Racisme : les grands livres américains sur les minorités noires et indiennes

Posté le 11 février 2021, par letournepage, dans Le coin cadeau

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Depuis que les européens – les hommes blancs – ont débarqué sur le continent américain, le racisme et la ségrégation ont existé aux Etats-Unis.  Terribles, injustes, meurtriers.

Ce racisme envers les minorités indiennes, dans un premier temps, puis envers les minorités noires, n’a cessé de fragmenter l’unité de la nation américaine et d’opposer les habitants du pays.

Et vous le savez aussi bien que moi – black lives matter – les choses ne se sont pas vraiment arrangées avec le temps, malgré la guerre de sécession, puis le vote des lois abolitionnistes et égalitaires tout au long du XX° siècle…

Sujet essentiel donc, qui n’a cesser de nourrir la littérature américaine et d’inspirer les plus grands auteurs. Avec une efficacité, en matière de lutte contre le racisme, sans doute supérieur à tous les mouvements de rébellion ou de contestation dans la rue, devant les tribunaux, au sein des organes politiques de la nation, car les grands romans sont diffusés dans le monde entier, font réfléchir, marquent les esprits.

Voilà une sélection subjective, personnelle, sans doute incomplète mais jamais achevée – c’est le principe du Tourne Page – des grands textes consacrés à ce terrible sujet. Une bonne vingtaine de livres, romans et BD, qui ont marqué les esprits et qui vous marqueront.

 

La littérature comme instrument de lutte contre le racisme

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♠ Les grands livres sur les minorités noires ♠


Dites-leur que je suis un homme

Dîtes-leur que je suis un homme – Ernest J. gaines  

Editions Liane Levi – 304 pages – 10.50 €

Le pitch : Dans la Louisiane des années quarante, un jeune Noir, démuni et illettré, est accusé d’avoir assassiné un Blanc. Au cours de son procès, il est bafoué et traité comme un animal par l’avocat commis d’office.

Si le verdict ne fait aucun doute, l’accusé, lui, décide de mener un combat pour retrouver aux yeux de tous sa dignité humaine…

Mon avis : Une fois de plus, le syndrome du titre traduit de travers a frappé ! Si vous lisez ce merveilleux texte – ce dont j’espère vous convaincre ! -, vous comprendrez mon étonnement à la découverte du titre original : A lesson before dying. Un titre tellement, tellement plus beau, mais aussi fidèle à l’esprit du roman !

Mais fi de ces remarques liminaires ! Attaquons-nous au cœur du sujet : la promotion du chef-d’oeuvre d’Ernest J. Gaines.

Car ce roman de trois cents pages au style sec comme une barre de céréales mais au cœur fondant comme le plus délicieux des gâteaux à la crème (à la réflexion, je ne suis pas certain que l’excellence de mes métaphores gastronomiques vous frappe…) est un des meilleurs livres américains que j’ai eu l’occasion d’apprécier sur le sujet de la négritude et de ses malheureux corollaires, le racisme et la ségrégation.

Vous avez lu et apprécié Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, d’ Harper Lee, j’imagine ? Alors ce roman est pour vous.

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Underground railroad – Colson Whitehead 

Le livre de poche – 416 pages – 8.20 €

Le pitch : Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir pour gagner avec lui les États libres du Nord, elle accepte.

De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

Exploration des fondements et de la mécanique du racisme, récit saisissant d’un combat poignant, Underground Railroad est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

Mon avis : Underground railroad fait partie des livres qui, pour certains, présente un handicap : ils ont trop été salués par la critique et couronnés par trop de prix prestigieux.

Paradoxe classique : lorsqu’on passe derrière ces louanges dithyrambiques, il arrive souvent qu’on en attende trop et qu’on soit finalement un peu déçu.

Génial, dîtes vous ? OK. Mais jusqu’à preuve du contraire, c’est bien mon cerveau de lecteur qui va avoir le dernier mot….

Underground railroad, c’est à la fois un prix Pulitzer, et un National book award, des commentaires laudatifs exagérés, et des millions de copies vendues aux Etats-Unis. De sacrés boulets aux pieds !

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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee

Le livre de poche – 320 pages – 6.60 €

Le pitch : Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout.

Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

Mon avis : Tous les Américains ont lu le chef-d’oeuvre qu’est Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur à l’école.

De nombreux jeunes lecteurs en ont fait de même en France, surtout au cours de ces dernières années, qui correspondent à une nécessaire période de réhabilitation d’Harper Lee. Jusqu’à il y a peu, notre beau pays n’avait pas su saluer ce chef d’oeuvre à la mesure de sa qualité.

Mais je croise encore parfois certaines personnes qui n’ont pas eu le plaisir de lire ce classique instantané.

Paradoxalement, je trouve cela formidable : tant d’innocents à convertir ! Tant d’heures de plaisir à venir pour eux !

Alors, si vous en êtes (de ces innocents !), précipitez-vous sur ce chef-d’oeuvre d’humanisme, qui traite avec tant de subtilité le sujet de la ségrégation des noirs (blacks,afro-américains, le terme que vous préférez) aux États-Unis, tout en développant ce que je considère comme parmi les plus belles pages écrites sur l’enfance au cours du siècle dernier.

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Washington Black

Washington Black – Esi Edugyan

Folio – 480 pages – 8.50 €

Le pitch : La Barbade, 1830. Washington Black, onze ans, est esclave dans une plantation détenue par un homme cruel. Très vite, sa vivacité et ses talents de dessinateur impressionnent le frère de son maître, l’excentrique Christopher Wild. Cet explorateur abolitionniste le prend sous son aile pour l’assister dans un projet fou : construire un ballon dirigeable.

Quand un jour Wash est accusé à tort d’un crime, les deux hommes sont contraints de fuir. S’envolant des Antilles au pôle Nord, de Londres au Maroc, c’est un voyage extraordinaire qui attend le jeune Wash en ce siècle de découvertes. Mais le chemin le plus dur à parcourir sera celui qui le mènera vers la liberté.

Mon avis : Les romans sur l’esclavage sont à la mode. Je sais, cette affirmation a quelque chose de choquant dans son expression même, et pourtant il faut bien l’admettre : un auteur américain aura, en ce premier quart du XXI° siècle, d’autant plus de chance de se faire repérer que son roman touche de près à ce traumatisme majeure de l’histoire de son pays.

Une preuve parmi tant d’autres : le prix Pulitzer attribué en 2017 à Colson Whitehead pour Underground railroad.

Heureusement, certains de ces romans au thème si prévisible donnent prétexte à une ouverture sur un heureux imprévu. C’est le cas avec Washington Black !

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Darktown

Darktown – Thomas Mullen

Rivages/noir – 480 pages – 9.80 €

Le pitch : Atlanta, 1948. Répondant aux ordres d’en haut, le département de police d’Atlanta est forcé d’embaucher ses premiers officiers noirs. Parmi eux, les vétérans de guerre Lucius Boggs et Tommy Smith. Mais dans l’Amérique de Jim Crow, un flic noir n’a pas le droit d’arrêter des suspects, de conduire des voitures de police ou de mettre les pieds dans les locaux de la police…

Quand une femme métisse disparaît après avoir été vue pour la dernière fois dans la voiture d’un édile Blanc, Boggs et Smith soupçonnent leurs collègues de vouloir étouffer l’affaire. Leur enquête les confrontera à un policier brutal qui dirige depuis longtemps le quartier.

Mon avis : La lecture du pitch vous a donné l’eau à la bouche ? Oui ? C’est tout à fait normal, car l’idée de situer un roman policier dans le contexte historique – parfaitement véridique ! – d’un état ségrégationniste ayant permis à quelques noirs de devenir officiers de police est parfaitement géniale !

Alors n’hésitez pas une seconde à acheter cet épais roman (près de 500 pages bien denses) car les promesses du pitch sont tenues, largement.

Darktown mérite son beau titre car son intrigue est digne d’un grand roman noir, et son atmosphère est souvent irrespirable.

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Strange fruit

Strange fruit – Mark Waid & J.G. Jones

Editions Pierre de Taillac – 128 pages – 15.95 €

Le pitch : Chatterlee,1927. Le fleuve Mississipi est en crue et menace de dévaster des villes entières. Des villes qui ont vécu – il n’y a pas si longtemps encore – de la richesse des plantations de coton où l’esclavage était de mise.

Un être venu d’ailleurs – aux pouvoirs extraordinaires – descend littéralement du ciel et fait irruption au milieu de cette catastrophe naturelle. Sa peau est noire.

Mon avis : Strange fruit, c’est avant tout – et pour toujours – la magnifique composition interprétée par Billie Holliday. Le récit de ces hommes noirs du sud des Etats-Unis tués par des blancs racistes et dont les corps pendent – fruits étranges – aux branches des arbres.

Strange fruit sera désormais également le titre d’une BD comics absolument splendide dont le pitch m’a poussé à me précipiter pour l’acheter, dès sa sortie.

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Strange fruit

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Imaginez : un super-héros tombe de l’espace, dans l’entre-deux-guerres au moment même où le Mississipi est submergé par une crue centennale qui menace la vie de ses habitants ainsi que leurs possessions. Problème : le super-héros est un géant noir…

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L’invention des ailes – Sue Monk Kidd 

10/18 – 552 pages – 9.10 €

Le pitch : Caroline du Sud, 1803. Fille d’une riche famille de Charleston, Sarah Grimké sait dès le plus jeune âge qu’elle veut faire de grandes choses dans sa vie. Lorsque pour ses onze ans sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre les horribles pratiques de telles servilité et inégalité, convictions qu’elle va nourrir tout au long de sa vie. Mais les limites imposées aux femmes écrasent ses ambitions.

Une belle amitié nait entre les deux fillettes, Sarah et Handful, qui aspirent toutes deux à s’échapper de l’enceinte étouffante de la maison Grimké. À travers les années, à travers de nombreux obstacles, elles deviennent des jeunes femmes avides de liberté et d’indépendance, qui se battent pour affirmer leur droit de vivre et se faire une place dans le monde.

Une superbe ode à l’espoir et à l’audace, les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables !

Mon avis : « Joie ! Joie ! Noël !  Noël ! » aurais-je pu crier en tournant la dernière page de cet épais roman dans lequel je me suis immergé, plusieurs soirs de suite.

Quel plaisir de déguster un roman aussi bien écrit (le style de Sue Monk Kidd est d’une fluidité et d’une richesse remarquable), dont la lecture est génératrice de tant d’émotions mais aussi de découvertes historiques !

Je ne peux donc que vous recommander chaudement ce remarquable récit « sudiste » racontant (vous avez lu le pitch ci-dessus) le destin parallèle de deux petites filles, devenues femmes, Sarah la blanche, la maîtresse et Handful la noire, l’esclave, de 1805 à 1838.

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Les suprêmes

Les suprêmes – Edward Kelsey Moore 

Actes sud – 414 pages – 9.70 €

Le pitch : Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana.

Longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit.

Rendez-vous avec vos futures meilleures amies.*

Mon avis : Ce roman publié en 2014, écrit par un américain black (ça, c’est le terme que je continue d’utiliser pour parler des personnes à la peau noire, malgré les tonnes de politiquement correct en cours aux U.S !), violoncelliste professionnel de renom, qui composa ici son premier roman, est un coup de maître mais aussi un de mes coups de cœur absolus de ces dernières années.

400 pages pour raconter les aventures et suivre le destin de ces trois « Suprêmes », trois amies afro-américaines (ça, c’est le politiquement correct!) qui se retrouvent dans leur restaurant favori, chez Earl all-you-can-eat (titre original du roman), voilà ce que propose l’auteur. Rien de bien sexy, a priori.

Et pourtant ! En allant au delà d’un pitch un peu mollasson, le lecteur va tomber sur une pépite ! Les Suprêmes est un véritable feu d’artifice d’émotions contradictoires.

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Le droit de tuer

Le droit de tuer – John Grisham

Pocket – 696 pages – 8.90 €

Le pitch : À Clanton, dans le Mississippi, la petite Tonya Hailey est sauvagement violée et torturée. En plein tribunal, son père, Carl Lee, tue les deux accusés. Son sort semble scellé : la chambre à gaz.

En effet, nous sommes dans le sud des États-Unis et Carl Lee est afro-américain… Mais Jake, un jeune avocat blanc, décide de le défendre. Le Ku Klux Klan fait front. Bientôt la haine embrase la petite ville de Clanton…

Mon avis : Un des grands romans de John Grisham – un homme du sud (il faut lire La dernière récolte) – sur le racisme ordinaire (si l’on peut dire !) des états du sud des Etats-Unis, à une époque où cela ne dérangeait pas tant de monde que ça de voir des hommes avec des robes et des cagoules défiler dans les rues…

L’histoire est terrible, passionnante.

Je vous défie de ne pas avoir les tripes nouées à la lecture de certains passages ! Voilà le plus grand talent de Grisham : parvenir à ce que ses lecteurs se sentent impliqués…

NB : l’histoire sera prolongée des années plus tard par John Grisham dans un roman (presque) aussi réussi, L’allée du sycomore.


La couleur des sentiments

La couleur des sentiments – Kathryn Stockett 

Babel – 624 pages – 9.70 €

Le pitch : Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s’occuper des enfants, mais pas d’utiliser les toilettes de la maison.

Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s’apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même.

Mon avisLa couleur des sentiments : qui n’a pas ce roman en mémoire ? Vous ? Eh bien il est temps de rattraper le temps perdu !

Un méga succès de librairie dans le monde entier en 2010 (des millions d’exemplaires), un giga succès dans les salles pour l’adaptation cinématographique (impeccable) en 2013. Et en prime, contrairement à d’autres best sellers au succès identique, il s’agit vraiment d’une très grande réussite littéraire!

Parvenir à faire rire et émouvoir, rires et larmes mélangés, sur un sujet aussi casse-gueule que la ségrégation raciale aux États-Unis, ce n’est pas facile et pourtant, Kathryn Stockett y est parfaitement parvenu.

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Le temps où nous chantions

Le temps où nous chantions – Richard Powers 

Cherche Midi / 10/18 – 1 056 pages – 11.10 €

Le pitch : En 1939, lors d’un concert de Marian Anderson, David Strom, un physicien juif allemand émigré aux États-Unis pour fuir les persécutions nazies, rencontre une jeune femme noire, Delia Daley. Ils se marient et élèvent leurs trois enfants dans le culte exclusif de la musique, de l’art, de la science et de l’amour universel, préférant ignorer la violence du monde autour d’eux.

Cette éducation va avoir des conséquences diverses sur les trois enfants. Jonah devient un ténor de renommée mondiale, Ruth va rejeter les valeurs de sa famille pour adhérer au mouvement de Black Panthers, leur frère Joseph tentera de garder le cap entre l’aveuglement des uns et le débordement des autres, afin de préserver l’unité de sa famille en dépit des aléas de l’histoire.

Élu meilleur livre de l’année 2003 par The New York Times et The Washington Post.

Mon avis : Prodigieux roman d’un auteur que j’ai découvert par cette porte exceptionnelle. La richesse de ce livre est telle qu’il est difficile de mettre en avant ce qui est le plus remarquable.

Je parlerais avant tout, du style, tout à fait exceptionnel, une plume d’un classicisme parfait. Un style tenu, très neutre, mais capable de faire passer les sentiments les plus puissants grâce à la richesse de sa composition.

Après, il y a les thèmes principaux, placés en strates complexes tout au long de ce très long roman (plus de 1 000 pages en poche !), le premier étant la question de l’acceptation de l’autre et du métissage aux États-Unis. Le second, c’est le rôle de la musique dans la vie humaine.

On ressort de ce livre bouleversé, le cerveau et le cœur en ébullition tant Richard Powers a su vous impliquer dans toutes les thématiques évoquées.

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Les Harlem Hellfighters

Les Harlem Hellfighters – M. Brooks & C. White

Editions Pierre de Taillac – 268 pages – 14.90 €

Le pitch : Harlem Hellfighters, tel est le nom qui fut donné aux soldats afro-américains du 369e régiment d’infanterie. C’est en raison de leur courage que les allemands les surnommèrent les « combattants de l’enfer ».

Décorés par la France pour leur bravoure, ces new-yorkais furent ignorés par leur pays, et leur héroïsme fut bientôt oublié… Jusqu’à ce que Max Brooks fasse revivre leur histoire dans ce stupéfiant roman graphique.

Mon avis : Pour les amateurs de fantastique/horreur, Max Brooks (le fils de Mel) restera toujours comme l’auteur de World War Z, le récit très étonnant et très réussi de la guerre mondiale des humains contre les zombies.

Mais Max Brooks est capable de sortir de ce genre connoté, pour s’investir durant cinq ans (il en fait le récit dans la postface de l’album)  dans une narration historique.

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Cette histoire, c’est celle des Harlem Hellfighters, ce régiment d’américains de couleur (à l’époque, on les interpellait dans le sud des Etats-Unis avec le terme de « negro ») qui se distingua à la fin de la première guerre mondiale en France et en Allemagne par son courage extraordinaire.

Associé à Caanan White (le nom ne s’invente pas !) pour les dessins de toute beauté dans leur noirceur, à l’encre, sans mise en couleurs, Brooks raconte sur plus de deux cents planches le parcours terrible de ses soldats.

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Beignets de tomates vertes

Beignets de tomates vertes – Fannie Flag

J’ai lu – 473 pages – 7.80 €

Le pitch : Evelyn Couch, une femme entre deux âges (« Je suis trop jeune pour être vieille et trop vieille pour être jeune » dit-elle), dépressive, rend visite à une parente dans un hôpital.

Là, elle fait la rencontre d’une charmante octogénaire, Ninny Threadgoode, qui lui raconte des histoires vécues soixante ans plus tôt. Cette rencontre va bouleverser sa vie.

Mon avis : Ce roman publié en 1987 fait partie d’une catégorie bien particulière : celle des œuvres qui ont remporté un succès formidable au moment de leur sortie dans leur pays d’origine puis qui, dans les vingt ans qui ont suivi, ont vu leur notoriété cannibalisée par l’adaptation cinématographique.

Demandez autour de vous : vous verrez que le titre évoque le film (excellent d’ailleurs) dans la plupart des esprits. Et pourtant… quel bouquin formidable !

Formidable dans sa composition, complexe, ambitieuse, avec une multitude de courts chapitres où se croisent les voix de différents narrateurs (et d’une chronique de journal) au fil du temps (un demi-siècle, avec des allers et retours incessants).

Formidable dans son contenu avec de nombreux sujets très sérieux (le racisme en premier plan, mais aussi la misère, le féminisme, l’homosexualité) traités avec un talent fou.

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Les femmes de brewster place

Les femmes de Brewster place – Gloria Naylor

10/18 – 264 pages – 7.60 €

Le pitch : Il y a Mattie, la matriarche, Etta Mae, invincible au volant de sa Cadillac, Kiswana la révoltée, baby Cora Lee, Ciel, et les deux filles du n° 312. Toutes échouées à Brewster Place, ghetto noir du Nord des États-Unis, au coeur des 70’s. Sept femmes qui résistent – à la misère, à la violence, à l’intolérance. Sept destins, unis par un espoir farouche.

Roman culte de la littérature afro-américaine, saluant Toni Morrison et Alice Walker, ce portrait choral vibrant d’émotions brutes est une ode aux héroïnes de la marge. Magnifique.

Mon avis : Des romans sur la minorité noire américaine, il y en a des quantités. De Toni Morrison à Kathryn Stockett (La couleur des sentiments) en passant par Edward Kelsey Moore (Les suprêmes) ou Sue Monk Kidd (L’invention des ailes), il y en a surtout une sacré tapée d’excellents, et même des chefs-d’œuvre !

Alors, Les femmes de Brewster place ? Un de plus ? Un de trop ?

Ce grand classique de la littérature américaine publié en 1982 est quasiment inconnu en France. Grâce soit rendu aux éditions Belfond pour l’avoir mis en avant, à plusieurs reprises au cours de ces trente dernières années, car ce roman possède de grandes qualités.

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Ragtime

Ragtime – E.L. Doctorow

Pavillons Poche – 416 pages – 10.00 €

Le pitch : Lors de sa publication en 1975, Ragtime fut porté aux nues par la critique américaine avant de devenir un best-seller mondial. Avec cette tragi-comédie nostalgique mais pleine de bruit et de fureur dépeignant la naissance de l’Amérique moderne et les débuts de l’âge du jazz, E. L. Doctorow accédait au rang de grand écrivain. Aux héros de son invention, il mêle, entre autres, Ford, Freud, Jung et Houdini dans un kaléidoscope de personnages.

Ragtime, porté à l’écran par Miloš Forman en 1981, est aujourd’hui un classique de la littérature américaine du XXe siècle.

Mon avis : Peut-être avez-vous vu, il y a de cela pas mal d’année, l’excellent film de Milos Forman, adaptation du roman de E.L. Doctorow ? Non ? Alors il y a peu de chance que vous ayez déjà entendu parler de Ragtime, best seller publié il y a près d’un demi-siècle aux Etats-Unis car, il faut bien l’avouer, l’édition française était passé complètement à côté de l’oeuvre, avant sa récente publication dans l’excellente collection Pavillons poche.

Un oubli regrettable, indubitablement, car pour peu que la littérature américaine de qualité vous passionne, vous ressortirez ravi de la lecture de ce récit foisonnant, complexe et pourtant d’un accès bien plus facile qu’on bien voulu le dire certaines critiques.

Attention : Ragtime n’a rien à voir avec le style de jazz syncopé du même nom ! Ou alors, si peu, que cela ne vaut même pas la peine d’en parler. Non, le seul rapport, c’est l’époque : le roman se passe lors de l’émergence du jazz moderne, au début du XX° siècle. Ragtime est une sorte de portrait impressionniste de l’Amérique moderne naissante avec, par touches précises, la description des courants violents qui sont sur le point de traverser la société américaine.

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♠ Les grands romans sur les minorités indiennes ♠


La note américaine

La note américaine – David Grann 

Pocket – 432 pages – 7.95 €

Le pitch : 1921, Oklahoma. Dépossédés de leurs terres, les Indiens Osages ont été parqués dans une réserve aride. Mais sous leurs pieds coule un océan de pétrole. De quoi rameuter, en quelques mois, les vautours blancs assoiffés d’or noir. Bientôt, les membres les plus riches de la tribu disparaissent, l’un après l’autre. Balle dans la tête, empoisonnement, incendie…

L’État fédéral n’a d’autre choix que d’ouvrir une enquête. À sa tête : le futur directeur du FBI, l’ambitieux John Edgar Hoover, bien décidé à faire de ce dossier brûlant son marchepied vers la gloire… Il lui faudra s’associer aux Indiens s’il veut réussir à élucider l’une des affaires criminelles les plus fascinantes de l’histoire américaine.

Mon avis : Vous avez lu  le pitch ? Bien ! Maintenant, dîtes-moi si vous avez compris que ce roman n’en est pas un, mais plus simplement une enquête journalistique. Non ? Cela me rassure !

Et pourtant, c’en est bien une : David Grann, journaliste, s’est appuyé sur de longues recherches personnelles pour raconter cette incroyable (mais vraie !) histoire, où l’histoire américaine et le polar se sont rencontrés.

Cependant, il est fort possible que la confusion ait été volontairement entretenue car j’ai ressenti l’impression, en dévorant cette enquête passionnante, de revivre, d’une certaine manière, l’expérience inoubliable de la lecture de De sang froid, le livre marqueur de Truman Capote.

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L'envol du moineau

L’envol du moineau – Amy Belding Brown 

Le Cherche Midi – 464 pages – 22.00 €

Le pitch : Colonie de la baie du Massachusetts, 1672. Mary Rowlandson vit dans une communauté de puritains venus d’Angleterre. Bonne mère, bonne épouse, elle souffre néanmoins de la rigidité morale étouffante qui règne parmi les siens. Si elle essaie d’accomplir tous ses devoirs, elle se sent de plus en plus comme un oiseau en cage. Celle-ci va être ouverte de façon violente lorsque des Indiens attaquent son village et la font prisonnière.

Mary doit alors épouser le quotidien souvent terrible de cette tribu en fuite, traquée par l’armée. Contre toute attente, c’est au milieu de ces  » sauvages  » qu’elle va trouver une liberté qu’elle n’aurait jamais imaginée. Les mœurs qu’elle y découvre, que ce soit le rôle des femmes, l’éducation des enfants, la communion avec la nature, lui font remettre en question tous ses repères. Et, pour la première fois, elle va enfin pouvoir se demander qui elle est et ce qu’elle veut vraiment.

Mon avis : Les romans ayant pour thème les relations pour le moins conflictuelles entre les nations indiennes et les populations venues d’Europe pour s’installer en Amérique du nord sont de plus en plus nombreux, on peut même parler d’une mode.

Le sujet le plus fascinant pour nous, lecteurs du début du XXI° siècle, concerne les enlèvements opérés au XIX° siècle par les tribus indiennes qui, pour diverses raisons, ont alors effectué de terrifiantes rafles parmi les colons, souvent très pauvres, qui s’efforçaient de s’implanter sur de nouveaux territoires.

Le roman le plus célèbre – et probablement le plus réussi – paru ces dernières années sur ce sujet est Mille femmes blanches, de Jim Fergus. Un récit inspiré librement d’une histoire réelle survenue en 1875. C’est la caution de cet auteur (« Inspiré d’une histoire vraie, un superbe roman à la fois tragique, courageux et édifiant« ) imprimée sur la couverture de L’envol du moineau qui – outre le pitch, le titre et le graphisme de la couverture, magnifiques – qui m’a donné envie de me plonger dans ce docudrame.

Si j’évoque le vocable de docudrame, ce n’est pas par hasard ou abus de langage : comme l’explique très bien l’auteure, Amy Belding Brown, en postface du roman, l’histoire qu’elle raconte est vraie.

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Le fils – Philipp Meyer 

Le livre de poche – 792 pages – 8.90 €

Le pitch : Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.

Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende. À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’oeuvre de son arrière-grand-père.

Mon avis : Pour une fois,le pitch du roman rédigé par l’éditeur est à la fois clair, complet et suffisamment précis pour se faire une véritable idée de ce que renverse la jaquette. C’est par là que j’ai commencé, en 2014, attiré par le thème de cet énorme roman « de l’Amérique ». Et je ne l’ai pas regretté une seconde !

Le fils est un roman exceptionnel. Une sorte de synthèse des mythes du grand sud de l’Amérique, entre le roman (La trilogie des confins de Cormac Mac Carthy, ou Lonseome dove de Larry McMurtry) et le film (Géant de Georges Stevens). Un texte dont la lecture vous procurera les mêmes sensations que le visionnage d’un film américain des années 50 diffusé en 70 mm dans une salle avec écran géant. J’exagère à peine… !

Pourtant, tenter de brosser une fresque de l’histoire du sud Ouest américain sur un siècle et demi, à travers le destin de trois membres d’une même famille, par une succession de chapitres zappant la chronologie par une série d’aller-et-retours entre les générations, c’était a priori une entreprise démesurée.

Pourtant, Philipp Meyer a remporté haut la main son pari, même si…

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Loup de pluie

Loup de pluie – Jean Dufaux & Ruben Pellejero 

Dargaud – 144 pages – 30.00 €

Le pitch : Bruce, fils du magnat des chemins de fer Vincent Mc Dell, protège Loup de Pluie qui vient de tuer, en état de légitime défense, un homme blanc et s’est enfui avec Petite Lune, la femme dont son frère Jack est amoureux… Petite Lune ne sait pas encore qui sera son époux, mais elle a reçu de son grand-père un monocle aux étranges pouvoirs qui le lui dira sans doute.

Le clan Cody, qui rêve de se venger des Mc Dell, se lance à la poursuite des fuyards, après avoir enlevé la jeune et jolie Blanche, soeur des deux frères. Entretemps, un vieil homme surgit sur la route de Loup de Pluie et de Petite Lune, hanté par le désir de retrouver le bison blanc. Il leur dérobe le monocle…

Ce western intimiste est raconté par une femme : Blanche. Atypique, il aborde le droit à la différence, l’entente entre les peuples et la place de la femme dans une société largement dominée par les hommes. L’intrigue, qui s’appuie sur les légendes indiennes, est pleine de mystères.

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Loup de pluie

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Mon avis : Une tragédie antique sous le ciel de l’ouest ? C’est possible !

Dans un one shot en deux albums (c’est aussi possible !) Jean Dufaux a composé un western crépusculaire de toute beauté. Beauté graphique, tout d’abord, tant les choix esthétiques de Ruben Pellejero jouent un rôle considérable dans l’ambiance étonnante, unique, de l’histoire.

On peut être au départ un peu surpris par ce parti pris de couleurs fortes, très contrastées, passant d’une planche à l’aube de la pénombre d’un saloon à la vive clarté d’une plaine aux herbes jaunes brillant sous un soleil éclatant.

Loup de pluie

Même chose pour le dessin, semi-réaliste, sur lequel Pellejero trace des silhouettes et des décors au contour très épais.

Mais j’avoue qu’au bout de quelques planches, j’ai été complètement séduit par ces choix, pourtant très éloignés de mes goûts habituels.

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Sky Hawk

Sky Hawk – Jîro Tanigushi

Casterman – 283 pages – 12.95 €

Le pitch : Hikosaburô et Manzô, deux samouraïs exilés aux Etats-Unis depuis la restauration de Meij (1868), vivent de leur chasse sur le territoire des Indiens Crow.

Un jour, Hikosaburô porte secours à une Indienne, Running Deer, poursuivie par des chasseurs de prime.

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sky hawk

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Ils sont sauvés in extremis par un groupe de guerriers Oglagla conduits par Crazy Horse. Le chef indien, fasciné par la technique de combat des deux samouraïs, les invite à rejoindre son campement pour enseigner le ju-jitsu à ses hommes. Une profonde amitié va alors naître entre eux.

Devenus Sky Hawk et Winds Wolf, les deux samouraïs vont lutter aux côtés des Indiens contre les hommes blancs venus à la conquête de l’Ouest. La bataille pour sauver leur terre sacrée des Black Hills s’annonce terrible, mais ces valeureux guerriers sont bien décidés à lutter jusqu’au bout.

Mon avis : C’est tout à fait par hasard que je suis tombé récemment sur cet album de dimensions réduites (format manga 24*15 cm), une des œuvres les plus tardives du grand Jirô Tanigushi.

Poussé par la curiosité par le côté complètement atypique de l’entreprise – un western dans la plus grande tradition classique, dont les deux principaux protagonistes sont… deux japonais émigrés aux Etats-Unis ! -, je me suis plongé dans cet épais one shot (plus de 250 planches).

J’avoue que le résultat m’a complètement séduit.

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sky hawk

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Mille femmes blanches

Mille femmes blanches – Jim Fergus

Pocket – 512 pages – 7.90 €

Le pitch : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles…

L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

Mon avis : Lorsque ce roman sort en France, en 2000, publié par Le Cherche Midi, l’éditeur est bien incapable d’imaginer le succès qu’il va remporter.

Ce récit a certes reçu un accueil largement positif, deux ans plus tôt, aux U.S., mais de là à vendre plus de 400 000 exemplaires sur notre territoire, grâce à la magie du bouche-à-oreille… !

En découvrant cette histoire, près de vingt ans plus tard, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre les raisons de ce vif succès : Mille femmes blanches est le prototype absolument parfait du roman à trame historique à la fois bien écrit (le style est d’une fluidité parfaite), très habilement composé, mêlant aventures exotiques, pédagogie historique et ethnique, tout en délivrant un message humaniste sincère…

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Dalva

Dalva – Jim Harrison 

10/18 – 471 pages – 7.50 €

Le pitch : Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément.

Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique violente. Chef-d’œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

Mon avis : Jim Harrison est l’écrivain des grands espaces, mais aussi celui qui a porté pour la première fois l’attention de la littérature américaines sur les minorités indiennes.

Depuis, combien d’auteurs ont-ils repris le flambeau, rendant le genre incroyablement populaire ? Des dizaines !

A lire, indispensable, au même titre que les nouvelles rassemblées sous le titre Légendes d’Automne.


Le Dernier des Mohicans

James Fenimore Cooper – Le dernier des mohicans

Gallmeister – 473 pages – 12 €

Le pitch : 1757, la guerre franco-anglaise fait rage pour la conquête du Nouveau Monde tandis que les tribus indiennes se livrent une lutte sans merci. Le maréchal français Montcalm remonte le lac Champlain avec ses soldats pour prendre le fort William-Henry, tenu par le colonel Munro. Au même moment, les filles de ce dernier, Cora et Alice, sont en chemin pour le rejoindre. Egarées dans la forêt nord-américaine, elles rencontrent un chasseur blanc, Natty Bumppo, alias OEil-de-Faucon, et deux Indiens, Chingachgook et son fils Uncas, le dernier des Mohicans, qui deviennent leurs guides dans cette Amérique sauvage.

Ce livre sans pareil, immense roman d’aventures qui connu dès sa parution un succès international, annonce la disparition des Amérindiens et la naissance des États-Unis.

Mon avis : Même si le style de Fennimore Cooper a vieilli, au regard de nos canons de lecture contemporains – c’est normal, il s’est écoulé près de deux siècles depuis ! – , il n’en reste pas moins que Le dernier des mohicans restera sans doute dans l’histoire de la littérature comme le premier grand roman d’aventure historique et ethnique.

Indispensable à votre culture !


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