[Idées lecture] : Humour : le top des livres les plus drôles

Posté le 24 juillet 2020, par letournepage, dans Le coin cadeau

 

Lire l’été : oui , mais quoi ? Les vacances d’été restent la meilleure période de l’année pour lire.

Beau temps, absence de stress, plage, sieste : toutes les conditions sont réunies pour oublier votre quotidien, les transports, le boulot, les courses, et entamer enfin la pile de romans à lire qui s’est allongée tout au long de l’année.

Alors pourquoi ne pas plonger (attention c’est une expression : les livres sont solubles dans l’eau de mer !) sur un livre détendant, distrayant ? Un livre destiné à vous amuser, à étirer la commissure de vos lèvres vers les oreilles, à vous faire rire, quoi !

« Y’a pas de mal à se faire du bien », disait un philosophe de renom. Sur ce principe d’hygiène de vie plein de bon sens, voici une sélection dodue d’une trentaine de livres qui – c’est garanti par la maison Tourne Page ! -, vont vous mettre de la joie au cœur.

Nouvelles bizarres, BD hilarantes, romans détournant les stéréotypes des genres établis – policier, science-fiction, aventure – .. un peu pour tous les goûts !

Rire pendant les vacances : les livres les plus drôles

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L'inimitable Jeeves

L’inimitable Jeeves – P.G. Wodehouse (1923)

10/18 – 312 pages – 7.50 €

Le pitch :  » Ce fut un jour béni pour Wodehouse que celui où il créa Jeeves et parvint à faire échapper le roman comique (qui en Angleterre a des relents vertueux) à son cours ordinaire pour le lancer dans le torrent de la farce pure.

Le grand triomphe de Jeeves, c’est que tout en jugeant Nietzsche « fondamentalement malsain » il se situe au-delà du bien et du mal. « George Orwell

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Mon avis : Pour les grands bretons (vous savez, ces aimables anciens maîtres du monde qui boivent du thé à cinq heures pétantes…) P.G. (Pelham Grenville, si ! si !) Wodehouse est une des figures marquantes de la littérature britannique de la première moitié du XX° siècle, au même titre et quasiment au même niveau qu’Agatha Christie.

Aussi connu et aussi unanimement célébré par ses compatriotes : à Agatha les fans de romans policiers, à Wodehouse les amateurs d’humour.

Par contre, de notre côté de la manche, le niveau de notoriété n’est pas du tout le même.

Ce qui explique pourquoi il m’a fallu attendre une poignée de dizaines d’années pour me pencher sur une de ses œuvres, alors même que je chérie la littérature anglaise et vénère cet humour caustique et absurde si particulier.

Résultat ? Une très bonne surprise !

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American rigolos – Bill Bryson

Petite biblio Payot – 380 pages – 9.20 €*

Le pitch : De retour aux US après vingt ans en Angleterre, Bill Bryson s’étonne : « Les Américains ont produit plus de prix Nobel que le reste du monde réuni. Et pourtant, selon un sondage, 13 pour 100 des Américaines sont incapables de dire si elles portent leur slip sous ou sur leurs collants. »

À son retour au pays, notre héros se lance à la « redécouverte » de l’Amérique avec humour. Rien n’échappe à son sens de l’observation ni à son manque de sens pratique : l’administration et les supermarchés, la publicité et les séries télé, l’informatique et le jardinage, et même son épouse britannique, qui deviendra vite une Américaine accomplie

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Mon avis : La seule chose vraiment ratée, dans ce livre, c’est son titre français ! Pourquoi ne pas avoir traduit littéralement le titre original  (Notes from a big country) ?

Le reste est parfait. Imaginez une succession de chroniques sur les Américains et leur mode de vie, d’une drôlerie remarquable, écrite par un américain qui a fini par acquérir le point de vue et l’humour des Anglais.

L’exercice réalisé par Bill Bryson est extrêmement difficile : faire rire (fort, souvent, longuement) en se moquant des « autres », mais jamais méchamment, tout en se moquant de soi-même. Partir d’une anecdote insignifiante pour finir par évoquer, avec subtilité, un grand sujet de société, c’est une performance.

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De Gaulle à la plage

de Gaulle à la plage – Jean-Luc Ferri

Poisson pilote éditeur – 48 pages – 12.00 €

Le pitchDe Gaulle à la Plage est né dans les pages de Vive la Politique, ce grand homme en short découvrant les tongs et les congés payés nous a fait tellement rire qu’il ne pouvait pas nous quitter aussi vite.

Très vite Jean-Yves Ferri s’est senti investi d’une impérative mission, il en allait de l’intérêt supérieur du pays, il fallait raconter l’été 56, celui où le Général, la superbe qui paraîtra avoir été publié en 1956.

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Mon avis : Imaginez de Gaulle sur une plage, vêtu uniquement d’un short marron qui lui monte largement au-dessus du nombril, avec des tongs.

Rien que cette image me fait hurler de rire, alors le reste… ! Cela paraît improbable tant qu’on ne s’est pas plongé dedans, mais cette idée a priori absurde de vouloir faire rire à partir de ce personnage, dans cette situation, est une réussite totale.

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Pourquoi j'ai mangé mon père

Pourquoi j’ai mangé mon père – Roy Lewis (1960)

Pocket – 192 pages – 4.95 €

Le pitch : Une famille préhistorique ordinaire : Édouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l’oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et d’autres ravissantes donzelles…

Ces individus nous ressemblent : ils connaissent l’amour, la drague, la bataille, la jalousie. Et découvrent l’évolution. Situations rocambolesques et personnages hilarants pour rire et réfléchir. Un miroir à consulter souvent.

 » C’est le livre le plus drôle de toutes ces années, mais ce n’en est pas moins l’ouvrage le plus documenté sur l’homme à ses origines.  » Théodore Monod

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Mon avis : Ce court roman de Roy Lewis est universellement connu.

Sans doute car son titre est un chef-d’oeuvre d’originalité et une merveille – involontaire – de coup marketing : avec ces six mots en couverture, comment ne pas être profondément intrigué (choqué, étonné) au point de soulever la couverture pour en savoir un peu plus ?

Mais sans doute, aussi, car la qualité de l’ouvrage lui a permis de faire le tour du monde et d’être lu un peu partout, tant ses thèmes sont universels.

Comment déguiser un court d’anthropologie, de paléontologie, sémiologie et sociologie en récit « pour rire » ? C’est là tout le secret et la performance de Roy Lewis, avant tout sociologue, journaliste et économiste, et écrivain seulement sur le tard.

Surtout, surtout, n’ayez pas peur !

Pourquoi j’ai mangé mon père est un roman accessible à tous (y compris aux ados) tant son style est simple, direct, et extrêmement drôle : on rit à toutes les pages !

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Changement de décor

Changement de décor – David Lodge (1975)

Rivages – 390 pages – 8 €*

Le pitch : Deux avions se croisent en plein ciel quelque part au-dessus du pôle Nord ; l’un transporte un professeur américain brillant, spécialiste de Jane Austen, qui arrive d’une grande université de la côte Pacifique, l’autre, un professeur anglais un peu médiocre qui vient d’une université des Midlands et n’a d’autre titre de gloire que de savoir concocter des épreuves d’examen. Ils ont décidé d’échanger leur poste pour une durée de six mois.

C’est avec ce roman que David Lodge a inauguré sa série désormais célèbre qu’il poursuivra avec Un tout petit monde et Jeu de société et dans laquelle destins et chemins se croisent et s’entrechoquent dans un humour subtil.

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Mon avis : C’est avec ce roman que j’ai découvert il y a une vingtaine d’années David Lodge et, depuis on est « resté en relation », comme dirait les Anglais.

Car David Lodge concentre à lui tout seul tout l’esprit anglais que j’adore : un humour caustique incroyable, un sens incroyable du crobardage (néologisme personnel qui vient de « crobarder », dessiner à la va-vite) de personnages à qui il voue une affection tout à fait touchante, une érudition sans faille…

Cette satire du monde universitaire se lit avec une délectation formidable, c’est d’une justesse burlesque infinie. Quel plaisir de pouvoir profiter de cette occasion de rire intelligent !

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Mémoires d'un amant lamentable

Mémoires d’un amant lamentable – Groucho Marx

Points Virgule – 222 pages – 4.00 €

Le pitch : Fausse autobiographie drôle et cynique, confession d’un obsédé sexuel, effronté et charmant, ces Mémoires d’un amant lamentable réunissent tout le punch et l’humour qui ont fait la grande célébrité des Marx Brothers.

Par des détours stupéfiants et des digressions désopilantes, Groucho Marx, l’homme à la moustache peinte, fouille pour nous dans son passé tumultueux et en extrait une série de désastres amoureux dépassant de loin les aventures de César et Cléopâtre.

Qu’il se trouve dans une chambre d’hôtel en compagnie d’une somptueuse rouquine, d’une bouteille de champagne et d’une nuée de pigeons roucouleurs; qu’il soit en train de boire du champagne dans le soulier d’une dame qui a toujours le pied dedans; qu’il invite une troupe de call-girls pour jouer au poker, Groucho demeure le grand champion des jeux de l’amour – et des jeux de mots.

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Mon avis : Inutile de perdre du temps à vous présenter Groucho Marx : même les amateurs monomaniaques du cinéma d’Eisenstein savent qui est ce comique génial, leader de ce quarteron (cinq en fait !) de frères qui fit exploser les canons de l’humour à l’époque où Hollywood était au fait de sa gloire.

Utile, par contre, de vous rappeler que Groucho Marx aimait tout autant tâter de la plume (ou de la machine à écrire) que de la jeunesse gironde.

Doté d’un sens phénoménal de la formule que seul (à mon avis) Woody Allen est parvenu par la suite à approcher (tout juste approcher), Groucho fit un jour don au monde de ses Mémoires (capitales), l’autobiographie la plus drôle de l’histoire de la littérature, que je vous invite à lire toute affaires cessantes.

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Le journal de Bridget Jones

Le journal de Briget Jones – Helen Fielding (1998)

J’ai lu – 338 pages – 6.90 €

Le pitch : Bridget a presque trente ans et n’est toujours pas mariée. Entre une mère égoïste et des amis plus ou moins en couple, elle cherche le prince charmant qui changera sa vie, son regard sur elle-même et sur le monde.

Comment s’y prendre avec les hommes ? Par où commencer ? Avec humour décapant, Helen Fielding trace le portrait d’une génération femmes socialement responsables, financièrement autonomes, affectivement… frustrées !

Une comédie sentimentale, ironique et tendre.

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Mon avis : Ce roman paru en 1998 est certainement la mère (le père ?) de la chick lit, la « littérature pour poulette » (désolé, c’est vraiment la traduction littérale !).

Vous voyez ? Cette littérature censée être destinée, et même réservée aux jeunes femmes ? Get it ?

Cette appellation constitue d’ailleurs un cas de ségrégation sexiste manifeste vis à vis du genre masculin, au nom duquel je proteste ici officiellement…

Rien que pour cette innovation littéraire, le domaine de l’édition doit une fière chandelle à Hélène Fielding, car ce sont des millions de volumes qui se sont vendus de ce roman, de ces suites et de ses imitations ! Beaucoup d’entre-elles ne valent absolument rien, alors que celui-ci…

Il faut bien avouer qu’il y a un ton, beaucoup d’idées, et un sacré paquet d’humour  – britannique, l’humour, je précise – qui m’ont rendu la lecture facile et agréable, et pourtant je suis un homme !

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L’enquête corse

L’enquête corse – Pétillon

Glénat – 52 pages – 13.90 €

Le pitch : Cette fois-ci, la mission de Jack Palmer est simple : remettre le pli d’un notaire parisien à Ange Léoni, un activiste corse aussi insaisissable que les différentes factions de l’île de Beauté.

Et quand un autiste de l’enquête comme Jack Palmer rencontre un peuple sourd, muet et aveugle, l’aventure ne peut être que passionnante…

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Mon avis : Difficile de passer, au début de ce siècle, à côté de L’enquête corse.

Grand succès de 2003 en librairie, la BD de René Pétillon est immédiatement adapté au cinéma, où le succès est égal (même si le résultat ne l’est pas…).

Une demi génération plus tard, que reste-t-il de cet album illustre ?

Eh bien… franchement… l’histoire n’a pas pris une ride !

Ce qui, d’une certaine façon, me parait normal puisque, durant ce laps de temps, la corse et les corses n’ont pas du tout changé (aïe ! Je n’ai rien dit, surtout ne me frappez pas ! J’ai plusieurs corses parmi mes amis !!!).

Non, je plaisante : la situation a bien changé, car l’île de beauté, qui était alors secouée par les multiples revendications et attentats des mouvements autonomistes (avec, point culminant de l’agitation, l’odieux assassinat du préfet Erignac), a retrouvé un peu – un peu de calme.

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Les Croisés du Cosmos

Les croisés du cosmos – Poul Anderson

272 pages – Folio SF – 7.50 €

Le pitch : Messire de Tourneville s’apprêtoit à rejoindre le bon roi Édouard guerroyant en France quand un fantastique engin volant atterrit près de son château, libérant de drôles de petits hommes bleus aux longues oreilles. Le bon Roger les fait illico trucider.

Grâce au merveilleux char volant pris à l’ennemi, il ira libérer la Terre sainte. Mais trahison ! Un otage détourne à travers les espaces intersidéraux nos preux chevaliers qui, s’ils ne comprennent pas grand-chose, n’en démontreront pas moins ce qu’un loyal sujet de la Couronne d’Angleterre peut faire avec une simple arbalète, un peu de ruse et beaucoup de vaillance !

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Mon avis : Un roman de science-fiction drôle au point de faire rire, ce n’est pas courant. Je pense à H2G2 (Le guide du voyageur galactique), bien entendu, mais à part cela…

Il faut sans doute se diriger vers la SF contemporaine pour trouver des exemples de récits capables de prendre du recul avec ce genre qui, il faut bien l’admettre, se prend parfois un peu trop au sérieux…

Les croisées du cosmos est, dans ce créneau étroit, particulièrement réussi, car Poul Anderson, un des auteurs majeurs de l’âge d’or de la SF américaine était un petit rigolo, tout comme pouvait l’être Ray Bradbury, les deux ayant par ailleurs une sacrée plume…

Attention, pas d’ambiguïté : ne craignez pas tomber sur de la grosse farce, ce roman assez subtile est juste l’occasion de jeter un regard ironique sur les décalages de civilisation, avec une idée de départ particulièrement astucieuse.

Imaginez quelque chose comme une tribu sortie de la jungle amazonienne empruntant un avion pour envahir les Etats-Unis de Trump (tiens, en voilà une bonne idée !)…

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Pour le meilleur et pour l’empire – James Hawes

Points roman – 402 pages – 7.70 €

Le pitch : Perdu dans la jungle quelque part en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Brian Marley s’apprête à vivre ses derniers instants. Il vient de remporter l’ultime épreuve d’un jeu de téléréalité. Malheureusement, il est le seul à le savoir, et tout porte à croire que nul n’aura jamais connaissance de son exploit. Quand soudain…

Une balle de cricket jaillie du néant le met K.O. Une balle de cricket ? En pleine jungle ? Ainsi commence cette comédie délirante, dans la plus pure tradition du nonsense britannique.

Anciens officiers de l’armée des Indes, nymphes lubriques et politiciens véreux – sans oublier les aborigènes, les enfants et les journalistes : tels sont les protagonistes de cette fable qui doit autant à Evelyn Waugh qu’au Monty Python’s Flying Circus

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Mon avis : S’il vous est déjà arrivé de parcourir ce site, vous avez forcement remarqué que, paradoxalement (comme nombre de mes compatriotes) j’apprécie beaucoup l’humour britannique, le fameux « non-sens ».

Si vous faites partie de ces amateurs, jetez-vous sur ce petit bijou venu de nulle part (l’auteur semble avoir publié un autre titre dans la même veine) publié en 2007 et salué à l’époque par la critique parisienne.

Imaginez un épisode d’une émission genre Koh-Lanta se déroulant sur une île du pacifique, au cours duquel un protagoniste tombe soudain sur une colonie de Japonais isolés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont ils n’ont pas été informés. Eh bien vous remplacez les Japonais par une colonie d’Anglais pur jus, et vous obtenez le pitch de départ.

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Au pire, qu’est qu’on risque ? – Donald Westlake

Rivages / Noir – 406 pages – 9.15 €*

Le pitch : Surtout, ne contrariez pas Dortmunder. Même si vous êtes milliardaire. Surtout si vous êtes milliardaire. Car Dortmunder a son propre code de l’honneur et Max Fairbanks est allé un peu trop loin.

Son crime ? Interrompre Dortmunder en plein cambriolage, ce qui est déjà grave en soi. Mais avoir l’audace de lui voler sa bague porte-bonheur, et ce, sous le nez de la police, c’est TROP !

Le tout-puissant Max Fairbanks ne sait pas qu’il vient de se faire un ennemi. Malgré tout, Dortmunder n’a pas l’intention de se laisser arrêter par deux vulgaires flics, il s’empresse donc de leur fausser compagnie grâce à la fermeture éclair de sa braguette (on est ingénieux ou on ne l’est pas). Après quoi, il rassemble ses troupes.

Un objectif : la vengeance. Un choix de cibles : les somptueuses résidences du milliardaire, disséminées entre Manhattan et Las Vegas. L’une après l’autre, elles seront mises à sac par Dortmunder et compagnie dans l’espoir de retrouver la fameuse bague

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Mon avis : Donald Westlake, l’auteur de romans policiers le plus drôle du monde ? Vous serez d’accord avec cette opinion, si vous lisez par exemple ce délicieux roman où Dortmunder, le héros favori de Westlake, prend tout le monde à rebours.

Je m’explique : l’humour de l’auteur repose d’habitude sur le fait que ses héros (Dortmunder et sa petite bande) sont les champions du monde de la loose : il suffit qu’ils montent un plan pour que cela tourne au cauchemar, non pas parce que le plan n’est pas bon (quoique…), mais parce qu’ils ont la pire déveine du monde.

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Le guide du voyageur galactique – Douglas Adams

Folio SF – 288 pages – 7.70 €*

Le pitch : Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée :

  • que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ;
  • que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ;
  • que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ?

Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés

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Mon avis : Petit rappel pour les néophytes en matière de SF (ce n’est pas grave, il ne faut pas avoir honte, cela peut arriver à tout le monde de débuter !) : le titre de ce roman en français a beau avoir varié (il y a vingt ans, c’était le guide du routard galactique), son titre anglais est tout le temps resté le même, à savoir : The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy. Ce qui explique l’acronyme qui, depuis longtemps, sert de titre dans le monde entier : H2G2.

Ceci posé, que dire ?

Que ce roman, issu d’un feuilleton radiophonique de la BBC dans les années 70, est certainement le seul livre que l’on pourrait attribuer, les yeux fermés, aux Monty Python. Aussi tarés, foldingues que Douglas Adams, ils auraient pu l’écrire (le groupe a d’ailleurs eu son propre feuilleton à la BBC au début des 70’s) ?

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La conjuration des imbéciles

La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole (1980)

10/18 – 448 pages – 9.60 €

Le pitch : À trente ans passés, Ignatus vit encore cloîtré chez sa mère, à La Nouvelle-Orléans.

Harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C’est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre…

Chef-d’oeuvre de la littérature américaine, La Conjuration des imbéciles offre le génial portrait d’un Don Quichotte yankee inclassable, et culte.

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Mon avis : Passer des heures (ou plutôt : des pages) à vous convaincre de vous précipiter sur ce roman unique serait inutile.

Sachez juste, s’il vous ne l’avez pas déjà découvert auparavant par vous-même – ce qui ne doit pas être le cas car, si vous lisez ce commentaire, c’est que vous n’aviez pas jusqu’à maintenant entendu parler de ce livre, sinon pourquoi perdre votre temps ? – que ce texte possède une « signature » d’édition unique dans la littérature.

L’éditeur Walter Percy reçoit, en 1976, une femme qui l’exhorte à lire le manuscrit posthume écrit par son fils avant son suicide à l’âge de 31 ans, persuadé de son absence de talent littéraire.

Un peu contre son gré, il plonge dans cet énorme roman (500 pages ultra serrées en édition poche) et découvre, totalement ahuri, qu’il s’agit d’une oeuvre majeure, inclassable.

Le livre est publié, remporte un succès phénoménal et remporte le prix Pulizer en 1981.

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Les premières histoires du petit Nicolas

Les premières histoires du petit Nicolas – Goscinny & Sempé

IMAV éditions – 700 pages – 29.90 €

Le pitch : Cette nouvelle édition rassemble les 5 premiers titres des aventures du Petit Nicolas : Le Petit Nicolas, Les récrés du Petit Nicolas, Les vacances du Petit Nicolas, Le Petit Nicolas et les copains, Le Petit Nicolas a des ennuis.

En un seul opus, le lecteur peut découvrir les 86 premières histoires écrites par Goscinny et illustrées par 350 dessins de Sempé.

Chef d’oeuvre de notre littérature, Le Petit Nicolas est l’oeuvre de deux humoristes de génie : René Goscinny et Jean-Jacques Sempé. Des milliers d’ enfants ont appris et apprennent à lire en découvrant les facéties du petit écolier et de son chouette tas de copains.

La force de cette oeuvre, recommandée par le Ministère de l’Éducation nationale et prescrite par les instituteurs et les professeurs de collège, est de séduire les enfants comme les adultes : les premiers se retrouvent, les seconds se souviennent.

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Mon avis : Le petit Nicolas représente pour tout un chacun beaucoup de choses : un souvenir d’enfance, des heures de rire délicieux, simple, sans arrière-pensée, partagées avec ses parents, des parties de rigolade – mais oui, enfin ! – à l’école, une délicieuse relecture à l’âge adulte…

Les premières histoires du petit Nicolas

Le petit Nicolas, pour les français, c’est une oeuvre universelle, que tout le monde a lu et relu.

Non ? Si vous êtes en train de lire ces lignes, peut-être est-ce dû au fait que vous venez de débarquer de votre bateau, après cinquante ans de croisière solitaire au tour du monde ?

Si c’est le cas, permettez-moi de vous rappeler que ce premier très gros volume des aventures du gentil petit garçon et de ses nombreux copains (bonne idée de les avoir regroupées) représente avant tout la quintessence du génie littéraire de René Goscinny.

Les premières histoires du petit Nicolas

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Chroniques de la haine ordinaire – Pierre Desproges

Points –  192 pages – 6.50 €

Le pitch : « Il se peut que cette chronique soit la dernière. Considérez-la comme mon testament. Ce matin, à 6 h 30, à l’heure où Phoebus darde encore ses rayons dans sa poche, on a sonné à ma porte. Ce ne pouvait pas être le laitier. Je ne bois pas de lait le matin, ça fait cailler la tequila de la veille au soir. Ce ne pouvait pas être le KGB. Je suis au mieux avec Moscou »

Cet opuscule regroupe quelques chroniques extraites d’une émission radiophonique quotidienne de Pierre Desproges sur France Inter.

Échos, portraits, rumeurs à propos d’événements qui ont marqué l’année 1986.

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Mon avis : Pierre Desproges, notre maître à tous en matière d’humour littéraire distingué, genre dans lequel il n’a jamais été égalé, ni même approché, n’était jamais meilleur que dans le court, le bref, là où son sens de la formule frappait fort, direct à l’estomac.

C’est pour cela que le meilleur de son oeuvre est issu de son travail à la radio, sur France Inter, et à la télévision, où il était invité à rédiger des « billets », des « chroniques ».

Ce recueil d’une quarantaine de textes écrits au cours du premier semestre 1986, en est un exemple parfait.

On y retrouve son humour cinglant, à la fois noir, cynique, et d’une tendresse affolante.

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The commitments

The commitments – Roddy Doyle

Pavillons poche – 240 pages – 8.00 €

Le pitch : Roddy Doyle met en scène Jimmy Jr., aîné des six enfants de Veronica et Jimmy Sr. Rabbitte. Au chômage, Jimmy Jr. se voit propulsé du jour au lendemain manager d’un groupe de musique soul amateur.

Pourquoi la soul ? Parce que la soul c’est la musique du peuple et c’est aussi le sexe, la révolution, la reconnaissance, tout ce dont ils rêvent.

Après quelques répétitions et pas mal de virées au pub, la soul dublinoise va voir le jour lors d’un premier concert qui aura lieu… au foyer paroissial.

Mais malgré toute la bonne volonté de Joey les Lèvres, trompettiste qui a joué aux USA avec les plus grands et leader spirituel du groupe, les dissensions ne vont pas tarder à apparaître…

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Mon avis : J’ai découvert Roddy Doyle par ce roman, après avoir vu la formidable adaptation cinématographique fabuleuse qu’en a faite Alan Parker en 1991.

Petit roman sec comme un coup de trique (A peine 200 pages, dont 90 % de dialogues), c’est une oeuvre à la lecture totalement jouissive, comme les deux tomes suivants de ce qui deviendra la Trilogie de Barrytown, The snapper et The van.

C’est du feel good book pur jus, un roman qui vous redonne fois dans l’âme humaine, même si elle est plongée, comme ici, dans la pauvreté d’une banlieue irlandaise, confrontée, au chômage, à la misère sexuelle et à l’abus d’alcool.

Mais attention : du feel good book de très haute qualité !

Tant dans la forme que dans le fond, Doyle est un écrivain de haute volée !

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Piège nuptial – Douglas Kennedy

Pocket – 256 pages – 6.95 €

Le pitch : Fasciné par une carte d’Australie, Nick, un journaliste américain, décide de tout plaquer pour atterrir à Darwin. Une nuit fatale, un accident avec un kangourou et sa rencontre avec la jeune et robuste Angie vont le mener au coeur du bush, au milieu de nulle part, au sein d’un clan d’allumés coupés du monde.

Pris au piège, Nick va devoir user de tous les moyens possibles pour échapper à ceux qui l’ont adopté à son corps très défendant. En jeu : sa survie, tant physique que mentale…

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Mon avis : Attention : Piège nuptial est le nouveau titre français (2009) du premier roman de Douglas Kenned, The Dead Heart, datant de 1994 et publié dans un premier temps en 1998 par Gallimard dans la Série Noire sous le titre Cul-de-sac.

J’ai découvert ce titre de Kennedy dans sa première mouture, il y a une dizaine d’années, après avoir apprécié tous ses premiers romans « américains » (même s’il s’agit du plus francophone des romanciers américains !).

Passé inaperçu lors de sa sortie, ce roman du bush australien est pourtant une vraie pépite, un petit bijou d’humour noir. L’histoire, totalement improbable, est à mille lieues des sources d’inspiration ultérieure de Kennedy. On pourrait la rebaptiser « Cauchemar chez les readnecks », tant le sort de Nick, le héros qui raconte cette histoire, prend le lecteur aux tripes, qui se prend au jeu en se mettant à sa place.

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Vacances anglaises

Vacances anglaises

(Embrassez qui vous voudrez) – Joseph Connolly 

Points – 462 pages – 8.10 €

Le pitch : Elizabeth se fait offrir par son mari Howard des vacances dans un hôtel chic de la côté anglaise. Dotty, sa voisine londonienne, entend en faire de même, mais Brian, son époux, ne peut que lui louer une caravane en guise de palace.

Autour d’eux, gravitent leurs enfants, une mère célibataire et son bébé hurleur, un mari fou de jalousie et sa ravissante épouse, un dragueur professionnel…

Ce petit monde va s’entrecroiser, non sans réveiller les libidos de chacun et provoquer mésaventures et rebondissements en série.

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Mon avis : Si vous voulez imaginer à quoi ressemble un livre de Joseph Connolly, il suffit de regarder une photo de l’écrivain.

Impressionnant, non ?

Avec ses cheveux et sa barbe blanche de père Noël, d’une longueur et d’une densité incroyables, portés sur un costume cravate de bonne facture, l’homme possède le look totalement improbable et décalé d’un british excentrique.

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Joseph Connolly

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Vacances anglaises, rebaptisé Embrassez qui vous voudrez lorsque le roman fut porté à l’écran sous ce titre par Michel Blanc, commence par une scène de sexe assez explicite au cours de laquelle le lecteur va sourire, puis rire franchement ce qui, vous l’admettrez, n’est pas la réaction normale à la lecture d’une scène hot !

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Spellman & Associés  – Lisa Lutz

Le livre de poche – 444 pages – 7.10 €*

Le pitch : Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car, pour ces détectives-nés, rien n’est plus excitant que d’espionner, filer, faire chanter… les autres Spellman de préférence.

Mélange détonant d’humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n’êtes pas près d’oublier les Spellman !

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Mon avis : Il y a quelques années, ce livre s’est retrouvé entre mes mains par hasard. Imaginez la scène : moi, allongé sur une plage, en plein été, en train de me laisser bronzer tout en feuilletant un roman que je viens de piquer par le plus grand des hasards sur la serviette d’à côté.

La raison ? Je venais de terminer le romanque j’avais emmené à la plage et j’avais une flemme… estivale de me lever pour aller en chercher un autre dans mon stock, dans ma chambre d’hôtel (toujours costaud, le stock, quand je pars en vacances).

Au bout de deux, trois chapitres un peu déstabilisants où la narratrice, apparemment un peu frappadingue, expliquait qu’elle s’appelait Isabel Spellman, dîtes Izzy, et qu’elle travaillait pour une agence de détectives privés constituée… de (presque) toute sa famille, dont tous les membres (tous) étaient encore plus frappadingue qu’elle, j’ai commencé à rire.

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Astérix en Corse – R. Goscinny & A. Uderzo

Hachette – 48 pages – 9.95 €*

Le pitch : Pour célébrer l’anniversaire de la bataille de Gergovie, les Gaulois s’offrent en apéritif les malheureux légionnaires du camp de Babaorum. Là, ils libèrent Ocatarinetabelatchitchix, chef de clan corse.

Ce dernier, plus fier encore qu’un Gaulois, prétend alors que les Corses sont le « cauchemar des Romains ». Astérix et Obélix décident de s’embarquer pour l’île de beauté, histoire de prouver qu’ils sont les seuls à donner d’authentiques sueurs froides aux Romains.

Et ce sont encore ces derniers qui, malgré eux, vont arbitrer les débats

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Mon avis : 21e tome des aventures d’Astérix et Obélix, publié en 1973.

À mon avis (partagé par beaucoup, je crois), un des trois meilleurs Astérix. Quelques bonnes raisons à l’appui de cette distinction :

Les dialogues sont étincelants. Comment ne pas s’extasier devant la dialectique corse résumée par René Goscinny, elle est absolument géniale ! (« Tu as parlé à ma soeur ? » et la suite, inoubliable !)

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Les gags immortels sont légion (romaine, bien sûr !), entre le bateau qui explose avec le fromage corse,

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la huitième couleur

La huitième couleur – Terry Pratchett

Pocket – 288 pages – 6.95 €

Le pitch : Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d’une tortue.

À Ankh-Morpork, l’une des villes de ce Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes.

Tellement inoffensif que le Praticien a chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins , mission périlleuse et qui va les conduire loin : dans une caverne de dragons et peut-être jusqu’aux rebords du disque.

Car Deuxfleurs appartient à l’espèce la plus redoutable qui soit : c’est un touriste…

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Mon avis : Terry Pratchett nous a quitté en 2015. Il restera comme un auteur à part dans la Fantaisy, l’homme qui a su mettre à profit son incroyable sens de l’humour et son imagination totalement démesurée au service d’un genre qui se prend, malheureusement, souvent beaucoup trop au sérieux.

La huitième couleur est le premier tome de la saga du Disque-monde, qui nourrira Pratchett pour le reste de sa vie (plus de trente volumes).

Il y pose toutes les bases de son univers, qui n’est pas piqué des vers, comme vous pourrez le lire dans le pitch assez délirant. Ce premier tome est vraiment à mourir de rire.

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Le koala tueur – Kenneth Cook

Le livre de poche – 224 pages – 6.10 €*

Le pitch : Avec ses redoutables crocodiles, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l’impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Et ce n’est pas Kenneth Cook qui aurait pu l’apprivoiser !

Cook a réuni, peu avant sa disparition, ces histoires courtes toutes plus hilarantes les unes que les autres, inspirées par ses tribulations à travers l’Australie. D’après lui, chacune de ces quinze rencontres avec la faune sauvage s’est déroulée comme il le raconte ici, même si elles paraissent incroyables.

Dépaysement garanti, dans un grand éclat de rire.

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Mon avis : Il y a encore peu, je ne connaissais pas Kenneth Cook… à ma grande honte, car cet auteur était une célébrité en Australie.

C’est par le biais de recueil de ces nouvelles centrées sur la rencontre de l’auteur avec la faune australienne que j’ai fait la rencontre avec ce grand malade à l’humour ravageur.

Certains feront la fine bouche en lisant ces histoires « too much » où l’auteur vous raconte avec le plus grand sérieux des horreurs totales sur ces animaux du bout du monde, tous plus dangereux les uns que les autres. D’autres se tordront le nez en découvrant les délires alcoolisés de ces autochtones du fin fond du bush…

Mais si vous aimez l’humour absurde, précipitez-vous sur ce recueil, et sur le suivant ! Vous passerez quelques moments à vous gondoler.

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Jeu de société

Jeu de société – David Lodge (1988)

Rivages poche – 508 pages – 10.00 €

Le pitch : Qu’y a-t-il de commun entre Vic Wilcox, directeur général de Pringle and Sons, une entreprise de métallurgie anglaise en pleine restructuration et Robyn Penrose, une jeune universitaire spécialiste des jeux de déconstruction littéraire et plus particulièrement de l’étude sémiologique des « romans industriels » victoriens ? Pas grand-chose en apparence.

Mais tout est remis en jeu lorsque Robyn Penrose doit suivre un stage chez Pringle and Sons et devenir « l’ombre » de son directeur dans le cadre de « l’Année de l’Industrie ».

Cette confrontation brutale – et cocasse – est un peu celle de la thèse et de l’antithèse, au cœur de Rummidge, cette variante fictive de Birmingham soumise de plein fouet aux nouvelles rationalisations.

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Mon avis : Un David Lodge à son meilleur.

Reprenant deux de ses thèmes favoris (l’intelligentsia universitaire et la rencontre entre deux classes sociales différentes), il mixte le tout pour balancer un roman extrêmement drôle sur l’Angleterre et ses cloisonnements.

Tout le monde en prend plein la figure, et c’est cela qui est réjouissant : chacun est mis sur un pied d’égalité, Lodge ne se permet pas de hiérarchiser dans ses jugements, c’est peine maximum pour tous !

Et comme l’humour est parfois grinçant, mais jamais méchant, on se prend à aimer ces personnages un peu paumés, mais chez qui il y a toujours une part humaine un peu attendrissante dans ses faiblesses.

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Prime time – Jay Martell

10/18 – 480 pages – 8.40 €*

Le pitch : À l’insu de ses habitants, la Terre est depuis des décennies le programme de télé réalité le plus suivi par la galaxie qui se régale des aventures des Terriens, ces êtres primaires, aussi stupides qu’arrogants, qui, à force de guerres, de pollution, de décisions irrationnelles, s’approchent chaque année un peu plus de l’autodestruction.

Leurs aventures sexuelles, religieuses, politiques ont souvent été irrésistibles. Puis, peu à peu, l’audience s’est mise à chuter. Les spectateurs se sont lassés.

Aussi les producteurs ont-ils décidé d’arrêter les frais. Et ils préparent en secret un dernier épisode : la fin du monde, prévue dans trois semaines. Un seul homme, bien malgré lui, va avoir la possibilité de sauver la planète.

Scénariste has been un peu déplumé et travaillé par une libido dévorante, Perry Bunt va en effet lever le voile sur la conspiration. Hélas pour nous, il n’a pas grand-chose d’un héros !

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Mon avis : Avec Prime Time, c’est un nouveau coup de maître pour la jeune et talentueuse maison d’Édition Super 8, qui s’est donné pour mission de dénicher les romans anglo-saxons de SF et fantastique les plus originaux (lisez par ailleurs mes critiques de The rook, ou d’Une pluie sans fin) pour les faire découvrir aux lecteurs français  .

Pour Prime time, une référence s’impose d’emblée : H2G2, Le guide du voyageur galactique, bien sûr ! On est ici très exactement dans la même veine : une vraie histoire de SF, mais prise au 3e degré, avec un personnage principal complètement paumé et un humour digne des meilleurs auteurs anglo-saxons spécialistes du non-sens.

Je prends ici le risque de m’engager (satisfait ou remboursé) : vous allez rire, et souvent aux éclats, en suivant les péripéties et les soubresauts scénaristiques incessants dans lesquels l’auteur plonge son pauvre héros !

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Pierre qui roule

Pierre qui roule – Donald Westlake (1970)

Rivages/noir – 300 pages – 8.65 €

Le pitch : À peine sorti de prison, Dortmunder retrouve son vieil ami AndyKelp qui lui propose un coup fumant : subtiliser, au beau milieu d’une exposition, une émeraude de grand prix appartenant à un petit état africain. Facile ! Il suffit de réunir une bonne équipe et de concocter un plan à toute épreuve.

Aussitôt dit, (presque) aussitôt fait. Mais en dépit d’une implacable préparation, les choses ont comme une fâcheuse tendance à dévier de leur cours.

Il faut dire que l’un des complices de Dortmunder a la brillante idée d’avaler la pierre pour échapper à la police, alors forcément cela complique un peu la tâche.

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Mon avisDonald Westlake est réputé être l’auteur de roman policier le plus drôle du monde.

Si vous vous lancez dans la lecture de Pierre qui roule (et vous devez absolument le faire !), vous ne pourrez qu’en convenir; comme je l’ai fait, il y a quelques années.

Il s’agit du premier titre mettant en scène Dortmunder, le héros récurrent de Westlake, ce cambrioleur qui parvient toujours, toujours, à se retrouver dans des situations absolument impossibles.

Pour s’en sortir, Dortmunder va tenter des manœuvres improbables, toutes plus foireuses les unes que les autres, qui vont logiquement le plonger dans des situations encore plus inextricables (si ! si ! c’est possible !).

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