Les plus beaux albums de la BD : le plaisir de l’œil

Posté le 26 mai 2018, par letournepage, dans Le coin cadeau

L'appel de Cthulhu

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Des BD, il en sort des milliers chaque année.

Des milliers et des milliers. De plus en plus.

Des petites, des grandes, des courtes, des longues.

Des mangas, des pour les enfants, des réservées aux adultes.

Des romans graphiques, des westerns, des drôles, des à pleurer.

Des séries, parfois interminables, et des one shot.

Mais pour tomber sur des BD graphiquement réussies, il faut se lever tôt : nom d’un chien, il ne suffit pas d’avoir un excellent scénario pour faire une grande BD !

Après tout, BD signifie Bandes dessinées.

Alors, pour tous les lecteurs qui regardent avant de lire, tout ceux qui, comme moi, privilégie le plaisir de l’œil avant celui du cerveau, voici une belle et copieuse sélection d’albums à tomber par terre. A la renverse.

Vous n’allez pas regretter le voyage…

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Les plus beaux albums de la BD : le plaisir de l’oeil

– Cliquez sur la couverture ou sur le lien « Lire la suite »

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Azimut - Les aventuriers du temps perdu

Azimut – Jean-Baptiste Andréae & Wielfried Lupano

Vents d’ouest – 4 albums * 48 pages – 13.90 €

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Le pitch : Quelque part dans le vaste capharnaüm des mondes possibles, il en existe un où, plus qu’ailleurs, on reste profondément outré par l’idée de la vieillesse et de son issue tragique : la mort. Mais a-t-on la possibilité d’y échapper ?

Ailleurs peut-être pas, mais dans ce monde-là, il est permis de le penser. C’est en tout cas la théorie du vieux professeur Aristide Breloquinte, qui occupe son temps à étudier les caprices du temps à bord du Laps, son navire-laboratoire.

C’est aussi l’avis de la belle Manie Ganza, qui semble convaincue que le temps, c’est de l’argent, et même des espèces sonnantes et trébuchantes.

Chimère ! Diront certains. Non-sens diront les autres. Et puisqu’on parle de non-sens, signalons tout de même ce fait étrange : depuis quelques temps déjà, on a perdu le pôle nord. Ça n’a probablement rien à voir. Ou alors, c’est tout l’inverse.

En compagnie d’une myriade de personnages fantastiques que n’aurait pas reniés Lewis Carroll, embarquez pour un fabuleux voyage qui vous emmènera tout autant dans les sphères éthérées de l’imagination qu’au coeur des préoccupations existentielles humaines.

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Mon avis : Lupano : une des nouvelles stars de la BD française, un scénariste à l’imagination délirante et à l’humour souvent complètement déjanté.

Son problème : rencontrer un dessinateur à la hauteur de son talent. Cela n’a pas toujours été le cas, mais avec la série Azimut, c’est bingo !

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Jean-Baptiste Andréae possède un style immédiatement reconnaissable, et une technique époustouflante. Un duo de choc pour une nouvelle série, dont le premier tome est paru en 2012 et qui se poursuit jusqu’à ce jour : miam !

Alors voici Les aventuriers du temps perdu, 46 pages absolument magiques, qui vont vous embarquer dans une aventure hors du temps, c’est le cas de le dire…

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Frenchman

Frenchman – Patrick Prugne

Daniel Maghen – 104 pages – 19.50 €

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Le pitch : Octobre 1803… Dans un paisible village de Normandie, des sergents recruteurs arrivent tambour battant. A l’appel de leurs noms, les jeunes hommes de la région partent grossir les rangs de l’armée du premier consul Bonaparte. A l’autre bout du monde, la Louisiane vient d’être cédée par la France à la jeune nation américaine.

Enrôlé comme tant d’autres pour assurer la «pacification» de ces contrées sauvages, Alban, un jeune paysan, doit bientôt embarquer pour la Nouvelle-Orléans. Ce garçon plein de fougue, encore imprégné des idéaux de la Révolution, fait parler la poudre pour défendre un jeune esclave. Arrêté, emprisonné, il risque l’échafaud.

Un trappeur français, Toussaint Charbonneau, lui sauve la vie et l’entraîne avec lui dans une expédition qui changera le cours de leurs existences.

Sur leur route, les deux hommes croiseront des ours, des bisons et des aigles. Mais aussi des chasseurs de primes et des indiens, en plein territoire Pawnee…

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Mon avis : Une galerie de tableau pour le prix d’une BD, vous en avez souvent croisé, vous ?

Avec Frenchman, c’est en effet dans une véritable galerie de peinture que vous allez pénétrer : 74 planches multiplié par une moyenne de… disons six à sept vignettes par planche, cela signifie plus de 450 tableaux, petits, moyens, grands.

450 aquarelles où le talent de dessinateur et d’aquarelliste de Patrick Prugne explose, affranchie des cadres et encrages de la BD classique  : pas de cadre pour les vignettes, pas d’encrage pour le pourtour des bulles.

Je ne vais pas vous aire ici le panégyrique complet de l’auteur, il vous suffit de vous reporter à ma critique de Canoë bay, sorti en 2009, deux ans avant cet album, et de Pawnee, sorti deux ans plus tard : je n’en changerais pas une ligne !

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Vous découvrirez dans cet album indispensable le même triptyque amoureux.

Un amour des Etats-Unis primitifs, ceux qui émergeaient de l’indépendance, il y a deux siècles et demi.

Un amour de la nature, avec d’innombrables aquarelles célébrant les beautés de la forêt, des couchers et des levers de soleil, des animaux sauvages.

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Frenchman

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Les seigneurs de Bagdad

Les seigneurs de Bagdad – Brian K. Vaughan & Nico Henrichon

Urban comics – 144 pages – 15.50 €

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Le pitch : Au printemps 2003, une horde de lions s’échappe du zoo de Bagdad au cours d’un bombardement américain.

Perdus et perplexes, affamés, mais enfin libres, ils arpentent les rues dévastées de Bagdad, luttant désespérément pour survivre.

En retraçant le parcours tragique de ces lions, Pride Of Baghdad soulève des questions sur le véritable sens de la liberté. Se donne-t-elle ou la gagne-t-on à travers sa détermination et le sacrifice ?

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Mon avis : Roman graphique, BD ? On est exactement entre les deux pour cette oeuvre en 128 planches qui nous permet de suivre durant la terrible guerre qui a bouleversé l’Irak au début du siècle une famille de lions à travers la capitale irakienne, en proie au chaos et aux flammes.

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Les seigneurs de Bagdad

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J’ai été littéralement stupéfié, dans un premier temps, par la beauté de chacune des planches de ce chef d’oeuvre, beauté du dessin de Niko Henrichon, mais aussi beauté des couleurs. Jetez un coup d’œil : il faut le voir pour le croire.

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Là où vont nos pères

Là où vont nos pères – Shaun Tan

Dargaud – 128 pages – 16.50 €

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Le pitch : Le parcours d’un émigrant en route pour un pays nouveau, une terre promise, aussi attirante que mystérieuse : une nouvelle version de cet album poétique au graphisme époustouflant. Un homme fait sa valise. Il quitte sa femme et sa fille. Il embarque à bord d’un navire pour traverser l’océan. Destination : la terre promise, un pays inconnu. Cet homme est un émigrant. Là-bas, dans ce pays nouveau et étrange où il doit réapprendre à vivre, il rencontrera d’autres gens, exilés comme lui, eux aussi perdus dans ce monde nouveau…

Le récit poétique d’un exode qui touche à l’universel. Là où vont nos pères est un album inclassable, qui parle de l’émigration avec une poésie et une délicatesse incomparable.

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Mon avis : Dès que le lecteur soulève la couverture épaisse de ce bel album, il sait : Là où vont nos pères n’est pas une BD (un roman graphique, pour être plus juste) comme les autres.

120 planches pour raconter l’histoire d’un homme, un migrant, qui quitte femme et enfant pour aller au bout du monde, trouver un logement, un travail, puis faire venir sa famille et entamer une nouvelle vie.

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Là où vont nos pères

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Mais 120 planches sans le moindre mot.

Des vignettes entièrement dessinées au crayon, sur un rythme allant de 16 par planche – dans de petites fenêtres espacées les unes des autres – à quelques grandes doubles pages.

Pas un mot !

Cet exercice hors norme a lors de sa sortie, provoqué chez nombre de lecteurs un véritable émoi esthétique ainsi qu’un choc intellectuel généré par la force de son thème.

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Roi ours

Roi ours – Mobidic

Delcourt – 110 pages – 18.95 €

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Le pitch : Xipil est une jeune fille de chef promise au sacrifice par son propre père au dieu Caïman. Mais Roi Ours ne voit pas les choses de la même manière, libère la jeune fille et l’emmène avec lui.

En agissant ainsi, Roi Ours « vole » son offrande au reptile. C’est à lui que la vie de Xipil revient de droit.

Trouver un arrangement sera difficile et Caïman compte bien en tirer le maximum de profit.

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Mon avis : Roi ours est le premier album – un long « one shot » de 108 planches – de Mobidic, une toute jeune auteure qui s’est lancée courageusement, seule, à l’assaut d’un sacré travail : scénario, dessin, mise en couleurs.

Ne vous fiez pas à la couverture. J’ai cru au départ qu’il s’agissait d’une nouvelle adaptation du livre de la jungle, de Kipling.

Cependant, s’il y a effectivement du Kipling (et même beaucoup) dans ce magnifique récit, il y a surtout du Mobidic, qui n’est pas du Melville (!), mais juste le surnom de l’auteure (dont le véritable nom reste pour moi mystérieux à ce jour…).

Si cette histoire se passe dans la forêt profonde, on imagine très vite qu’il s’agit plutôt d’une forêt sud américaine.

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Santas Claus

Santa Claus – Michael G.Ploog

Delcourt – 88 pages – 35 €

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Le pitch : Il y a bien longtemps… Ark le bûcheron trouve un nouveau-né abandonné qu’il confie à la reine des Nymphes..

Une fois adulte, Claus retourne vivre parmi les humains et fait leur bonheur en distribuant des jouets qu’il fabrique lui-même.

Mais les forces du Mal, voyant d’un très mauvais oeil cette popularité auprès des enfants, tenteront de détruire l’esprit de Noël

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Mon avis : Ce magnifique livre d’un format exceptionnel (36*27 : il aura du mal çà loger dans votre bibliothèque) est certainement un des plus beaux livres sur Noël que j’ai eu le plaisir de lire dans ma vie.

Si je dis lire, c’est qu’il s’agit de l’adaptation d’un roman de L. Frank Baum, auteur par ailleurs il y a un siècle du Magicien d’Oz, et que le texte a donc autant d’importance que l’image (il vous faudra deux bonnes heures pour lire les 88 pages au format géant).

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Il s’agit d’une longue histoire, merveilleuse, qui se déroule dans un univers très Héroïc Fantasy.

Elle vous permettra de passer de merveilleux instants avec vos enfants – mais c’est aussi pour les adultes, il y a même des passages qui font un peu peur, comme dans tous les meilleurs contes ! – à découvrir le véritable destin du père Noël.

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Shi T1 - Au commencement était la colère...

Shi – Zidrou & José Homs

Dargaud – 2 volumes * 56 pages – 13.99 €

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Le pitch : Pour cacher un scandale qui pourrait nuire à la prestigieuse Exposition universelle, le cadavre d’un nourrisson est enterré dans les jardins du lieu qui accueille cet événement.

Deux femmes, une noble anglaise et une Japonaise, la mère de l’enfant, partent en croisade contre l’Empire britannique pour élucider ce crime.

Entre société secrète et manipulation corruptrice, les deux jeunes femmes que rien ne lie vont s’unir pour exposer la face cachée d’une machination infernale.

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Mon avis : Le problème, avec la BD actuelle, c’est qu’à part quelques albums réalisés en « one shot » où l’histoire est bouclée en un seul épisode, la plupart des récits se déroulent sur plusieurs tomes.

Alors, quand vous tombez dès sa sortie sur le premier volume d’une saga qui démarre et qui vous enchante, c’est une frustration totale.

La frustration du lecteur de BD, tatatam !

Malheureusement – ou heureusement ! -, c’est ce qui vient de m’arriver avec le premier album de Shi. Pourtant, l’éditeur (Dargaud, que je retrouve vraiment souvent en signature des albums qui comptent en ce moment) m’avait bien prévenu puisqu’en quatrième de couverture, il est mentionné : « Un premier cycle en 4 tomes ».*

 

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Aaargh ! Mais que cela ne vous empêche pas de vous lancer sur la trace de Shi, il serait vraiment trop dommage d’attendre plusieurs années !

Mais pourquoi Shi, me direz-vous ? (A ce propos, c’est le seul ratage de cet entreprise : le titre est nul)

Parce qu’il y a deux excellents capitaines à bord !

Zidrou est aux commandes du scénario, et c’est un gage de qualité. L’auteur de La lumière de Bornéo, le Spirou & Fantasio paru en 2016, il s’éclate visiblement ici dans une histoire en flash-back, une plongée en 1851 dans le Londres victorien de l’exposition universelle.*

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Kililana song - Benjamin Flao

Kililana song – L’intégrale – Benjamin Flao

Futuropolis – 272 pages – 28 €

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Le pitch : Dans l’archipel de Lamu, au large du Kenya, Naim, un orphelin de 11 ans habite chez sa tante Maïmounia, qu’il adore.

Refusant d’aller à l’école coranique car peu enclin à la discipline, il préfère l’école buissonnière, et malgré son frère Hassan qui le course régulièrement, il passe son temps à flâner, déambuler et traîner dans les faubourgs de la ville, vivant de petites magouilles.

D’un naturel curieux, ouvert à la vie et aux autres, chaque moment de ses journées, chaque rencontre qu’il fait, lui donnent matière à réfléchir avec le bon sens qui le caractérise.

Il croise ainsi Günter, un capitaine de marine hollandais, échoué sur ces côtes pour cause de trafic illicite de hasch, qui se doit de trouver dare-dare 70 000 dollars afin de récupérer et son navire et ses papiers.

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Mon avis : un récit en deux tomes, 250 planches au soleil du Kenya. Je ne connaissais pas Benjamin Flao, avant qu’on m’offre cette bande dessinée, et c’est pour moi une véritable révélation qui, j’en suis, heureux, à rencontré un véritable public.

Le premier tome de l’histoire est, toutes proportions gardées, le plus réussi, car l’auteur consacre beaucoup plus de temps à ses personnages, à ses paysages et à ses ambiances qu’à l’histoire elle-même. Elle n’a, je pense, de toute façon qu’une importance toute relative.

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Cette plongée dans le Kenya de la côte est une véritable immersion.

Grâce à aux planches somptueuses mises en couleur à l’aquarelle par Benjamin Flao, mais aussi à sa capacité à chroniquer le quotidien des principaux personnages dont Naïm, ce petit garçon qui sert de fil rouge à l’histoire, j’ai été embarqué comme rarement dans un « ailleurs » que je ne connaissais pas, et que j’ai maintenant l’impression d’avoir un peu abordé, par la mer bien sûr.

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Le château des étoiles

Le château des étoiles – Alex Alice

Rue de Sèvres – 3 volumes * 64 pages

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Le pitch : A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique pense l’espace fait d’éther, qui, utilisée comme énergie, permettrait d’explorer le ciel.

1868, Marie Dulac, scientifique qui a consacré sa vie à la recherche de l’éther, s’élève en montgolfière pour ce qui doit être le vol du succès : elle atteindra l’éther… mais personne ne pourra en attester, elle ne survivra pas au vol. Seuls son mari, également professeur, et son fils Séraphin, restent détenteurs de ses recherches et de son savoir.

Un an plus tard, Séraphin et son père reçoivent une mystérieuse lettre faisant allusion au carnet de la mère de Séraphin les invitant au château du roi de Bavière. Celui-ci, fou ou visionnaire, financera les recherches sur l’éther. En parallèle, Bismark, prince de la Prusse voisine, fera tout pour placer le royaume de Bavière sous sa tutelle.

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Mon avis : Très souvent, c’est la 4ème de couverture qui donne envie au lecteur d’en savoir plus et à fouiller à l’intérieur…

Mais parfois, plus rarement (souvent pour une BD), l’œil est attiré par une couverture de livre singulière : un dessin, des couleurs, une mise en page singulières, qui poussent le lecteur à l’affût à tourner la page – enfin… la couverture – et à s’intéresser au contenu. C’est le cas du Château des étoiles.

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les Chevaliers de Mars

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Regardez cette couverture dessinée « à l’ancienne », avec une mise en page steampunk qui fait expressément référence aux livres d’aventures de la fin du XIX° siècle.

Habillée de couleurs pastels dont la douceur tranche avec la quasi totalité de ce que propose habituellement le marché littéraire (deux mots qui, je tiens à le préciser, n’ont rien d’antinomiques…) : n’est-elle pas intrigante ? Ne donne-t-elle pas envie d’en voir plus ?

Oui ? Eh bien vous avez raison, suivez votre instinct (et mon conseil !) : tournez la couverture ! Vous plongerez alors dans une drôle d’oeuvre d’art…

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La vengeance du Comte Skarbek

La vengeance du Comte Skarbek – 

Dargaud – 128 pages –

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Le pitch : On dit qu’une bonne vengeance peut attendre. C’est faux. Une bonne vengeance doit attendre. Pour se préparer. Pour se déguster. Pour surprendre.

Combien d’années d’injustice subie auront été nécessaires au très civilisé Comte Skarbek pour que son unique main se ferme en poing vengeur ?

Toutes les réponses ont été transcrites en 1843 dans un diptyque. Toutes.

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Mon avis : Quant deux grands de la BD décident de travailler ensemble, on a toujours un peu peur d’être déçu, que 1 + 1 ne fassent pas 2.

Cependant, parfois, 1 + 1 font 3, et c’est superbe. Voilà ce qui est arrivé en 2008 à Yves Sente et Grzegorz (dit Greg) Rosinski, lorsqu’ils se sont lancés dans cette longue histoire en 128 planches.

La vengeance du Comte Skabeck a été publiée dans un premier tome en deux volumes, mais il faut absolument l’acheter dans sa version « Intégrale » réunissant les deux albums (d’occasion, l’ouvrage est malheureusement épuisé).

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Le format de l’intégrale est en effet beaucoup plus grand qu’un album normal (27.4*35 cm).

Cela permet de mettre en valeur de manière évidente et indispensable le travail graphique de Rosinski, sur un très beau papier au grammage épais, et l’éditeur a ajouté un carnet de croquis de 18 pages pour clore le volume.

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Abélard - La danse des petits papiers

Abélard – Renaud Dilliès & Régis Hautière

Dargaud – 2 volumes * 62 pages

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Le pitch : Pour séduire la jolie Épilie, Abélard ne voit qu’une solution : lui décrocher la lune ! Direction l’Amérique, le pays qui a inventé les machines volantes.

Armé de son banjo et de son chapeau à proverbes, il se lance sur les routes de campagne, rencontre des Tsiganes, puis Gaston, un ours grincheux avec qui il va partager un bon bout de chemin.

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Mon avis : Attention : ceci est un petit chef-d’oeuvre, mais surtout un OVNI !

Surtout ne vous fiez pas aux illustrations de cette bande dessinée en deux tomes qui ne ressemble à aucune autre, car vous risquez de vous tromper complètement de cible !

Le dessin de Renaud Diellès, très grandes cases aux dessins qui semblent d’une grande naïveté et aux couleurs pastel, laissent à penser que l’ouvrage est destiné à des enfants de 3 à disons… 7 ans.

Mais en fait, pas du tout ! Ne faites pas lire ça à un bout de chou, il risque de ne rien y comprendre ou, pire, d’en sortir un brin traumatisé car l’histoire ne s’adresse pas aux tout-petits.

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Abélard - La danse des petits papiers

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Dorian Gray

Dorian Gray – Corominas

Galerie Daniel Maghen – 90 pages – 18.50 €

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Le pitch : Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile par son ami Basil assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés.

Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : « Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer. »

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Mon avis : Il s’agit d’une adaptation tout à fait fidèle de l’oeuvre majeure d’Oscar Wilde, Le portrait de Dorian Gray, dont je ne vous ferais pas l’injure de  rappeler l’intrigue. Et c’est une réussite absolue, car si l’essence du roman est là, elle magnifiée par des illustrations d’une beauté somptueuse .

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Dorian Gray

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C’est une BD, bien sûr, mais c’est avant tout une oeuvre d’art.

68 planches de graphismes superbes, mais surtout, surtout, des centaines de tableaux absolument splendides, pour autant de de vignettes peintes à l’aquarelle, de la simple case à la pleine planche, dans une mise en page déstructurée, mais extrêmement lisible

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