Idées lecture : 10 romans d’aventure pour les vacances

Posté le 30 mai 2017, par letournepage, dans Le coin cadeau

Lire l’été : oui , mais quoi ? Les vacances d’été sont la meilleure période de l’année pour lire. Beau temps, absence de stress, plage, sieste : toutes les conditions sont réunies pour rattraper le temps perdu dans les transports, le boulot, les courses, et entamer enfin sa pile de romans à lire qui s’est allongée tout au long de l’année.

Par contre, personne ne vous force à emporter les énormes romans sérieux que vous a conseillé tante Adèle (celle qui a de la moustache) ou votre voisine à lunettes aux verres épais comme votre instit’ de primaire (rappelez-vous…) !

Pourquoi ne pas plonger plutôt (attention c’est une expression : les livres sont solubles dans l’eau de mer !) sur un livre passionnant, trépidant ou exotique, un livre d’aventure si possible bien épais qui va vous emmener loin de chez vous pendant des heures et qui vous fera oublier votre quotidien ?

« Y’a pas de mal à se faire du bien », disait un philosophe de renom. Sur ce principe d’hygiène de vie plein de bon sens, voici une sélection d’une dizaine de livres qui, je vous le certifie, vous sortiront la tête du sable de tous les jours, sans regret !

Philipp Meyer, Douglas kennedy,

Patricia Highsmith, Robert Harris , les dieux du tango

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Le fils – Philipp Meyer

Le livre de poche – 792 pages – 8.90 €

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Le pitch : Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.

Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.

À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’oeuvre de son arrière-grand-père.

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Mon avis : Pour une fois,le pitch du roman rédigé par l’éditeur est à la fois clair, complet et suffisamment précis pour se faire une véritable idée de ce que renverse la jaquette. C’est par là que j’ai commencé, en 2014, attiré par le thème de cet énorme roman « de l’Amérique ». Et je ne l’ai pas regretté une seconde !

Le fils est un roman exceptionnel. Une sorte de synthèse des mythes du grand sud de l’Amérique, entre le roman (La trilogie des confins de Cormac Mac Carthy, ou Lonseome dove de Larry McMurtry) et le film (Géant de Georges Stevens). Un texte dont la lecture vous procurera les mêmes sensations que le visionnage d’un film américain des années 50 diffusé en 70 mm dans une salle avec écran géant. J’exagère à peine… !

Pourtant, tenter de brosser une fresque de l’histoire du sud Ouest américain sur un siècle et demi, à travers le destin de trois membres d’une même famille, par une succession de chapitres zappant la chronologie par une série d’aller-et-retours entre les générations, c’était a priori une entreprise démesurée.

Pourtant, Philipp Meyer a remporté haut la main son pari, même si

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Piège nuptial – Douglas Kennedy

Pocket – 256 pages – 6.90 €

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Le pitch : Fasciné par une carte d’Australie, Nick, un journaliste américain, décide de tout plaquer pour atterrir à Darwin. Une nuit fatale, un accident avec un kangourou et sa rencontre avec la jeune et robuste Angie vont le mener au coeur du bush, au milieu de nulle part, au sein d’un clan d’allumés coupés du monde.

Pris au piège, Nick va devoir user de tous les moyens possibles pour échapper à ceux qui l’ont adopté à son corps très défendant. En jeu : sa survie, tant physique que mentale…

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Mon avis : Attention : Piège nuptial est le nouveau titre français (2009) du premier roman de Douglas Kenned, The Dead Heart, datant de 1994 et publié dans un premier temps en 1998 par Gallimard dans la Série Noire sous le titre Cul-de-sac.

J’ai découvert ce titre de Kennedy dans sa première mouture, il y a une dizaine d’années, après avoir apprécié tous ses premiers romans « américains » (même s’il s’agit du plus francophone des romanciers américains !).

Passé inaperçu lors de sa sortie, ce roman du bush australien est pourtant une vraie pépite, un petit bijou d’humour noir. L’histoire, totalement improbable, est à mille lieues des sources d’inspiration ultérieure de Kennedy. On pourrait la rebaptiser « Cauchemar chez les readnecks », tant le sort de Nick, le héros qui raconte cette histoire, prend le lecteur aux tripes, qui se prend au jeu en se mettant à sa place.

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De l’eau pour les éléphants – Sarah Gruen

Le livre de poche – 480 pages – 7.10€

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Le pitch : Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis.

Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.

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Mon avis : Énorme succès de librairie aux États-Unis, ce roman a le charme des grands romans populaires. Ceux qui, avant tout, racontent une histoire pour le plaisir du lecteur : beaucoup d’émotions, un récit et une toile de fond historique très bien documentée.

Sur ce dernier point, la réussite est totale, l’univers quotidien des cirques au moment de la grande dépression est dépeint avec un grand luxe de détails. Incroyablement riche et précise, la description de ce monde très particulier que je ne connaissais pas du tout, est un des charmes manifestes du roman.

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Long John Silver – Björn Larsson

Le livre de poche – 509 pages – 8.10 €

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Le pitch : En 1742, à Madagascar, un vieux pirate à la retraite, entouré d’une garde d’anciens esclaves noirs qu’il a libérés, entreprend d’écrire ses mémoires.

Ce pirate n’est autre que John Silver, l’homme à la jambe de bois, que le jeune héros de L’Ile au trésor dépeignait comme hâbleur et vaguement inquiétant. Un portrait qui n’a guère plu à l’intéressé.

Et John Silver de rétablir sinon la vérité, du moins sa vérité. Il évoque alors sa vie, une vie d’aventures, de bagarres, de rapines, de galanterie, de beuveries, enfin, tous les ingrédients d?une vie de pirate.

Mais aussi le destin d’un homme en révolte contre les injustices de l’ordre établi, qu’il s’agisse d’enrôlement forcé ou de traite des Noirs. Ce roman d’aventures dans la grande tradition a valu à son auteur, suédois, un succès européen.

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Mon avis : Björn Larsson est un navigateur, un vrai, et lorsqu’il se lance dans un roman qui se passe sur l’eau, cela sent vraiment le grand large. Comme aurait dit Hugolin dans Manon des sources : il sait cultiver l’authentique…

Comment s’y retrouver, avec la multitude de romans, de BD (lisez les quatre tomes de la série éponyme de Xavier Dorrison, c’est une merveille !) et de films ou séries qui tournent autour d’un des plus mythiques personnages de la littérature ? Comment faire le tri ?… eh bien justement, je suis là pour ça !

N’hésitez pas une seconde à vous plonger dans cette copieuse « autobiographie » (500 pages) du célèbre pirate, écrite de main de maître (le style est vraiment très agréable) par l’auteur scandinave et polyglotte Björn Larsson.

Avec un sens aigu de la reconstitution historique, la vraie (le récit regorge de détails véridiques sur la période), et un sens de l’humour inoxydable, l’auteur nous plonge dans le passé, au milieu des océans et des mers, des Caraïbes jusqu’en Afrique noire, en passant par l’Angleterre.

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Téméraire – Naomi Novik

Pocket – 448 pages – 7.80 €

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Le pitch : Alors que les guerres napoléoniennes font rage, le jeune capitaine Will Laurence fait une découverte qui va changer le cours de sa vie.

Son vaisseau vient en effet de capturer une frégate française et sa cargaison : un oeuf de dragon très rare.

Les dragons sont utilisés dans les combats aériens par la plupart des nations. Mais celui que va découvrir Will n’est pas tout à fait comme les autres…

Ainsi commence l’histoire d’une amitié indéfectible entre le fabuleux dragon Téméraire et son jeune pilote. Ensemble, ils vont devoir apprendre les tactiques périlleuses de la guerre aérienne. Car la France, dirigée par un Bonaparte plus audacieux que jamais, rassemble ses propres créatures pour transporter ses troupes sur le sol britannique.

Laurence et Téméraire se préparent à subir leur baptême du feu !

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Mon avis : C’est toujours un plaisir particulier de tomber sur un roman dont on n’attendait rien, ou pas grand-chose, et qui vous procure un plaisir d’autant plus agréable qu’il n’est pas prévu.

C’est ce qui m’est arrivé avec le premier tome de la saga Téméraire, que j’ai découverte alors qu’elle venait de s’achever (8 tomes en tout).

Ce qui ressemblait à première vue à une série d’Héroïc Fantsay pour adolescents s’est révélé être en fait une uchronie pour tout public. Le pitch, particulièrement ingénieux (que ce serait-il passé si les guerres napoléoniennes s’étaient déroulées dans un monde où les dragons existent ?), m’a intrigué : je n’ai pas été déçu.

Avec un enthousiasme et une fraîcheur désarmants, Naomi Novick plonge ses lecteurs dans un univers dont elle a particulièrement soigné la cohérence.

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De si jolies ruines – Jess Walter

10/18 – 464 pages – 8.80 €

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Le pitch : Avril 1962. La jeune actrice Dee Moray accoste dans le village de Porto Vergogna, en Italie, une douzaine de maisons blotties dans les replis d’une falaise. Elle est accueillie par le propriétaire de l’unique hôtel-pension, un homme au grand coeur et aux rêves de grandeur, ébloui par la beauté de cette starlette fraîchement débarquée du tournage mouvementé de Cléopâtre.

Arrivent bientôt dans son sillage le légendaire Richard Burton et un jeune loup de la production. Puis entrent dans la danse un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale, névrosé et alcoolique, une assistante de production idéaliste, un chanteur-compositeur en perdition…

Des êtres aux prises avec les bonheurs, les drames, les surprises, les désillusions et les hasards de la vie. Tous ont des rêves auxquels ils se cramponnent, et ils ont beau venir d’horizons différents, leurs destins vont se croiser inexorablement, même si tous l’ignorent encore…

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Mon avis : Le titre de ce roman est assez nul (c’est le même en anglais) et la couverture aux couleurs pastels complètement gnangnan. Mais ne vous arrêter par à ces détails de surface, car l’oeuvre mérite infiniment mieux !

L’auteur (que je ne connaissais pas) emprunte un chemin narratif original, mêlant au fil et à mesure d’aller et retour dans le temps la côte ouest américaine et les charmes des « Cinque terre », en Italie, les années soixante et les XXI° siècle, le destin de pauvres pêcheurs et la trajectoire de figures du cinéma dont Richard Burton, au sommet de sa gloire (ou presque)…

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La vallée des poupées – Jacqueline Susann

10/18 – 480 pages – 8.80 €

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Le pitch : 1945. Anne Welles quitte sa famille et son fiancé de Nouvelle-Angleterre pour débarquer à New York, la tête pleine de rêves et de gloire.

Elle y devient secrétaire d’un avocat spécialisé dans le théâtre et fait la connaissance de deux autres jeunes femmes qui prévoient de faire carrière dans le monde du spectacle: l’ambitieuse et prometteuse Neelly O’Hara et la très belle mais peu talentueuse Jennifer North.

Des bureaux d’agents d’artistes aux coulisses de Broadway, des plateaux d’Hollywood aux premières émissions TV, le roman suit leur ascension (et chute) respective, au rythme de leurs rencontres plus ou moins heureuses, carrière, amitié, amours bien sûr et autres trahisons et désillusions…

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Mon avis : Avec La vallée des poupées, 10 /18 continue à explorer le passé récent de la littérature américaine dite populaire, en exhumant de grands romans, best-sellers à leur époque, souvent adaptés au cinéma, comme Peyton Place. Merci 10 /18 pour cette initiative !

Si Peyton Place était le reflet d’une certaine Amérique des années 50, celle des petites villes rétives à l’évolution des mœurs, La vallée des poupées en est celui d’une autre Amérique, celle des grandes villes des années 60.

Les poupées, dans ce long roman qui se lit d’une traite, comme on avalerait en binge watching les trois saisons d’une série, ce ne sont pas les filles, mais bien les petites pilules que les actrices, chanteuses et modèles, héroïnes de cette histoire, finissent toutes par avaler. Pour maigrir, pour dormir, pour supporter les rythmes de travail, le harcèlement des hommes…

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Les dieux du tango – Carolina de Robertis

Le cherche midi – 504 pages – 22 €

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Le pitch : Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.

Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte.

Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.

Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

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Mon avis : Une (très jolie) couverture avec rabat rouge écarlate sur fond de fleurs en impression relief violette, prolongée par des gardes sur lesquelles les fleurs rouges ressortent sur un fond violet;  un papier crème au grammage épais : Le cherche midi  a particulièrement soigné l’édition des Dieux du tango qui est, dès le premier abord un plaisir pour l’amateur de beaux livres.

Mais une jolie édition n’est rien si le texte qu’elle renferme ne présent pas d’intérêt. J’avoue avoir été, dans un premier temps, modérément attiré par le pitch, qui laissait entrevoir une forte probabilité de tomber sur un de ces très nombreux romans « romantico-historique » qui peuplent (encombrent) les tables physiques et les pages numériques des libraires.

Mais tout de même, cette histoire de tango, cette promesse d’ailleurs, avait quelque chose d’intrigant… alors je me suis lancé… et bien m’en a pris car le roman de Carolina de Robertis m’a peu à peu conquis, investi, pour me « recracher », 550 pages plus loin, l’esprit résonnant de sensations accumulées au fil des chapitres.

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Pavillons lointains – M.M. Kaye

Le livre de poche – 1 056pages – 10.20 €

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Le pitch : Des cimes enneigées de l’Himalaya aux palais des maharadjas, de la Kyber Pass à Kaboul, ce roman retrace les années les plus tumultueuses du rattachement de l’Inde à l’empire britannique au XIXe siècle.

C’est aussi une émouvante histoire d’amour, au-delà des tourments et de la fureur de son époque, celle d’Ash, un jeune Anglais élevé comme un Indien, et de Juli, une princesse indienne déchirée entre raisons du coeur et raison d’État. Et tandis que familles et castes, alliés et ennemis se combattent aveuglément, une civilisation millénaire se précipite vers son destin…

Introuvable depuis de nombreuses années, cette formidable fresque du Raj, dans la lignée d’un Kipling, se devait d’être rééditée.

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Mon avis : Disons-le tout net : Pavillons lointains est un de mes plus grands coups de cœur de ces dernières années, dans une catégorie littéraire pourtant largement exploitée (surexploitée !) : le roman d’aventure historique.

Je ne vois guère, en effet, que les romans de Wilbur Smith à être parvenu à m’emporter de la sorte, dans un maelström de péripéties, de détails historiques, politiques, géographiques, dans un contexte aussi exotique, avec de tels personnages symboliques de leur situation, et sur de telles distances !

Mais qu’est-ce qui distingue cet énorme roman (800 pages en broché, plus de 1 000 pages en poche) de ces innombrables concurrents ? En fait, à peu près tout.

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Monsieur Ripley – Patricia Highsmith

Le livre de poche – 318 page – 7.60 €

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Le pitch : Italie, fin des années cinquante. Le jeune Dickie Greenleaf mène la dolce vita grâce à la fortune de son père, en compagnie de Marge Sherwood.

Plutôt irrité par son comportement irresponsable, Herbert Greenleaf, riche armateur, demande à Tom Ripley de ramener son fils en Amérique.

Tom découvre un monde éblouissant, qu’il ne soupçonnait pas, et ira jusqu’au meurtre pour conserver cette vie de rêve.

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Mon avis : On ne parle plus assez de Patricia Highsmith.

Depuis sa mort, en 1988, elle survit dans les mémoires essentiellement grâce aux innombrables adaptations cinématographiques de ses romans (l’adaptation du présent roman est un film magnifique), alors que c’était avant tout, une auteure au style formidable. Pour moi, sans aucun doute, la reine du polar psychologique… mais aussi une championne de la nouvelle.

Mr Ripley est le roman fondateur de sa carrière et il n’a pas pris une ride (pour autant qu’un roman puisse avoir besoin un jour d’un lifting !).

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D. – Robert Harris

Pocket – 640 pages – 8.50 €

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Le pitch : Paris, janvier 1895. Par un matin glacial, un officier de l’armée, Georges Picquart, assiste devant vingt-mille personnes hurlant  » À mort le juif !  » à l’humiliation publique d’un capitaine accusé d’espionnage : Alfred Dreyfus.

Picquart est promu : il devient le plus jeune colonel de l’armée française et prend la tête de la section de statistique – le service de renseignements qui a traqué Dreyfus.

Dreyfus, lui, est condamné au bagne à perpétuité sur l’île du Diable, il n’a le droit de parler à personne, pas même à ses gardiens, et son affaire semble classée pour toujours.

Mais, peu à peu, Picquart commence à relever des éléments troublants dans l’enquête, tout en lisant les lettres de Dreyfus à sa femme dans lesquelles celui-ci ne cesse de clamer son innocence. Et quand le colonel découvre un espion allemand opérant sur le sol français, ses supérieurs refusent de l’écouter.

En dépit des avertissements officiels, Picquart persiste et va se retrouver lui aussi dans une situation délicate.

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Mon avis : D. comme Dreyfus. « Encore un essai sur Dreyfus ? », allez-vous me dire avec un brin d’exaspération. Eh bien non ! Ceci n’est pas un essai, ni même une pomme, mais bien un roman; et pas n’importe lequel.

Robert Harris est un auteur de thriller (à prédilection historique) absolument remarquable. Quand il est un en forme, certainement un des trois meilleurs au monde. Et il possède, en plus, une très jolie plume. Jetez vous sur The ghostwriter, EnigmaFatherland : vous n’en dormirez pas de la nuit.

En s’emparant de l’affaire Dreyfus pour en faire un roman à suspens, éclairé par les dernières révélations sur l’affaire (le dossier vient seulement d’être déclassifié par l’Etat français), Harris a réussi un coup de maître.

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