Livres : des romans énormes et passionnants pour l’automne

Posté le 7 juillet 2018, par Le Tourne Page, dans Le coin cadeau

Livres : des romans énormes et passionnants pour l'automne

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Livres : des romans énormes et passionnants pour l’automne

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Si vous êtes un lecteur, un vrai, un compulsif, l’envie de vous plonger dans d’énormes livres revient périodiquement.

C’est une envie irrépressible qu’il faut satisfaire à tout prix quand vous voyez la température chuter, les jours raccourcirent et – épreuve fatale au moral – le passage à l’heure d’hiver vous tomber dessus traîtreusement au milieu de la nuit.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle ?

Alors, voici des idées de cadeau pour faire plaisir à un passionné de romans hors normes, ou pour simplement satisfaire votre propres pulsions…

D’énormes tas de feuilles imprimées qui vous mèneront jusqu’au petit matin… du troisième jour. Au moins !

700, 800 pages, 900, 1000 pages serrées ? Mmmm… quel plaisir anticipé !

Des heures et des heures immergé dans un tourbillon de suspens et d’émotions ! Mais encore faut-il que le livre soit bon, excellent : à la mesure de ses dimensions !

Voici le meilleur du long et passionnant, roman récent ou classique, thriller ou historique : le top du top.

Nos idées de festin romanesque pour l’Automne

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Voici quelques pavés bien assaisonnés, garanti pur bœuf, à déguster avec une absence totale de modération !

Par ordre croissant de démesure…

 

Moby Dick

1. Moby Dick – Herman Melville

Folio – 9.90 €

740 pages d’aventures maritimes et de folie intérieure

Sans aucun doute un des chefs-d’oeuvre littéraire de tous les temps…

et d’un des plus grands romans initiatiques. Tout simplement fabuleux.

Le pitch : Moby Dick (1851), le chef-d’oeuvre de Melville, est l’histoire d’une obsession : depuis qu’un féroce cachalot a emporté la jambe du capitaine Achab, celui-ci le poursuit sans relâche de sa haine.

Ismaël, matelot embarqué à bord du baleinier le Péquod, se trouve pris peu à peu dans le tourbillon de cette folle vengeance : c’est par sa voix que se fera entendre l’affrontement final de l’homme et du grand Léviathan blanc.

Somme encyclopédique érigeant la baleine en un véritable mythe, récit hanté par l’énigme du bien et du mal, Moby Dick nous fait naviguer sur des mers interdites et accoster sur des rivages inhumains.

Jamais on n’épuisera la science des baleines, suggère Melville. Jamais non plus on ne viendra à bout de la fascination qu’inspire ce roman sombre et puissant.

Mon avis : Je ne vais pas passer des heures à vous expliquer pourquoi, comment, Moby Dick est un chef d’oeuvre absolu de la littérature mondiale, un roman que vous devez lire, absolument !

Je me contenterais d’insister sur un point particulier, destiné à nos chères têtes blondes  – ou brunes, ou rousses -, enfin bref… aux jeunes, aux adolescents, aux jeunes adultes et, puis, tiens, à tout ceux qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas franchi le pas, pas ouvert le livre :

  • parce qu’ils ont peur de se prendre un pavé pareil sur le pied (cela fait mal, 800 pages ultra-serrées);
  • parce qu’ils ont peur de se retrouver dans un récit ésotérique, une vaste parabole sur la vie, une métaphore tirée des saintes écritures (après tout, c’est cela que l’on lit, avant tout, dans les commentaires du livre sur les réseaux sociaux);

A tout ceux-là, je leur dit : ouvrez, ouvrez la cage aux cachalots ! Ce roman est avant tout un roman d’aventure, passionnant, saisissant ! Une plongée dans l’univers de la mer au même titre qu’un 20 000 lieues sous les mers, que vous avez surement lu, pour le coup !

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2. Le loup de Wall Street – Jordan Belfort

Le livre de poche – 9.20 €

768 pages hallucinantes

Vous croyez avoir tout vu avec le film ? Découvrez l’autobiographie totalement incroyable…

mais 100 % véridique de ce trader fou qui a inspiré Scorsese !

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Le pitch : Déjanté, drogué, drôle et… multimillionnaire. Tel est le portrait explosif de Jordan Belfort surnommé le Loup de Wall Street.

L’auteur mène de main de maître ce récit autobiographique endiablé. En 1987, âgé de vingt ans à peine, il entre au plus bas de l’échelle dans une société d’investissements de New York.

Six ans plus tard, Belfort est à la tête de sa propre société boursière, Statton Oakmont. À ce stade, ses activités lui rapportent 1000 dollars par minute. Chaque jour il est à la tête d’un nouveau million. Multimillionnaire, son quotidien ressemble à celui d’un roi et ses excès sont à faire pâlir les plus grandes des rocks stars.

Entre cocktails de drogues et prostituées, il ira jusqu’à se crasher en hélicoptère sur sa propre maison familiale. Au sommet de sa fortune, il hasarde des placements douteux en Suisse. Une aventure qui marque le début de sa chute vertigineuse et provoque son arrestation par le FBI.

Mon avisLe loup de Wall Street : j’ai lu ce roman autobiographique à sa sortie en France en 2009, quatre ans avant que Martin Scorsese n’en fasse une adaptation (d’ailleurs très réussie) avec Di Caprio en 2013.

À l’époque, j’ai lu ce pavé (près de 800 pages serrées en édition poche) en ouvrant les yeux de plus en plus grand au fur et à mesure que je tournais les pages, estomaqué par l’incroyable histoire de Jordan Belfort. Pourtant, une oeuvre de fiction déroulant une succession de tant de faits improbables serait sans doute accueillie par les huées des lecteurs dénonçant le caractère totalement invraisemblable de l’histoire !

Je vous conseille pourtant fortement de vous plonger dans ce récit qui s’apparente à un passage répété sur des montagnes russes pendant plusieurs heures, tant est réjouissante l’absence totale de scrupules, de valeurs, et de barrières sociales de Jordan Belfort !

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3. Bloody Miami – Tom Wolf

Pocket – 10 €

832 pages d’hallucinations narratives

Pour vous plonger jusqu’au cou dans ce qui restera le dernier roman de Tom Wolf.

Un concentré d’émotions et de démesure au soleil de Miami…

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Le pitch : Miami, c’est l’image la plus inquiétante et la plus contrastée de l’Amérique de ce début de siècle : riche et pauvre, flamboyante et violente, lumineuse et sombre. Elle offre un kaléidoscope de tableaux violents où se croisent Cubains, Russes, Américains, Nicaraguayens.

C’est dans ce chaos urbain que Nestor, un jeune policier cubain de 26 ans, se retrouve mis au ban de sa communauté. On y rencontre aussi Magdalena – sa ravissante petite amie -, un psychiatre accroc au sexe – star des plateaux télé -, un professeur haïtien qui risque la ruine pour que ses enfants soient pris pour des Blancs, un chef de la police noir…

Dans cet enfer cosmopolite, ce monde de damnés, Nestor trouvera-t-il son identité ? Cubain, américain ou paria ?

Mon avis : J’avoue qu’après un roman moyen (Un homme, un vrai) et un autre vraiment raté (Moi, Charlotte Simmons), replonger dans un roman de Tom Wolfe, 82 ans au compteur, me faisait un peu peur, mais je l’ai fait pour la vénération que j’ai accumulée pour cet auteur génial au cours de sa carrière.

Alors ? Si Bloody Miami n’est pas un chef d’oeuvre, je vous conseille cependant de vous immerger dans ce fleuve puissant charriant une prose incroyable, et autant d’idées originales que toute la littérature issue des ateliers d’écriture américains en 2012 !

Wolfe est un auteur iconoclaste, particulièrement à l’aise dans la provocation, et dans ce roman, il y va à fond, probablement plus fort que dans Le bûcher des vanités. On croirait lire une oeuvre écrite par un homme de quarante ans.

Quel dynamisme, quelle audace ! Vous aimez être dérangé dans votre lecture, être surpris ? Précipitez vous sur ce pavé qui vous en donnera pour son argent, croyez-moi ! Alors, bien sûr, c’est parfois un peu long, c’est aussi parfois too much, mais au milieu de tout cela, que de pépites !

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La griffe du chien

4. La griffe du chien – Don Winslow

Points roman – 9.70 €

840 pages de suspens implacable et sanglant

James Ellroy a déclaré à propos de ce livre :  » Le plus grand roman sur la drogue jamais écrit.

Une vision grandiose de l’Enfer et de toutes les folies qui le bordent. « .

Je ne saurais mieux dire. Vous n’êtes pas près d’oublier ce thriller.

Le pitch : Art Keller, le « seigneur de la frontière », est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique.

Adán et Raúl Barrera, les « seigneurs des cieux », règnent sans partage sur les siccarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d’héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.

Mon avis : ce livre, un pavé de plus de 800 pages, est un roman, un thriller de la plus belle eau.

Mais c’est aussi, en quelque sorte, une vaste fresque quasi documentaire sur la guerre menée par les États-Unis, avec plutôt moins que plus de réussite, contre les narcotrafiquants du reste du continent (et plus particulièrement du Mexique), pendant plus d’une génération.

Austère ? Que nenni ! Pas un instant !

Au contraire : dans cette saga rédigée sous la forme d’un thriller, passionnante de bout en bout, vous allez trembler, pauvres lecteurs, mais aussi découvrir tout un monde et apprendre une somme d’informations hallucinante sur la guerre des cartels.

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5. Le parrain – Mario Puzo

Pavillons poche – 12.50 €

840 pages de montagnes russes

pour découvrir, estomaqué, le premier best-seller de l’histoire de l’édition…

et qui n’a depuis jamais été dépassé. Un chef-d’œuvre de Tourne Page

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Le pitch : Aux yeux de ses voisins, Don Corleone est un patriarche, un respectable père de famille qui a su donner à ses enfants une éducation où les rigoureux principes de la morale sicilienne s’adaptent aux nécessités de la vie américaine.

Mais sa vraie famille est plus vaste , c’est une des » familles » de la Mafia dont il est un des chefs les plus aimés, mais aussi les plus respectés, car il est raisonnable et juste. Pour eux, il est le Parrain.

Le Parrain, c’est l’évocation d’un monde souterrain qui sape les fondations de l’Amérique, d’une pègre redoutable que la société voudrait ignorer, mais que de retentissants scandales ne cessent de révéler au grand jour. De New York à Las Vegas, des somptueuses villas de Hollywood au maquis de Sicile, voici le portrait d’une nation gangrenée par ses syndicats du crime, sa guerre des gangs et ses puissances occultes

Mon avis : Dire que j’ai attendu 50 ans pour lire ce chef-d’oeuvre ! Tout ça pour des idées préconçues : le premier véritable best-seller de l’histoire de l’édition ne pouvait être qu’un livre préfabriqué. Quelle erreur !

Fan absolu, depuis toujours, de la trilogie de Coppola (3 chefs-d’oeuvre), j’ai découvert avec effarement que le roman de Mario Puzo leur est supérieur en tout point ! En fait, cet énorme bouquin (840 pages en poche, dans la magnifique collection Pavillons Poche) correspond simplement au premier film de la trilogie ! C’est dire s’il est autrement plus riche que le film.

Alors que dire… c’est littéralement scotchant du début jusqu’à la fin. Oui, vous êtes scotché au livre !

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6. Un pays à l’aube – Dennis Lehane

Rivages/noir – 10.65 €

864 pages de pur plaisir littéraire : le chef-d’œuvre de Dennis Lehane.

Le roi du polar change de braquet et plonge dans l’histoire de son pays…

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Le pitch : Septembre 1918. L’Amérique se remet difficilement de la Première Guerre mondiale. L’économie est ébranlée, l’inflation fait des ravages. Les luttes syndicales fleurissent, les groupes anarchistes et les premiers mouvements de défense de la cause noire prospèrent.

Luther Laurence, jeune ouvrier noir, est amené à disputer une partie de base-ball face à l’étoile montante Babe Ruth, une expérience qu’il n’oubliera jamais. L’agent de police d’origine irlandaise Danny Coughlin, est chargé par le lieutenant McKenna d’infiltrer les milieux syndicaux et anarchistes de Boston pour repérer, puis expulser les « fauteurs de troubles ».

Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres.

Mon avisDennis Lehane est, depuis maintenant de nombreuses années, un des auteurs majeurs du polar américain contemporain (je vous invite d’ailleurs à lire l’intégralité de son oeuvre, que je chroniquerai peu à peu sur le site). Mais avec Un pays à l’aube, publié en 2010, l’auteur change carrément de braquet et de dimension, l’oeuvre romanesque qu’il livre est d’une très grande ambition… et le résultat est à la hauteur de l’ambition !

Soyons franc, direct et catégorique : ce roman doit être considéré comme une oeuvre majeure de la littérature américaine de ce nouveau siècle ! Mais qu’est-il arrivé à Lehane ?

La réponse est simple : il est tout simplement passé de l’écriture de romans racontant des histoires, à une fresque romanesque racontant l’Histoire, avec un grand H.

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Pétrole !

7. Pétrole ! – Upton Sinclair

Le livre de poche – 9.60€

992 pages à couper le souffle,

une plongée dans le capitalisme américain du début du XX° siècle

Le pitch : « Comme Emile Zola, Upton Sinclair n’a rien d’un styliste extasié : il peint large, vite, puissant, il emporte le lecteur et l’incite à s’insurger : Sinclair n’aurait pas renié l’acception utilitaire de son travail. Pourtant Pétrole ! demeure un récit d’aventure.

Tel Géant, livre qui fut lui aussi adapté au cinéma, ce roman se veut le roman du pétrole, volontiers scélérat, que Sinclair avait déjà affronté en manifestant contre les Rockefeller. On ne manquera pas d’être frappé, dans la première partie du livre, par la toute puissance de J. Arnold Ross, magnat de la génération fondatrice de l’industrie pétrolière américaine, et par la soumission parfaite de son fils Bunny. Pourtant, le jeune homme s’affranchit de cette tutelle écrasante et finit par tracer sa propre voie, singulièrement différente de ce que dessinait l’exemple paternel.

Sept cents pages d’idéalisme, empreintes de toutes les composantes du roman d’éducation : on sent qu’Upton Sinclair aspire à donner vie à la chimère de la littérature américaine de tout temps, the great American novel, le grand roman américain à l’échelle du pays-continent qui, une fois pour toutes, s’inscrira dans l’histoire littéraire. »

Mon avis : Auteur presque complètement inconnu en France, Upton Sinclair mérite très clairement une réhabilitation à laquelle je m’attaque aujourd’hui.

Drôle de personnage, né en 1878 et mort en 1968, Sinclair était un socialiste progressiste convaincu qui, durant son vivant est peu à peu devenu aux Etats-Unis une légende vivante.

A l’aube des révolutions communistes, il n’a pas hésité pas à peindre des fresques romanesques inouïes, comme celle-ci, pour décrire, expliquer aux américains le quotidien des « travailleurs » américains en pleine révolution industrielle. Au point de transformer le quotidien de toute une nation puisque, après la publication de La jungle, son livre le plus connu, qui dépeignait en 1905 de manière hyper réaliste le quotidien effroyable des ouvriers des abattoirs de Chicago, le président Roosevelt fit voter deux lois modifiant considérablement le droit du travail !

Pétrole ! est son roman le plus convaincant, une fresque gigantesque (1 000 pages serrées en format poche) que j’ai dévoré – et que vous allez dévorer ! – en quelques jours.

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La saga égyptienne

La saga égyptienne – Wilbur Smith

Omnibus – 25 €

1 010 pages d’histoire, de passion et de combats dans l’Egypte antique !

Le pitch : Il y a 4000 ans, l’Egypte est à feu et à sang, la guerre civile fait rage, l’autorité de Pharaon vacille.

Son dernier espoir : le sage Taita, l’eunuque, le génial esclave, homme de toutes les fidélités, médecin et poète, musicien et inventeur, aurige du premier char égyptien, magicien initié aux mystères des dieux. Lui et ses protégés, la belle Lostris et Tanus, jeune officier de l’armée, vont affronter de multiples dangers pour que le pouvoir du Roi des Rois se lève à nouveau sur les berges du Nil, le Dieu Fleuve.

Mon avis : Attention, ami lecteur : si vous ne connaissez pas Wilbur Smith, la lecture de ces quelques lignes risquent de changer votre vie (de lecteur) !

Comment un auteur aussi unanimement reconnu à travers le monde comme le plus grand auteur de roman d’aventure historique peut-il être aussi faiblement apprécié en France, au point que certains de ses romans peuvent être, par moment, introuvables, épuisés ?

C’est pour moi un grand mystère et une grande injustice, que je vais tenter de réparer ici car, sans hésitation, il devrait se vendre en France autant de volumes des romans de Wilbur Smith que de Ken Follett !

Heureusement que la maison d’édition Omnibus est là, aujourd’hui, pour réparer cette injustice, en éditant les nombreux et très épais romans de l’auteur en les regroupant par « sagas », car saga il y a !

Si vous êtes un(e) passionné(e) de roman historique, si Alexandre Dumas est pour vous une référence absolue, je vous conseille d’entamer la lecture de l’oeuvre de WS par ce volume, qui regroupe les deux premiers tomes de la « saga égyptienne » de l’auteur.

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Les piliers de la terre

8. Les piliers de la terre – Ken Follett

Le livre de poche – 11.90 €

1 056 pages de plongée fabuleuse dans le XII° siècle !

Le pitch : Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.

Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien.

Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque.

Mon avis : Vous ne connaissez pas Les piliers de la terre ? Vous ne l’avez pas encore lu ? Heureux mortel ! Comme j’aimerais être à votre place !

Un des moments les plus agréables de la vie d’un lecteur, est celui où il anticipe sur le plaisir qu’il va prendre à lire un bon livre. Rien que d’y penser, tiens, je suis content pour vous !

Pendant 15 ans (de 1975 à 1990), Ken Follett a été un auteur de romans d’espionnage, un des plus gros vendeur au monde.

Puis, en 1990 est sorti Les piliers de la terre, qui est devenu presque instantanément une référence absolue en matière de roman historique, au point qu’il fut vendu à plus de 15 millions d’exemplaires de par le monde, adapté en jeu, puis en série télévisée, avant que Follett lui-même n’écrive 18 ans plus tard une suite presque aussi réussie et aussi touffue, Un monde sans fin.

Alors, quelles sont les raisons qui expliquent objectivement cet engouement quasiment sans précédent (je pense qu’il faut remonter à Autant en emporte le vent pour retrouver un pareil enthousiasme) ? Et qui plus est, un engouement justifié !

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Pavillons lointains

9 – Pavillons lointains – M.M. Kaye

Le livre de poche – 10.20 €

1 056 pages d’amour, de fureur et d’aventures 

dans l’Inde des Maharadjas et de l’indépendance…

Un roman d’aventure historique inoubliable !

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Le pitch : Des cimes enneigées de l’Himalaya aux palais des maharadjas, de la Kyber Pass à Kaboul, ce roman retrace les années les plus tumultueuses du rattachement de l’Inde à l’empire britannique au XIXe siècle.

C’est aussi une émouvante histoire d’amour, au-delà des tourments et de la fureur de son époque, celle d’Ash, un jeune Anglais élevé comme un Indien, et de Juli, une princesse indienne déchirée entre raisons du coeur et raison d’État. Et tandis que familles et castes, alliés et ennemis se combattent aveuglément, une civilisation millénaire se précipite vers son destin…

Introuvable depuis de nombreuses années, cette formidable fresque du Raj, dans la lignée d’un Kipling, se devait d’être rééditée.

Mon avis : Disons-le tout net : Pavillons lointains est un de mes plus grands coups de cœur de ces dernières années, dans une catégorie littéraire pourtant largement exploitée (surexploitée !) : le roman d’aventure historique.

Je ne vois guère, en effet, que les romans de Wilbur Smith à être parvenu à m’emporter de la sorte, dans un maelström de péripéties, de détails historiques, politiques, géographiques, dans un contexte aussi exotique, avec de tels personnages symboliques de leur situation, et sur de telles distances !

Mais qu’est-ce qui distingue cet énorme roman (800 pages en broché, plus de 1 000 pages en poche) de ces innombrables concurrents ?

En fait, à peu près tout.

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