[Idées Lecture] 10 polars à dévorer en vacances

Posté le 4 juillet 2017, par letournepage, dans Le coin cadeau

Polars

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Les vacances d’été sont la meilleure période de l’année pour lire.

Beau temps, absence de stress, plage, sieste : toutes les conditions sont réunies pour rattraper le temps perdu dans les transports, le boulot, les courses, et entamer enfin sa pile de romans à lire qui s’est allongée tout au long de l’année.

Par contre, ce n’est pas forcement le meilleur moment pour entamer un livre de sociologie ou le dernier roman d’autofiction de Christine Angot (je cite cette auteure comme j’en citerais une autre… aussi mauvaise !).

Romans d’aventure, polars, feel good books, romans historiques et romans policiers sont les bienvenus.

Tiens, par exemple : un bon polar pour la plage, ou un thriller des familles.

Et si possible un Tourne Page, pour oublier la notion du temps qui passe !

Voici une sélection d’une vingtaine de polars, quelques uns des meilleurs titres de ces dernières années qui, je vous le certifie, vous emmèneront ailleurs, très loin du quotidien.

Des classiques, des noirs, des stressants, des plutôt loufoques… un peu pour tous les goûts, en fait !

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Notre sélection de polars et de thrillers !

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Cari Mora

Cari Mora – Thomas Harris

Calmann Levy – 300 pages – 19.00 €

Le pitch : Des lingots d’or sommeillent depuis des années sous l’ancienne villa de Pablo Escobar à Miami Beach. Gangs et malfrats se battent pour mettre la main dessus.

Aujourd’hui, c’est au tour du maléfique Hans-Peter Schneider de tenter sa chance. Mais c’était sans prévoir la présence de la sublime Cari Mora, qui veille sur les lieux. En matière de violence et d’armes à feu, personne n’a rien à lui apprendre.

Entre désirs et instinct de survie, avidité et obsessions macabres, le mal se faufile à chaque page. Aucun auteur de ces dernières décennies n’aura autant exploré les démons. Thomas Harris, au talent terrifiant, revient ici avec un sixième roman événement.

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Mon avis : Waouh ! Enfin un nouveau roman pour l’auteur des cultissimes thrillers Le silence des agneaux et Dragon rouge !

Après plus de dix ans … de silence, c’est pour beaucoup un véritable événement.

Le risque, lorsqu’on attends aussi longtemps, c’est d’être confronté à une déception à la mesure de cette attente.

Verdict ?

Eh bien… comment dire…

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Avant que tout se brise

Avant que tout se brise – Megan Abbott 

Le livre de poche – 416 pages – 7.60 €

Le pitch : Elle a les épaules élancées, les hanches étroites et mesure moins de 1,55 mètre. À quinze ans, Devon est le jeune espoir du club de gymnastique Belstars, l’étoile montante sur qui se posent tous les regards, admiratifs ou envieux. Quand on est les parents d’une enfant hors norme, impossible de glisser sur les rails d’une vie ordinaire. C’est du moins ce que pense Katie, la mère de Devon, qui se dévoue corps et âme à la réussite de sa fille, même si cela demande des sacrifices.

Lorsqu’un incident tragique au sein de leur communauté réveille les pires rumeurs, Katie flaire le danger et sort les griffes. Rien ni personne ne doit entraver la route toute tracée pour sa fille. Reste à déterminer quel prix Katie est prête à payer.

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Mon avis : Situer un roman à suspens dans le milieu du sport de haut niveau, ah que voilà une excellente idée !

Sur ce point de départ assez original qui l’a visiblement merveilleusement inspiré, Megan Abbott – que j’avais repérée il y a trois ans pour Adieu Gloria, un délicieux premier roman noir « à la manière de » façon 50’s, mais version féministe – a construit un thriller absolument scotchant, qui m’a absorbé pendant deux jours.

Impossible de rendre les armes avant d’avoir terminé ce petit bijou de suspens, tant l’angoisse, distillée avec une technique diabolique par l’auteure, m’a saisi à la gorge !

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Les Égouts de Los Angeles

Les égouts de Los Angeles – Michael Connelly

Le livre de poche – 576 pages – 8.20 €*

Le pitch : Né d’un père inconnu et d’une mère qui se prostituait, l’inspecteur Harry (Hieronimus) Bosch – comme le peintre – voudrait bien oublier la guerre du Vietnam où il nettoyait des galeries souterraines creusées par le Viêt-Cong.

Malheureusement pour lui, l’un de ses anciens collègues, Billy Meadows, a été assassiné dans une canalisation d’écoulement des eaux de pluie d’Hollywood. Le meurtre étant lié à une affaire de braquage, il faudra bien que, secondé et manipulé par la belle Eleanor Wish, agent très spécial du FBI, il affronte à nouveau sa peur.

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Mon avisLes égouts de Los Angeles est un récit fondateur pour Michael Connelly : il s’agit de son premier roman policier (il était auparavant journaliste). Et, forcément, première enquête pour Harry Hieronymus Bosch.

Il faut absolument que vous lisiez ce superbe roman avant les autres, car vous y trouverez à peu près tout ce qui explique la psychologie de Bosch : son enfance difficile, la guerre du Vietnam dont il ne sortira pas intact, avec les traumas liés – notamment – au monde souterrain (cela joue un rôle dans cette histoire).

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Famille parfaite

Famille parfaite – Lisa Gardner

Le livre de poche – 576 pages – 8.70 €

Le pitch : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamours  : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… Une vie de rêve.

Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait donc bien cacher une existence en apparence aussi lisse  ?

Numéro un sur la liste des best-sellers du New York Times pendant plusieurs mois, ce thriller inquiétant de Lisa Gardner nous plonge dans l’intimité troublante d’une famille au-dessus de tout soupçon.

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Mon avis : Parfois, le lecteur souvent difficile doit savoir saluer le métier.

Car, au delà des qualités d’écriture intrinsèques, du « talent » littéraire », il faut bien admettre qu’écrire des romans est un métier. Avec ses techniques, ses « trucs ».

Il faut souvent de nombreuses années de travail (et beaucoup d’essais ratés) pour parvenir à développer un récit qui tient la route, charpenté, sur plusieurs centaines de pages, avec des personnages dotés d’un minimum de complexité et de crédibilité, capable de captiver les lecteurs.

Vous en doutez ? N’hésitez pas à me contacter, j’échangerai avec plaisir avec vous pour vous faire part de mon expérience (six ans comme lecteur et conseiller littéraire, mais aussi six romans déjà publiés) parfois douloureuse sur le sujet.

Tout cela pour en venir à mon sujet : Famille parfaite est l’exemple accompli d’un sacré métier.

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Polars pour les vacances

Gravé dans le sable – Michel Bussi

Pocket – 480 pages – 7.40 €*

Le pitch : Quel est le prix d’une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ?

Lorsqu’une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bribes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s’engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des États-Unis… Au péril de sa vie !

Accidents, disparitions, meurtres se succèdent… Autour d’elle, chacun croit connaître la vérité et semble résolu à tuer pour la protéger une sénatrice américaine inflexible, une jolie Normande en quête de vengeance, un détective privé amoureux, un tueur à gages atypique.

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Mon avis : Michel Bussi figure désormais parmi les cinq plus gros gros vendeurs de livres en France, il m’a donc semblé judicieux de me pencher enfin sur son oeuvre et j’ai commencé – méthodique comme je suis ! – par son premier roman.

Gravé dans le sable est l’édition revisitée de Omaha crimes, publié il y a déjà vingt ans.

Dans sa préface, contemporaine, Bussi a une démarche très originale, car il s’excuse presque des faiblesses de ce roman « de jeunesse ». Rassurons-le tout de suite : pour un premier roman, c’est une vraie réussite, car, tout de suite, on perçoit l’originalité foncière de l’auteur.

Originalité dans la construction de l’histoire : le pitch de départ ne ressemble à rien, et c’est tant mieux, et les switchs placés aux endroits stratégiques de l’histoire sont plutôt habiles et judicieux.

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Nulle part sur la Terre

Nulle part sur la terre – Michael Farris Smith

Points – 360 pages – 8.70 €

Le pitch : Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.

Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent depuis des années.

Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

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Mon avisNulle part sur la Terre, c’est le nouveau roman de Michael Farris Smith, que j’ai eu la chance de découvrir en 2015 avec le très impressionnant Une pluie sans fin, un récit post apocalyptique si réussi que certains n’ont pas hésité, alors, à le comparer au Cormac McCarthy de La route.

Une comparaison sans doute un peu excessive, mais pas sans fondement puisqu’on retrouve chez les deux hommes un style assez comparable, sec, précis, dépourvu de graisse narrative, et une vision bien noire de l’Amérique moderne.

Avec Nulle part sur la TerreFarris Smith allait-il tenir le choc du « roman d’après », celui d’après la découverte et le succès ?

La réponse est pour une fois positive. Quel joie de voir un jeune auteur confirmer et s’imposer comme un futur grand !

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Polars pour les vacances

Ne le dis à personne… – Harlan Coben

Pocket – 448 pages – 7.80 €*

Le pitch : Pédiatre, David Beck exerce dans une clinique pour le compte de Medicaid, structure sociale qui prend en charge les pauvres sans couverture sociale. Il aime son métier et l’exerce avec passion. Mais sa vie a été brisée lorsque son épouse, Elizabeth, qu’il connaissait depuis l’enfance, fut assassinée par un tueur sadique qui marquait ses victimes au fer rouge.

Huit ans après ce drame, il reçoit un étrange e-mail codé dont la clé n’était connue que de lui-même et d’Elizabeth. Abasourdi, David essaie de se souvenir des détails qui entourèrent l’assassinat de sa femme, dont le propre père, officier de police, identifia formellement le corps.

Impatient, il guette le prochain message qui lui donne rendez-vous le lendemain. En cliquant sur un lien hypertexte, il découvre alors le site d’une caméra de surveillance de rue et dans la foule, il voit, stupéfait, passer Elizabeth qui le regarde en articulant « Pardon, je t’aime »…

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Mon avis : C’est avec Ne le dis à personne qu’Harlan Coben, en 2001, s’est fait – outre une véritable fortune – une réputation dans le monde entier. C’est avec l’adaptation de ce thriller que Guillaume Canet, en 2006, s’est fait vraiment un nom comme réalisateur et que François Cluzet a relancé et boosté sa carrière d’acteur.

C’est dire si ce titre, considéré aujourd’hui comme l’archétype du thriller « à clef » par tous les amateurs du genre, est porteur de réussite. A juste raison car, très objectivement, le scénario de ce roman conduit de main de maître par l’auteur est un modèle de mécanique, où chaque fin de chaque chapitre est l’occasion pour le lecteur de reprendre sa respiration : Ne le dis à personne est un top Tourne Page !

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Mascarade

Mascarade – Ray Célestin

10/18 – 624 pages – 9.10 €

Le pitch :  » C’est la guerre. En temps de guerre, on tire avant de discuter.  » L’agent de police William Shoemaker, Chicago, 1925.

Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, Chicago vit au rythme du jazz, de la prohibition, et surtout du crime.

Alors que des mafieux et des politiques meurent empoisonnés après un dîner, les détectives Michael Talbot et Ida Davis enquêtent sur la disparition, à la veille de leur mariage, d’un couple de fiancés appartenant à la plus riche dynastie de la ville. Au même moment, Jacob Russo, photographe pour la police, se trouve confronté à une scène de crime qui lui en rappelle effroyablement une autre. Inspirée de faits réels, une histoire de sang et de swing sur fond de guerre des gangs.

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Mon avisRay Célestin est le jeune auteur de polar qui monte.

Après un premier titre très remarqué en 2015, Carnaval (élu meilleur premier roman de l’année par l’Association des écrivains anglais de polar), il publie en 2017 Mascarade.

Impossible  de ne pas remarquer la magnifique couverture; impossible aussi de ne pas être tenté par le pitch de l’éditeur.

Imaginez : un roman se déroulant à Chicago en 1925, sur fond de prohibition, en pleine guerre des gangs avec des personnages – au rôle consistant  – de la pointure d’Al Capone (alors « patron » de la ville) et Louis Armstrong (alors jeune instrumentiste sur le point de devenir une star)… ?!

Comment résister ? Impossible. Alors je n’ai pas résisté… et je n’ai pas été déçu !

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Polars pour les vacances

Au pire, qu’est-ce qu’on risque ? – Donald Westlake

Rivages / Noir – 406 pages – 9.15 €

Le pitch : Surtout, ne contrariez pas Dortmunder. Même si vous êtes milliardaire. Surtout si vous êtes milliardaire. Car Dortmunder a son propre code de l’honneur et Max Fairbanks est allé un peu trop loin.

Son crime ? Interrompre Dortmunder en plein cambriolage, ce qui est déjà grave en soi. Mais avoir l’audace de lui voler sa bague porte-bonheur, et ce, sous le nez de la police, c’est TROP !

Le tout-puissant Max Fairbanks ne sait pas qu’il vient de se faire un ennemi. Malgré tout, Dortmunder n’a pas l’intention de se laisser arrêter par deux vulgaires flics, il s’empresse donc de leur fausser compagnie grâce à la fermeture éclair de sa braguette (on est ingénieux ou on ne l’est pas). Après quoi, il rassemble ses troupes.

Un objectif : la vengeance. Un choix de cibles : les somptueuses résidences du milliardaire, disséminées entre Manhattan et Las Vegas. L’une après l’autre, elles seront mises à sac par Dortmunder et compagnie dans l’espoir de retrouver la fameuse bague.

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Mon avis : Donald Westlake, l’auteur de romans policiers le plus drôle du monde ? Vous serez d’accord avec cette opinion, si vous lisez par exemple ce délicieux roman où Dortmunder, le héros favori de Westlake, prend tout le monde à rebours.

Je m’explique : l’humour de l’auteur repose d’habitude sur le fait que ses héros (Dortmunder et sa petite bande) sont les champions du monde de la loose : il suffit qu’ils montent un plan pour que cela tourne au cauchemar, non pas parce que le plan n’est pas bon (quoique…), mais parce qu’ils ont la pire déveine du monde.

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Polars pour les vacances

La griffe du chien – Don Winslow

Points Polar – 840 pages – 9.50 €*

Le pitch : Art Keller, le « seigneur de la frontière », est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique.

Adán et Raúl Barrera, les « seigneurs des cieux », règnent sans partage sur les siccarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d’héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.

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Mon avis : Ce livre, un pavé de plus de 800 pages, est un roman, un thriller de la plus belle eau. Mais c’est aussi, en quelque sorte, une vaste fresque quasi documentaire sur la guerre menée par les États-Unis, avec plutôt moins que plus de réussite, contre les narcotrafiquants du reste du continent (et plus particulièrement du Mexique), pendant plus d’une génération.

Austère ? Que nenni ! Pas un instant ! Au contraire : dans cette saga rédigée sous la forme d’un thriller, passionnante de bout en bout, vous allez trembler, pauvres lecteurs, mais aussi découvrir tout un monde et apprendre une somme d’informations hallucinante sur la guerre des cartels.

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Polars pour les vacances

Avant d’aller dormir – S.J. Watson

Pocket – 480 pages – 7.80 €*

Le pitch : À la suite d’un accident survenu dans sa jeunesse, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans.

Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence.

Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer.

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Mon avis : Un auteur de thriller serait prêt à payer très cher un pitch pareil : l’idée de départ est simple et pourtant géniale. Et c’est bien sur cette idée que l’éditeur a vendu des brouettes entières de ce roman en 2011.

Alors je l’ai acheté et je l’ai lu. Et j’ai été vraiment bluffé par les 150 premières pages, car la mécanique de narration est vraiment, vraiment très forte.

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Le ventre de New York

Le ventre de New York – Thomas Kelly 

Rivages/Noir – 469 pages – 10.60 €

Le pitch : Les frères Adare ont grandi dans une famille ouvrière du Bronx. A la mort du père, Paddy Adare est élevé par son oncle et devient le bras droit d’un chef de gang irlandais. Son frère Billy suit une autre voie et entre à l’université. Pour financer ses études, il travaille au creusement d’un tunnel qui doit alimenter la ville de New York en eau potable. Deux itinéraires, deux mondes incompatibles qui vont s’affronter.

Mêlant étroitement fiction et réalité, Thomas Kelly dépeint l’univers hallucinant des tunnels où des hommes-taupes creusent au péril de leur vie, un univers qu’il a côtoyé de près pour y avoir lui-même travaillé.

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Mon avis : Le ventre de New York est le premier des – seulement – trois romans écrits par Thomas Kelly au cours des vingt dernières années (quel dommage que sa productivité soit si faible !).

Et, dès le premier roman, le lecteur sait qu’il a affaire à un auteur exceptionnel, que je ne saurais mieux comparer qu’à un Dennis Lehanne doté d’une fibre particulièrement sociale.

Kelly, comme tout grand auteur américain de romans noirs, se nourrit de ses origines et de ses expériences.

Il est irlandais – on s’en doutait un peu avec un nom pareil ! – et ses personnages principaux le sont aussi (il y a donc beaucoup de flics parmi eux !)

Il a travaillé dans le bâtiment, et ses héros sont des ouvriers – mineurs de fond pour construire une canalisation d’alimentation en eau ici, constructeurs de gratte-ciel dans Les bâtisseurs de l’empire.

Il a passé son enfance et sa jeunesse et son adolescence dans le Bronx, et ses romans sont autant de plongées hyper réalistes dans le New York populaire.

Irlandais, manœuvres, flics et voyous, New York… voilà de quelle chair sont composés les romans rares et les rares romans de Thomas Kelly. Et le résultat est assez exceptionnel.

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Polars pour les vacances

Le système D – Nathan Larson

Pocket – 304 pages – 6.95 €*

Le pitch : Depuis les très mal nommés  » Événements de la Saint-Valentin « , le 14 février dernier, New York a sombré dans le chaos.

Bibliothécaire et tueur à gages, Dewey Decimal n’aime rien tant que classer des livres (par ordre éponyme) et décimer des gangsters (sur ordre du procureur).

Amnésique, obsessionnel et hypocondriaque, Dewey jongle habilement entre son Beretta et son gel antiseptique. Mais aujourd’hui n’est pas une journée comme les autres. Entre mafia ukrainienne, criminels de guerre et agents du FBI, son  » système  » va être mis à rude épreuve…

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Mon avis : Vous avez lu le pitch ? Alors imaginez, j’ai hésité un bon moment pour savoir : devais-je classer ce roman dans la catégorie « Policiers » ou dans la catégorie « Science-Fiction » ?

La pièce est retombée finalement du côté polar, car si l’histoire se déroule dans un futur proche mais post-apocalyptique, cela ne joue finalement qu’un rôle extrêmement accessoire dans le déroulement de l’intrigue. Le New York futuriste, c’est  juste une toile de fond spectaculaire, Nathan Larson ne cherche jamais à approfondir les tenants et les aboutissants de ce qui a conduit la Big Apple à devenir un champ de ruines dépeuplé…

Une fois ce débat avec moi-même tranché (il m’arrive parfois d’être d’une mauvaise fois avec moi-même, si vous saviez… !), restait à vous faire partager le plaisir que j’ai lu à parcourir en peu de temps ce policier ultra-nerveux.

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Polars pour les vacances

La firme – John Grisham

Pocket – 480 pages – 8.40 €

Le pitch : Son attaché-case à la main, un jeune homme court à perdre haleine dans les rues de Memphis. Il s’appelle Mitch McDeere : troisième de sa promotion en droit à Harvard, il a surpris tout le monde en choisissant la firme Bendini, Lambert & Locke. Ce très confidentiel cabinet de Memphis a su, par des arguments irrésistibles, s’assurer sa collaboration.

Alors vers quel contrat mirifique notre brillant juriste est-il en train de se ruer, au point d’en oublier la gravité nécessaire à la profession ?

Mitch a une excellente raison pour courir ainsi : sauver sa vie.

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Mon avisLa firme est le second roman de John Grisham (après Non coupable), publié en 1991, et celui qui l’a révélé au grand public. Quand je parle de grand public, c’est un terme bien en dessous de la vérité : il vaudrait mieux parler d’immense public, car Grisham a, dès la sortie de ce livre, figuré dans le top cinq des auteurs les plus lus dans le monde… et cela fait un quart de siècle que cela dure, sans discontinuer, à raison d’un roman par an.

Grisham est l’inventeur du « thriller juridique ». L’auteur, avocat pendant près de dix ans avant de se lancer dans l’écriture, possède une connaissance solide des milieux juridiques ainsi que des procédures, tant civiles que pénales. Ces romans se passent presque tous sur une toile de fond juridique; non : en fait, le juridique ne constitue pas un fond, mais bien la colonne vertébrale de ses romans !

Dans l’expression thriller juridique, comme vous l’avez brillamment remarqué, il y  a le mot thriller.

Comment parvenir à passionner un lecteur, le scotcher littéralement durant 400 pages qui, le plus souvent, décrivent avec précision les méandres d’un procès ? Trois moyens :

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Polars pour les vacances

Poulets grillés – Sophie Hénaff

Le livre de poche – 336 pages – 7.30 €

Le pitch : Le 36 quai des Orfèvres s’offre un nouveau patron. Le but de la manoeuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu’on ne peut pas virer et qui encombrent les services.

Nommée à la tête de ce ramassis d’alcoolos, de porte-poisse, d’homos, d’écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire.

Mais voilà, elle déteste obéir et puis… il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !

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Mon avisPoulets grillés : une histoire de flics – tous plus ringards les uns que les autres, une couverture style BD, très « crobardée »-, une quatrième de couverture qui sent la blague à plein nez… Rien de bien exaltant à première vue, à moins de chercher le lecteur fan d’Audiard, ni plus ni moins.

Et pourtant, ce premier roman de Sophie Hénaff vaut nettement mieux que son pitch marketing un peu relou !

La première – et principale – bonne surprise vient de la qualité de la plume de l’auteure. Là, j’en suis resté comme deux ronds de flanc (j’essaie de rester dans l’esprit du bouquin, vous l’avez compris…) : Sophie Hénaff fait partie de la catégorie, assez faiblement alimentée je dois malheureusement le dire, des journalistes professionnels qui ont de l’or dans le stylo et savent s’en servir pour écrire au long cours.

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Le silence des agneaux

Le silence des agneaux – Thomas Harris 

Pocket – 384 pages – 6.50 €

Le pitch : Le FBI est mis en échec par un psychopathe qui accumule les meurtres dans le seul but de récupérer leur peau.

Lorsqu’il enlève la fille d’un sénateur, les fédéraux confient à la jeune Clarice Starling, encore élève stagiaire, l’inquiétante mission d’interroger le Dr Hannibal Lecter, emprisonné à vie pour meurtres et cannibalisme.

L’ancien psychiatre, grâce à ses connaissances sur la psychologie des déviants criminels, reste la seule personne à pouvoir mettre le FBI sur la piste du tueur. Lecter accepte de communiquer avec Clarice, mais à la condition qu’elle dévoile ses peurs, ses souvenirs d’enfance. En échange, il va peut-être l’aider à retrouver le tueur…

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Mon avis : Courez lire, si ce n’est déjà fait, cet incroyable Tourne Page qui vous empêchera de dormir pendant une poignée de nuits :

La première, pour aller jusqu’au bout de la lecture de ce chef-d’oeuvre du thriller qui vous laissera, blême, aux lueurs de l’aube (ce moment où, coïncidence, les vampires vont se réfugier dans leur cercueil !),

Les suivantes, parce que vous aurez les images terribles du roman qui vous tourneront dans la tête !

Certains d’entre vous objecteront qu’ils ont déjà visionné le formidable film avec Anthony Hopkins et Jodie Forster.

Ce serait pourtant une grave erreur de faire l’impasse sur le roman de Thomas Harris.

Outre le fait qu’il va beaucoup beaucoup plus loin dans les détails que son adaptation sur pellicule (et quels détails !), il est en tout point aussi parfait que le film : même tension, même plongée dans la folie du plus grand et génial des psychopathes de l’histoire de la littérature ; et même final époustouflant !

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Polars pour les vacances

La fille du train – Paula Hawkins

Pocket – 456 pages – 7.80 €

Le pitch : Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux.

La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

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Mon avis : Formidable succès commercial depuis sa parution en Angleterre en 2015, tsunami littéraire grâce à l’adhésion progressive du grand public, La fille du train a tout renversé sur son passage, y compris les réserves des critiques professionnelles.

Très bien. Je n’ai donc rien à rajouter ? Le match est joué ?

Eh bien non, j’ai tout de même envie d’ajouter mon grain de sel au tas impressionnant de critiques déposées, un peu partout, par les fourmis navigant sur la toile (humm… pardonnez-moi je ne suis pas certain de toujours bien maîtriser toutes ces métaphores…). Un grain de sel en forme d’hommage…

Disons le tout net : La fille du train est un formidable polar psychologique, comme je n’ai – malheureusement – pas eu l’occasion d’en lire très souvent ces dernières années. Pour un premier roman, Paula Hawkins maîtrise avec une rigueur et une subtilité stupéfiante tous les codes  de ce type de roman… qui sont pourtant parmi les plus difficiles à acquérir.

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Le coin cadeau ** Les livres du jour**L’actualité des sorties

**Les meilleures ventes** La vie d’un lecteur


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