[Idées Lecture] 10 polars à dévorer en vacances

Posté le 4 juillet 2017, par letournepage, dans Le coin cadeau

Polars

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Les vacances d’été sont la meilleure période de l’année pour lire. Beau temps, absence de stress, plage, sieste : toutes les conditions sont réunies pour rattraper le temps perdu dans les transports, le boulot, les courses, et entamer enfin sa pile de romans à lire qui s’est allongée tout au long de l’année.

Par contre, ce n’est pas forcement le meilleur moment pour entamer un livre de sociologie ou le dernier roman d’autofiction de Christine Angot (je cite cette auteure comme j’en citerais une autre… aussi mauvaise !). Romans d’aventure, polars, feel good books, romans historiques et romans policiers sont les bienvenus.

Tiens, par exemple : un bon polar pour la plage, et si possible un Tourne Page, pour oublier la notion du temps qui passe !

Voici une petite sélection d’une dizaine de polars qui, je vous le certifie, vous emmèneront ailleurs. Des classiques, des noirs, des plutôt loufoques… un peu pour tous les goûts, en fait !

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Notre sélection de polars !

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Polars pour les vacances

Les égouts de Los Angeles – Michael Connelly

Le livre de poche – 576 pages – 8.20 €

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Le pitch : Né d’un père inconnu et d’une mère qui se prostituait, l’inspecteur Harry (Hieronimus) Bosch – comme le peintre – voudrait bien oublier la guerre du Vietnam où il nettoyait des galeries souterraines creusées par le Viêt-Cong.

Malheureusement pour lui, l’un de ses anciens collègues, Billy Meadows, a été assassiné dans une canalisation d’écoulement des eaux de pluie d’Hollywood. Le meurtre étant lié à une affaire de braquage, il faudra bien que, secondé et manipulé par la belle Eleanor Wish, agent très spécial du FBI, il affronte à nouveau sa peur.

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Mon avisLes égouts de Los Angeles est un récit fondateur pour Michael Connelly : il s’agit de son premier roman policier (il était auparavant journaliste). Et, forcément, première enquête pour Harry Hieronymus Bosch.

Il faut absolument que vous lisiez ce superbe roman avant les autres, car vous y trouverez à peu près tout ce qui explique la psychologie de Bosch : son enfance difficile, la guerre du Vietnam dont il ne sortira pas intact, avec les traumas liés – notamment – au monde souterrain (cela joue un rôle dans cette histoire).

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Polars pour les vacances

Gravé dans le sable – Michel Bussi

Pocket – 480 pages – 7.40 €

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Le pitch : Quel est le prix d’une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ?

Lorsqu’une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bribes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s’engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des États-Unis… Au péril de sa vie !

Accidents, disparitions, meurtres se succèdent… Autour d’elle, chacun croit connaître la vérité et semble résolu à tuer pour la protéger une sénatrice américaine inflexible, une jolie Normande en quête de vengeance, un détective privé amoureux, un tueur à gages atypique.

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Mon avis : Michel Bussi figure désormais parmi les cinq plus gros gros vendeurs de livres en France, il m’a donc semblé judicieux de me pencher enfin sur son oeuvre et j’ai commencé – méthodique comme je suis ! – par son premier roman.

Gravé dans le sable est l’édition revisitée de Omaha crimes, publié il y a déjà vingt ans. Dans sa préface, contemporaine, Bussi a une démarche très originale, car il s’excuse presque des faiblesses de ce roman « de jeunesse ». Rassurons-le tout de suite : pour un premier roman, c’est une vraie réussite, car, tout de suite, on perçoit l’originalité foncière de l’auteur.

Originalité dans la construction de l’histoire : le pitch de départ ne ressemble à rien, et c’est tant mieux, et les switchs placés aux endroits stratégiques de l’histoire sont plutôt habiles et judicieux.

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Polars pour les vacances

Ne le dis à personne… – Harlan Coben

Pocket – 448 pages – 7.80 €

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Le pitch : Pédiatre, David Beck exerce dans une clinique pour le compte de Medicaid, structure sociale qui prend en charge les pauvres sans couverture sociale. Il aime son métier et l’exerce avec passion. Mais sa vie a été brisée lorsque son épouse, Elizabeth, qu’il connaissait depuis l’enfance, fut assassinée par un tueur sadique qui marquait ses victimes au fer rouge.

Huit ans après ce drame, il reçoit un étrange e-mail codé dont la clé n’était connue que de lui-même et d’Elizabeth. Abasourdi, David essaie de se souvenir des détails qui entourèrent l’assassinat de sa femme, dont le propre père, officier de police, identifia formellement le corps.

Impatient, il guette le prochain message qui lui donne rendez-vous le lendemain. En cliquant sur un lien hypertexte, il découvre alors le site d’une caméra de surveillance de rue et dans la foule, il voit, stupéfait, passer Elizabeth qui le regarde en articulant « Pardon, je t’aime »…

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Mon avis : C’est avec Ne le dis à personne qu’Harlan Coben, en 2001, s’est fait – outre une véritable fortune – une réputation dans le monde entier. C’est avec l’adaptation de ce thriller que Guillaume Canet, en 2006, s’est fait vraiment un nom comme réalisateur et que François Cluzet a relancé et boosté sa carrière d’acteur.

C’est dire si ce titre, considéré aujourd’hui comme l’archétype du thriller « à clef » par tous les amateurs du genre, est porteur de réussite. A juste raison car, très objectivement, le scénario de ce roman conduit de main de maître par l’auteur est un modèle de mécanique, où chaque fin de chaque chapitre est l’occasion pour le lecteur de reprendre sa respiration : Ne le dis à personne est un top Tourne Page !

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Polars pour les vacances

Au pire, qu’est-ce qu’on risque – Donald Westlake

Rivages / Noir – 406 pages – 9.15 €

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Le pitch : Surtout, ne contrariez pas Dortmunder. Même si vous êtes milliardaire. Surtout si vous êtes milliardaire. Car Dortmunder a son propre code de l’honneur et Max Fairbanks est allé un peu trop loin.

Son crime ? Interrompre Dortmunder en plein cambriolage, ce qui est déjà grave en soi. Mais avoir l’audace de lui voler sa bague porte-bonheur, et ce, sous le nez de la police, c’est TROP !

Le tout-puissant Max Fairbanks ne sait pas qu’il vient de se faire un ennemi. Malgré tout, Dortmunder n’a pas l’intention de se laisser arrêter par deux vulgaires flics, il s’empresse donc de leur fausser compagnie grâce à la fermeture éclair de sa braguette (on est ingénieux ou on ne l’est pas). Après quoi, il rassemble ses troupes.

Un objectif : la vengeance. Un choix de cibles : les somptueuses résidences du milliardaire, disséminées entre Manhattan et Las Vegas. L’une après l’autre, elles seront mises à sac par Dortmunder et compagnie dans l’espoir de retrouver la fameuse bague.

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Mon avis : Donald Westlake, l’auteur de romans policiers le plus drôle du monde ? Vous serez d’accord avec cette opinion, si vous lisez par exemple ce délicieux roman où Dortmunder, le héros favori de Westlake, prend tout le monde à rebours.

Je m’explique : l’humour de l’auteur repose d’habitude sur le fait que ses héros (Dortmunder et sa petite bande) sont les champions du monde de la loose : il suffit qu’ils montent un plan pour que cela tourne au cauchemar, non pas parce que le plan n’est pas bon (quoique…), mais parce qu’ils ont la pire déveine du monde.

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Polars pour les vacances

La griffe du chien – Don Winslow

Points Polar – 840 pages – 9.50 €

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Le pitch : Art Keller, le « seigneur de la frontière », est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique.

Adán et Raúl Barrera, les « seigneurs des cieux », règnent sans partage sur les siccarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d’héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.

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Mon avis : Ce livre, un pavé de plus de 800 pages, est un roman, un thriller de la plus belle eau. Mais c’est aussi, en quelque sorte, une vaste fresque quasi documentaire sur la guerre menée par les États-Unis, avec plutôt moins que plus de réussite, contre les narcotrafiquants du reste du continent (et plus particulièrement du Mexique), pendant plus d’une génération.

Austère ? Que nenni ! Pas un instant ! Au contraire : dans cette saga rédigée sous la forme d’un thriller, passionnante de bout en bout, vous allez trembler, pauvres lecteurs, mais aussi découvrir tout un monde et apprendre une somme d’informations hallucinante sur la guerre des cartels.

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Polars pour les vacances

Avant d’aller dormir – S.J. Watson

Pocket – 480 pages – 7.80 €

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Le pitch : À la suite d’un accident survenu dans sa jeunesse, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans.

Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence.

Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer.

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Mon avis : Un auteur de thriller serait prêt à payer très cher un pitch pareil : l’idée de départ est simple et pourtant géniale. Et c’est bien sur cette idée que l’éditeur a vendu des brouettes entières de ce roman en 2011.

Alors je l’ai acheté et je l’ai lu. Et j’ai été vraiment bluffé par les 150 premières pages, car la mécanique de narration est vraiment, vraiment très forte.

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Polars pour les vacances

Le système D – Nathan Larson

Pocket – 304 pages – 6.95 €

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Le pitch : Depuis les très mal nommés  » Événements de la Saint-Valentin « , le 14 février dernier, New York a sombré dans le chaos.

Bibliothécaire et tueur à gages, Dewey Decimal n’aime rien tant que classer des livres (par ordre éponyme) et décimer des gangsters (sur ordre du procureur).

Amnésique, obsessionnel et hypocondriaque, Dewey jongle habilement entre son Beretta et son gel antiseptique. Mais aujourd’hui n’est pas une journée comme les autres. Entre mafia ukrainienne, criminels de guerre et agents du FBI, son  » système  » va être mis à rude épreuve…

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Mon avis : Vous avez lu le pitch ? Alors imaginez, j’ai hésité un bon moment pour savoir : devais-je classer ce roman dans la catégorie « Policiers » ou dans la catégorie « Science-Fiction » ?

La pièce est retombée finalement du côté polar, car si l’histoire se déroule dans un futur proche mais post-apocalyptique, cela ne joue finalement qu’un rôle extrêmement accessoire dans le déroulement de l’intrigue. Le New York futuriste, c’est  juste une toile de fond spectaculaire, Nathan Larson ne cherche jamais à approfondir les tenants et les aboutissants de ce qui a conduit la Big Apple à devenir un champ de ruines dépeuplé…

Une fois ce débat avec moi-même tranché (il m’arrive parfois d’être d’une mauvaise fois avec moi-même, si vous saviez… !), restait à vous faire partager le plaisir que j’ai lu à parcourir en peu de temps ce policier ultra-nerveux.

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Polars pour les vacances

La firme – John Grisham

Pocket – 480 pages – 8.40 €

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Le pitch : Son attaché-case à la main, un jeune homme court à perdre haleine dans les rues de Memphis. Il s’appelle Mitch McDeere : troisième de sa promotion en droit à Harvard, il a surpris tout le monde en choisissant la firme Bendini, Lambert & Locke. Ce très confidentiel cabinet de Memphis a su, par des arguments irrésistibles, s’assurer sa collaboration.

Alors vers quel contrat mirifique notre brillant juriste est-il en train de se ruer, au point d’en oublier la gravité nécessaire à la profession ?

Mitch a une excellente raison pour courir ainsi : sauver sa vie.

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Mon avisLa firme est le second roman de John Grisham (après Non coupable), publié en 1991, et celui qui l’a révélé au grand public. Quand je parle de grand public, c’est un terme bien en dessous de la vérité : il vaudrait mieux parler d’immense public, car Grisham a, dès la sortie de ce livre, figuré dans le top cinq des auteurs les plus lus dans le monde… et cela fait un quart de siècle que cela dure, sans discontinuer, à raison d’un roman par an.

Grisham est l’inventeur du « thriller juridique ». L’auteur, avocat pendant près de dix ans avant de se lancer dans l’écriture, possède une connaissance solide des milieux juridiques ainsi que des procédures, tant civiles que pénales. Ces romans se passent presque tous sur une toile de fond juridique; non : en fait, le juridique ne constitue pas un fond, mais bien la colonne vertébrale de ses romans !

Dans l’expression thriller juridique, comme vous l’avez brillamment remarqué, il y  a le mot thriller. Comment parvenir à passionner un lecteur, le scotcher littéralement durant 400 pages qui, le plus souvent, décrivent avec précision les méandres d’un procès ? Trois moyens :

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Polars pour les vacances

Poulets grillés – Sophie Hénaff

Le livre de poche – 336 pages – 7.30 €

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Le pitch : Le 36 quai des Orfèvres s’offre un nouveau patron. Le but de la manoeuvre : faire briller les statistiques en placardisant tous ceux qu’on ne peut pas virer et qui encombrent les services.

Nommée à la tête de ce ramassis d’alcoolos, de porte-poisse, d’homos, d’écrivains et autres crétins, Anne Capestan, étoile déchue de la Judiciaire, a bien compris que sa mission était de se taire.

Mais voilà, elle déteste obéir et puis… il ne faut jamais vendre la peau des poulets grillés avant de les avoir plumés !

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Mon avisPoulets grillés : une histoire de flics – tous plus ringards les uns que les autres, une couverture style BD, très « crobardée »-, une quatrième de couverture qui sent la blague à plein nez… Rien de bien exaltant à première vue, à moins de chercher le lecteur fan d’Audiard, ni plus ni moins.

Et pourtant, ce premier roman de Sophie Hénaff vaut nettement mieux que son pitch marketing un peu relou !

La première – et principale – bonne surprise vient de la qualité de la plume de l’auteure. Là, j’en suis resté comme deux ronds de flanc (j’essaie de rester dans l’esprit du bouquin, vous l’avez compris…) : Sophie Hénaff fait partie de la catégorie, assez faiblement alimentée je dois malheureusement le dire, des journalistes professionnels qui ont de l’or dans le stylo et savent s’en servir pour écrire au long cours.

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Polars pour les vacances

La fille du train – Paula Hawkins

Pocket – 456 pages – 7.80 €

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Le pitch : Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.

Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux.

La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

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Mon avis : Formidable succès commercial depuis sa parution en Angleterre en 2015, tsunami littéraire grâce à l’adhésion progressive du grand public, La fille du train a tout renversé sur son passage, y compris les réserves des critiques professionnelles.

Très bien. Je n’ai donc rien à rajouter ? Le match est joué ? Eh bien non, j’ai tout de même envie d’ajouter mon grain de sel au tas impressionnant de critiques déposées, un peu partout, par les fourmis navigant sur la toile (humm… pardonnez-moi je ne suis pas certain de toujours bien maîtriser toutes ces métaphores…). Un grain de sel en forme d’hommage…

Disons le tout net : La fille du train est un formidable polar psychologique, comme je n’ai – malheureusement – pas eu l’occasion d’en lire très souvent ces dernières années. Pour un premier roman, Paula Hawkins maîtrise avec une rigueur et une subtilité stupéfiante tous les codes  de ce type de roman… qui sont pourtant parmi les plus difficiles à acquérir.

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