donc un bon. Même si ce roman est parfois considéré comme un opus mineur de l'auteur (le thème est très simple et l'histoire linéaire), je ne partage pas cet avis, car je l'ai trouvé extrêmement réussi.

Pour une fois, c'est du vif, du nerveux, pas trop long (350 pages en broché). Un bon roman fantastique qui traite avec l'habileté que l'on connait à Stephen King d'un thème vieux comme le monde : la possession. Qu'auraient pensé les inquisiteurs, quelques siècles plus tôt, s'ils avaient pu imaginer qu'un objet inanimé - une voiture ! - serait soudain doté d'une conscience ?!

Malgré tout, loin de toute considération philosophique ou religieuse, ce qui intéresse l'auteur, s'est tout simplement de foutre la pétoche à son lecteur; et je peux vous dire qu'il y parvient fort bien !

En fait, de par le thème et le traitement, je pense que ce livre aurait dû être signé Richard Bachman, le pseudonyme utilisé par King à l'époque où il souhaitait développer une idée dans un roman qu'il considérait comme moins important.

À noter que l'adaptation cinéma est excellente. Et que ce livre conviendra tout particulièrement, soyons sexiste, aux hommes. Car, il faut le dire si vous ne l'avez pas deviné, cela parle essentiellement de bagnoles !

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