Livres : les meilleures sorties 2020

Posté le 15 décembre 2019, par letournepage, dans L'actualité des sorties

Livres : les meilleures sorties 2020

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Comme en 2019 (un bon cru !), j’ai durement travaillé pour vous présenter une sélection de livres attendus – ou pas !-, intrigants, étonnants, parfois un peu décalés, repérés au sein du tsunami de titres qui, semaine après semaine, submerge les étagères, physiques ou virtuelles, des librairies.

Vous le savez : les éditeurs n’hésitent pas à noyer les présentoirs et les rayonnages des points de vente sous plusieurs centaines de nouveaux ouvrages par semaine.

Non, je ne plaisante pas : tous titres confondus, ce sont bien des dizaines de nouveaux titres qui sortent chaque jour des presses pour aguicher les lecteurs désorientés par cette avalanche !

Abondance de biens ne nuit pas ? Mmmm… pas sûr  du tout ! Car – peut-être l’ignorez-vous – l’industrie française du livre (car c’est bien une industrie) s’est lancée depuis vingt ans dans une course en avant destructrice : toujours plus de nouveaux livres, pour un volume global de ventes qui, au mieux, ne baisse que faiblement.

Résultat : la trésorerie des librairies étouffe sous la facturation du flot de nouveautés sorties des cartons qui, chaque jour, s’entassent sur le pas de leur porte. Conséquence : la durée d’exposition des livres ne cesse de se réduire et le nombre moyen d’exemplaires vendu baisse, chute, bref : se casse la gueule !

Il faut bien l’admettre : gagner sa vie avec le livre est, pour tous les acteurs de la filière – à commencer par les auteurs ! – devenu une gageure, surtout lorsqu’une cochonnerie comme un virus inconnu impacte comme jamais toute l’économie du livre….

Mais trêve de confiserie… euh… de plaisanterie, revenons à nos moutons : les nouveautés 2020.

Vous les découvrirez ici tout au long de l’année, présentées mois après mois, dans l’ordre : janvier, février, mars, avril… enfin bref, vous avez compris, on est capable d’aller jusqu’en décembre, même si l’année éditoriale a été terriblement perturbé par le confinement…

Heureux lecteur : j’ai fait pour vous – et seulement pour vous ! – mon marché sagace dans le torrent de papiers évoqué plus haut et récupéré dans mes filets de nombreux romans, essais, pièce de théâtre, BD qui, ma foi, devraient repaître votre appétit insatiable de apivore érudit.

Bon appétit : vous allez voir, il y a de quoi se régaler !

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♥ Les nouveautés 2020 : lire avec curiosité, malgré la crise ! ♥

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♠ Janvier 2020 ♠


L'homme qui pleure de rire

L’homme qui pleure de rire – Frédéric Beigbeder

Grasset – 320 pages – 20.90 €

Après un retour à moitié réussi en 2018 – Une vie sans fin – l’ex fils de pub reprend son personnage fétiche de 99 Francs pour un roman dont la couverture est une vraie réussite marketing.

Comme quoi, on ne se refait pas…

Francheme

Le pitch : Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…

Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur le marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.

Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.

Miroir de nos peines

Miroir de nos peines – Pierre Lemaitre

Albin Michel – 544 pages – 22.90 €

Après la première guerre mondiale, Pierre Lemaitre s’attaque à la seconde avec un roman situé durant la seconde.

Débâcle, collaboration, le sujet a souvent été travaillé par les auteurs, mais la période est un terreau romanesque parfait.

Le pitch : Avril 1940. Louise, trente ans, court, nue, sur le boulevard du Montparnasse. Pour comprendre la scène tragique qu’elle vient de vivre, elle devra plonger dans la folie d’une période sans équivalent dans l’histoire où la France toute entière, saisie par la panique, sombre dans le chaos, faisant émerger les héros et les salauds, les menteurs et les lâches… Et quelques hommes de bonne volonté.

Il fallait toute la verve et la générosité d’un chroniqueur hors pair des passions françaises pour saisir la grandeur et la décadence d’un peuple broyé par les circonstances. Secret de famille, grands personnages, puissance du récit, rebondissements, burlesque et tragique… Le talent de Pierre Lemaitre, prix Goncourt pour Au revoir là-haut, est ici à son sommet.

Le consentement

Le consentement – Vanessa Springora

Grasset – 216 pages – 18.00 €

Le livre événement de cette rentrée, attendu pour de mauvaises raisons (la mise en cause des pratiques pédophiles de Gabriel Matzneff et le silence de la communauté intellectuelle parisienne pendant des décennies).

Et si on prenait le temps de découvrir le texte pour lui-même ?

Le pitch : Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir. Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal.

Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.

Le lambeau

Le lambeau – Philippe Lançon

Folio – 512 pages – 8.50 €

Le best seller douloureux de Philippe Lançon, survivant de Charlie Hebdo, sort en fin en livre de poche. Un texte unanimement salué pour sa qualité.

Le pitch : «Je me souviens qu’elle fut la première personne vivante, intacte, que j’aie vue apparaître, la première qui m’ait fait sentir à quel point ceux qui approchaient de moi, désormais, venaient d’une autre planète – la planète où la vie continue.»

Le 7 janvier 2015, Philippe Lançon était dans les locaux de Charlie Hebdo. Les balles des tueurs l’ont gravement blessé. Sans chercher à expliquer l’attentat, il décrit une existence qui bascule et livre le récit bouleversant d’une reconstruction, lente et lumineuse. En opposant à la barbarie son humanité humble, Le lambeau nous questionne sur l’irruption de la violence guerrière dans un pays qu’on croyait en paix.

L'homme qui aimait trop les livres

L’homme qui aimait trop les livres – Allison Hoover Bartlett

Pocket – 264 pages – 6.95 €

Un lecteur compulsif ne peut qu’être hypnotisé par le pitch de ce livre qui sort enfin en format poche.

Mais, contrairement à ce qu’il peut laisser penser, l’ouvrage n’est pas un roman mais le résultat de l’enquête d’une journaliste américaine dans le milieu des bibliophiles.

Impossible de passer à côté !

Ma critique est déjà là : ⇒ Lire la suite

Le pitch : Un voleur de livres rares, un libraire obstiné, l’histoire d’une traque haletante entre deux amoureux du livre.

Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ? L’américain John Gilkey a dérobé pour 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. C’était compter sans la ténacité de Ken Sanders, libraire irascible, qui s’improvise détective et mène l’enquête.

À travers le récit de cette traque, l’auteur nous plonge dans l’univers fascinant du livre ancien en se posant toujours cette question : de quoi serions-nous capables par amour des livres ?

Les Os des filles

Les Os des filles – Line Papin

Le livre de poche – 184 pages – 7.20 €

Récit autobiographique de la jeune auteure franco_vietnamienne qui plonge dans l’histoire de ses ascendantes.

L’ouvrage a remporté un vrai succès d’estime en format broché.

Le pitch : « Tu avais dix-sept ans alors, à peine, et tu as pris l’avion, seule, pour retourner à Hanoï. Tu vois, j’en ai vingt-trois aujourd’hui, et je retourne, seule, une nouvelle fois, sur les lieux de ton enfance. Tu es revenue et je reviens encore, chaque fois derrière toi. Je reviendrai peut-être toujours te trouver, trouver celle qui naissait, celle qui mourait, celle qui se cherchait, celle qui écrivait, celle qui revenait. Je reviendrai peut-être toujours vers celle qui revenait, vers les différents coffrets d’os, vers les couches de passé qui passent toutes ici. »

Après deux premiers romans très remarqués, L’Éveil et Toni (Stock), la jeune Line Papin poursuit son chemin en littérature sous le regard bienveillant – très bienveillant – des critiques, des lecteurs et surtout des libraires qui conseillent à coup de superlatifs son dernier né intitulé Les Os des filles (Stock) où elle raconte tout à la fois son enfance au Vietnam entourée de femmes d’exception, son arrachement à son pays natal, sa tentation de la mort une fois en France et sa lente remontée vers la lumière. Une plume magistrale.

Quand on parle du diable

Quand on parle du diable – Joseph Denize

Julliard – 544 pages – 21.00 €

Un épais premier roman français qui interpelle forcement par son pitch tout à fait étonnant, intriguant. Le sujet et l’ampleur e l’entreprise tranche carrément avec le tout venant de l aproduction germanopratine !

Le pitch : Dans le Paris de 1917, tandis que la Grande Guerre s’éternise, démons et sorciers se livrent une lutte sans merci pour s’emparer d’un tableau aux pouvoirs terrifiants. Embarqué malgré lui dans cette bataille, le jeune Aimé Grandin n’a que son ingéniosité et sa bravoure pour contrer un déchaînement de forces maléfiques.

Fantasmagorie historique au suspense envoûtant, Quand on parle du diable est un roman d’aventures traversé par des personnages réels (Mata Hari, Méliès, Modigliani ou Crowley, célèbre occultiste britannique), qui tourne en dérision l’effroyable attirance de l’humanité pour la barbarie. Une relecture saisissante de ce tournant du XXe siècle, marqué par la découverte de la plus dévastatrice des armes : le pouvoir de l’image.

The Irishman

The Irishman – Charles Brandt

10/18 – 552 pages – 9.20 €

Le livre dont est tiré le dernier film fascinant de Martin Scorsese. Son titre original, J’ai tué Jimmy Hoffa – revu pour profiter de la vague Scorsese – est parfaitement adapté à son contenu.

Indispensable à découvrir !

Le pitch : Les confessions d’un ancien tueur au service de la mafia, adaptées au cinéma par Martin Scorsese.

Charles Brandt a été procureur général du Delaware et avocat de Frank Sheeran au moment de son arrestation en 1975. Numéro un de la liste des best-sellers du New York Times, J’ai tué Jimmy Hoffa a été adapté en film par le maître du genre, Martin Scorsese, et compte parmi les nouveautés Netflix les plus attendues de 2019.

Là où chantent les écrevisses

Là où chantent les écrevisses – Delia owens

Le Seuil – 480 pages – 21.50 €

Un nouveau roman porté par la vague naturaliste de la littérature américaine contemporaine.

On est en Caroline du Nord, et le titre est, à mon goût,  tout simplement fabuleux.

Le pitch : Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur  » la Fille des marais  » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Anne-Marie la Beauté

Anne-Marie la Beauté – Yasmina Reza

Flammarion – 96 pages – 12.00 €

Un tout petit bouquin d’une grande dame des lettres françaises.

L’extrait placé en exergue me donne envie de lire le roman. Pas vous ?

Le pitch : Elle s’enduisait de la vieille crème de huit heures d’Elizabeth Arden. Tu pues le camphre Gigi, je disais. Elle répondait c’est un aphrodisiaque, la pauvre Au temps du Théâtre de Clichy, j’étais sa seule amie. Les autres étaient jalouses Les hommes tournicotaient comme des mouches.

Elle tombait amoureuse plusieurs fois par mois. A vingt-trois ans elle s’est trouvée enceinte. Pendant deux jours on s’est cassé la tête pour savoir quoi faire et puis elle a dit, allez hop je le garde. Ça ne l’intéressait pas de connaître le père : de toute façon il me fera chier.

Tu seras un homme, mon fils

Tu seras un homme, mon fils – Pierre Assouline

Gallimard – 304 pages – 20.00 €

J’adorais Pierre Assouline dans sa première vie de biographe, nettement moins dans sa deuxième de romancier.

En se lançant dans l’exofiction, le voilà entre les deux. Pour le meilleur, ou pour le pire ? Tentons notre chance…

Le pitch : C’est l’histoire d’un poème… A la veille de la Première Guerre mondiale, Louis Lambert, jeune professeur de lettres dans un lycée parisien, rencontre par hasard dans le sud de la France son auteur favori : Rudyard Kipling, le romancier adulé du Livre de la jungle et du fameux « If…  » que les Français connaîtront bientôt sous le titre « Tu seras un homme, mon fils » . Louis Lambert, qui rêve depuis des années d’en donner lui-même la traduction idéale, tente d’obtenir l’autorisation de l’écrivain. Une amitié inattendue va naître entre les deux hommes, que la disparition de John, le fils de Kipling, mort au combat dans les tranchées, va brutalement modifier.

Jusqu’où un père est-il responsable du destin de son fils ? Un poème peut-il être la clé de toute une vie ? Pierre Assouline nous plonge dans la vie intime de Kipling pour faire la lumière sur un drame qui changea à jamais le cours de l’existence d’un des auteurs les plus lus au monde.

Muertos

Muertos – Pierre Place

Glénat BD – 152 pages – 25.00 €

De la BD consistante, très consistante : 150 planches et un dessin d’enfer (c’est le cas de le dire !) pour plonger dans la grande tradition de la tragi-comédie morbide mexicaine.

Difficile de ne pas aller jeter un œil. Ou deux, c’est plus pratique.

Le pitch : Mexique, début du XXe siècle. Une hacienda est subitement prise d’assaut par une horde d’étranges individus, des « calaveras », ces figures écorchées issues du folklore mexicain, hébétées et muettes, qui ne semblent tenir debout que par la pulsion de meurtre qui les anime. Les survivants de l’attaque, jetés sur les routes, forment alors un groupe sans distinction de classes, de milieux, ou d’origines… même si les patrons tentent de demeurer ceux qui donnent les ordres. Ils n’ont alors pour seul langage commun que celui de la violence et de la lutte pour la survie. Reste à savoir s’ils vont devenir aussi sauvages que les monstres qui les poursuivent…

Pierre Place, meilleur que jamais, propose un récit étouffant, rythmé, plein de suspense grâce à un découpage cinématographique virtuose et un dessin dont la personnalité expressionniste et dynamique accroche tout de suite le lecteur. Aussi macabre que réjouissant, Muertos est un divertissement haut de gamme qui rend tout autant hommage aux westerns mexicains qu’aux œuvres horrifiques de critique sociale de George Romero.

Une machine comme moi

Une machine comme moi – Ian McEwan

Gallimard – 400 pages – 22.00 €

Ian McEwan se lance dans l’uchronie ? Voilà qui ne manque pas de sel !

En tous cas, le pitch est sacrément alléchant, certainement le plus intriguant du début de l’année 2020…

Le pitch : Londres, 1982. Dans un monde qui ressemble à s’y méprendre au nôtre, quelques détails dissonent : les Beatles sont toujours au complet, les Anglais ont perdu la guerre des Malouines et le chercheur Alan Turing est encore en vie. Grâce à lui, les prouesses technologiques sont inouïes et les avancées scientifiques en matière d’intelligence artificielle fulgurantes. C’est ainsi que Charlie fait l’acquisition d’un « Adam » , un androïde doté de l’intelligence artificielle la plus perfectionnée qui soit. Adam ressemble beaucoup à un humain, sait faire la conversation, écrit des poèmes et proclame son amour pour Miranda, la compagne de Charlie.

En dépit de la jalousie que cette déconcertante situation induit, le trio vit en bonne entente, insensible aux catastrophes économiques et sociales qui bouleversent l’Angleterre après l’assassinat du Premier ministre et la possibilité d’une sortie de l’Union européenne. Mais Adam et ses semblables ont été conçus pour respecter les règles et ne parviennent pas à accepter les imperfections du monde – notamment le mensonge. La situation va alors se compliquer au sein de cet inquiétant ménage à trois.

King Charlie

King Charlie – Delphine Pessin

Poulpes Fictions – 169 pages – 9.95 €

Un roman pour les plus jeunes, au scénario vraiment sympa. J’aime bien la couverture !

Le pitch : Et si du jour au lendemain, vous deveniez… chien ?

Charlie est un enfant-roi. La preuve, il porte une couronne sur la tête. Couvé par ses parents, il fait la loi partout où il passe : il terrorise les chiens de son quartier, méprise ses camarades d’école… jusqu’au jour où une sorcière, pour le punir, le transforme en chien King Charles !

Aidé par une bande de cabots affectueux, il devra tout faire pour retrouver forme humaine, et même tenter de devenir plus gentil !

Nous sommes Légion (Nous sommes Bob, tome 1)

Nous sommes Légion (Nous sommes Bob T1) 

Dennis E. Taylor

Le livre de poche – 504 pages – 8.70 €

Un roman de SF fleuve qui sort en livre de poche : trois tomes d’un coup  (1 500 pages !).

Ma critique est déjà là : ⇒ Lire la suite

Le pitch : Bob Johansson vient de vendre sa start-up et va pouvoir profiter de la vie. Tant de lieux à visiter, de livres à lire et de films à voir ! Pas de bol, il se fait écraser en traversant la rue.

Lorsqu’il revient à lui, un siècle plus tard, c’est pour découvrir qu’il appartient désormais au gouvernement. Téléchargé dans un ordinateur, il est pressenti pour devenir une IA capable de se répliquer à volonté, aux commandes d’une sonde interstellaire destinée à la recherche de planètes habitables. Les enjeux sont considérables. S’il refuse cette mission, on l’éteindra et un autre prendra sa place. S’il accepte, il devient une cible de choix. Au moins trois autres puissances se verraient bien envoyer leur sonde en premier, et tous les coups sont permis.

Pour Bob, l’endroit le plus sûr, c’est dans l’espace, le plus loin possible de la Terre. C’est du moins ce qu’il croit…

Les Optimistes

Les Optimistes – Rebecca Makkaï

Les escales éditions – 560 pages  – 22.90 €

Un des romans américains les plus remarqués outre-atlantique en 2018.

Le sujet est intéressant et l’ampleur du récit attirant. Mais les auteurs US écrivent souvent « trop long », alors il faut aller voir pour y croire !

Le pitch : Du Chicago des années 1980 au Paris d’aujourd’hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l’amitié face à la tragédie.

Chicago, 1985. La carrière de Yale Tishman, jeune galeriste, s’apprête à décoller lorsque l’épidémie de sida frappe Chicago de plein fouet. Très vite, le virus s’immisce dans son entourage, et tout s’effondre autour de Yale. Bientôt, il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.

2015. Fiona se rend à Paris, à la recherche de sa fille devenue membre d’une secte. Logée chez une vieille connaissance, elle s’autorise enfin à revenir sur le traumatisme de sa jeunesse.

Rebecca Makkai nous plonge au cœur d’une époque marquée par la rage et la panique, et brosse les sublimes portraits de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n’auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l’espoir.

Lauréat de la Andrew Carnegie Medal for Excellence in Fiction 2018
Finaliste du National Book Award 2018
10 Best Books of 2018 du New York Times

Crève, Ducon !

Crève, Ducon ! – François Cavanna

Gallimard – 240 pages – 18.50 €

Personnage hors norme, baroque, auteur au talent incontestable, Cavanna fut un des acteurs incontournables de la culture du seconde moitié du XX° siècle français.

Des inédits, une demi douzaine d’années après sa mort (au moins aura-t-il échappé au jour tragique de Charlie !) : voilà qui ne manque pas d’intérêt, surtout que l’on ne peux pas suspecter Gallimard de spéculer sur des fonds de tiroir pour une parution dans la blanche !

Le pitch : Ce volume, conçu comme une suite à Lune de miel, est le dernier livre sur lequel Cavanna a travaillé avant de mourir. Sans doute y aurait-il apporté quelques ajouts ou modifications de détail, mais on peut le considérer comme une oeuvre aboutie. Composé, comme l’était Lune de miel, de chapitres assez brefs, le livre regroupe souvenirs et anecdotes qui évoquent à la fois la fin de vie de l’auteur et son passé (Charlie Hebdo, le S. T. O…). On y retrouve avec bonheur la gouaille réjouissante de Cavanna, sa grande gueule, ses coups de colère, ses élans d’affection, sa passion de la langue et de la littérature : un écrivain, un vrai. Le titre reprend les derniers mots du texte, pleins de rage et d’amour de la vie au moment de lâcher la rampe.

Les Rois fous de l'Histoire

Les Rois fous de l’Histoire – Collectif

Editions First – 272 pages – 18.95 €

Ah que voilà un sujet intéressant ! … et bien peu traité par les états, qu’ils soient monarchistes ou démocratiques, qui ne prévoient quasiment jamais rien en cas en cas de problème de santé cognitive de leur dirigeant !

Le pitch : Que faire quand l’État perd la boule ? La France, il y a un siècle, a fait l’expérience d’un président fou, Paul Deschanel, tombé du train présidentiel en pyjama… Les services de l’Élysée profitèrent d’un moment de lucidité pour lui faire signer une lettre de démission. Le problème est plus difficile à régler quand le chef de l’État est un monarque héréditaire de droit divin…

Charles VI en France, Ivan le Terrible en Russie, Jeanne la Folle en Espagne, George III en Angleterre illustrèrent avec éclat la tragédie du pouvoir, de même que le roi-artiste Louis II de Bavière. Chez d’autres, comme Ungern-Sternberg, Kim Il-sung ou Bokassa Ier, fonder une monarchie fut le couronnement de leur folie.

Crimes de sang, dévastations, débauches du corps et de l’esprit, tels furent les événements marquants de leurs règnes inoubliables, enfin réunis par une équipe d’historiens.

Pourquoi, moi, j'ai jamais de câlins ?

Pourquoi, moi, j’ai jamais de câlins ?

 C. Jolibois & M. Barcilon

Kaléidoscope – 32 pages – 11.50 €

Des ouvrages pour les p’tits bouts, il y en a beaucoup, mais aussi chou que celui-là, cela ne court pas les chemins des sous-bois !

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Le pitch : Picot sait ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, c’est des câlins ! Mais personne n’est disposé à lui en faire.

Heureusement, la tendresse peut s’exprimer de bien des manières…

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Pourquoi, moi, j'ai jamais de câlins ?

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La première fois c'était quand même plus marrant

La première fois c’était quand même plus marrant

Colleen Oakley

Editions Hauteville – 384 pages – 7.90 €

OK, le sujet n’a pas l’air vraiment, vraiment drôle, mais avec une couverture pareille on se demande s’il ne s’agit pas, finalement, d’un feel good book…

Il va falloir vérifier sur pièce !

Le pitch : Alors qu’elle s’apprêtait à profiter d’un week-end romantique pour célébrer le troisième anniversaire de sa guérison, Daisy reçoit une terrible nouvelle  : elle est atteinte d’un nouveau cancer en phase terminale. La mort est une perspective effrayante  ; abandonner Jack, son mari brillant mais adorablement démuni face à la vie, l’est encore plus. Daisy se lance donc avec acharnement dans la quête de la femme idéale pour qu’après son départ, Jack ne se retrouve pas seul.

Mais lorsque l’image de son mari avec une autre ne devient que trop réelle, Daisy devra choisir ce qui compte le plus pour elle dans les quelques mois qu’il lui reste  : son propre bonheur ou celui de Jack…

La comédie (in)humaine

La comédie (in)humaine – Nicolas Bouzou & Julia de Funès

J’ai lu – 188 pages – 6.90 €

La sortie en format poche d’un essai indigné, sévère et passionnant de Nicolas Bouzou, économiste de talent, et Julia de Funès, philosophe.

La cible : les (très) mauvaises nouvelles manières de management de nos entreprises et start up mondialisées. Conseillé !

Ma critique est déjà là : ⇒ Lire la suite

Le pitch : Réunions interminables, séminaires sportifs, inflation des process : l’entreprise est devenue le lieu de l’absurde, faisant fuir les meilleurs au lieu d’attirer les talents. Mais comment remédier concrètement à ces dysfonctionnements insensés, sources de burn-out, bore-out et autres malaises ?

Pour les auteurs, défenseurs acharnés de la libre-entreprise, il est urgent de laisser les salariés exprimer librement leur intelligence critique. A travers ce livre, ils nous entraînent dans une croisade contre le vide de sens qui paralyse nos sociétés et, surtout, ils proposent des solutions concrètes pour que l’entreprise de demain soit le lieu de l’innovation, de la performance et du progrès, loin des babyfoots et des documents PowerPoint à n’en plus finir !

China Li T2 - L'Honorable Monsieur Zhang

China Li – T2 – L’Honorable Monsieur Zhang

J.F. et Maryse Charles

Deuxième volume d’une saga historique orientale sur un sujet assez peu traité, dont le premier tome dont les illustrations m’avaient vraiment convaincu il y a un an.

Les auteurs sont mari et femme à la ville.

Au boulot aussi, en fait !

Le pitch : Alors qu’elle arrive à Paris, Li y termine ses études secondaires et entame une licence de journalisme. Dans le même temps, depuis son pays d’origine, Monsieur Zhang lui apprend par courrier que Mao lève une armée et que la famine sévit.

Deux ans plus tard, la Manchourie sera envahie par le Japon. Li voudrait pouvoir aider son pays et revoir son mentor, Monsieur Zhang. Par ailleurs, à Paris, elle découvre l’amour. Comment concilier cet amour naissant et son besoin d’aider son pays ?

La couleur du miel

La couleur du miel – Delphine Maarek

Hlab éditions – 192 pages – 16.00 €

Un premier roman aux tonalités feel good, avec un titre et un pitch tout en douceur.

La construction – il s’agit d’un roman épistolaire, échange de mails – mérite qu’on lui donne sa chance.

Le pitch : Alice et sa mère ne se sont pas parlé depuis des années. Pourtant, un jour, Alice écrit un mail à celle qui l’a mise au monde. Une lettre envoyée comme on jette une bouteille à la mer. Une lettre pour renouer des liens, comprendre le passé, parler du présent, évoquer le futur.

Au fil des réponses, des mois, les deux femmes se dévoilent, se réapprivoisent, se retrouvent. Et en même temps, petit à petit, grandit un nouvel être. L’enfant dont Alice a toujours rêvé…

Shi T4

Shi T4 – Zidrou & Homs

Dargaud – 56 pages – 14.50 €

Sortie du quatrième tome de la saga fantastico-historique de Zidrou, aux commandes d’un scénario malin, et d’Homs, dont les graphismes et les couleurs somptueuses ne peuvent que rendre addictif !

Le pitch : Rattrapées par la police et l’horrible Kurb, Jay et Kita sont prises au piège. Elles parviennent à s’enfuir in extremis grâce à l’aide de Senseï, mais le prix à payer est terrible. Leurs têtes mises à prix, elles s’allient au Dead Ends, le gang de gamins des rues de Husband et Sainte Marie-des-Caniveaux. Ensemble, ils veulent se venger de cet Empire britannique qui les écrase sans vergogne. Et rien de mieux pour parvenir à leurs fins que de profiter des décisions de la Reine Victoria.

N’appréciant nullement que les provinces d’Amérique du Nord revendiquent leur indépendance, la Reine a ordonné la construction d’une flotte navale pour aller déclarer la guerre à l’Amérique et récupérer ce qui lui appartient. Un attentat se prépare pour le jour de l’inauguration… Il arrive que le démon verse des larmes, mais ne vous méprenez pas, il s’en nourrira pour devenir plus fort et déversera sa haine…

Ferrari 250 GTO

Ferrari 250 GTO – William Huon

ETAI – 250 pages – 129.00 €

Un magnifique ouvrage sur la plus mythique des Ferrari.

Le prix est indécent, certes, mais à la mesure de la côte de ces bolides pour collectionneurs milliardaires !

Le pitch :  Les Ferrari 250 GTO sont devenues légendaires. Mais qu’étaient-elles en leur temps ? Tel est l’objet de cet ouvrage illustré des meilleures photographies de Bernard Cahier. Véritable lucarne sur un passé révolu, il nous fait revivre minutieusement les épreuves qu’elles dominèrent : les 12 Heures de Sebring, la Targa Florio, les 1 000 Kilomètres du Nürburgring, les 24 Heures du Mans, le Tour de France automobile.

Des épreuves et tant d’autres où les trente-six GTO, détaillées dans ces pages châssis par châssis et course par course, laissèrent l’empreinte la plus profonde. Trente-six, plus trois. Pour être complet et multiplier les émotions. Histoire de perpétuer la légende.

Mais où est Kiki ?

Mais où est Kiki ? – Blutch & Robber

Dupuis – 80 pages – 16.50 €

Après tant d’autres héros des grandes années Dupuis, voilà un des plus célèbre couple de la BD belge qui bénéficie d’une « remise à zéro » par des auteurs contemporains.

Aller faire un tour sur cette enquête bien tentante, c’est aussi une bonne idée car Blutch (et Robber, son frère cadet !) est aux commandes de l’entreprise. Oui, Blutch, ce dessinateur désinvolte de la grande époque de Fluide glacial !

Le pitch :  Après une enquête de longue haleine, Tif et Tondu réussissent à mettre sous les verrous l’antiquaire des stars : Patrice Goret de Saint Guy. Il ne conservait rien de moins que soixante-trois toiles de maîtres déclarées comme volées.

Quelque temps après, alors en pleine tournée de dédicace pour le roman narrant cette affaire, les deux comparses tombent sur deux fous furieux. Le premier est un géant qui leur transmet un message indiquant que Kiki, une de leurs amies proches, a probablement été enlevée. Le second est la fille de cet antiquaire véreux, qui tente de brûler la librairie et d’assassiner Tif ! Cette dernière jure que son père est innocent et qu’il a été obligé de cacher les œuvres pour le compte d’un criminel dangereux.

Pour Tif et Tondu, la suspicion est on ne peut plus permise…

L'Institut

L’institut – Stephen King

Albin Michel – 604 pages – 24.90 €

Et si on revenait faire un tour du côté de ce bon vieux King, pour voir dont il est capable aujourd’hui ?

Même si sa production actuelle n’est la plupart du temps pas à la hauteur de sa grande époque (celle d’avant son accident), le pitch de cet épais roman centré sur l’enfance et les pouvoirs rappelle quelques bons souvenirs…

Le pitch : Au milieu de la nuit, dans une maison d’une rue calme de la banlieue de Minneapolis, des intrus assassinent en silence les parents de Luke Ellis et l’embarquent dans un SUV noir. L’opération prend moins de deux minutes. Luke se réveillera à l’Institut, dans une chambre qui ressemble à se méprendre à la sienne, sauf qu’il n’y a pas de fenêtres. Et derrière sa porte se trouvent d’autres portes, derrière lesquelles se trouvent d’autres enfants aux talents spéciaux – télékinésie et télépathie – qui sont arrivés ici de la même manière que Luke: Kalisha, Nick, George, Iris et Avery Dixon âgé de 10 ans. Ils sont tous dans la Moitié Avant. Luke apprend que d’autres sont passés à la Moitié Arrière, ‘comme les motels crasseux’, déclare Kalisha. “On y entre, mais on n’en ressort pas.’

Dans la plus sinistre des institutions, la directrice Mme Sigsby et son personnel s’efforcent sans merci à extraire de ces enfants la force de leurs extraordinaires dons. Il n’y a pas de scrupules ici. Si vous faites ce qu’on vous dit vous recevez des jetons pour les distributeurs automatiques. Si vous ne le faites pas, la punition est brutale. A chaque nouvelle victime qui disparaît dans la Moitié Arrière, Luke devient de plus en plus désespéré à l’idée de sortir et de chercher de l’aide. Mais personne ne s’est jamais échappé de l’Institut.

Petit manuel des gros mots de Roald Dahl

Petit manuel des gros mots de Roald Dahl – R. Dahl & Q. Blake

Gallimard jeunesse – 96 pages – 10.00 €

Le pitch : Pour plusieurs générations, Roald Dahl, c’est une référence, comme auteur pour la jeunesse, mais pas que ! Un petit abcédaire pour rire !

Le pitch : La plupart des adultes pensent qu’il n’existe que quelques gros mots au monde.

Mais en réalité il y en a un trilliard – et ceux que l’on fabrique soi-même sont souvent les meilleurs, car on est seul à savoir ce qu’ils signifient vraiment !

De farfoulet à schnockombre en passant par répugnifiant, une découverte des mots inventés par Roald Dahl dans ses différentes histoires. L’ouvrage invite le lecteur à créer ses propres termes en utilisant les procédés utilisés par l’auteur comme les mots-valises ou les allitérations.


♠ Février 2020 ♠


Basquiat

Basquiat – Soren Mosdal & Julian Voloj

Editions Soleil – 136 pages – 18.95 €

Jean-Michel Basquiat, l’artiste prodige mort à 27 ans d’une overdose : n’est-ce pas un magnifique sujet pour un roman (bio)graphique ?

Le travail visuel semble  à la hauteur du personnage : hors norme !

Le pitch :  Cette biographie retrace la carrière éclair et la vie trépidante de Jean-Michel Basquiat qui marqua la scène artistique new-yorkaise de la fin des années 70. Punk, jazz, hiphop, graffitis : son oeuvre toute entière est imprégnée des grands courants culturels de l’époque qui rythmaient le bouillonnant Lower Manhattan où il résidait.

Ce roman graphique, qui s’appuie sur des faits réels, imagine aussi la lutte permanente entre l’artiste, ses créations et les démons intérieurs qui finirent par le détruire.

Rock

Rock – Philippe Manoeuvre

Harper Collins – 288 pages – 7.90 €

La sortie en format poche des mémoires du critique de rock emblématique français qui avaient cartonné l’année dernière lors de sa sortie.

Franchement réussi, l’exercice mérite l’attention de tous les amateurs !

Ma critique est déjà là : ⇒ Lire la suite

Le pitch : C’est donc le temps du grand bilan, mon devoir d’inventaire à moi. Mémoires binaires, rock et roll. J’avais tant de choses à vous raconter.

Ma rencontre avec le rock et les Rolling Stones, mes aventures chez les punks. De rédacteur en chef de Métal Hurlant puis de Rock&Folk. Mon amitié avec Serge Gainsbourg. Johnny, évidemment. Mes rencontres avec Madonna, Prince, Michael Jackson, Polnareff, JoeyStarr et bien d’autres.

C’est tout ça que j’ai eu envie de mettre dans ce livre. Et ça commence au paradis des rockers, dans le bus des Stooges…

Au soleil redouté

Au soleil redouté – Michel Bussi

Presses de la Cité – 432 pages – 21.90 €

Lorsque Michel Bussi, un des trois meilleurs auteurs de France en terme de succès commercial, se lance dans un thriller insulaire en huis-clos, cela donne ça… Sans doute pas au niveau de Dix petits nègres, il ne faut pas rêver mais on peut se laisser tenter !

Le pitch : Le nouveau roman de Michel Bussi : un huis clos à ciel ouvert, orchestré de main de maître. Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers. Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ?

Au plus profond de la forêt tropicale, d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur rôde. Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique, une disparition transforme le séjour en jeu… meurtrier ?

Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir… et mourir.

Yann, flic déboussolé, et Maïma, ado futée, trouveront-ils lequel des hôtes de la pension Au soleil redouté… est venu pour tuer ?

Divine: Vie(s) de Sarah Bernhardt

Divine: Vie(s) de Sarah Bernhardt – Eddie Simon et Marie Avril

Editions Futuropolis – 176 pages – 22.00 €

Un biopic BD de la grande actrice. Le parti pris graphique – trait enlevé pas trop réaliste et couleurs vives – découvert dans les premières planches donne envie d’en savoir plus

Le pitch : Sarah Bernhardt (1844-1923) est un personnage romanesque, moderne, qui prend son destin en main et bouscule les traditions. Surnommée par Victor Hugo «la Voix d’or», ou par la presse «la Divine», elle est considérée comme la plus grande tragédienne française du XIXE siècle. Jean Cocteau a inventé pour elle l’expression de «monstre sacré».

Eddy Simon et Marie Avril signent une biographie aussi libre que la vie de cette femme hors du commun. Ils s’attachent particulièrement sur la période de neuf ans (1871-1880) où Sarah va construire sa légende, travailler au théâtre et va connaître la consécration.

Toute la ville en parle

Toute la ville en parle – Flannie Flagg

Pocket – 528 pages – 8.10 €

Sortie en format poche (jolie couverture graphique !) du dernier roman de l’auteure du génial Beignets de tomates vertes Fannie Flagg semble avoir du mal à retrouver la magie de ses débuts, mais le picth est plutôt plaisant, alors…

Le pitch : Rien ne ressemble davantage à un petit village américain qu’Elmwood Springs, Missouri. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère.

Mais c’est ailleurs que les choses se passent. Là-haut. Sur la colline. Derrière son arche de bois sculpté, le cimetière de Still Meadows bruisse de ragots. Loin de jouir d’un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière…

Sacrées sorcières

Sacrées sorcières – Roald Dahl & Pénélope Bagieu

Gallimard jeunesse – 304 pages – 23.90 €

L’adaptation en BD (300 planches !) d’un des grands romans du merveilleux auteur de Charlie et la chocolaterie et de Matilda, par notre petite française Pénélope Bagieu, cette facétieuse qui vient d’exploser les compteurs avec sa série Culottées ?

Comment ne pas se précipiter ? ! Ma critique est déjà là : ⇒ Lire la suite

Le pitch : Les sorcières n’ont qu’un but, éliminer les enfants qu’elles détestent, grâce à leur apparence tout à fait ordinaire. Un jeune garçon qui vit avec sa grand-mère, chasseuse de sorcières, apprend à les reconnaître à ses dépens, tout en déjouant un complot mené par la Grandissime sorcière.

Juste derrière moi

Juste derrière moi – Lisa Gardner

Albin Michel – 480 pages – 22.90 €

Lisa Gardner est un(e) des auteur(e)s de thriller américain à la mode (comprenez : elle vend un max !). Mes expériences sont variables, du très bon au très raté (voir ailleurs sur le site).

Le pitch est sympa : alors pourquoi pas ?

Le pitch :  Cela fait longtemps que Sharlah, 13 ans, vit séparée de son frère Telly, depuis le jour fatal où, pour la protéger, il a tué leur père. Sa famille d’accueil, Pierce Quincy un ex-profiler du FBI et sa femme Rainie, ont su lui redonner confiance dans un cadre sécurisant et aimant.

Mais lorsque Pierce est appelé par le shérif de la ville pour un double meurtre commis dans une station-service, le passé de Sharlah resurgit, tel un cauchemar : les caméras de surveillance accusent en effet Telly.

Bouleversée, ne pouvant se résigner à sa culpabilité, Sharlah part à la recherche de son frère, traqué par la police…

Les Prodiges de l'Empire, T3 : Le Saint des lames

Les Prodiges de l’Empire – T3 : Le Saint des lames

C.F. Iggulden

336 pages – Editions Bragelonne – 20.00 €

Le troisième (et dernier volume) d’une prodigieuse saga Fantasy, par le maître (presque inconnu en France) Iggulden, l’auteur de la magnifique trilogie (présenté par ailleurs sur ce site) consacrée à Genghis Khan.

Les deux premiers tomes sont tout simplement formidables.

*

Le pitch : Le monde a vu s’effondrer des cités et tomber des empires. Voici venue la fin d’un âge.

La cité de Darien a gagné en puissance, mais elle doit en payer le prix. Son triomphe lui a valu d’attirer l’attention d’un redoutable ennemi venu du Nord…

L’Empire Féal est déterminé à voler la magie de Darien, et à l’utiliser pour s’emparer du trône. Ne sachant plus vers qui se tourner, les douze familles réclament son aide au Saint des lames. Accompagné de cinq inconnus – un joueur, un chasseur, un jeune voleur, une sorcière et un soldat aguerri -, le héros légendaire va devoir s’aventurer jusqu’au cœur de l’armée ennemie.

Darien était jadis la plus grande forteresse de l’Empire de Sel. À présent, elle sera son ultime champ de bataille… et le Saint des lames, son seul espoir.

On dirait que je suis morte

On dirait que je suis morte – Jean Begin

10/18 – 288 pages – 7.50 €

Un pitch et une couverture loufoques et foutraques qui donne envie d’embarquer le livre pour passer un bon moment lors d’un voyage en train, par exemple…

Le pitch : Mona a vingt-quatre ans, une vie cabossée, une âme pure et une intuition désastreuse lorsqu’il s’agit de se construire une vie meilleure. Le jour, Mona fait des ménages pour gagner sa vie, vidant au passage les tiroirs d’anxiolytiques de ses riches clients. Le soir, elle distribue des seringues aux junkies de Lowell, Massachusetts. C’est là qu’elle tombe amoureuse de M. Dégoûtant, un artiste raté et sans dents.

C’est le début d’une odyssée trash et burlesque qui la mènera jusqu’au Nouveau-Mexique. Là-bas, au milieu de loufoques en tout genre, elle s’évertuera, à force de cuvettes à récurer, de drogues plus ou moins douces et d’introspections un brin erratiques, à trouver sa place dans le monde.


♠ Mars 2020 ♠


Le pays des autres

Le pays des autres – Leïla Slimani

Gallimard – 368 pages – 20.00 €

Après le succès commercial géant de Chanson douce, Prix Goncourt 2016, roman sec et peu impressionnant (oui, je n’ai pas vraiment aimé !), Leïla Slimani prend plus de risques et écrit sur ses racines, sur près de 400 pages. Cela donne envie d’essayer !

Le pitch : En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française. Après la Libération, le couple s’installe au Maroc à Meknès, ville de garnison et de colons. Tandis qu’Amine tente de mettre en valeur un domaine constitué de terres rocailleuses et ingrates, Mathilde se sent vite étouffée par le climat rigoriste du Maroc. Seule et isolée à la ferme avec ses deux enfants, elle souffre de la méfiance qu’elle inspire en tant qu’étrangère et du manque d’argent. Le travail acharné du couple portera-t-il ses fruits ?

Les dix années que couvre le roman sont aussi celles d’une montée inéluctable des tensions et des violences qui aboutiront en 1956 à l’indépendance de l’ancien protectorat. Tous les personnages de ce roman vivent dans «le pays des autres» : les colons comme les indigènes, les soldats comme les paysans ou les exilés. Les femmes, surtout, vivent dans le pays des hommes et doivent sans cesse lutter pour leur émancipation.

Après deux romans au style clinique et acéré, Leïla Slimani, dans cette grande fresque, fait revivre une époque et ses acteurs avec humanité, justesse, et un sens très subtil de la narration.

Né sous une bonne étoile

Né sous une bonne étoile – Aurélie Valognes

Fayard/Mazarine – 342 pages – 18.90 €

Le dernier né d’une des auteures chouchou des françaises.

Championne du feel good book, Aurélie Valognes ne démérite pas toujours (Mémé dans les orties). Pour s’aérer l’esprit après une dure journée de travail, peut-être ?

Le pitch : A l’école, il y a les bons élèves … et il y a Gustave. Depuis son radiateur au fond de la salle, cet éternel rêveur scrute les oiseaux dans la cour ou les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Il aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, mais ce sont surtout les convocations du directeur qu’il collectionne.

Pourtant, Gustave est travailleur. II passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à Joséphine, sa grande-soeur pimbêche et première de classe, cela ne rentre pas. Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant. Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté…

Un roman universel, vibrant d’humour et d’émotion

Nuit sombre et sacrée

Nuit sombre et sacrée – Michael Connelly

Calmann Levy – 432 pages – 21.90 €

Le Connelly annuel. J’avoue ne plus trop compter sur le talent de l’auteur, à court d’inspiration depuis plusieurs années.

Mais le pitch promet d’unir les trajectoires d’Harry Bosch, le vétéran, à Renée Ballard, la relève, peut-être cela vaut-il le coup, encore une fois, de lui donner une chance ?

Le pitch : En revenant au commissariat d’Hollywood après une mission de son quart de nuit, l’inspectrice Renée Ballard tombe sur un inconnu en train de fouiller dans les meubles à dossiers. L’homme, elle l’apprend, est un certain Harry Bosch, un ancien des Homicides du LAPD qui a repris du service au commissariat de San Fernando, où il travaille sur une affaire qui le ronge depuis des années. D’abord sceptique, Ballard le chasse puis, intriguée, ouvre le dossier qu’il feuilletait… et décide de l’aider.

La mort de Daisy Clayton, une fugueuse de quinze ans kidnappée, assassinée, puis jetée dans une benne à ordures, a, c’est vrai, de quoi susciter toute son empathie et sa colère. Retrouver l’individu qui a perpétré ce crime abominable devient vite la mission commune de deux inspecteurs aux caractères bien trempés et qui, peu commodes, ne s’en laissent pas conter par les ruses de l’un et de l’autre pour parvenir à leurs fins.

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Dave le dragon pas terrible

Dave le dragon (pas) terrible – Elys Dolan

Nathan – 208 pages – 10.95 €

Un « roman BD » pour la prime jeunesse, avec une couverture au poil (ou plutôt aux écailles…), un titre rigolo, et un pitch troisième degré qui rend le projet tout de suite très sympathique ?

On fonce !

Le pitch : Dave est un très mauvais dragon : il ne sait ni amasser un trésor ni brûler des villages, au grand dam de ses parents… Qu’à cela ne tienne, il veut être chevalier ! Armé de son livre  L’Apprenti Chevalier, il part à l’aventure avec son fidèle destrier et mentor Albrecht, un bouc qui parle allemand.

Ensemble ils vont mettre fin à une émeute de villageois, déjouer un complot, sauver le roi… et prouver qu’avec de l’ingéniosité et du courage, on peut être un dragon chevalier !

Roman BD pour les enfants dès 9 ans.

Sainte-Croix-les-vaches

Sainte-Croix-les-vaches – Vincent Ravalec

Au Diable Vauvert – 256 pages – 9.00 €

Certains se rappelleront peut-être que Vincent Ravalec fut, le temps de quelques romans (Cantique de la racaille) dans les 90’s, un grand espoir sympathique de la littérature française. Après, il est parti un peu dans tous les sens…

Avec ce projet  a priori marrant, on a envie de voir le chemin parcouru.

Le pitch : Imaginez un désert rural. Un endroit où… il n’y a rien. Plus de médecin. Plus d’école ni de gendarmerie.

Pourtant, les quelques habitants de Sainte-Croix-les-Vaches semblent assez heureux… Loin de se laisser aller, ils ont mis en place un système D… très efficace ! Thomas Sorlut, leur maire, s’est transformé en Parrain rural. Escroquerie aux subventions, plantations de cannabis, base arrière pour des équipes de braqueurs… Un petit business florissant dans lequel s’épanouissent ses administrés !

Loin, bien loin de la civilisation, il fait plutôt bon vivre chez ces néomafieux… Jusqu’au jour où débarque Sheila, députée En­ Avant ! bien décidée à « désenclaver » Sainte-Croix ! Pleine de bonne volonté, et incroyablement ambitieuse, la charmante Sheila veut faire de Sainte-Croix-les-Vaches un laboratoire rural –­ fab-lab en nov’langue­ – de toutes les « bonnes solutions » d’En­ Avant ! Séisme à Sainte-Croix ! Comment nos tontons flingueurs vont-ils se débarrasser de cette « Parisienne » ?

Vous le saurez en lisant ce désopilant thriller rural.

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West Legends T02: Billy the Kid - the Lincoln county war

West Legends : Billy the Kid – the Lincoln county war

Bec & leoni & Negrin

Editions Soleil – 64 pages – 15.50 €

Le deuxième tome d’une nouvelle série publiée par les éditions Soleil, consacrée aux légendes de l’ouest.

Le sujet et les graphismes très réalistes paraissent particulièrement solides. A tenter !

Le pitch : Hiver 1878 au Nouveau Mexique, Buckshot Roberts pénètre dans Blazer’s Mills dans l’espoir de se cacher. Il doit recevoir l’argent de la vente de son ranch qui lui permettra de refaire sa vie ailleurs.

Il pourrait clamer son innocence des crimes qu’on lui impute mais le malheureux est poursuivi par des Regulators qui comptent en leurs rangs un certain William Bonney, dit « Le Kid ».

Mémoires impubliables

Mémoires impubliables – Pierre Péan

Albin Michel – 672 pages – 25.00 €

Un an après sa disparition, Pierre Péan livre tous ses secrets. Un des plus grands journalistes d’investigation français nous raconte l’envers du décor. Franchement, diffcile de ne pas s’intéresser à cette sortie si l’on a suivi l’histoire de la France au cours des trente dernières années !

Le pitch : Pour la première fois, Pierre Péan, le journaliste qui est devenu célèbre en brisant l’omerta sur le passé de Mitterrand à Vichy, raconte :

– les coulisses de la bataille féroce qui l’a opposé au Monde

– l’ambivalence de ses liens avec les hommes de pouvoir : Grossouvre, Plenel, Djouhri…

– les menaces, les pièges, le « contrat » sur sa tête

– le monde délirant des dictateurs africains

– ses relations très personnelles avec deux présidents de la République

– de Bongo à Barril, les réseaux d’influence occultes dans l’ombre de l’État…

Dans ce document captivant, l’auteur nous confie ses secrets sur les grandes affaires de la Ve République dont on mesure brusquement toute la complexité. Ce témoignage exceptionnel, nourri de nombreuses révélations, dénonce aussi l’autocensure et le conformisme médiatique.


♠  Mai  2020 ♠


Dévotion

Dévotion – Patti Smith

Folio – 112 pages – 7.50 €

Un tout petit fascicule, proposé par l’icône absolue de la musique et littérature américaine.

Si l’on se fie à la qualité de son essai autobiographique Just kids, cela vaut le coup de lui accorder un minimum d’attention.

Le pitch : C’est une histoire d’obsession qui anime Patti Smith, d’obsession créatrice, que l’on retrouve sous différentes formes dans cet ouvrage très personnel.

De passage à Paris, l’artiste observe tout et absorbe tout. A la manière d’un journal intime, elle retranscrit ses impressions qui viendront nourrir « Dévotion » , la nouvelle qui compose le coeur du livre et lui donne son titre, conte poétique et glaçant qui revisite le Faust de Goethe au féminin.

Patti Smith nous offre ici un aperçu émouvant de son processus d’écriture mais aussi une réflexion sur ce qui la pousse à écrire, encore et toujours.

Les suprêmes chantent le blues

Les suprêmes chantent le blues – Edward Kelsey Moore

Actes sud – 384 pages – 9.00 €

Comme l’explique très bien la deuxième partie du pitch de l’éditeur, voici la « suite » en format poche du formidable Les suprêmes, un des meilleurs bouquins américains de la décennie.

Maintenir une telle qualité semble difficile. Pari tenu ?

Le pitch : Quarante ans après avoir quitté la petite ville de Plainview dans l’Indiana en faisant le serment de ne plus jamais y remettre les pieds, un chanteur de blues dans la débine revient sur les lieux à contrecoeur afin de s’y produire à l’occasion de l’improbable mariage d’un vieil ami. Tandis qu’elles assistent à sa prestation incroyablement émouvante, Odette, Clarice et Barbara Jean, dites “Les Suprêmes”, n’ont pas la moindre idée de la profonde mutation que l’arrivée d’un tel personnage, venu d’un lointain passé, va provoquer en elles et autour d’elles.

Après le triomphe de son premier roman, Les Suprêmes (best-seller dans la liste du New York Times qui a enthousiasmé les lecteurs du monde entier), Edward K. Moore revient avec une histoire de pères et de fils, de péchés de jadis et d’acceptations à venir, qu’incarnent de nouveau, sous le signe d’une irrésistible drôlerie, des personnages aussi puissants qu’attachants.

L'Énigme de la Chambre 622

L’Énigme de la Chambre 622 – Joël Dicker

Editions de Fallois – 592 pages – 23.00 €

Joël Dicker revient avec un nouveau pavé. Cette fois-ci, cela ne se passe pas en France ou aux Etats-Unis, mais dan sa Suise natale.

Même si l’enthousiasme a nettement baissé depuis La vérité sur l’affaire Harry Quebert, et même si le pitch n’est franchement pas très excitant, cela va très, très bien se vendre.

Volontaire ?

Le pitch : Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.

Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.

Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Avec la précision d’un maître horloger suisse, Joël Dicker nous emmène enfin au cœur de sa ville natale au fil de ce roman diabolique et époustouflant, sur fond de triangle amoureux, jeux de pouvoir, coups bas, trahisons et jalousies, dans une Suisse pas si tranquille que ça

Isabelle, l'après-midi

Isabelle, l’après-midi – Douglas Kennedy

Editions Belfond – 312 pages – 22.90 €

Après un peu tout, mais pas (complètement) n’importe quoi, Douglas Kennedy semble revenir à sa veine autobiographique (non clairement déclarée) avec un sujet romantique.

Le livre est très court, à rebours du précédent (trois tomes !)

Retrouvera-t-on le grand romancier d’il y a quelques années ? Cela me ferait vraiment plaisir…

*

Le pitch : Paris, début des années 1970.

Dans une librairie de la rive gauche, un jeune homme rencontre une femme. Il est américain, étudiant, sans le sou, et a tout quitté pour assouvir ses fantasmes de la Ville Lumière ; elle est française, un peu plus âgée, sophistiquée, mystérieuse et… mariée.

Entre Sam et Isabelle, c’est le coup de foudre.

Commence alors une liaison tumultueuse, des cinq à sept fiévreux, des rendez-vous furtifs, des moments volés. Mais Sam veut plus. Isabelle lui a ouvert les portes d’une autre vie mais est-elle prête à tout lui sacrifier ? La passion saura-t-elle résister au quotidien, aux épreuves et au temps qui passe ?

Puck, lutin de la colline et autres récits

Puck, lutin de la colline et autres récits – Rudyard Kipling

Bouquins – 1 280 pages – 30.00 €

Un volume complet de la collection Bouquins, 1280 pages de nouvelles rares de Rudyard Kipling ?

Un merveilleux cadeau pour les fans du génie anglais…

Le pitch : On pouvait craindre, après les derniers écrits sur l’Inde (voir dans ce volume L’Histoire des Gadsby et Les Yeux de l’Asie), que Kipling n’avait plus rien d’original à dire. Puck, lutin de la colline et Retour de Puck montrent qu’il n’a rien perdu de l’art de surprendre et d’émerveiller… Le lutin Puck, par un soir d’été baignant la campagne anglaise, ressuscite toute l’épopée antique traversée par les Celtes, les légions romaines, les Saxons, les Normands.

Une succession d’exploits, prodiges et miracles vus avec la fraîcheur des deux enfants que Puck fait voyager dans le temps. Une fraîcheur qu’on retrouve dans les souvenirs de collège de l’auteur, Stalky et Cie, et dans les deux recueils d’histoires de bêtes : Histoires comme ça et Ce chien, ton serviteur. Mais Kipling manie aussi magistralement la douleur, l’émotion dans La Lumière qui s’éteint et dans les textes (souvenirs, poèmes, reportages, discours) qui retracent sa longue histoire d’amour avec la France.

 


♠ Juin 2020 ♠


Autant en emporte le vent

Autant en emporte le vent – Margaret Mitchell

Gallmeister – 1 430 pages (2 tomes) – 2*13.00 €

Une nouvelle traduction du chef-d’oeuvre de Margaret Mitchell, 84 ans après sa publication, c’est un véritable événement.

Ce sont les éditions Gallmeister, spécialiste du roman américain, qui s’y colle, avec une de leur couverture au style graphique immédiatement identifiable.

Le pitch : « En dépit de vous, de moi et de ce stupide monde qui s’écroule, je vous aime. »

Belle et audacieuse, Scarlett est la fille de riches planteurs d’Atlanta, en Géorgie. À seize ans, elle regarde l’avenir avec autant d’appétit que de confiance. Mais, en ces jours de 1861, la guerre se prépare, une guerre terrible qui va bientôt déchirer le pays, opposant les Sudistes et les Yankees…

Fresque historique inégalée sur les tragédies de la guerre de Sécession, Autant en emporte le vent est aussi un roman d’amour dont les héros, Scarlett O’Hara et Rhett Butler, sont entrés dans la galerie des amants légendaires.

Étés anglais: La saga des Cazalet – Elizabeth Jane Howard

Quai Voltaire – 576 pages – 24.00 €

Le premier tome d’une saga anglaise qui en comptera quatre.

Une saga étalée sur vingt ans (l’auteure est morte en 2014), portée par un bouche à oreille formidable.

Pour les amateurs de grands romans anglais, difficile de ne pas être irrésistiblement attiré !

Le pitch : Juillet 1937. A Home Place, au coeur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l’arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Où dormira Clary, adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle-mère ? Quelle robe portera Villy, ancienne ballerine désormais mère au foyer ? Polly, terrorisée à l’idée qu’une guerre éclate, s’entendra-t-elle avec sa cousine Louise qui rêve de devenir actrice ? Rachel, la seule fille de la Duche, trouvera-t-elle un moment pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid ?

Non-dits, chamailleries, profonds chagrins… Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu’elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute-puissance – ou l’impuissance – des hommes. L’été regorge d’incertitudes mais, sans l’ombre d’un doute, une nouvelle guerre approche : entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, il faudra inventorier lits de camp et masques à gaz.

Signal d'alerte

Signal d’alerte – Neil Gaiman

J’ai lu – 480 pages – 8.00 €

Le dernier livre du grand Neil Gaiman, le roi du fantastique et fantasy britannique, est un recueil de nouvelles, format dans lequel il excelle également.

Bonne pioche !

Le pitch :  » Il est des choses qui nous perturbent, des mots ou des idées qui surgissent sous nos pas comme des trappes, nous précipitant de notre monde de sécurité et de bon sens en un lieu beaucoup plus sombre et moins accueillant. « 

C’est là le chemin que Neil Gaiman nous propose d’arpenter à travers ces vingt-quatre nouvelles, contes et poèmes, en s’affranchissant des genres pour ne garder que la substantifique moelle d’un imaginaire tour à tour sombre ou flamboyant.

Le sang ne suffit pas

Le sang ne suffit pas – Alex Taylor

Editions Gallmeister – 320 pages – 23.00 €

Un roman des grands espaces, tel que la littérature américaine sait si bien en produire actuellement.

Pour s’évader, à la sortie du confinement !

Le pitch : 1748. Dans les montagnes enneigées de l’ouest de la Virginie, un voyageur affamé arrive près d’une cabane isolée. Reathel erre depuis des mois, flanqué d’un dogue féroce. Mais l’entrée lui est refusée par Un colon hostile qu’il n’hésite pas à tuer. Il découvre alors à l’intérieur une jeune femme, Della, sur le point d’accoucher. L’enfant naît dans cette solitude glaciale.

Pourtant, le froid, la faim et l’ourse qui rôde dans les parages ne sont pas les seuls dangers pour la mère et le nouveau-né. Car ce dernier a été promis à la tribu Shawnee : c’est le prix à payer pour que Black Tooth, leur chef, laisse en paix les colons du village voisin. Alors que les Shawnees se font de plus en plus impatients, la colonie envoie deux frères à la poursuite de Della, désormais prête à tout pour sauver son bébé.

Joseph Kessel

Romans et récits (2 tomes) – Joseph Kessel

Gallimard – 1968 + 1808 pages – 2*68.00 €

Enfin, Joseph Kessel rentre dans la Pléiade !

Jusque-là, Gallimard considérait sans doute l’auteur comme trop « journaliste » ou trop « populaire » pour être publié dans la prestigieuse collection ?

Le début, j’espère, d’une réhabilitation pour un des écrivaions français majeurs du XX° siècle…

J'apprends à dire fuck en 5 semaines

J’apprends à dire fuck en 5 semaines – A.S. & Fanny Lesage

Editions Solar – 6.90 €

Rien que pour le titre et pour le pitch, extraordinaires, il eut été dommage que je vous prive de cette perle de la littérature contemporaine !

Le pitch : Pour toutes les héroïnes imparfaites qui rêvent de relâcher la pression, balancer leurs to-do lists, mettre leur culpabilité au placard et en finir avec les prises de tête… Breaking news : il ne tient qu’à nous de dire STOP, de dire FUCK ! Auteures de Celle qui a dit fuck et Balance ta cape, Anne-Sophie Lesage et Fanny Lesage proposent la version carnet pratique pour apprendre à dire fuck en 5 semaines.

Un programme en mode #girlscan :
Un joli carnet à élastique à garder sur soi, pour soi (#moid’abord)
5 thèmes, 5 objectifs : arrêter les prises de tête, oser jusqu’au bout de ses socquettes, prendre du temps pour soi, faire le plein de good vibes, oser dire fuck
Chaque semaine, un thème à travailler avec : un défi à relever, des rituels ou tips express et des quotes inspirants pour aider à lâcher prise
Des espaces pour prendre des notes et suivre ses progrès
Les illustrations fun et power de Léna Piroux

Soit dit en passant : Autobiographie

Soit dit en passant : Autobiographie – Woody Allen

Stock – 540 pages – 24.50 €

On peut penser et dire ce que l’on veut de l’homme (nulle intention d’entrer dans cette polémique), Woody Allen est un des plus grands réalisateurs de ce dernier demi-siècle.

Pour ma part, je lirais cette autobiographie, comme j’ai pu lire par le passé celle, passionnante, de Roman Polanski….

Le pitch : Né en 1935 à Brooklyn, Woody Allen se lance dans le show-business à l’âge de seize ans en rédigeant des gags pour des chroniques dans différents journaux de Broadway, avant d’écrire pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma et le New Yorker. Il quitte ensuite la solitude du bureau de l’écrivain pour devenir humoriste dans divers clubs, puis le célèbre réalisateur que l’on sait.

Durant les quelque soixante ans de sa carrière cinématographique, il a écrit et tourné cinquante films dont il est souvent aussi l’acteur principal. Il a reçu de nombreuses récompenses nationales et internationales, et a vu des statues érigées en son honneur (sans jamais d’ailleurs comprendre ce qui lui avait valu pareil hommage), et ses films ont été mis au programme d’écoles et d’universités dans le monde entier.

Sur un ton souvent désopilant, d’une honnêteté absolue, plein d’intuitions créatives mais traversé de perplexité, c’est le récit d’une icône américaine qui vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander

L'homme qui tua Chris Kyle

L’homme qui tua Chris Kyle – Fabien Nury & Brüno

Dargaud – 164 pages – 22.50 €

Un long one shot en noir et blancde l’équipe qui a déjà fait ses preuves avec la série Tyler Cross.

Comme Fabien Nury est un des meilleurs scénaristes français (Il était une fois en France), on peut y aller en confiance !

Le pitch : Chris Kyle est un héros. Ancien sniper chez les Navy Seals durant la deuxième guerre d’Irak, il a tué plus de 160 « cibles ». Au faîte de sa gloire (Clint Eastwood a même acheté les droits de son autobiographie, bestseller aux États-Unis, pour en faire un film : ce sera « American Sniper »), Chris Kyle dédie sa vie à aider ses anciens camarades de combats marqués aussi bien physiquement que mentalement par la guerre.

Eddie Ray Routh est l’un d’entre eux. Le 2 février 2013, l’inconnu EDDIE RAY ROUTH abat la Légende Chris Kyle. Ce livre raconte le crime et ses conséquences.

Park avenue summer

Park avenue summer – Renée Rosen

Editions Belfond – 416 pages – 21.00 €

En mai, fait ce qu’il te plait et, en juin, achète un bon feeel gook book pour les vacances d’été !

Si l’on se fit au pitch, les amateurs devraient y retrouver leurs marques…

Le pitch : En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac’ chef de Cosmopolitan, Alice n’imaginait pas qu’elle allait faire la rencontre de sa vie. Petite provinciale de vingt et un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller Sex and the Single Girl.

Mais cette grande visionnaire n’a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l’objet d’une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d’une femme est davantage dans la cuisine qu’à la tête d’un magazine.

Quand Mad Men rencontre Le Diable s’habille en Prada. Ode à la féminité et à l’affirmation de soi, un roman d’apprentissage inspirant et savoureux qui rend hommage à l’une des icônes féministes les plus fantasques et les plus glamour du XXe siècle.

Les 5 terres - T3

Les 5 terres – T3 – Lewelyn & Jérome Lereculey

Delcourt – 56 pages – 14.95 €

Le troisième tome d’une saga phare de l’année 2019.

Univers fantasy médiévale, héros animaux anthropomorphes, magnifiques graphismes… Tout pour plaire !

Le pitch : C’est l’arme à la main que le nouveau roi et son frère ont réglé leur différend, sous les yeux de leur cadet Mederion.

C’est plus que n’en espéraient les lions qui, menés par l’ambitieux Lyrio, se lancent dans une campagne de reconquête du pouvoir que les tigres ont bien l’intention d’empêcher. Tandis que Sameus tente de retrouver Astrelia, disparue sans laisser de trace, et que les otages mettent la dernière main à leur plan d’évasion, les rues d’Angleon retiennent leur souffle…

La vie mensongère des adultes

La vie mensongère des adultes – Elena Ferrante

Gallimard – 416 pages – 22.00 €

Un nouveau roman d’Elena Ferrante, c’est un événement rare.

Pour tous ceux que le cycle de L’amie prodigieuse a séduit.

Le pitch : Deux ans avant qu’il ne quitte la maison, mon père dit à ma mère que j’étais très laide ». Giovanna, fille unique d’un couple de professeurs, vit une enfance heureuse dans les hauteurs de Naples. L’année de ses douze ans, elle surprend une conversation dans laquelle son père la compare à Vittoria, une tante à la réputation maléfique. Bouleversée par ce rapprochement aussi dévalorisant qu’inattendu, Giovanna va chercher à en savoir plus sur cette femme. En fouillant l’appartement, elle déniche de rares photos de jeunesse sur lesquelles son père se tient aux côtés d’une personne mystérieusement recouverte de feutre noir. Elle décide alors d’aller à la rencontre de cette Zia Vittoria habitant les quartiers pauvres de Naples. Dans cette partie de la ville qui lui était inconnue, l’adolescente découvre un autre univers social, une façon d’être plus spontanée.

Incitée par sa tante à ouvrir les yeux sur les mensonges et les hypocrisies qui régissent la vie de ses parents, elle voit bientôt tout le vernis du monde des adultes se craqueler. Entre grandes espérances et cuisantes désillusions, Giovanna cherche sa voie en explorant les deux visages de la ville, comme deux aspects de son identité qu’elle tente de concilier.

Les sept morts d'Evelyn Hardcastle

Les sept morts d’Evelyn Hardcastle – Stuart Turton

10/18 – 600 pages – 9.10 €

Un livre pour les vacances ? Voilà exactement le prototype rêvé : un polar malin avec une idée particulièrement original.

Reste à vérifier que le contenu correspond à al promesse de couverture.

Le pitch : Ce soir à 23 heures, Evelyn Hardcastle va être assassinée. Qui, dans cette luxueuse demeure anglaise, a intérêt à la tuer ? Aiden Bishop a quelques heures pour trouver l’identité de l’assassin et empêcher le meurtre. Tant qu’il n’est pas parvenu à ses fins, il est condamné à revivre sans cesse la même journée. Celle de la mort d’Evelyn Hardcastle.

Chef d’œuvre de construction, de références littéraires et d’habileté technique, Aiden croisera lapin blanc et personnage masqué pour tenter de percer le mystère de ce meurtre aux mille tiroirs !

Prêt pour un plaisir de lecture comme vous n’en avez pas connu depuis longtemps ? Mixez Agatha Christie, Downton Abbey et Un jour sans fin… Voici le roman le plus divertissant de l’année !

Fait maison

Fait maison – Cyril Lignac

La Martinière – 112 pages – 12.90 €

Tiens, cela fait longtemps qu’on n’a pas parlé ici de cuisine !

La sortie du recueil de la star de la télévision française, qui compile les recettes de son émission Tous en cuisine, est une excellente occasion de se rattraper !

Le pitch : Envie d’une cuisine maison savoureuse et rapide ?

En direct de sa cuisine, Cyril Lignac te propose 45 recettes salées et/ou sucrées pour mettre un peu de peps dans ton quotidien.

La commode aux tiroirs de couleurs

La commode aux tiroirs de couleurs – Olivia Ruiz

JC Lattès – 208 pages – 19.90 €

Olivia Ruiz quitte son dommage de prédilection, la chanson, pour se lancer dans une carrière de romancière, inspirée de son passé familial.

Les premiers avis recueillis sont plutôt flatteurs, alors pourquoi ne pas tenter sa chance ?

Le pitch : À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

La commode aux tiroirs de couleurs signe l’entrée en littérature d’Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l’Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l’exil.


♠ Juillet 2020 ♠


La brodeuse de Winchester

La brodeuse de Winchester – Tracy Chevalier

Quai Voltaire – 332 pages – 23.50 €

L’excellente auteure américaine Tracy Chevalier, qui s’était un peu perdu ces dernières années, revient à ses premières amours avec un roman historique se déroulant en Angleterre.

Rien que pour cela, je pense qu’il faut lui accorder notre confiance.

Le pitch : Winchester, 1932. Violet Speedwell, dactylo de trente-huit ans, fait partie de ces millions de femmes restées célibataires depuis que la guerre a décimé toute une génération de fiancés potentiels. « Femme excédentaire », voilà l’étiquette qu’elle ne se résigne pas à porter, à une époque où la vie des femmes est strictement régentée. En quittant une mère acariâtre, Violet espérait prendre son envol, mais son maigre salaire lui permet peu de plaisirs et son célibat lui attire plus de mépris que d’amis.

Le jour où elle assiste à un curieux office à la cathédrale, elle est loin de se douter que c’est au sein d’un cercle de brodeuses en apparence austère – fondé par la véritable Louisa Pesel – qu’elle trouvera le soutien et la créativité qui lui manquent. En se liant d’amitié avec l’audacieuse Gilda, Violet découvre aussi que la cathédrale abrite un tout autre cercle, masculin cette fois, dont Arthur, sonneur de cloches, semble disposé à lui dévoiler les coulisses. A la radio, on annonce l’arrivée d’un certain Hitler à la tête de l’Allemagne.

Sous les branches de l'Udala

Sous les branches de l’Udala – Chinelo Okparanta

10/18 – 408 pages – 8.40 €

Un premier roman d’une nigérienne vivant aux Etats-Unis, un livre particulièrement remarqué lors de sa sortie aux U.S.

Le contexte du pitch est vraiment original.

Le pitch : 1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir. Au cœur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d’Amina.

La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères, pères, voisins, amis, se chargent de leur rappeler qu’aux yeux de Dieu et de la loi, leur amour est criminel. Pour Ijeoma, un choix se dessine alors : se cacher et suivre ses désirs ; ou s’oublier et jouer le rôle que la société lui impose.

Une existence prisonnière du mensonge, est-ce la seule issue qui s’offre à Ijeoma ?

Dans la lignée d’Imbolo Mbue et de Chimamanda Ngozi Adichie, la découverte coup de cœur d’une voix puissante et singulière.

Lettres choisies de la famille Brontë

Lettres choisies de la famille Brontë

Folio classique – 704 pages – 9.70 €

Un très copieux recueil des correspondances échangées au sein de la famille Brontë, dont la vie ne peut que fasciner les amateurs de littérature romantique.

Le pitch : Ces lettres sont le sarcophage de la famille Brontë. Elles dévoilent ce qu’était le clan, comment il vivait, pensait, rêvait. Et comment les deux grandes romancières que sont Charlotte Brontë (Jane Eyre) et Emily Brontë (Les Hauts de Hurlevent) ont pu émerger.

Sur les 1 000 lettres échangées entre le père et les quatre enfants (qu’il enterrera tous), entre 1821 (mort de la mère) et 1855 (mort de Charlotte), cette édition en retient 310. Lettres de doutes, de peines (le mal-être et la mort rôdent partout auteur d’eux), mais surtout lettres d’espoir.

Outback

Outback – Kenneth Cook

J’ai lu – 320 pages – 7.40 €

Le plus célèbre des auteurs impertinents d’Australie, dont la carrière fut partagée entre des récits hilarants sur la faune locale, et quelques polars.

Ici, c’est du noir de chez noir. Pour ceux que l’Australie profonde fascine.

Kenneth Cook est mort prématurément, mais l’édition française continue à le découvrir…

Parfait pour une lecture d’été, sur la plage !

Le pitch : Johnson est un homme traqué. En tuant un policier, il est devenu l’Ennemi Public numéro 1, pourchassé par la police australienne sous le regard avide des journalistes. Davidson, reporter à la télévision, couvre avec intérêt cette course-poursuite. Tout les sépare, maus leurs destins vont se jouer dans les plaines sauvages de l’outback.

Avec ce roman noir d’une chasse à l’homme, le grand Kenneth Cook mêle avec justesse les trajectoires d’un idéaliste et d’un hors-la-loi dans un monde sans pitié.

Pas si calme – Helen Zenna Smith

10/18 – 216 pages – 7.50 €

Une couverture graphiquement superbe, pour un roman intriguant, construit sur un essai célèbre de l’entre-deux guerres, sur un sujet rarement évoqué.

Le pitch : Pas si calme relate l’épopée quotidienne de six jeunes Anglaises engagées volontaires dans le service ambulancier pendant la guerre de 14. Leur mission : recueillir les corps martyrisés des morts et des blessés, transporter les survivants souvent abominablement mutilés ou hurlant de douleur, jusqu’aux hôpitaux qui pour beaucoup seront leur dernière demeure. Ces  » glorieuses filles d’Angleterre  » vont découvrir la géographie de l’Enfer, ce que l’on appelle la  » zone interdite « , un désert labouré d’obus qui sépare les tranchées de l’arrière.

Au terme de chaque voyage macabre dans le froid et dans la nuit, de nouvelles épreuves les attendent : les corvées de caserne les plus rebutantes, les nuits sans sommeil, l’insalubrité, l’invasion de la vermine, la plus innommable des pitances militaires.

Helen Zenna Smith a transposé sur le mode de la fiction le journal minutieusement tenu par Winifred Constance Young, ambulancière pendant la première guerre mondiale. Une œuvre d’un réalisme sans concession qui a bouleversé l’Europe des années 1930.


♠ Septembre 2020 ♠


Le Crépuscule et l'Aube

Le Crépuscule et l’Aube – Ken Follett

Robert Laffont – 24.50 €

La sortie d’un nouveau Ken Follett est toujours un événement d’édition, surtout s’il s’agit comme ici d’un roman prequel de la prestigieuse saga addictive Les piliers de la terre !

Là, on est en plein haut Moyen-âge… Tentant !

Le pitch : En l’an 997, à la fin du haut Moyen Âge, l’Angleterre doit faire face à des attaques de Gallois à l’ouest et de Vikings à l’est. Les hommes au pouvoir exercent la justice au gré de leurs caprices, s’opposant non seulement au peuple, mais aussi au roi. Sans l’existence d’un État de droit, c’est le règne du chaos
Dans cette période agitée, trois personnages voient leurs destins s’entrecroiser.

Trente ans après la publication des Piliers de la Terre, vendu à plus de 27 millions d’exemplaires dans le monde, Le Crépuscule et l’Aube nous transporte dans une époque historiquement riche dans laquelle se confrontent ambition et rivalité, vie et mort, amour et haine, et nous conduit aux portes des Piliers de la Terre.

Ghost Kid

Ghost Kid – Tiburce Oger

Bamboo – 80 pages – 18.90 €

Un western dans la plus pure tradition.

Comme il s’agit d’un long one shot de 80 pages au pitch sympathique et que les graphismes des première planches sont splendides, on fonce !

Le pitch : Hiver 1895, un vieux cow-boy entreprend un long voyage pour retrouver sa fille inconnue. À ses côtés, un « ghost kid » apache, qu’il croit être le seul à voir, l’accompagne…

« Old Spur » Ambrosius Morgan est un vieux cowboy du Montana. Malgré les rhumatismes, il persiste à rouler sa bosse et ses éperons de ranch en ranch et ne s’est jamais fixé. Un jour, une lettre de la femme qu’il aima des années auparavant lui apprend qu’il est le père d’une jeune femme, Liza Jane Curtis, et que celle-ci a disparu depuis son départ pour l’Arizona. Le vieux cowboy décide de partir à la recherche de cette fille inconnue, accompagné du fantôme d’un jeune Apache qu’il croit être le seul à voir. Ne sachant s’il reviendra de cette expédition, il règle ses affaires courantes et quelques vieux comptes.


♠ Octobre 2020 ♠


La mer sans étoiles

La mer sans étoile – Erin Morgenstern

Sonatine – 656 pages – 23.00 €

Je ne sais pas comment vous le sentez, mais si vous êtes comme moi un adepte des romans fantastiques et merveilleux, le pitch de l’éditeur est un vrai piège à lecteur !

Le pitch :  » Aucune histoire ne s’achève jamais vraiment tant qu’elle continue à être racontée. « 

Dans la bibliothèque de son université, Zachary Ezra Rawlins trouve un livre mystérieux, sans titre ni auteur. Découvrant avec stupéfaction qu’une scène de son enfance y est décrite, il décide d’en savoir davantage.

C’est le début d’une quête qui le mènera à un étrange labyrinthe souterrain, sur les rives de la mer sans Étoiles. Un monde merveilleux fait de tunnels tortueux, de cités perdues et d’histoires à préserver, quel qu’en soit le prix…


♠ Novembre 2020 ♠


Ian Fleming

Ian Fleming – Christian Destremau

Perrin – 352 pages – 23.50 €

Une biographie du père de James Bond.

Ian Fleming n’est pas dépourvu d’intérêt et de mystères, au point qu’on jettera avec intérêt un oeil sur l’ouvrage, rédigé par un vrai spécialiste de l’Angleterre…

Le pitch : Né dans une famille écossaise fortunée, entouré de personnalités au caractère bien affirmé, Fleming, après une éducation des plus classiques, va longtemps chercher sa voie : un début de carrière militaire avorté, un passage très important chez Reuters, où il apprend à écrire simplement et rapidement, quelques années dans la banque… il est voué semble-t-il à un avenir relativement médiocre, dont le préservent d’une certaine façon ses succès féminins, qui en feront une sorte de roué. La guerre est le vrai déclic : Fleming rejoint le renseignement naval, où il imagine les plans les plus audacieux et se fait remarquer par sa capacité à résoudre les problèmes comme par le peu de respect qu’il manifeste pour la hiérarchie. Immédiatement après-guerre, il recommence à vivoter, entre piges journalistiques et séjours à la Jamaïque où il acquiert une maison en 1946 :  » Goldeneye « .

Fleming entre en littérature un peu par hasard, en 1952, entamant une décennie d’intense création, livrant, coup sur coup, une dizaine d’épisodes de James Bond – le premier en 1953 : Casino Royale. Mêlant aventures exotiques, intrigues parfois absurdes, « méchants » invraisemblables, torture, sadomasochisme, séduction et sexe, le genre est totalement renouvelé et séduit un public de plus en plus nombreux.

Christian Destremau, fort de sa grande connaissance de la culture britannique, brosse avec maestria le portrait intime de ce génie créateur dont le héros, d’épisode en épisode, continue à fasciner des millions de personnes.

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