[Idées Cadeaux] Une sélection des meilleures BD adultes « One shot »

Posté le 15 mars 2017, par letournepage, dans Le coin cadeau

Offrir une BD à vos proches, amis ou famille, amateurs de BD pour adulte, c’est bien, mais comment faire quand 80 % des albums sont désormais de simples épisodes de série ? Bonjour le budget !

Le Tourne Page a donc sélectionné pour vous le meilleur des albums « one shot », des histoires qui courent sur un seul volume, pas plus, comme dans le bon vieux temps… mais avec souvent une pagination extrêmement généreuse.

Résultat : inutile d’attendre des années pour connaître la fin, pas besoin de dépenser des fortunes. Le bonheur !

Zep, Sykes, Blankets, Black Hole, Kick-Ass & L’été Diabolik !

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L’été Diabolik -T.Smolderen & A. Clérisse

Dargaud – 168 pages

Le pitch :  Un agent secret sorti de nulle part, un accident dramatique, une fille troublante et la disparition de son père, le tout en deux jours… Pour Antoine, 15 ans, l’été 1967 sera celui de toutes les découvertes.

Après Souvenirs de l’empire de l’Atome, les auteurs proposent un nouveau cocktail détonant et jouissif: un scénario particulièrement haletant, entre espionnage et littérature, passé au mixeur graphique de Clérisse qui, cette fois, mélange les références des fumetti à David Hockney.

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Mon avis : Cela vous est déjà arrivé de passer à côté d’un bon bouquin, à cause d’une couverture ultra moche (dessin kitsch, couleurs délavées atroces) ? Oui ? Eh bien, c’est ce qui vient encore de m’arriver avec L’été Diabolik !

Pour être franc, j’ai assez vite ouvert l’album, épais roman graphique de 160 planches, en découvrant qu’il accumulait les prix (prix des lecteurs de Ouest France, Prix BD FNAC 2017), mais, là encore, j’ai refermé la couverture car mon œil a tout de suite été heurté par toutes les couleurs que je déteste : des violet lie de vin, vert épinard, jaune marronnasse…

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Il a fallu, fin janvier 2017, que l’album soit couronné par un nouveau prix à Angoulême (le Fauve Polar SNCF) pour que je me dise : » ce n’est pas possible, cette BD doit malgré les apparences receler en son sein, bien caché, des trésors de bienfait ! »

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Un bruit étrange et beau – Zep

Editions rue de Sèvres – 96 pages – 19 €

Le pitch : Où est la valeur d’une vie? Dans le bruit et la fureur ou dans le recueillement du silence? Dans ses batailles ou ses renoncements? William, lui, a choisi la solitude et le silence il y a 25 ans en intégrant l’ordre religieux des chartreux.

Quand un héritage le contraint à quitter le monastère pour Paris, c’est tout un monde nouveau qu’il doit apprivoiser, des certitudes longuement forgées à interroger et surtout, son ancienne vie, laissée là, qu il va retrouver….

Sa rencontre avec Méry, jeune femme aux jours comptés du fait d’une maladie incurable mais résolument décidée à profiter du temps qu’il lui reste, le confrontera à de nouvelles questions et compliquera ses choix.

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Mon avis : Zep, pour moi, pour vous (j’imagine), c’est Titeuf, cette série BD comique qui met en scène, avec des dessins malins et colorés un gamin déluré et ses copains, immense succès de librairie.

C’est aussi, peut-être, l’auteur de guides « à côté » sur la sexualité (Le guide du zizi sexuel). C’est enfin, pour certains, l’éditorialiste graphiste blogueur, commentateur de l’actualité depuis quelques années de l’actualité (What a wonderful world). Trois succès, dans des genres très différents, qui montrent la richesse de l’univers de ce suisse terriblement sympa.

Mais avec Un bruit étrange et beau, on entre dans une quatrième carrière : celle de l’auteur de BD pour adultes, traitant de sujet pour adultes, avec un dessin réaliste totalement différent de ses « petits mickeys » habituels et une mise en page et en couleurs sortant presque l’oeuvre de la BD pour la faire entrer dans le roman graphique.

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Sykes – Dubois & Armand

Le Lombard – 80 pages – 16.45 €

Le pitch : Lorsque « Sentence » Sykes pose le premier sabot dans ses collines natales, le jeune Jim Starret reconnaît immédiatement une légende de l’Ouest, digne des illustrés avec lesquels il a appris à lire. Mais son nouveau héros n’est pas là lorsque la redoutable bande des Clayton assassine sa mère sous ses yeux.

Dès lors, Jim n’a plus qu’une obsession : rejoindre Sykes et participer à la traque. Il a déjà payé le prix du sang. Il ignore encore que ce sont ses démons qui forgent une légende du Far West.

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Mon avis : Le renouveau du western dans la Bande dessinée pour adultes est un phénomène relativement récent, mais qui prend de plus en plus d’importance. Un renouveau, qui plus est, en général d’excellente qualité.

Sykes est un excellent exemple de ce que peut-être un album « one shot » (enfin le signe FIN signifie quelque chose en bas de la dernière planche du premier et dernier tome !) destiné à un public averti : c’est sombre, violent, réaliste et la réflexion sur le temps qui passe le thème central du récit.

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Monsieur Désire – Hubert & Virginie Augustin

Glénat – 128 pages – 17.50 €

Le pitch : Dans l’Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d’entrer au service d’Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé.

Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu’un de moins docile et impressionnable qu’il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère.

Entre les deux, malgré leurs disparités sociales, une étrange complicité va naître au gré de joutes verbales plus ou moins intenses. De servante, Lisbeth va devenir confidente. Non sans éveiller quelques jalousies chez les autres domestiques..

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Mon avis : Monsieur Désire ? est un album délicieusement atypique, qui dégage un puissant parfum rétro sans qu’il soit pour autant artificiel.

Hubert, scénariste à la qualité de plume remarquable, déroule en prenant tout son temps (94 planches) l’histoire subtile de ce dandy à la vie faisandé par l’argent et les plaisirs trop facile dont la vie entre en collision, un jour, de manière a priori totalement improbable, avec Lisbeth, une de ses nombreuses domestiques.

Au fur et à mesure que ma lecture progressait, j’ai savouré, je dirais même que je me suis délecté à suivre les méandres de cette relation dont j’ai trouvé la finesse psychologique tout à fait exceptionnel. L’inspiration d’Hubert, c’est sans le moindre doute avant tout Oscar Wilde, dont il reprend un à un les thèmes que le grand écrivain chérissait.

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Arrowsmith – Carlos Patcheco –  Kurt Busiek

Editions USA – 140 pages – 16.50 €

Le pitch : La Première Guerre mondiale fait rage et sème la terreur et la désolation sur le vieux continent. Vue de l’Amérique (les Etats-Unis de Columbia, ici), elle paraît lointaine à certains, insoutenable pour d’autres.

Fletch, pas encore sorti de l’adolescence, rêve de partir combattre pour soutenir les populations opprimées. Pour cela, s’enrôler comme volant dans l’unité d’élite aérienne serait la position rêvée. Jouer les redresseurs de tort au milieu des nuages, avec un dragonnet juché sur son épaule… mais le père de Fletch s’y oppose farouchement.

Arrowsmith propose une vision pour le moins surprenante de la Grande guerre. Dragons Trolls, vampires et loups-garous sont en effet parmi les Poilus… et la magie est omniprésente !

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Mon avis : Imaginez que sur la Terre (oui, cette bonne vieille boule de matière sur laquelle nous errons depuis notre naissance), les choses ne se soient pas passées exactement comme nous l’avons vécu : beaucoup moins de progrès scientifiques mais… beaucoup plus de magie et de fantastique. Un exemple ? Au début du XX° siècle, il n’y a pas d’avions… mais il y a des dragons.

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Un monde parallèle, plutôt qu’une uchronie, où les nations ne sont pas celles que nous connaissons et où la première guerre mondiale est plus une affaire de pouvoirs que de technologie, c’est ce que propose le très bon scénariste Kurt Busiek (un des meilleurs outre-atlantique) et le formidable graphiste espagnol Carlos Pacheco.

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Le signe de la lune – José Luis Munera & Enrique Bonet

Dargaud – 134 pages – 16.45 €

Le pitch : Une petite ville d’Espagne, dans les années 1920. Isolés, les habitants de cette campagne, proche d’une immense forêt, vivent encore avec les croyances d’un monde ancien. C’est ici que vit Artemisa, une jeune fille qui développe une attirance inexplicable pour la lune. C’est aussi dans cette forêt qu’un drame va se nouer…

Un conte fantastique noir et fascinant par José-Luis Munuera qui, après Spirou, se livre à un exercice personnel d’une beauté éblouissante.

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Mon avis : Il y a parfois des BD qui ne se raconte pas. Des œuvres graphiques où la subtilité du dessin et de l’histoire est telle qui faut les découvrir de ces propres yeux pour en saisir toute la profondeur.

C’est le cas avec Le signe de la lune, cette petite merveille qui,  si vous y consacrez un peu de temps (prévoyez un grand moment de calme,vous ne pourrez abandonner la lecture en cours, il faut aller jusqu’au bout), vous apportera cette joie incroyable que l’on ne trouve que dans la lecture (bon, et peut-être dans la dégustation d’un très bon chocolat…) : la possibilité d’oublier complètement le quotidien et de vous transporter ailleurs.

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« Ciel ! », Allez-vous vous exclamer de céans, « Vous voilà bien dithyrambique ! » . Ce à quoi je ne pourrais qu’acquiescer.

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Blankets – Craig Thompson

Castermann – 592 pages – 27 €

Le pitch : Drôle d’enfance pour Craig. Il grandit dans un cadre idyllique, celui d’une ferme isolée dans les bois du Wisconsin, où il côtoie biches, renards, ours, blaireaux…

En revanche, la petite ville où il va à l’école est emblématique de l’Amérique profonde : repliée sur elle-même, violente, raciste. Une intolérance subie de plein fouet, à laquelle vient s’ajouter une culpabilité omniprésente entretenue par son éducation ultra-catholique.

Lassé de l’autoritarisme de son père et des brimades vécues à l’école, Craig se réfugie dans le dessin, « plaisir frivole » dont s’efforcent de le détourner ses éducateurs.

Son sentiment de culpabilité atteint son paroxysme lorsqu’il tombe raide amoureux de Raina, rencontrée dans un camp de vacances paroissial. Une passion qu’il parviendra tout de même à vivre jusqu’au bout… et qui lui redonnera goût au dessin, pour notre plus grand bonheur !

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Mon avisBlankets est un des livres que j’ai le plus offert autour de moi ces dernières années. C’est un signe de l’intérêt profond que je porte à ce merveilleux roman graphique.

C’est aussi un témoignage de la magie de ce livre : il délivre un formidable message de générosité qui, je l’espère, continuera à diffuser autour de moi grâce aux cadeaux que j’aurais pu faire.

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Craig Thompson est un auteur miraculé : jamais son éducation n’aurait dû lui permettre d’aboutir à ce qu’il est aujourd’hui, c’est à dire un auteur reconnu dans le monde entier grâce, notamment, à ces 600 planches.

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Black hole – Charles Burns

Delcourt – 300 pages – 29.95 €

Le pitch : C’était comme une horrible partie de chat… On finit par découvrir qu’il s’agissait d’une nouvelle maladie qui n’affectait que les adolescents. On la surnomma la  » peste ado  » et  » la crève « . Les symptômes en étaient aussi variés qu’imprévisibles…

Certains s’en tiraient à bon compte — quelques bosses ou une vilaine éruption cutanée — d’autres devenaient des monstres ou il leur poussait de nouveaux membres… mais quels que fussent les symptômes, une fois touché, on était  » le chat  » pour toujours.

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Mon avis Black hole est un drôle de bouquin. Un roman graphique de trois cents planches (!) publié initialement en six volumes, mais que vous trouvez facilement en intégrale.

Pendant plusieurs années, j’ai flirté avec le livre dans les librairies : attiré par sa couverture et les illustrations en noir et blanc incroyablement graphiques, j’ai parcouru le volume, sur le point de l’acheter puis, à chaque fois, je l’ai reposé, car mon œil était tombé sur quelques planches où il se passait des choses tellement étranges que j’en étais choqué…

Un roman graphique pour post-adolescent, parfois obscène, souvent horrifique : mais qu’est-ce que c’était que ce truc ?

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Et puis un jour, j’ai craqué. Et plongé dans cette histoire qui ne ressemble à rien d’autre. Avant d’en ressortir, bien plus tard, un peu asphyxié. Pas vraiment heureux, mais qui dit qu’un bon roman doit forcément rendre heureux ? Dérangé dans mon confort personnel, c’est certain…

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Monsieur Noir – Griffo & Duffaux

Aire libre – 144 pages – 24€

Le pitch : L’Angleterre, au siècle dernier. Un château : Blacktales. Tous les sept ans, son propriétaire, l’inquiétant Monsieur Noir, vient y signer un nouveau bail avec son locataire.

À Blacktales, deux clans, irréductiblement opposés, se livrent une lutte féroce et sournoise pour la possession d’une plume : elle seule permet d’apposer sur le contrat de location la signature qui donne le pouvoir absolu.

C’est dans un climat d’effervescence que débarque Fanny, récemment orpheline : la plume, égarée depuis deux ans, a été localisée. Elle se retrouve entre les mains de deux êtres dont l’impitoyable sadisme terrorise tous les habitants du lieu…

Mon avis :  Une précision préalable : la version évoquée ici correspond à l’édition intégrale, regroupant les 128 planches ainsi qu’un beau portfolio en fin de volume.

J’ai tout simplement adoré cette histoire fantastique qui flirte avec le roman fantastique anglais du XIX° siècle, Alice aux pays des merveilles, ou certains des romans de Neil Gaiman : la mort, les enfants… j’ai trouvé dans l’atmosphère une forte parenté  avec L’étrange vie de Nobody Owens.

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Le dessin de Griffo est superbe. Très cartoonesque, il sert paradoxalement un récit poignant, parfois un peu effrayant, souvent cruel : l’album est avant tout destiné aux adultes et aux très grands enfants.

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Kick- Ass Deluxe – Mark Millar & John Romita

Editions Panini – 150 pages – 26 €

Le pitch : Dave Lizewski est un adolescent classique. Ce n’est pas le garçon le plus athlétique de son lycée, ni le plus malin, ni le plus cool. Mais il a sa bande de copains, un père qui l’aime, et c’est un vrai passionné de comics de super-héros. Et à tel point que le petit monde de ses illustrés favoris commence à lui sembler bien plus intéressant que sa petite vie morose.

Pourquoi ne pas plutôt aider les gens et faire un peu de bien en ce monde ? Voilà la question que Bave Lizewski se pose jusqu’à ce qu’il prenne la décision qui change sa vie : enfiler un masque et un costume et devenir Kick-Ass, le premier « vrai » super-héros de la planète.

Rapidement, il se retrouve à engager le combat contre les criminels sur leur propre terrain, mettant sa vie en danger. Hélas pour Dave, il découvre rapidement pourquoi personne n’a jamais tenté de devenir un super-héros : les criminels de la ville sont plus que de taille à résister à Kick-Ass.

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Mon avis :  Kick-Ass (je ne vous ferais pas l’injure de la traduction), cela sonne bref, sec, c’est un vrai coup de latte dans… bien, vous l’avez compris.

Ce comics – l’édition présentée ici réunit les deux tomes originaux de l’histoire, qui a été prolongée par la suite – a longuement résonné dans l’univers ultra-spécialisé des BD de super-héros, au même titre que Wanted ! l’ avait fait, cinq ans plus tôt (et que je vous recommande chaudement par ailleurs), grâce au même auteur Mark Millar, sans qui le genre ne serait pas ce qu’il est devenu depuis une génération.

On retrouve dans ces deux oeuvres la même volonté de s’affranchir de l’univers traditionnel mis en place patiemment au fil des décennies par DC Comics et Marvel Comics. Non, les super héros ne sont pas toujours des êtres surhumains et non, le politiquement correct ne doit pas être un passage obligé de tous récits.

Kick-Ass, c’est, dans sa première partie, l’histoire d’un ado qui, du jour au lendemain, s’en prend plein la figure (je reste poli) parce qu’il s’est imaginé que jouer le rôle d’un super, c’était à la portée de tout le monde.

Irrévérencieuses, dérangeantes, bardées d’un humour d’une acidité étonnante, les 70 premières planches sont absolument fantastiques.

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