Le mètre des Caraïbes
Dargaud
Le mètre des Caraïbes
Dargaud
Le pitch
Février 1794, en pleine mer des Caraïbes, Louis, canonnier du bateau pirate Le Fieffé Coquin, vise toujours juste ! Mais cette fois, la recette est maigre : vin, pommes, pruneaux et… un savant. Un savant français qui plus est : Joseph Dombey. Envoyé par le gouvernement révolutionnaire pour rencontrer le président américain, il transporte une mystérieuse mallette qui intrigue les terribles pirates – pas si terribles que ça, pour être honnête ; plutôt une communauté adepte de chorale… À l’ouverture : une étrange barre graduée, un contenant cubique et un drôle de cylindre, faits dans un métal sans valeur.
Pour les pirates, c’est forcément une arme secrète. Devant « l’élite intellectuelle » des pirates de Cocagna, Dombey dévoile le fleuron de la technologie française, l’instrument révolutionnaire : le mètre décimal ! Sans oublier le cube de dix centimètres de côté pour mesurer le litre, ni, enfin, le cylindre en cuivre d’un kilogramme. Chacun pourra ainsi tout mesurer, peser, quantifier… Ce à quoi les pirates répondent « Ni Dieu, ni maître, ni mètre ! ». Dombey parviendra-t-il à échapper à ces réfractaires au « progrès » pour mener à bien sa mission ?
Mon avis
Derrière cette belle couverture jaune flashy - couleur or ?! - voici donc la dernière folie de Wilfrid Lupano, le scénariste le plus barré de sa génération !
Si vous avez lu, comme moi, quelques délires passés de Lupano, comme les séries Traquemage, Les vieux fourneaux, ou Viking dans la brume, vous savez qu'il est capable de tout, du moins quand il s'agit de faire rire...
Et pourtant, avec Le mètre des Caraïbes, l'auteur monte un peu la barre en s'inspirant d'une histoire vraie, pour raconter à sa façon - déjantée ! - comment une bande de pirates se retrouvent face à une découverte de la physique moderne et ne savent clairement pas quoi en faire...
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Une idée marrante, surtout quand on ajoute dans ce quasi huis clos d'une île perdue dans la mer des Caraïbes une bonne dose de n'importe quoi.
On rigole bien, donc, mais pas aux éclats comme j'avais pu le faire en lisant les séries susmentionnées.
Le prétexte et le sujet ont leur limite, c'est pour cela que l'album m'a semblé carrément trop long, 60 planches auraient largement suffi.
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Côté visuel, c'est flashy du début jusqu'à la fin, j'ai bien aimé cette mise en couleurs que je qualifierais de vigoureuse.
Cependant, le dessin de Léonard Chamineau n'est clairement pas mon type, j'ai trouvé ça malheureusement trop crobardé et assez laid.
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L'album, très mis en avant dans les librairies, va faire un carton pour les fêtes de fin d'année.
Ce n'est pas tout à fait mérité, mais ce n'est pas non plus un scandale car l'ensemble est distrayant.
A noter que la post face de l'album a par ailleurs le mérite insigne de nous instruire à propos de ces histoires de mesures tout en brossant un portrait des personnages ayant réellement existés.
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