[Idées lecture] Feel good books : les romans qui font du bien

Posté le 30 juillet 2021, par letournepage, dans Le coin cadeau

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De temps en temps, – tiens, pendant les vacances, par exemple ! -on n’a pas envie de lire sérieux. Plutôt envie d’oublier le quotidien, les tracas du boulot, les transports en commun ou les embouteillages, les virus et les problèmes économiques.

D’éviter aussi les romans sérieux, l’autofiction à la française (regardez mon nombril comme il est beau !), les essais socio, les thèses écolo, les thrillers sanglants.

Besoin d’amour, besoin d’humour, de légèreté, de happy end. Du léger, certes, mais du léger bien écrit, pas du gnangnan à l’eau de rose, des romans qui peuvent, par exemple permettre de bronzer heureux, détendu, et sans arrières pensées. Bref : une envie irrésistible d’une lecture qui fait du bien. Des feel good books, disent les anglo-saxons avec le sens de la formule qui les caractérise si bien.

Voilà donc une large sélection du Tourne Page, plus d’une trentaine de romans (mais aussi quelques BD) qui vont vous réconcilier avec le plaisir de lire sans entrave (on dirait un slogan de mai 68…) !

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Feel good books : les romans qui vont vous faire du bien

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La couleur des sentiments

La couleur des sentiments – Kathryn Stockett

Babel – 624 pages – 9.70 €

Le pitch : Jackson, Mississippi, 1962. Dans quelques mois, Martin Luther King marchera sur Washington pour défendre les droits civiques. Mais dans le Sud, toutes les familles blanches ont encore une bonne noire, qui a le droit de s’occuper des enfants, mais pas d’utiliser les toilettes de la maison.

Quand deux domestiques, aidées par une journaliste, décident de raconter leur vie au service des Blancs dans un livre, elles ne se doutent pas que la petite histoire s’apprête à rejoindre la grande, et que leur vie ne sera plus jamais la même.

Mon avisLa couleur des sentiments : qui n’a pas ce roman en mémoire ? Vous ? Eh bien il est temps de rattraper le temps perdu !

Un méga succès de librairie dans le monde entier en 2010 (des millions d’exemplaires), un giga succès dans les salles pour l’adaptation cinématographique (impeccable) en 2013. Et en prime, contrairement à d’autres best sellers au succès identique, il s’agit vraiment d’une très grande réussite littéraire!

Parvenir à faire rire et émouvoir, rires et larmes mélangés, sur un sujet aussi casse-gueule que la ségrégation raciale aux États-Unis, ce n’est pas facile et pourtant, Kathryn Stockett y est parfaitement parvenu.

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De si jolies ruines

De si jolies ruines – Jess Walter

10/18 – 480 pages – 8.80 €

Le pitch : Avril 1962. La jeune actrice Dee Moray accoste dans le village de Porto Vergogna, en Italie, une douzaine de maisons blotties dans les replis d’une falaise. Elle est accueillie par le propriétaire de l’unique hôtel-pension, un homme au grand coeur et aux rêves de grandeur, ébloui par la beauté de cette starlette fraîchement débarquée du tournage mouvementé de Cléopâtre.

Arrivent bientôt dans son sillage le légendaire Richard Burton et un jeune loup de la production. Puis entrent dans la danse un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale, névrosé et alcoolique, une assistante de production idéaliste, un chanteur-compositeur en perdition…

Des êtres aux prises avec les bonheurs, les drames, les surprises, les désillusions et les hasards de la vie. Tous ont des rêves auxquels ils se cramponnent, et ils ont beau venir d’horizons différents, leurs destins vont se croiser inexorablement, même si tous l’ignorent encore…

Mon avis : De si jolies ruines… Avouons le, le titre de ce roman est assez nul (c’est le même en anglais) et la couverture aux couleurs pastels de l’édition brochée complètement gnangnan.

Mais ne vous arrêter par à ces détails de surface, car l’œuvre mérite infiniment mieux !

Jess Walter (que je ne connaissais pas) emprunte un chemin narratif original, mêlant au fur et à mesure d’allers et retours dans le temps la côte ouest américaine et les charmes des « Cinque terre », en Italie, les années soixante et les premières années du XXI° siècle, le destin de pauvres pêcheurs et la trajectoire de figures du cinéma dont Richard Burton, au sommet de sa gloire (ou presque)…

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Les suprêmes

Les suprêmes – Edward Kelsey Moore

Actes sud – 414 pages – 9.70 €

Le pitch : Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970.

Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana. Longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit.

Rendez-vous avec vos futures meilleures amies.

Mon avis : Ce roman publié en 2014, écrit par un américain black (ça, c’est le terme que je continue d’utiliser pour parler des personnes à la peau noire, malgré les tonnes de politiquement correct en cours aux U.S !), violoncelliste professionnel de renom, qui composa ici son premier roman, est un coup de maître mais aussi un de mes coups de cœur absolus de ces dernières années.

400 pages pour raconter les aventures et suivre le destin de ces trois « Suprêmes », trois amies afro-américaines (ça, c’est le politiquement correct!) qui se retrouvent dans leur restaurant favori, chez Earl all-you-can-eat (titre original du roman), voilà ce que propose l’auteur. Rien de bien sexy, a priori.

Et pourtant ! En allant au delà d’un pitch un peu mollasson, le lecteur va tomber sur une pépite ! Les Suprêmes est un véritable feu d’artifice d’émotions contradictoires.

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Nos embellies

Nos embellies – G. Morizur & Marie Duvoisin

Grand angle – 72 pages – 16.90 €

Le pitch : Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents.

Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie

Mon avis : En écrivant ma critique de ce bel album paru fin 2018, il m’est apparu comme une évidence de la placer dans une catégorie BD, mais dans celle des feel good books. C’est bien la première fois que je procède ainsi pour une BD.

Alors, bien entendu, le premier album de Gwénola Morizur et Marie Duvoisin est une BD mais, pour une fois, le fond l’emporte largement sur la forme car, à la fin de sa lecture, le lecteur en sort tout retourné, une petite larme au coin de l’œil et – c’est le plus important – avec une foi (un peu) retrouvée dans la nature humaine.

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Nos embellies

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Gwénola Morizur en est juste à son second scénario; quant à Marie Duvoisin, c’est sa première œuvre à la sortie de son école de graphiste.

Ceci explique sans doute l’incroyable fraîcheur que dégage cette histoire pleine d’excellents sentiments.

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L'arbre à pain

L’arbre à pain – Célestine Hitiura Vaïté

10/18 – 408 pages – 8.40 €

Le pitch : Chronique d’une famille polynésienne des quartiers populaires de Tahiti, L’Arbre à pain nous plonge dans le quotidien de Materena, mère de trois enfants et femme de ménage professionnelle, au franc-parler « local » et aux rêves simples.

Dans ce premier volet de la trilogie, la succession des récits, authentiques et tendrement drôles, est cousue de fil blanc… celui de la robe de mariée de Materena qui rêve d’une bague au doigt et d’un certificat de mariage encadré au mur. Son tāne, Pito, en mâle primaire, entre bière et copains, ne veut rien entendre et résiste. Au risque de se voir réclamer à tout moment de rentrer chez sa mère…

Un roman truculent, délicieux de vérité et d’émotion, qui décrit l’art de vivre au fenua et l’amour à la tahitienne dans un style vif et plein d’humour.

Mon avis : Charmante couverture pour ce premier volume de la trilogie des Chroniques de Tahiti, écrites par Célestine Hitiura Vaite ! Avec un patronyme pareil, difficile de ne pas deviner que l’auteure est originaire de Polynésie et que le contenu de ce charmant feel good book vient en grande partie de ses souvenirs…

Publié par l’éditeur local Aux vents des îles éditions, ces chroniques s’attachent à décrire au quotidien la vie de Materena, une polynésienne terriblement attachante flanquée d’un compagnon (père de ses trois enfants) encore plus immature que sa progéniture.

Succession de courts chapitres bourrés de dialogues (les autochtones semblent, selon la démonstration de l’auteure, terriblement bavards !), L’arbre à pain parvient à restituer de manière saisissante l’ambiance de ces îles lointaines et la mentalité de ses habitants.

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Aphrodite et vieilles dentelles

Aphrodite et vieilles dentelles – Karin Brunk Holmqvist

J’ai lu – 288 pages – 7.50 €

Le pitch : Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Elles font des confitures, vont à l’église et se couchent chaque soir exactement à la même heure. Pas de commodités à l’intérieur de leur maison vétuste : les toilettes sont au fond du jardin, l’eau est à tirer au puits.

Tout change à l’arrivée d’un nouveau voisin, Alvar Klemens, ou plutôt de son chat : le félin est pris de frénésie sexuelle en mangeant une des plantes d’Alvar, que celui-ci entretient avec un engrais curieux. Et si elles tenaient avec ce produit l’occasion de s’offrir enfin des W.C. dignes de ce nom ?

La révolution est décidée : les deux dames montent un business clandestin d’élixir aphrodisiaque…

Mon avis : L’œil attiré par le titre, la couverture et le pitch de ce petit livre alors que je m’apprêtais à effectuer un long voyage en train, trois éléments a priori synonymes de quelques heures de lecture-détente sans prétention, je me suis laissé entraîné dans un achat d’impulsion… que je n’ai pas regretté une seconde !

Aphrodite et vieilles dentelles est le prototype même du feel good book à glisser dans ses bagages pour quelques heures de train, d’avion, ou une longue séance de farniente, allongé dans un transat au bord de l’eau (mer ou piscine, je vous laisse le choix !).

Tous les composants sont là pour séduire le plus vaste public possible : un style et une histoire simple (mais non simplette), pleine d’humour et d’humanité, des personnages principaux extrêmement attachants (les deux sœurs Tilda et Elida sont absolument drôles et touchantes du début jusqu’à la fin du roman), pas une once de vulgarité malgré le sujet scabreux et, en prime, une toile de fond sociale qui ne manque pas d’intérêt.

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Les cygnes de la cinquième avenue

Les cygnes de la cinquième avenue – Mélanie Benjamin

Le livre de poche – 480 pages – 8.20 €

Le pitch : Babe Paley est la plus en vue des  Cygnes de la Cinquième Avenue, ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout indéfinissable : son style. Elle incarne l’élégance, fait souvent la une de Vogue, mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses enfants, de son mari riche et puissant.

Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie. Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à son existence. Grâce à elle, Truman accède à cette élite qui le fascine tant. Et à ses secrets, ses rumeurs, ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir Babe.*

Mon avis : Au cours de ces trois dernières années, combien de « romans » écrits à partir d’une célébrité ? Des dizaines, tous moins intéressants les uns que les autres (ce commentaire n’engage que moi, bien entendu). Un mouvement révélateur, à mon avis, de la pauvreté d’inspiration des auteurs contemporains…

En découvrant le pitch des Cygnes de la cinquième avenue, je me suis dis que Mélanie Benjamin avait sacrifié à cette nouvelle mode. Mais la jolie couverture vintage, et le sujet de ce biobook (Truman Capote ? un des plus grands auteurs américains du siècle dernier, à n’en pas douter !), si je puis utiliser ce néologisme, m’ont convaincu d’y jeter un œil.

Bien m’en a pris, car c’est sur un véritable roman coup de cœur que je suis tombé, incapable que j’ai été de lâcher le livre avant d’en avoir parcouru les presque 500 pages !

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Audrey Hepburn, la vie et moi

Audrey Hepburn, la vie et moi – Lucy Holliday

Hugo poche – 352 pages – 7.20 €

Le pitch : Quand elle touche le fond, Libby Lomax connaît un remède imparable : se rouler en boule dans son canapé pour savourer son film préféré, Diamants sur canapé.

C’est justement l’un de ces jours « sans » que l’improbable se produit : Audrey Hepburn sort de l’écran ! Parée de sa petite robe noire, de ses perles et de son fume-cigarette, l’actrice est bien décidée à aider Libby à mettre de l’ordre dans tous les domaines de sa vie. Hallucination ? Bonne fée ? … Ou charmante calamité ?

Mon avis : Je dois vous l’avouer : j’aime bien lire de temps en temps un bon roman de chick lit, même si je suis tout sauf dans le panel visé par cette littérature « de genre ». Plus fort : il m’est arrivé d’ écrire quelques romans que l’on peut rattacher à cette frange de la littérature contemporaine !

La question que vous allez (ou que vous devriez) me poser est :  mais qu’est-ce qui fait un bon roman de chick lit ? La réponse est simple : une bonne idée de départ qui donne une colonne vertébrale scénaristique au roman (l’exemple parfait est : Le diable s’habille en Prada), une héroïne originale (cf. Le journal de Bridget Jones), un vrai rythme de narration (comme pour toute bonne comédie), une bonne dose de romance et surtout, surtout, beaucoup d’humour ! Si votre roman ne possède pas tous ces ingrédients, la recette risque de virer très vite à la tambouille de bas étage, et dieu sait s’il y a de mauvais produits sur le marché (je ne citerai aucun nom, par charité) !

Avec Audrey Hepburn, la vie et moi, je suis tombé pour la première fois depuis un bon moment sur un met ma foi fort bien cuisiné, avec une vrai idée, quelques épices, un vrai sens de la narration et beaucoup d’esprit.

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Avril enchanté

Avril enchanté – Elizabeth Von Arnim

10/18 – 366 pages – 8.10 €

Le pitch : Deux jeunes Londoniennes, Mrs. Wilkins et Mrs. Arbuthnot, décident, un jour de pluie trop sale et d’autobus trop bondés, de répondre à une petite annonce du Times proposant un château à louer pour le mois d’avril sur la Riviera.

En cachette de leurs maris, elles cassent leurs tirelires et trouvent deux autres partenaires pour partager les frais du séjour : l’aristocratique et très belle Lady Caroline Dester, qui veut fuir ses trop nombreux soupirants, et la vieille Mrs. Fisher, à la recherche d’un lieu paisible.

Mon avis : Avril enchanté : joli titre, non ? Un poil trop mièvre, au premier abord, mais un titre qui, comme le roman lui-même, cache bien son jeu !

Un fell good book venu du fond des âges, cela vous dit ? En tout cas, je ne pensais pas qu’un récit publié en 1922 pouvait correspondre si bien à cette typologie de roman, inventé trois quart de siècles plus tard.

Merci une nouvelle fois à la collection 10/18 de remettre en lumière des romans anglo-saxons qui ont eu, en leur temps, énormément de succès, avant de passer un peu à la trappe du temps qui passe.

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Anne de Green Gables

Anne de Green Gables – Lucy Maud Montgomery

Monsieur Toussaint Louverture – 384 pages

Le pitch : Marilla Cuthbert et son frère Matthew décident d’adopter un jeune garçon pour les aider dans leur maison des Pignons verts. Mais c’est Anne Shirley, gamine rousse à l’inspiration débordante et à la langue bien pendue, qui les attend à la gare.

Anne grandit donc à Avonlea, sur l’île du Prince Edouard, et s’y fait beaucoup d’amis, ainsi que des rivaux, car son intelligence et son impétuosité lui jouent parfois bien des tours.

Vendu à 60 millions d’exemplaires à travers le monde, adapté des dizaines de fois , aimé par des générations de lecteurs, Anne de Green Gables est un hymne à la joie et au pouvoir de l’imagination.

Mon avis : Une fois de plus, l’adaptation d’un roman (ou d’une suite de romans) en série, grâce à Netflix, Amazon prime ou HBO, lui donne une seconde vie auprès d’un tout nouveau public.

Car, aussi incroyable que cela puisse paraître, la série de romans canadiens de Lucy Maud Montgomery (11 au compteur, sauf erreur de ma part !) écrits au début du XX° siècle est restée jusqu’à son adaptation cinématographique quasiment inconnue du public européen, alors que les ventes ont dépassé les 60 millions d’exemplaires !

Grâce aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, voici donc le premier tome de la saga. Avec, comme toujours chez cet éditeur, un résultat original, unique et vraiment réussi.

Prenez l’objet en main : format A3, broché, avec une tranchefile, couverture cartonnée épaisse avec un revêtement en relief, couleurs irisées, gardes couleur bronze, et un papier épais couleur crème… un plaisir à toucher et manipuler !

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Vacances anglaises

Embrassez qui vous voudrez – Joseph Connolly 

Points – 462 pages – 8.10 €

Le pitch : Elizabeth se fait offrir par son mari Howard des vacances dans un hôtel chic de la côté anglaise. Dotty, sa voisine londonienne, entend en faire de même, mais Brian, son époux, ne peut que lui louer une caravane en guise de palace. Autour d’eux, gravitent leurs enfants, une mère célibataire et son bébé hurleur, un mari fou de jalousie et sa ravissante épouse, un dragueur professionnel…

Ce petit monde va s’entrecroiser, non sans réveiller les libidos de chacun et provoquer mésaventures et rebondissements en série.

Mon avis : Si vous voulez imaginer à quoi ressemble un livre de Joseph Connolly, il suffit de regarder une photo de l’écrivain. Impressionnant, non ?

Avec ses cheveux et sa barbe blanche de père Noël, d’une longueur et d’une densité incroyables, portés sur un costume cravate de bonne facture, l’homme possède le look totalement improbable et décalé d’un british excentrique.

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Joseph Connolly

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Vacances anglaises, rebaptisé Embrassez qui vous voudrez lorsque le roman fut porté à l’écran sous ce titre par Michel Blanc, commence par une scène de sexe assez explicite au cours de laquelle le lecteur va sourire, puis rire franchement ce qui, vous l’admettrez, n’est pas la réaction normale à la lecture d’une scène hot !

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L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors – Gabrielle Zevin

Fleuve éditions – 240 pages – 18.90 €*

Le pitch : La vie est plus belle lorsqu’elle s’écrit à plusieurs.A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire. Un libraire misanthrophe et bourru qui file un mauvais coton depuis le décès de Nic, son épouse. Peu importe, livre ou être humain, il est devenu bien difficile de trouver grâce à ses yeux.

L’irrésistible petite Maya va pourtant fendre son armure. Sa maman souhaitait qu’elle grandisse au milieu des livres et l’a donc laissée dans les rayons de l’unique librairie d’Alice Island. C’est ainsi qu’ A.J., faussement récalcitrant, se retrouve à pouponner ce chérubin  aussi malicieux que despotique.

Et dans le sillage de ce duo improbable, tout leur entourage va découvrir que les aventures étonnantes, épatantes et émouvantes n’arrivent pas que dans les livres.

Mon avis : Lorsqu’on m’a offert L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors, j’ai commencé par frémir. Un titre pareil, une couverture scrapbookée comme celle-là… Tout cela sentait à plein nez le roman un peu niais tel qu’il en sort des dizaines tous les mois pour tenter de profiter de l’aspiration commerciale de quelques succès…

Cette impression s’est malheureusement un peu confirmé durant les premiers chapitres, un héros libraire, veuf, un peu ronchon et maniaque, une commerciale d’une maison d’édition plus jeune, très gentille, et puis tiens, une petite fille adorable, deux ans, abandonnée par sa maman, que le libraire va recueillir, toujours un peu ronchon…

Aïe, cela sentait vraiment l’overdose de sucre et la panne littéraire, sauf que… petit à petit, le ciel s’est dégagé, le scénario ne s’est pas déroulé exactement comme prévu, les dialogues se sont révélés plutôt drôles et – miracle – quelques scènes assez touchantes ont déboulé… résultat : j’ai fini par me surprendre à poursuivre la lecture de ce feel good book – car cela en est un – avec un petit sourire aux lèvres, et aller rapidement jusqu’à la fin…

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Le journal de Bridget Jones

Le journal de Bridget Jones – Helen Fielding (1998)

J’ai lu – 338 pages – 6.90 €

Le pitch : Bridget a presque trente ans et n’est toujours pas mariée. Entre une mère égoïste et des amis plus ou moins en couple, elle cherche le prince charmant qui changera sa vie, son regard sur elle-même et sur le monde.

Comment s’y prendre avec les hommes ? Par où commencer ? Avec humour décapant, Helen Fielding trace le portrait d’une génération femmes socialement responsables, financièrement autonomes, affectivement… frustrées !

Une comédie sentimentale, ironique et tendre.

Mon avis : Ce roman paru en 1998 est certainement la mère (le père ?) de la chick lit, la « littérature pour poulette » (désolé, c’est vraiment la traduction littérale !). Vous voyez ? Cette littérature censée être destinée, et même réservée aux jeunes femmes ? Get it ?

Cette appellation constitue d’ailleurs un cas de ségrégation sexiste manifeste vis à vis du genre masculin, au nom duquel je proteste ici officiellement… Rien que pour cette innovation littéraire, le domaine de l’édition doit une fière chandelle à Hélène Fielding, car ce sont des millions de volumes qui se sont vendus de ce roman, de ces suites et de ses imitations ! Beaucoup d’entre-elles ne valent absolument rien, alors que celui-ci…

Il faut bien avouer qu’il y a un ton, beaucoup d’idées, et un sacré paquet d’humour  – britannique, l’humour, je précise – qui m’ont rendu la lecture facile et agréable, et pourtant je suis un homme !

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Cadavre exquis

Cadavre exquis – Pénélope Bagieu

Gallimard jeunesse – 128 pages – 17.50 €

Le pitch : Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d’accueil dans les salons – de l’automobile ou du fromage – et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire.

Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L’amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d’Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l’écrivain ?

Mon avis : Pénélope Bagieu, avec son blog charmant et impertinent, a acquis il y a maintenant près de dix ans (et oui, le temps passe, même pour les blogueuses !) la faveur de toutes les (jeunes) femmes françaises.

Puis elle a enchaîné sur les aventures de Joséphine, qui ont fait un carton, immédiatement portées (deux fois) à l’écran. Avant de s’attaquer à ses bio express Culottées, deux tomes (pour l’instant),qui ont fait un tabac. Wow ! Cette Pénélope est une sacrée travailleuse, elle (…), et une success woman !

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Et je découvre aujourd’hui qu’en 2010, elle a écrit et réalisé toute seule, comme une grande, un roman graphique intitulé Cadavre exquis. Peut-être un navet, pour une fois ? Eh bien non !

Cette BD est aussi charmante, culottée et hilarante que le reste de son oeuvre ! De quoi être dégouté, comment peut-on avoir autant de talent !

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Baby Jane à Broadway

Baby Jane à Broadway – Ahava Soraruff 

Charleston – 448 pages – 6.70 €

Le pitch :  En 1988, Andrew Lloyd Webber triomphe à New York avec Le Fantôme de l’Opéra, tandis que Tess, ex-danseuse souffrant d’agoraphobie depuis qu’elle a réchappé à un incendie meurtrier, vit recluse dans un quartier de Brooklyn. Chaque pas hors de chez elle est devenu un effort, mais la passion de la danse est toujours là, brûlante. C’est elle qui pousse Tess à franchir, un vendredi matin, les portes du théâtre du Wonderful où se tiennent les auditions pour un spectacle d’un genre nouveau : le cabaret burlesque. Là, sur la scène du Wonderful, Tess deviendra Baby Jane. Une Baby Jane audacieuse, vibrante et libre.

Un bouleversant roman de reconquête de soi, qui nous plonge dans l’univers enivrant du cabaret des années 1980.

Mon avis : Un bon petit feel good book à se mettre sous la dent, cela n’arrive pas tous les jours, loin de là, car il n’y a pas de genre plus casse-gueule.

Le repas, il faut dire, est difficile à composer : il faut un contexte original en hors d’œuvre, une héroïne intéressante en plat principal, de la romance pour le dessert, mais sans trop de sucre, et plusieurs pincées d »humour pour épicer le tout.

Avec cette jolie couverture – évocation d’ Audrey Hepburn -, ce joli titre, et un pitch plutôt sympa, je me suis dis que j’étais peut-être enfin bien tombé. Et – joie ! – j’avoue pris un plaisir certain à la lecture de ce roman new-yorkais qui ne prend pas les lecteurs (et surtout les lectrices) pour des demeurés.

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Des nouvelles du monde

Des nouvelles du monde – Paulette Jiles

Folio – 288 pages – 7.50 €

Le pitch : Hiver 1870. Le capitaine Kyle Kidd parcourt le Texas et lit à voix haute des articles de journaux devant un public avide de nouvelles du monde. Un soir, à Wichita Falls, on lui propose de ramener une petite fille chez elle près de San Antonio. Ses parents ont été tués quatre ans plus tôt par les Kiowas, qui ont épargné et élevé Johanna comme une des leurs. Le vieil homme, veuf, accepte en échange d’une pièce d’or, mais sait qu’il lui faudra apprivoiser cette enfant sauvage qui guette la première occasion de s’échapper.

Ainsi commence un voyage splendide et périlleux, aux allures de western. Dans ces terres vierges où la loi n’engage que ceux qui la respectent, ces deux solitaires en marge du monde vont tisser un lien précieux qui fera leur force.

Mon avis : Des nouvelles du monde est le premier roman de Paulette Jiles traduit en France en 2018, grâce aux éditions Quai Voltaire. Pourtant, Paulette Jiles, née en 1943, a publié de très nombreux romans aux Etats-Unis; mais c’est sans doute le fait que ce dernier récit ait obtenu une place de finaliste au National book award en 2016 qui a attiré l’attention de l’éditeur français.

Et qu’il soit remercié de son initiative, car Des nouvelles du monde est un très grand et très beau récit western, dans la grande tradition américaine !

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De l’eau pour les éléphants – Sarah Gruen

Le livre de poche – 480 pages – 7.90 €*

Le pitch : Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.

Mon avis : Énorme succès de librairie aux États-Unis, ce roman a le charme des grands romans populaires. Ceux qui, avant tout, racontent une histoire pour le plaisir du lecteur : beaucoup d’émotions, un récit et une toile de fond historique très bien documentée.

Sur ce dernier point, la réussite est totale, l’univers quotidien des cirques au moment de la grande dépression est dépeint avec un grand luxe de détails. Incroyablement riche et précise, la description de ce monde très particulier que je ne connaissais pas du tout, est un des charmes manifestes du roman.

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Spellman & Associés  – Lisa Lutz

Le livre de poche – 444 pages – 7.10 €*

Le pitch : Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car, pour ces détectives-nés, rien n’est plus excitant que d’espionner, filer, faire chanter… les autres Spellman de préférence.

Mélange détonant d’humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n’êtes pas près d’oublier les Spellman !

Mon avis : Il y a quelques années, ce livre s’est retrouvé entre mes mains par hasard. Imaginez la scène : moi, allongé sur une plage, en plein été, en train de me laisser bronzer tout en feuilletant un roman que je viens de piquer par le plus grand des hasards sur la serviette d’à côté. La raison ? Je venais de terminer le roman que j’avais emmené à la plage et j’avais une flemme… estivale de me lever pour aller en chercher un autre dans mon stock, dans ma chambre d’hôtel (toujours costaud, le stock, quand je pars en vacances).

Au bout de deux, trois chapitres un peu déstabilisants où la narratrice, apparemment un peu frappadingue, expliquait qu’elle s’appelait Isabel Spellman, dîtes Izzy, et qu’elle travaillait pour une agence de détectives privés constituée… de (presque) toute sa famille, dont tous les membres (tous) étaient encore plus frappadingue qu’elle, j’ai commencé à rire.

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Le livre de Joe

Le livre de Joe – Jonathan Tropper 

10/18 – 416 pages – 8.80 €

Le pitch : A priori, Joe Goffman a tout pour lui : un quatre pièces dans les quartiers chic de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s’il en pleuvait.

Une vie de rêve née deux ans plus tôt, avec la parution de son premier roman Bush Falls, un best-seller corrosif rapidement adapté à l’écran. Dans ce livre, il évoquait une adolescence passée entre un père et un frère moins préoccupés à l’aimer qu’à marquer des paniers au basket, ses deux meilleurs amis ne trouvant rien de mieux à faire que d’afficher leur relation homosexuelle dans une petite ville de province très conservatrice !

Seulement voilà, ce passé riche en névroses irrécupérables refait surface lorsque le père de Joe plonge brutalement dans le coma. Contraint de courir à son chevet, le romancier, qui n’a pas remis les pieds à Bush Falls depuis dix-sept ans, va se frotter à l’hostilité des résidents locaux, bien décidés à lui faire payer ses écarts autobiographiques.

Mon avis : Les auteurs capables d’aborder les questions les plus graves de l’existence tout en gardant le sourire sont rares.

Ceux qui, de surcroît, sont capables de partager avec leurs lecteurs vision et humour, tout cela avec une plume virtuose et légère, sont carrément à compter sur les doigts d’une main, même dans un pays aussi vaste que les Etats-Unis. Jonathan Tropper fait partie de ces happy few, ces auteurs bénis des dieux de la littérature qui, apparemment sans le moindre effort, communiquent avec leur public sur le mode léger, sans façon.

Dès son premier roman, en 2004 – car Le livre de Joe est un premier roman, aussi incroyable que cela puisse paraître quand on découvre la maîtrise narrative déployée et la maturité des thèmes abordés – Tropper a remporté un très grand succès, d’ailleurs plus commercial que critique. Car, voilà son seul malheur, sa plume terriblement spirituelle et sa manière de se moquer apparemment des sujets les plus graves ont souvent généré une bonne dose de  dédain de la part des pisse-vinaigres de la critique.

Ne vous fiez pas à ces empêcheurs de tourner en rond. Si Jonathan Frenzen vous barbe, si Richard Ford vous endort, précipitez vous sur les romans de Jonathan Tropper !

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Snobs - Julian Fellowes

Snobs – Julian Fellowes

Le livre de poche – 416 pages – 7.00 €

Le pitch : Le narrateur, comédien, navigue avec beaucoup d’aisance dans les classes privilégiées. Son amie, Édith Lavery, est la jolie fille d’un expert comptable et de sa femme, éblouie par la haute société.

Lors d’une visite au château Broughton Hall, Édith, standardiste dans une agence immobilière de Chelsea, fait connaissance du fils de la maison, Charles, Comte Broughton et héritier du marquis de Uckfield. Célibataire, Charles gère les propriétés de sa famille. C’est un des célibataires les plus enviés, de l’aristocratie anglaise.

Quand il la demande en mariage, Édith accepte, mais est-elle vraiment amoureuse de lui ? N’est ce pas plutôt de son titre, de son rang et de tout ce qui va avec ?

Mon avisJulian Fellowes, c’est cet Anglais bien né qui a scénarisé la série Downtown Abbey. Le pauvre type doit en avoir assez d’avoir ce sparadrap au bout des doigts (on y fait sans arrêt référence, alors même qu’il a reçu aussi un oscar pour Godsford Park), même si Downtown Abbey est une série vraiment sympa.

Mais si vous l’avez trouver parfois (juste par moments) un peu mièvre et convenue, précipitez-vous sur Snobs, ce roman à l’humour incroyablement corrosif que Fellowes a écrit il y a une dizaine d’années !

C’est une analyse d’une certaine société anglaise, faite par un écrivain « embedded » (embarqué) dont le corps aurait été habité par Georges Bernard Shaw.

L’ensemble est intelligent, brillant même, drôlissime avec juste la pointe de méchanceté qui va vous faire ricaner.

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Les yeux jaunes des crocodiles

Les yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

Le livre de poche – 672 pages – 970 €

Le pitch : Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.

Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie. (Grand prix des maisons de la presse 2006.)

Mon avis : Je me souviens avoir découvert Katherine Pancol au début de sa carrière, il y a une trentaine d’années (ok, cela ne me rajeunit pas… ni elle, d’ailleurs, à la réflexion !), alors que j’étais étudiant. Aussi, quand en 2006 Les yeux jaunes des crocodiles a explosé les compteurs (on aurait dépassé les deux millions d’exemplaires vendus ?!!), j’ai jeté un œil a priori conquis… et je n’ai pas été déçu.

Car le premier tome de ce qui allait devenir une trilogie est une véritable réussite de feel good book, un excellent exemple de littérature populaire, à l’instar du Journal de Bridget Jones, par exemple, où l’auteure prend son pied (on sent la jubilation à chaque ligne) en faisant plaisir à ces lecteurs.

Littérature de vacances, littérature de pure distraction, il ne faut pas chercher plus loin, et c’est très bien.

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Orgueil et préjugés

Orgueil et préjugés – Jane Austen

Le livre de poche – 288 pages – 6.60 €

Le pitch : Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen.

Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage : l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui, encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon avisJane Austen est morte il y a deux siècles, et son génie (il n’y a pas d’autres mots) éclaire plus que jamais le monde de la littérature. Son écriture est d’une modernité stupéfiante, ce roman aurait pu être écrit par une romancière contemporaine.

Orgueil et préjugés est son roman le plus célèbre, car il est, de par sa construction, ses thèmes et la qualité de ses personnages principaux, universel. Ce n’est pas hasard si les adaptations et les « produits dérivés » (dont, depuis quelque temps, un nombre incroyable de romans de chick lit, genre dont Jane Austen est, en quelque sorte, l’inventeur à son corps défendant !) n’ont jamais été aussi nombreux.

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Le mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

Actes sud – 253 pages – 7.10 €*

Le pitch : Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres.

Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’oeil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec une sacrée dose d’autodérision.

Il est exaspéré par sa voisine de cimetière. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante.

Mon avis : Vous aimez les feel good books, ces romans faciles à lire plein de bons sentiments qui vous mettent de bonne humeur et, pour les plus réussis, vous redonnent foi dans la vie (pour peu que vous l’ayez perdue, bien sûr !) ?

Alors vous devriez lire ce gentil récit qui, sur une idée hyper banale (deux personnes que tout oppose, sexe, milieu social, culture, habitudes, vont se rencontrer et s’apprécier), déroule une histoire… hyper banale.

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Mémé dans les orties – Aurélie Valognes

Le livre de poche – 264 pages – 7.70 €*

Le pitch : Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.

Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Ce livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, est aussi une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis : Ce court roman est à distinguer du flot constant de nouveaux récits qui, chaque jour, envahissent les rayons physiques ou virtuels des librairies. C’est en effet l’exemple parfait de la nouvelle économie du livre : Aurélie Valognes, jeune auteure volontaire, a commencé par auto éditer son livre sur la plate-forme Amazon.*

Devant le succès rencontré (plus de 25 000 exemplaires vendus), elle s’est retrouvée en contact avec plusieurs éditeurs traditionnels, attirés par le succès public de la jeune femme; c’est Michel Lafon qui la convaincra et, depuis, les ventes et les traductions n’arrêtent pas. Belle histoire, n’est-ce pas ?

Cependant, la question cruciale est : ce succès sympathique est-il justifié ? Ma réponse est : oui, en grande partie, malgré quelques défauts de jeunesse. Il faut en effet rappeler que, pour Aurélie Valogne, il s’agit du premier roman qu’elle ait jamais écrit !

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La bonne étoile – Esther Freud

Le livre de poche – 432 pages – 7.90 €*

Le pitch : La timide Nell, Charlie la magnifique, Dan l’ambitieux, Jema la révoltée : tous croient en leur « bonne étoile ». Formés au très select Drama Arts de Londres, où ils se sont rencontrés, ils rêvent de devenir des stars. La réalité sera-t-elle à la hauteur de leurs espérances ?

Auditions improbables, agents injoignables, tournées miteuses, tapis rouge sans lendemain ponctuent leur parcours semé d’embûches dans un monde dominé par l’ambition, la vanité et les faux-semblants. Seule Nell prendra le chemin de la réussite, mais à quel prix ?

Dans cette comédie douce-amère, Esther Freud – qui fut elle-même actrice – pose un regard à la fois tendre et aigu sur ses personnages ainsi que sur les splendeurs et misères d’une profession aussi exaltante qu’impitoyable.

Mon avisEsther Freud est la petite-fille de Sigmund. Cette information n’a aucun rapport avec le roman, mais je vous la livre car je viens de la découvrir.

Question : Esther a-t-elle la finesse psychologique de Papy ? Eh bien, pas vraiment. C’est même l’aspect le moins réussi de ce roman par ailleurs fort estimable et sympathique : les personnages principaux, nombreux, manquent vraiment d’épaisseur, certains sont même à la limite de la caricature. Mais si l’on saisit l’intention de l’auteure, ce défaut devient en fait une force, car il ne faut pas parler de caricatures, mais d’archétypes.

Esther Freud a voulu raconter ce qu’est la vie d’un artiste comédien, depuis le temps de sa formation (tout le début du roman, au sein du Dram Arts, est très réussi) jusqu’à l’épanouissement…. ou pas, de sa vie professionnelle.

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E=mc² mon amour

E=mc², mon amour – Patrick Cauvin

Le livre de poche – 185 pages – 6.70 €

Le pitch :  » Lui un peu voyou, elle un peu bêcheuse, ces deux bambins qui totalisent moins de vingt-trois printemps vont se rencontrer, se flairer, se reconnaître et vivre dans l’incompréhension générale ce qu’il est légitime d’appeler un grand amour.

J’aime dans le roman de Patrick Cauvin – outre toutes les qualités de fraîcheur, de légèreté, d’invention qu’il faut pour faire l’enfant sans faire la bête – j’aime ce qu’il dit sans avoir l’air d’y toucher et qui va beaucoup plus loin que son joli récit.  » – François Nourissier

Mon avis : E=mc² Mon amour (quel joli titre !) est un des deux romans les plus connus de l’auteur (avec Monsieur Papa). Vendu par wagons entiers à sa sortie, en 1977, adapté par les américains au cinéma, ce petit volume est parfaitement emblématique du style, de l’ambiance et des thèmes développés par Patrick Cauvin.

L’histoire ? Toute bête : deux gamins de onze ans, Daniel, un petit français des banlieues et Lauren, une américaine du XVI°, se rencontrent fortuitement et vont tomber amoureux l’un de l’autre et iront jusqu’à une escapade à Venise pour vivre leur passion, sous l’auspice affectueuse d’un vieil homme original qu’ils ont rencontré entre temps.

Il est passionné de cinéma américain, elle adore la littérature classique. Particularité : ils sont tous les deux surdoués (même si Daniel est bien obligé d’avouer à un moment que Lauren est encore plus intelligente que lui !).

Le style de Patrick Cauvin, c’est avant tout sa capacité à faire parler les gens (et plus particulièrement les enfants, qu’il adore) comme dans la vraie vie. Un style direct, à la première personne (les chapitres alternent les récits de Daniel et Lauren), d’une fraîcheur et d’une drôlerie dont je ne vois qu’un exemple comparable dans la littérature française : René Goscinny, dans Le petit Nicolas.

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Lecture pour les vacances

Chocolat – Joanne Harris

Folio – 416 pages – 8.20 €*

Le pitch : Séduites par Lansquenet, Vianne Rocher et sa fille Anouk décident d’y établir leur chocolaterie. Mais dans ce petit village du sud-ouest de la France, le père Reynaud veille sur ses ouailles comme la cuisinière surveille le lait sur le feu. Aussi voit-il en l’ouverture de La céleste Praline l’oeuvre d’une sorcière. Et s’il avait raison ?

Joanne Harris nous offre une ode gourmande à la tolérance et au plaisir. Adapté au cinéma avec Juliette Binoche et Johnny Depp dans les rôles-titres, Chocolat s’est vendu à plus de douze millions d’exemplaires dans cinquante-cinq pays

Mon avisChocolat n’est pas qu’un titre appétissant, même si les éditions Folio n’ont pu s’empêcher de mettre un affolant gâteau sur la couverture de sa dernière édition.

Chocolat n’est pas non plus qu’un film plutôt bien fait, où Juliette Binoche est impeccable (comme d’habitude), au succès international. Non : Chocolat est avant tout un excellent roman, supérieur à son adaptation au cinéma, qui donne toutes leurs lettres de noblesse au genre du feel good book.

Ce n’est pas un hasard si, lors de sa sortie, cette oeuvre a rencontré un vaste succès de part le monde : Joanne Harris réussit, dans un récit malin, à divertir le lecteur tout en posant (et en répondant) à toute une série de questions sur des sujets aussi grave (et d’une brûlante actualité ! ) que la tolérance et le rapport à l’autre, différent.

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Tamara Drewe

Tamara Drew – Posy Simmonds 

Denoël graphics – 136 pages – 19.90 €*

Le pitch : Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexy, son job dans la presse de caniveau, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cours, Tamara Drewe est l’Amazone urbaine du XXIe siècle. Son retour à la campagne, dans le village où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.

Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur à gros tirage, universitaire frustré, rock star au rancart, fils du pays, teenagers locales gavées de people, tous et toutes sont attirés par Tamara, dont la beauté pyromane, les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses éveillent d’obscures passions et provoquent un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie à la Posy Simmonds, c’est-à-dire à la fois poignante et absurde.

Mon avis : J’ai découvert Tamara Drewe par le biais de son adaptation au cinéma par Stephen Frears, en 2010.

Comme beaucoup, j’étais tombé sous le charme de la charmante (et excellente) actrice Gemma Arterton et la fraîcheur du scénario, malin et drôle,  sans savoir qu’il y avait un roman graphique avant la film. Il est à noter que c’est également cette actrice qui interprétera cinq ans plus tard le rôle de Gemma Bovary, film adapté de l’autre roman graphique de Posy Simmonds.

Posy Simmonds est extrêmement connu, et reconnu en Angleterre. Egalement auteure de livres pour enfants, elle mérite amplement son succès, de par la qualité de son écrire, la fraîcheur de ses graphismes, et la pertinence de son humour caustique et terriblement piquant, so british

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La reine des lectrices

La reine des lectrices – Alan Bennett

Folio – 128 pages – 5.00 €

Le pitch : Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion potin pour la lecture ? Si, d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’oeil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor.

Mon avis : Le pitch est complet et très clair, il vous a déjà entièrement dévoilé l’intrigue et le propos de ce livre très bref, qui se lit en moins de temps qu’il n’en faut pour visionner un film.

Par contre, il ne peut transcrire le petit plaisir  – même pas coupable – que l’on se fait en souriant aux péripéties de cette reine qui – ça, on sait que c’est vrai ! – ne manque pas de caractère.

Sur le ton de la  comédie – car c’est une pure comédie, comme les anglais le font si bien, avec cet humour plein d’auto-dérision sur leurs propres travers – Alan Bennett brocarde avec bonheur, jubilation, mais beaucoup de gentillesse, les institutions britanniques et, plus particulièrement la royauté.

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Greenwich village

Greenwich village  – Gihef & Antonio Lapone

Kennes éditions – 48 pages – 14.95 €*

Le pitchC’était au temps où New York « new-yorkait ».

Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village. Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose.

Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive !

Mon avis : Il y a quelques jours, mon oeil fureteur a été attiré par la couverture d’un album : lignes claires, dessin nerveux, complètement « in the mood 50’s 60’s », couleurs pastels, une hotesse de l’air comme sortie de la série TV Pan Am lisant son courrier sur le rebord d’une fenêtre à guillotine.

Alors, vous pensez bien, ma main à suivi mon oeil et j’ai embarqué le volume ! Bien m’en a pris car Greenwich est une réussite, une petite perle de fraîcheur vintage comme on en fait peu. Les auteurs, fascinés tous les deux par les Etats-Unis et par les années 50 et 60, ont créé une « feel good BD » bourrée de références diverses.

*

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Les dieux du tango – Carolina de Robertis

Le cherche midi – 504 pages – 22 €*

Le pitch : Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père. Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte.

Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.

Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

Mon avis : Une (très jolie) couverture avec rabat rouge écarlate sur fond de fleurs en impression relief violette, prolongée par des gardes sur lesquelles les fleurs rouges ressortent sur un fond violet;  un papier crème au grammage épais : Le cherche midi  a particulièrement soigné l’édition des Dieux du tango qui est, dès le premier abord un plaisir pour l’amateur de beaux livres.

Mais une jolie édition n’est rien si le texte qu’elle renferme ne présent pas d’intérêt. J’avoue avoir été, dans un premier temps, modérément attiré par le pitch, qui laissait entrevoir une forte probabilité de tomber sur un de ces très nombreux romans « romantico-historique » qui peuplent (encombrent) les tables physiques et les pages numériques des libraires.

Mais tout de même, cette histoire de tango, cette promesse d’ailleurs, avait quelque chose d’intrigant… alors je me suis lancé… et bien m’en a pris car le roman de Carolina de Robertis m’a peu à peu conquis, investi, pour me « recracher », 550 pages plus loin, l’esprit résonnant de sensations accumulées au fil des chapitres.

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Olivia Joules – Helen Fielding

J’ai lu – 348 pages – 7.10 €*

Le pitch : Olivia Joules : trente ans et des poussières. Profession : rédactrice beauté et – depuis peu – agent secret. Signes particuliers : corps parfait, tête bien faite, imagination « hyperactive ».

Des palaces de Miami à la soirée des Oscars, des eaux transparentes des Caraïbes au désert d’Arabie, Olivia défie les forces armées du terrorisme avec une épingle à chapeau, un soutien-gorge à armature très spéciale et un instinct de conservation à toute épreuve.

Mon avis : Helen Fielding, c’est Bridget Jones. OK. Mais c’est aussi un vrai talent pour la littérature « légère », un style très simple, mais efficace et un humour en béton armé.

Alors, je ne sais pas pourquoi celui-ci n’a pas une réputation spectaculaire, car j’ai trouvé ce roman d’aventure parodique franchement réussi (même si tout le monde ne partage pas mon avis).

En fait, si : en réfléchissant un peu (cela m’arrive parfois), je pense avoir identifié un double malentendu entre l’auteure et une partie de son lectorat.

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L'homme qui a oublié sa femme

L’homme qui a oublié sa femme – John O’Farrell

Pocket – 416 pages – 7.90 €

Le pitch : Qu’un homme oublie un anniversaire de mariage, jusqu’ici rien de très inhabituel. Mais le cas de Vaughan est plus étonnant : après un étrange malaise, il se réveille dans le métro londonien, totalement amnésique. Oubliés son métier de professeur, ses deux enfants et sa femme, la sublime Maddy…

Lorsqu’il la revoit, c’est le coup de foudre. Pas de chance, car ils sont en plein divorce et Maddy, elle, n’a rien oublié de l’homme odieux qu’il était devenu…  Prêt à tout pour la reconquérir, Vaughan saura-t-il réinventer sa vie ?

Mon avis : Un titre et un pitch intriguant peuvent-il contrebalancer une couverture ratée : oui, si j’en crois un sondage fait auprès d’un panel représentatif de pas grand-chose, c’est à dire moi-même ! J’ai donc effectué l’achat impulsif de L’homme qui a oublié sa femme sur la promesse d’une idée maligne.

Mais les premiers chapitres ne m’ont pas convaincu sur ma capacité à identifier les bons romans au delà de leur couverture, car l’histoire démarre mollement, de manière assez convenue, et l’on croit un moment être tombé les deux pieds (pardon : les deux yeux) dans une grosse farce.

Heureusement – et c’est le conseil que je vous donne, lecteurs potentiels -, il faut aller au delà de ce démarrage mou du genou car, très vite, passés les premiers chapitres, on se surprend à tourner les pages avec plaisir pour savoir comment le héros va parvenir à sortir de cette situation absurde.

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