Bouncer

T8 - To hell

Alexandre Jodorowsky & François Boucq

Glénat

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Le pitch

Le Bouncer est maintenant le propriétaire de l'Infierno, l'un des saloons de Barrio City. Encore une de ces villes arides du Far West où l'étranger de passage trouvera plus facilement du whisky frelaté que de l'eau, et aura plus de chances de rencontrer la Mort que de tomber sur un filon d'or.

Avec ses colts, un couteau ou avec ses poings, le Bouncer se défend pas mal pour un manchot. Ce n'est pas un homme violent, mais il n'hésite pas à tuer pour défendre ce qui lui paraît juste et beau.

Et cette fois le Bouncer ira jusqu'en enfer pour venger ceux qu'il aime injustement victimes de la fureur des temps sauvages de la conquête de l'Ouest.

Mon avis

8ème tome de la série créée par Boucq (pour le dessin) et Jodorowsky (pour le scénario), et première partie du quatrième cycle.

En 2012 et 2013, le duo d'auteurs créent le nouveau dyptique des aventures du Bouncer, le manchot qui tire plus vite que son ombre. A cette occasion, ils changent d'éditeur, passant des Humanoïdes associés à Glénat.

Ce quatrième et dernier cycle en date est, pour moi, le plus réussi, car c'est le moins bavard, le moins "psychologique". On entre dès la première planche dans une course poursuite qui ne s'achèvera que 120 planches plus loin.

Or, Jodorowsky n'est jamais meilleur que lorsqu'il tisse la trame d'une histoire riche en action, rebondissements, et le talent de Boucq s'exprime le mieux lorsqu'il dessine les paysages du grand ouest et les scènes de cavalcade, fusillade, incendie, déraillement de train... les scènes d'action, quoi !

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Comme d'habitude, l'histoire commence par une époustouflante première page, un découpage en trois cases assez magique. Et le lecteur est immédiatement immergé dans le froid, la neige.... il en sortira (voir deuxième tome) rôti par le soleil et desséché par les températures épouvantables du désert.

Si vous avez la nostalgie des grands westerns de la période classique (années 30 à 50), vous ne pourrez que vous réjouir de cette plongée dans l'atmosphère violente, crépusculaire, de ce récit, où les personnages sont complètement binaires, soit très gentils, soit très méchants (il y en a encore ici quelques exemplaires pas piqués des vers...), et où les espaces de l'ouest sont quasi infinis.

Indispensable ! (suite du commentaire sur le neuvième tome)

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