[Idées cadeaux] Les meilleures BD à offrir pour Noël

Posté le 18 novembre 2018, par letournepage, dans Le coin cadeau

[Idées cadeaux] Les meilleures BD à offrir pour Noël

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Le père Noël n’est pas sectaire.

Dans la catégorie « Cadeaux littéraires », il est certain qu’il préfère placer sous le sapin, de manière générale, les beaux livres, ceux qui pourtant pèsent le plus lourd dansa hotte.

Mais… un prix littéraire ou deux, un roman historique… et surtout des albums de BD ! Quoi de plus festif qu’une belle BD ? Il y en a pour tous les goûts, des plus jeunes aux plus âgés (genre Tintin 2.0 : 9 à 99 ans).

En fait, Daddy Chrismas aurait tort de se priver, car c’est en cette fin d’année que les éditeurs publient les plus beaux albums, les intégrales, les formats originaux…

Des tous petits prix jusqu’aux ouvrages à un prix indécent, il y en a pour tous les goûts, et pour toutes les bourses.

Une mine (de crayon, bien sûr) pour tous les amateurs de BD, ceux qui pensent que le 25 décembre, les « bulles »  n’évoquent pas que le champagne !

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Rien que le meilleur de la BD sous le sapin !

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Santas Claus

Santa Claus – Michael G.Ploog

Delcourt – 88 pages – 35 €

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Le pitch : Il y a bien longtemps… Ark le bûcheron trouve un nouveau-né abandonné qu’il confie à la reine des Nymphes..

Une fois adulte, Claus retourne vivre parmi les humains et fait leur bonheur en distribuant des jouets qu’il fabrique lui-même.

Mais les forces du Mal, voyant d’un très mauvais oeil cette popularité auprès des enfants, tenteront de détruire l’esprit de Noël

Mon avis : Ce magnifique livre d’un format exceptionnel (36*27 : il aura du mal à loger dans votre bibliothèque) est certainement un des plus beaux livres sur Noël que j’ai eu le plaisir de lire dans ma vie.

Si je dis lire, c’est qu’il s’agit de l’adaptation d’un roman de L. Frank Baum, auteur par ailleurs il y a un siècle du Magicien d’Oz, et que le texte a donc autant d’importance que l’image (il vous faudra deux bonnes heures pour lire les 88 pages au format géant).

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Il s’agit d’une longue histoire, merveilleuse, qui se déroule dans un univers très Héroïc Fantasy.

Elle vous permettra de passer de merveilleux instants avec vos enfants – mais c’est aussi pour les adultes, il y a même des passages qui font un peu peur, comme dans tous les meilleurs contes ! – à découvrir le véritable destin du père Noël.

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Coffret Les Ogres-Dieux

Les Ogres-Dieux – Coffret 3 volumes 

Hubert & Bertrand Gatignol

Editions Soleil – 500 pages – 74.95 €

Exceptionnel coffret regroupant les trois tomes de la saga des Ogres-Dieux, chef-d’oeuvre de la BD française contemporaine. Un cadeau fabuleux pour les fêtes à destination des amateurs de contes fantastiques et de graphismes exceptionnels.

Vous trouverez ci-après, la critique du premier album, Petit.

Les Ogres-Dieux - Petit

 

Le pitch :  Petit est le fils du Roi-Ogre. A peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité.

Son père veut sa mort mais sa mère, qui voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée, le confie à sa tante Desdée, la plus ancienne d’entre eux. Déshonorée en raison de son amour pour les humains, elle vit recluse dans une partie de l’immense château. Seulement voilà, contrairement au souhait de sa mère, elle tentera d’élever Petit à l’inverse des murs familiales…

Tiraillé entre les pulsions violentes dont il a hérité et l’éducation humaniste qu’il a reçue de Desdée, Petit trouvera-t-il sa place ? Et survivra-t-il à l’appétit vorace de sa famille ?

Mon avis : Petit, c’est le premier tome du diptyque Les Ogres-Dieux.

Un titre tout à fait adapté à l’histoire, mais qui reflète bien mal l’album et l’entreprise qu’il représente, car ce titre est tout simplement GÉANT !

Géant par la taille : l’ouvrage publié par les Editions Soleil (chapeau bas, messieurs !) est une des plus belles réussites de la BD de ces dernières année. un album lourd, si lourd qu’il en est impressionnant (et dont le prix élevé – 28 € – est pour une fois parfaitement justifié).

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Couverture très épaisse, plus de 150 pages imprimées sur un papier à l’épais grammage avec un soin méticuleux en bichromie absolue (à l’exception des intertitres) : que du noir et blanc, avec des contrastes phénoménaux.

Géant par le contenu car cette histoire est celle de la race des géants qui, à un moment, sont apparus pour dominer le monde puis, peu à peu, ont perdu de leur superbe.

Un conte de fées pour adultes – seulement pour adultes, attention ! – qui va plonger le lecteur, hypnotisé, au cœur d’une histoire comme il en lisait étant enfant.

Terrible, effrayante.

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Betty Boop – Intégrale – Max Fleischer

Vents d’ouest – 208 pages – 32 €

Le Pitch : En 1930, une sirène de celluloïd fait son apparition dans un court métrage des studios Fleischer : Betty Boop ! Mêlant innocence et sensualité, la demoiselle ne tarde pas à séduire un très large public et à devenir l’un des sex symbols de l’âge d’or de l’animation américaine, qui est même censurée un temps à cause de sa jupe trop courte !

Un succès tel que ses aventures sont ensuite déclinées en comic strip dans les journaux où, chaque jour, les lecteurs ont pu retrouver les pérégrinations de cette femme indépendante et très en avance sur son temps.

Cette intégrale, la plus complète concernant l’œuvre de Max Fleischer, rassemble près de 300 épisodes noir et blanc et couleurs de ce bijou de la BD américaine patrimoniale, dont certains n’avaient jamais été réimprimés depuis les années 1930 ! Introduit par une préface de l’actuel directeur des studios Fleischer, voici le plus bel hommage qui puisse être rendu à l’une des plus grandes icônes du XXe siècle. Boop-boop-a-doop !

Mon avis : Betty Boop est une icône incontournable de la culture américaine du XX° siècle, mais que je pensais un tout petit peu désuète. A la lecture-découverte de ce magnifique album édité grâce à la bien heureuse initiative des Editions Vent d’Ouest, je me suis pourtant exclamé : mais que nenni !

Tout d’abord, il y a cette splendide couverture aux couleurs flashy sur laquelle (c’est difficile à voir en image) il y a de véritables paillettes.

Ensuite, il y a ces plus de deux cents planches qui constituent l’intégrale des bandes publiées durant la « vie » de la petite Betty, y compris de nombreuses planches jamais rééditées depuis les années 30. Une petite partie en noir et blanc mais surtout une très large majorité en couleurs, là aussi magnifiques.

Jetez juste un coup d’œil ci-dessous : c’est splendide ! Indispensable…

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La vengeance du comte Skarbek

La vengeance du Comte Skarbek – Y. Sente & G. Rosinski

Dargaud – 128 pages – 24.99 €

Le pitch : On dit qu’une bonne vengeance peut attendre. C’est faux. Une bonne vengeance doit attendre. Pour se préparer. Pour se déguster. Pour surprendre.

Combien d’années d’injustice subie auront été nécessaires au très civilisé Comte Skarbek pour que son unique main se ferme en poing vengeur ?

Toutes les réponses ont été transcrites en 1843 dans un diptyque. Toutes.

Mon avis : Quant deux grands de la BD décident de travailler ensemble, on a toujours un peu peur d’être déçu, que 1 + 1 ne fassent pas 2.

Cependant, parfois, 1 + 1 font 3, et c’est superbe. Voilà ce qui est arrivé en 2008 à Yves Sente et Grzegorz (dit Greg) Rosinski, lorsqu’ils se sont lancés dans cette longue histoire en 128 planches.

La vengeance du Comte Skarbeck a été publiée dans un premier tome en deux volumes, mais il faut absolument l’acheter dans sa version « Intégrale » réunissant les deux albums.

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Le format de l’intégrale est en effet beaucoup plus grand qu’un album normal (27.4*35 cm).

Cela permet de mettre en valeur de manière évidente et indispensable le travail graphique de Rosinski, sur un très beau papier au grammage épais, et l’éditeur a ajouté un carnet de croquis de 18 pages pour clore le volume.

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Il faut flinguer Ramirez

Il faut flinguer Ramirez – Nicolas Petrimaux

Glénat Comics – 144 pages – 19.95 €

Le pitch : Falcon City, Arizona. Jacques Ramirez travaille à la Robotop, une entreprise d’électroménager et l’un des fleurons industriels du coin. Employé modèle, il bosse vite, bien, et sait surtout se faire discret. Pour cause : il est muet.

Sa vie bascule le jour où deux membres d’un dangereux cartel pensent reconnaître en lui l’homme qui a trahi leur organisation par le passé : Ramirez, le pire assassin que le Mexique ait jamais connu. Aussi étonnant que cela puisse paraître, sous le chapeau du nettoyeur légendaire se cacherait désormais… un expert en aspirateurs hors-pair. Et maintenant que les hommes du cartel l’ont démasqué, ils feront tout, absolument tout… pour flinguer ce fumier !

Mon avis : « Ah, ben ça alors ! » me suis-je exclamé en découvrant le très bel album cartonné proposé par Gléant BD et Nicolas Pétrimaux, « Si les français se hissent au meilleur niveau des comics US, tout en se moquant gentiment de leur gueule, on va bien rigoler ! »

Une fois les 130 planches de ce one shot explosif avalé, j’ai bien été obligé d’avouer que mon (excellente) impression première était la bonne : Nicolas Pétrimaux a tout simplement réussi à se démarquer dès son (quasi) premier essai de tout ce qui se produit en France en matière de BD !

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Il faut flinguer Ramirez

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La jeunesse de Mickey – Tébo

Editions Glénat – 80 pages – 17 €

Le pitch : Norbert, l’arrière-petit neveu de Mickey, est comme tous les gamins de son âge : le nez toujours plongé dans sa console de jeux vidéo. Alors, pour attirer son attention, son arrière-grand-oncle a l’habitude de lui raconter des histoires.

Mais pas n’importe lesquelles : celles qu’il a vécues dans sa jeunesse. De palpitantes aventures dans lesquelles il a tour à tour été : cowboy, prisonnier dans le Bayou, as de l’aviation de la Première Guerre Mondiale, trafiquant de chocolat pendant la prohibition et même astronaute !

Norbert a un peu de mal à croire à ces récits invraisemblables, d’autant que, comme toutes les personnes âgées, pépé Mickey (comme l’appelle Norbert) a la vue qui baisse et la mémoire un peu comme un gruyère…

Tébo, co-créateur de Captain Biceps et probablement l’un des dessinateurs de gags les plus doués de sa génération, imagine dans un dialogue entre pépé Mickey et son arrière-petit neveu la jeunesse de la plus célèbre des souris.

Retrouvez cinq histoires courtes dans lesquelles il revisite le monde de Mickey de son trait moderne et débordant d idées, et où humour et aventure sont évidemment au rendez-vous !

Mon avis : Attention ! Attention ! Ceci n’est pas une bande dessinée pour les tout-petits ! Enfin… pas seulement !… Tomber comme ça,par hasard, sur une BD à double lecture aussi jouissive, c’est extrêmement rare.

Sauf que je ne suis pas tombé dessus par hasard !

En fait, j’ai été attiré par l’album. Un album d’assez grandes dimensions (32*24), avec une couverture cartonnée, à l’ancienne, non pelliculée, très épaisse (de même que le papier intérieur), un dos toilé année 40, et un dessin de couverture incroyablement graphique, couleurs vives sur fond d’une blancheur spectaculaire.

Alors j’ai ouvert… et après des pages de garde aux multiples Mickey, toujours aussi graphique…

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…je suis tombé sur une espèce d’OVNI !

Mickey, revisité, dynamité par l’auteur de Captain Biceps, à lire au premier, deuxième ou dixième degré (rayez les mentions qui, tout bien réfléchi, vous paraissent inutiles).

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Duel

Duel – Renaud Farace

Casterman – 180 pages – 22 €

Le pitch: Alors que Napoléon affronte l’Europe entière dans un bras de fer impitoyable, il veille à préserver toutes ses forces en interdisant les duels, qui saignent à blanc sa Grande Armée. Mais deux hussards, pour une obscure affaire d’honneur, s’entêtent à se défier…

De duel en duel, les frères d’armes devenus ennemis scellent leurs destins et entrent dans la légende. La haine rendrait-elle immortel ?

Librement adapté du récit de Joseph Conrad, et inspiré de personnages historiques.

Mon avis : Au départ, il y a deux personnages réels : le général d’Empire Fournier-Salovèze et le comte Pierre-Antoine Dupont de l’Etang.

Deux hommes qui, de par leur incroyable antagonisme, vont nourrir la légende.

Après, il y a Joseph Conrad qui, en une simple nouvelle, Le duel, élève en 1908 la légende en récit fabuleux.

Enfin, il y a Ridley Scott qui, dans une adaptation cinématographique absolument superbe sortie en 1977, Les duellistes, transforme le mythe en conte romantique.

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Tout cela pour qu’un jour, Renaud Farace reprenne à son tour – scénario et dessin – l’histoire, et en fasse un roman graphique d’une qualité tout à fait exceptionnelle.

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Roi ours – Mobidic

Delcourt – 110 pages – 18.95 €*

Le pitch : Xipil est une jeune fille de chef promise au sacrifice par son propre père au dieu Caïman. Mais Roi Ours ne voit pas les choses de la même manière, libère la jeune fille et l’emmène avec lui.

En agissant ainsi, Roi Ours « vole » son offrande au reptile. C’est à lui que la vie de Xipil revient de droit.

Trouver un arrangement sera difficile et Caïman compte bien en tirer le maximum de profit.

Mon avis : Roi ours est le premier album – un long « one shot » de 108 planches – de Mobidic, une toute jeune auteure qui s’est lancée courageusement, seule, à l’assaut d’un sacré travail : scénario, dessin, mise en couleurs.

Ne vous fiez pas à la couverture. J’ai cru au départ qu’il s’agissait d’une nouvelle adaptation du livre de la jungle, de Kipling.

Cependant, s’il y a effectivement du Kipling (et même beaucoup) dans ce magnifique récit, il y a surtout du Mobidic, qui n’est pas du Melville (!), mais juste le surnom de l’auteure (dont le véritable nom reste pour moi mystérieux à ce jour…).

Si cette histoire se passe dans la forêt profonde, on imagine très vite qu’il s’agit plutôt d’une forêt sud américaine.

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Ailefroide – Altitude 3 954 – Jean-Marc Rochette

Editions Casterman – 296 pages – 28 €

Le pitch : De Grenoble à la Bérarde en mobylette. Des rappels tirés sur la façade du Lycée Champollion.

Avec l’exaltation pure qui tape aux tempes, quand on bivouaque suspendu sous le ciel criblé d’étoiles, où qu’à seize ans à peine on se lance dans des grandes voies. La Dibona, le pilier Frendo, le Coup de Sabre, la Pierre Alain à la Meije, la Rébuffat au Pavé : le Massif des Ecrins tout entier offert comme une terre d’aventure, un royaume, un champ de bataille parfois.

Car la montagne réclame aussi son dû et la mort rôde dans les couloirs glacés.

Mon avis : Jean-Marc Rochette est un touche à tout éclectique (oui, je sais, un touche à tout est forcement éclectique, mais arrêtez de m’interrompre tout le temps comme ça pour des détails!), capable de passer de la  BD acide pour adulte (Edmond le cochon, avec Martin Veyron) à la série SF (Le tranceperceneige, avec notamment Jacques Lob) il a consacré l’essentiel de sa carrière à l’illustration.

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Et franchement, j’avoue ne pas être totalement fan de son style aux traits épais, rugueux, souvent volontairement imprécis.

Mais comme, pour une fois, Rochette était aussi derrière son clavier pour écrire le scénario, et que le récit portait visiblement sur l’amour de la montagne, j’ai tout de même tenté ma chance.

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Bien m’en a pris !

Car je suis sorti de ma lecture, une paire d’heures plus tard, absolument convaincu, conquis par ce très épais roman graphique qui est, tout simplement, un récit autobiographique d’une qualité remarquable.

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O’Boys – Steve Kuzor & Philippe Thirault

Dargaud – 180 pages – 29.99 €

Le pitch : Deux jeunes hommes désœuvrés dans le Mississipi des années 1930. Un destin qui les lie de façon indéfectible à un détail près : l’un est blanc, l’autre est noir…

Ensemble, ils vont accomplir un fabuleux périple qui deviendra un véritable apprentissage de la vie… Un récit puissant qui restitue l’ambiance de l’Amérique de l’après 1929, celle de Mark Twain ou de Steinbeck sur fond de blues, de prohibition et de racisme !

Mon avis : Les vraies BD d’aventure, avec une réelle toile de fond historique et sociale, qui plus est bardées de références littéraires de qualité, il n’y en a pas beaucoup.

En fait, elles sont rarissimes.

Avec O’Boys, cette saga en trois tomes proposées ici en une intégrale qui est en fait un vrai one shot de 180 planches nécessitant plusieurs heures de lecture passionnantes (miam !), je suis tombé sur une de ces raretés.

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Le retour à la terre – Intégrale – J.Y. Ferri & M. Larcenet

Editions Glénat – 29,95 €

Le pitch : réunis en un seul volume dans un magnifique format à l’italienne, les trois premiers tomes en couleurs du Retour à la terre sont le cadeau de Noël parfait pour tous vos amis – ceux qui veulent s’installer à la campagne, ceux qui en viennent ou ceux qui y vivent, ceux qui souhaitent un enfant, ceux qui n’en veulent pas ou ceux qui hésitent, ceux qui aiment rire et ceux qui savent être émus…

Et, tant que vous y êtes, prenez-en un pour vous ! Incontournable.

Mon avis : Le retour à la terre, c’est une saga en cinq volumes qui a occupé pendant plusieurs années le scénariste Yves Ferri (qui s’est immergé depuis dans Astérix) et le dessinateur Manu Larcenet, devenu depuis un des auteurs majeurs de la BD française avec son nouveau style réaliste en noir et blanc pour Blast (4 albums) puis Le rapport de Brodeck (voir plus bas).

Une saga qui est, en quelque sorte, un hommage-référence aux mouvements qui poussent, périodiquement, certains urbains à tenter un retour à « l’authenticité » rurale, comme en 1968 ou, plus récemment avec certains bobos.

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La série est d’une grande gentillesse et simplicité, très « mainstream » (les enfants peuvent la lire sans problème).

Même si j’aurais sans doute aimé un peu plus de causticité, le format original de l’intégrale, en demi-planches à « l’italienne », les couleurs vives, franches, solaires, et la qualité de l’édition me poussent à vous conseiller son acquisition.

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Le rapport de Brodeck – Tome 1 & 2 – Manu Larcenet

Editions Dargaud – 2 * 22.50 €

Le pitch : Manu Larcenet s’attaque pour la première fois à une adaptation, celle du chef-d’oeuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien et lui donner une nouvelle vie, éclatante, sombre et tragique.

Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes ; une plongée dans les abîmes servie par un noir et blanc sublime et violent.

Un très grand livre.

Mon avis : Larcenet, depuis le choc des quatre tomes de Blast, il y a quelques années, est devenu une véritable référence en matière de dessin réaliste.

Enfin… réaliste n’est peut-être pas le bon terme car le style graphique de Larcenet est reconnaissable dès la première planche, avec ses personnages aux longs nez, aux visages durs…

Que du noir et blanc, le blanc servant à souligner le noir du dessin, mais aussi de l’histoire.

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Manu Larcenet a décidé cette fois d’adapter le très grand roman de Philippe Claudel, Le rapport de Brodeck, en deux tomes, et cette adaptation est comme une évidence… et presque une redondance, car le dessin de l’auteur cadre exactement avec l’ambiance, l’atmosphère terriblement pesante de cette tragédie.

Au fin fond de la campagne, au milieu de la forêt de de la neige,à la sortie de la seconde guerre mondiale…

Je ne vous en dis pas plus. Ce n’est pas une oeuvre gaie, vous l’avez deviné, mais le texte est magnifique et les dessins…. quelques vignettes pour vous permettre d’apprécier :*

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The Walt Disney film archives 

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Taschen – 500 pages – 150 €

Le pitch : De la petite souris à l’immense industrie de divertissement qui se déploie à l’échelle mondiale, Disney incarne la plus éblouissante illustration du pouvoir de l’imagination. Ce livre, premier volume de l’ouvrage illustré le plus complet à ce jour sur Disney, suit les prémices de Walt Disney et son acharnement à faire de l’animation un véritable art.

Grâce à un accès privilégié et illimité aux archives de Disney, le livre contient des chefs-d’oeuvre en matière de croquis, storyboards, fonds et dessins d’animation. Des photos inédites des tournages plongent le lecteur dans la magie de cet « âge d’or de l’animation », tandis que les transcriptions des réunions organisées par Walt pour convenir de l’avancée des histoires, publiées ici pour la première fois, montre la créativité d’un génie en action.

Mon avis : Je pensais que l’on avait tout dit, tout édité, tout imprimé sur l’oeuvre de Walt Disney.

Et des ouvrages exhaustifs, étonnants, magnifiques, j’en ai vu passer, au fil des années. Mais là, j’avoue…

Taschen, le spécialiste du livre ultime, vient de sortir un monstre, un livre indécent, tant dans son format que dans son prix ! Imaginez un léviathan de papier, un livre que vous aurez du mal à soulever, tant il est grand (47*32, soit près d’un mètre de large quand il est ouvert, pour 8 cm d’épaisseur) et lourd (à vue de biceps, pas loin d’une dizaine de kilos).

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A l’intérieur : tout, je dis bien tout, sur les films de Disney sur près d’un demi-siècle (du premier court métrage jusqu’à la mort de Walt Disney) : dessins, croquis, storyboards, tous types de formats, de moyens d’expression…

C’est magnifique, somptueux et passionnant, car il y a du texte. Énormément de texte !

Comme le livre est en anglais, Taschen a fait imprimé un « à-part » contenant uniquement la traduction des textes en français, sur le même format, glissé dans le coffret. Cet à-part est lui aussi hors norme : plus de cent pages géantes avec une typographie minuscule, des dizaines d’heure de lecture !

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Un livre comme , j’en suis certain, vous aimeriez bien en trouver plus souvent sous le sapin, avec votre nom sur le paquet !


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Aya de Yopougon – Intégrale Tome 1 & 2

 M. Abouet & C. Oubrerie

Gallimard Jeunesse –  760 pages – 2 * 37 €

Le pitch : Côte d’Ivoire, fin des années 1970. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan rebaptisé Yop City, « pour faire comme dans les films américains ». Aya a décidé de devenir médecin et d’éviter la fameuse « série C »: Couture, Coiffure et Chasse au mari.

Ses amies Bintou et Adjoua, elles, s’y voient déjà et ne pensent qu’à déjouer l’attention paternelle pour passer leurs soirées au Ça va chauffer et leurs nuits à « l’hôtel aux mille étoiles »…

Avec une voix et un humour inédits, Aya raconte une Afrique bien vivante, loin des clichés.

Mon avis : Comment ça, vous ne connaissez pas Aya ? Aya de Yopougon ? Non ? Incroyable !

Pourtant, votre oeil a déjà dû être attiré par les couvertures aux couleurs éclatantes des six gros tomes de la série, pour cette BD qui tient d’ailleurs plus du roman graphique…

Mais si ce n’est pas le cas, c’est le moment de rattraper le temps perdu, car la série est désormais terminée, et Gallimard Jeunesse a la bonne idée de la publier dans une très belle intégrale en deux volumes.

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La couleur, les lumières de l’Afrique noire c’est ce qui saute aux yeux du lecteur dès qu’il ouvre le premier tome de cette très longue histoire (760 planches).

Mais, très vite, on plonge dans cette chronique au quotidien de la vie de très nombreux personnages qui, dans les années 70, naviguent entre traditions et modernité.

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Le dessin n’est pas réaliste, on penserait presque à un livre pour enfant, mais pas du tout : ce que vous raconte Marguerite Abouet, ce sont des histoires très réelles, parfois crues, dures, mais souvent hilarantes, avec des dialogues qui fusent, incessants, dans tous le sens, comme des missiles à courte portée.

Pour photographier cet univers, la focale utilisée est féminine et, au travers de ce prisme sexué, les personnages masculins sont souvent ridicules, pitoyables.

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Sautez avec délice sur ces chroniques qui vous tiennent par le bout de la barbichette (c’est un vrai Tourne Page) pendant des heures. Je suis très étonné que la saga n’ait pas encore fait l’objet d’une adaptation en série.

J’imagine que cela sera fait un jour.


Kililana song - Benjamin Flao

Kililana song – L’intégrale – Benjamin Flao

Futuropolis – 272 pages – 28 €

Le pitch : Dans l’archipel de Lamu, au large du Kenya, Naim, un orphelin de 11 ans habite chez sa tante Maïmounia, qu’il adore.

Refusant d’aller à l’école coranique car peu enclin à la discipline, il préfère l’école buissonnière, et malgré son frère Hassan qui le course régulièrement, il passe son temps à flâner, déambuler et traîner dans les faubourgs de la ville, vivant de petites magouilles.

D’un naturel curieux, ouvert à la vie et aux autres, chaque moment de ses journées, chaque rencontre qu’il fait, lui donnent matière à réfléchir avec le bon sens qui le caractérise.

Il croise ainsi Günter, un capitaine de marine hollandais, échoué sur ces côtes pour cause de trafic illicite de hasch, qui se doit de trouver dare-dare 70 000 dollars afin de récupérer et son navire et ses papiers.  

Mon avis : un récit en deux tomes, 250 planches au soleil du Kenya. Je ne connaissais pas Benjamin Flao, avant qu’on m’offre cette bande dessinée, et c’est pour moi une véritable révélation qui, j’en suis, heureux, à rencontré un véritable public.

Le premier tome de l’histoire est, toutes proportions gardées, le plus réussi, car l’auteur consacre beaucoup plus de temps à ses personnages, à ses paysages et à ses ambiances qu’à l’histoire elle-même.

Elle n’a, je pense, de toute façon qu’une importance toute relative.

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Watchmen – L’intégrale – Alan Moore & Dave Gibbons

Urban Comics – 464 pages – 35 €

Le pich : Quand le comédien, justicier au service du gouvernement, se fait défenestrer, son ancien allié, Rorschach, mène l’enquête. Il reprend rapidement contact avec d’autres héros à la retraite dont le Dr Manhattan, surhomme qui a modifié le cours de l’histoire.

Alors qu’une guerre nucléaire couve entre les USA et l’URSS, tous s’interrogent : qui nous gardera de nos Gardiens ?

Mon avis : Heureux mortels : vous avez l’occasion de pouvoir acheter l’édition intégrale de Watchmen, pour un prix ridicule au regard du temps que vous y allé y passer et du plaisir , infini, que vous allez en retirer !

Quand je dis l’occasion, c’est parce que cela n’a pas toujours été le cas, depuis la création de la BD en 1986 : souvent épuisée, parfois malmenée. Mais Urban Comics a repris les choses en main et, voilà : heureux mortels !

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Watchmen, le chef-d’oeuvre absolu du comic américain.

Une histoire de super-héros, allez-vous me dire, un chef-d’oeuvre ?

Et je vous répondrais sans barguigner  (j’adore ce mot !) : bien plus qu’une histoire de super-héros, mais réellement un chef-d’oeuvre !

Je peux vous certifier que peu d’œuvres littéraires, tous genres confondus, ont atteint un tel niveau d’intérêt au cours du dernier demi-siècle…

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Marvel – 40 couvertures légendaires

Huginn & Muninn – 19.95 €

Le pitch : Ce volume réunit les 40 plus belles couvertures des comics Marvel, des Avengers à Spider-Man. 41*31

Mon avis : Pour terminer cette petite sélection, un grand plaisir réservé aux vrais amateurs de comics Marvel. Non pas une BD, mais simplement, une pochette réunissant, en format poster (41*31 cm) quarante couvertures de légende de la célèbre revue.

Si vous avez moins de 16 ans, c’est l’occasion d’en parsemer les murs de votre chambre pour un prix plus que raisonnable. Si vous avez plus de 16 ans… eh bien c’est l’occasion de couvrir les murs de votre bureau, de votre atelier, ou de votre commerce. Il faut assumer votre passion, que diable !

Allez, juste une petite pour la route :

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Sur ce, mes amis : Joyeux Noël en BD !

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