Livres : les meilleures sorties 2022

Posté le 4 décembre 2021, par letournepage, dans L'actualité des sorties

Livre d'aventure

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Comme chaque année depuis la création de ce site, j’ai cherché, creusé, exploré, fouiné dans le catalogue des éditeurs pour vous présenter une sélection de livres parus ou à paraître en 2022.

Des best sellers annoncés ou des livres sortis de nulle part, des romans au pitch étonnant, intriguant, des BD ou des romans graphiques au sujet inattendu, des essais, des livres pour enfants, sur les arts, la cuisine; et tous les autres…

J’ai repéré ces titres au sein du tsunami de papier  – de milliers d’ouvrages ! – qui, chaque jour, engloutit les étagères, physiques ou virtuelles, des librairies. Toujours plus de titres, pour un volume global de ventes qui stagne. Gagner sa vie avec le livre est, pour tous les acteurs de la filière – à commencer par les auteurs ! – devenu une gageure, surtout quand un virus impacte comme jamais toute l’économie du livre….

Mais revenons à nos moutons : les nouveautés 2022. Vous les découvrirez ici tout au long de l’année, au fur et à mesure des prévisions de sorties, dans un calendrier qui démarre – vous n’en croirez pas vos yeux ! – en janvier et s’achève en décembre.

Frères et sœurs de lecture,  j’ai réalisé – juste pour vous ! – une pêche miraculeuse dans ce torrent de papiers et récupéré dans mes filets de nombreux livres qui devraient combler votre appétit insatiable de papivore érudit.

Bon appétit : vous ne serez pas déçu, il y a la quantité, mais aussi la qualité !

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♥ Les nouveautés 2022 : naviguer loin, au fil des pages ! ♥

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♠ Janvier 2022 ♠


Anéantir

Anéantir – Michel Houellebecq

Flammarion – 732 pages – 26.00 €

A tout seigneur tout honneur : on commence l’année très fort avec le nouveau roman de Michel Houellebecq qui respecte son rythme de parution triennal, en janvier.

La grosse différence avec sa production antérieure, c’est le format du roman : 732 pages, et le soin apporté à l’édition (couverture « en dur » et marque-page), moyennant un léger surcoût ! Alléchant.

Vertidog

Vertidog – Léonie de Rudder

Robert Laffont – 224 pages – 19.00 €

Pour bien commencer l’année, le premier roman d’une scénariste de films d’animations, dont le pitch est assez stupéfiant !

Le pitch : San Francisco. Un jeune Français, désabusé par la Silicon Valley, se fait larguer.

En cette morne journée, il se lance dans sa tournée de dog-walker, attaché aux toutous dont il a la garde, et erre au gré des notifications frénétiques de son smartphone fêlé.

Fasciné par une chienne dépressive aux airs de blonde hitchcockienne, il lui crée un compte, @Vertidog. Des milliers de likes plus tard, alors que la menace d’un incendie plane sur la ville, sa muse canine disparaît… Et ce jour sans fin tourne à la catastrophe.

Celui qui veille

Celui qui veille – Louise Erdrich

Albin Michel – 560 pages – 24.00 €

Pour entamer 2022, quoi de meilleur  qu’un énorme pavé distingué par le plus prestigieux des prix littéraires américains, sur un sujet passionnant ? Rien, nous sommes bien d’accord !

Le pitch : Inspiré de la vie du grand-père de l’autrice et récompensé par le prix Pulitzer 2021, un roman épique et magistral sur la famille, la condition humaine et l’inlassable combat des Indiens pour conserver leurs terres et leur identité, dont le gouvernement américain a si longtemps tenté de les priver.

Scarlett

Scarlett – François-Guillaume Lorrain

Flammarion – 320 pages – 20.00 €

Faire de la création du plus grand film de tous les temps un roman, cela me semble plutôt une bonne idée.

Vous avez un doute sur la la quantité et la qualité de la matière première ? Lisez Les mémos de David O. Selznick, vous découvrirez à quel point mener à terme le film a été une gageure !

Le pitch : Publier le roman-fleuve de Margaret Mitchell était déjà une gageure, mais faire d’Autant en emporte le vent un film était pure folie. Des centaines de décors, de costumes et d’acteurs pour un film d’une longueur invraisemblable : un défi qui aurait pu ruiner David O. Selznick, son producteur mégalomane, bien décidé à réussir « le plus grand film de tous les temps ». Par-delà les tractations cocasses, les difficultés d’adaptation et les imprévus en tous genres, une question centrale s’invite au cœur des débats qui agitent les États-Unis : qui pour incarner Scarlett ?

Trois années à voir défiler un bal d’actrices parmi les plus célèbres comme des milliers d’inconnues qui participent à ce casting homérique.Trois années où, à l’ombre des paillettes, Hattie McDaniel doit faire accepter à la communauté noire qu’elle préfère jouer le rôle d’une domestique plutôt que d’en être une.

Dans ce roman trépidant, François-Guillaume Lorrain fait revivre les affres, les plaisirs et les jours des protagonistes de cette aventure qui marqua l’âge d’or d’Hollywood

Ultra Ecologicus: Les nouveaux croisés de l'écologie

Ultra Ecologicus: Les nouveaux croisés de l’écologie – Marc Lomazzi

Flammarion – 352 pages – 19.90 €

A l’heure où les débats sur l’avenir de la planète agitent nos institutions, nos partis, nos penseurs… et les électeurs, voilà un essai intéressant – et nécessaire – sur la frange (composite) la plus extrême de ceux qui veulent « aller vite et loin ».

Le pitch :  À la faveur de la primaire écologiste, la percée spectaculaire de Sandrine Rousseau face à Yannick Jadot a marqué l’irruption sur le devant de la scène politique de la branche la plus radicale de l’écologie. Activistes du climat, écoféministes, militants de la décroissance, zadistes, commandos anti-5G… Sur fond d’urgence climatique, les nouveaux croisés de la révolution verte sont de plus en plus nombreux à donner de la voix. Qui sont-ils ?

Des rebelles d’Extinction Rebellion aux survivalistes écolos, des théoriciens du « modèle amish » aux communautés néo-utopistes, des apôtres de l’apocalypse climatique aux jusqu’au-boutistes de la cause animale, cette enquête nous plonge dans la galaxie étonnante des ultras de l’écologie.

Numéro deux

Numéro deux – David Foenkinos

Gallimard – 240 pages – 19.50 €

Comme souvent, le pitch du dernier roman – peu épais – de Foenkinos est très habilement rédigé et donne envie de jeter un oeil.

Après, il faut voir si cela suit côté idée, ce qui n’est pas toujours le cas.

Le pitch : En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre.

Des centaines d’acteurs furent auditionnés. Finalement, il n’en resta plus que deux. Ce roman raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

Les filles d'égalie

Les filles d’égalie – Gerd Brantenberg

Zulma – 384 pages – 22.00 €

Une dystopie passionnante où l’auteure norvégienne pousse jusqu’au bout le « grand renversement », femme et homme intervertissant leur rôle dans la société.

Le procédé permet de sacrément réfléchir sur nos habitudes ataviques !

Le pitch : Qu’elle fait bon vivre en Egalie ! La directrice Brame préside nuit et jour à la bonne marche de l’Etat, tandis que son époux Kristoffer veille avec amour sur leur foyer. Une effervescence toute particulière y règne : à quinze ans, leur fils Pétronius s’apprête à faire son entrée dans le monde. Car voici enfin venu le bal des débutants.

Dans cette société matriarcale, l’adolescent, grand, maigre, qui déroge à tous les critères de beauté, rêve de s’émanciper et de devenir marine-pêcheuse. Mais comment s’insurger contre sa condition d’homme-objet ? La rencontre avec une femme hors du commun lui ouvrira la voie pour conquérir enfin son indépendance…

Là où les esprits ne dorment jamais

Là où les esprits ne dorment jamais – Jonathan Werber

Pocket – 544 pages – 8.40 €

Le développement du spiritisme à la fin du XIX° siècle est un sujet fascinant.

Il s’agit de la sortie en format poche du premier roman d’un auteur au patronyme bien connu et – oui – Jonathan est bien le fils de Bernard Werber.

Le pitch : New York, 1888. Jenny Marton est une jeune prestidigitatrice de rue qui vit avec sa mère, son lapin et sa colombe. Elle est engagée par Robert Pinkerton, de la fameuse agence de détectives privés du même nom, pour enquêter sur le phénomène des soeurs Fox. Ces trois femmes sont à l’origine du mouvement spirite qui a révolutionné la société américaine puis européenne à partir des années 1850 en y amenant la communication avec les défunts.

L’experte en illusionnisme se trouve entraînée dans une aventure pleine de surprises qui déterminera le futur du mouvement et qui l’aidera enfin à résoudre les mystères de son passé. La magicienne arrivera-t-elle à élucider le secret le mieux gardé du siècle ?

La médium

La médium – J.P. Smith

Gallimard – 384 pages – 19.00 €

Et pourquoi pas un p’tit Série noire bien serré pour commencer l’année ? Le pitch est aguicheur (trop ?), il va falloir juger sur pièce !

Le pitch : Kit Capriol a perdu son mari dans les attentats du 11-Septembre à New York. Leur fille Zoey est née neuf mois après le drame. Aujourd’hui, actrice courant les castings, Kit doit payer les traites de l’appartement de Manhattan, et surtout les faramineuses notes d’hôpital de Zoey : un soir dans le métro, celle-ci, témoin d’un horrible accident, est tombée dans un coma profond dont elle n’est toujours pas sortie.

Kit mène donc une activité parallèle pour joindre les deux bouts : médium. Elle sélectionne dans le New York Times, riche en nécros et avis de décès, ses cibles, qu’elle met en relation avec leurs chers disparus. Et ça marche jusqu’au jour où la police s’en mêle…

Personne n’est vraiment qui il semble être dans ce roman démoniaque frôlant parfois le surréel. Frissons garantis, comme dans un film de Hitchcock.

Porca Miseria

Porca Miseria – Tonino Benacquista

Gallimard – 208 pages – 17.00 €

Tonino Benacquista, l’excellent auteur de Saga et Malavita, se lance dans un récit autobiographique qui est un hymne à l’intégration. Fortement recommandé.

Le pitch : Porca miseria est l’histoire d’une famille, celle de Tonino Benacquista. De ses parents, Cesare et Elena, émigrés italiens arrivés en banlieue parisienne dans les années 50. De sa fratrie, dont il est le benjamin, et le seul à être né en France. Il y retrace son enfance à l’ombre d’un père ouvrier à l’usine, qui noie son amertume dans l’alcool, et d’une mère déracinée, éprouvée par l’exil. Toutefois il est question ici avant tout d’une conquête, souvent drôle et inattendue, celle de la culture et de la langue françaises, non par la lecture, mais par le farouche besoin d’écrire. « Ma patrie, c’est la langue française », disait Camus.

En racontant le devenir d’un jeune autodidacte que la fiction sauvera des affres du réel, Tonino Benacquista signe un récit des origines d’une humanité poignante.

Le Grand Monde

Le Grand Monde – Pierre Lemaître

Calmann-Levy – 592 pages – 22.90 €

Pierre Lemaître est un vrai polygraphe, dont le rythme de création me parait nuire parfois à la qualité de ses œuvres.

Mais il faut bien avouer qu’il s’agit d’un des rares auteurs français contemporains capable de raconter un roman d’aventure…

Le pitch : Pierre Lemaitre poursuit l’édification d’une œuvre littéraire consacrée au XXe siècle, inaugurée avec la trilogie des Enfants du désastre (Au revoir là-haut, Couleurs de l’incendie et Miroir de nos peines.

Il nous propose aujourd’hui une plongée mouvementée et jubilatoire dans les Trente Glorieuses.

L'âge d'eau: La constellation du chien

L’âge d’eau : La constellation du chien – Benjamin Flao

Futuropolis – 160 pages – 22.00 €

Le nouvel album de Benjamin Flao, dont j’avais adoré (je ne suis pas le seul) l’africain Kililana song (voir ma critique ici), mais aussi le fantastique Essence (critique ici).

Un récit d’anticipation, qui nous projette dans une France post réchauffement climatique. Cela devrait être très angoissant mis aussi très, très beau.

Le pitch : Nous sommes en France, l’eau est montée et il n’y aura pas de décrue. Face à ce nouveau phénomène, beaucoup de populations sont déplacées et survivent comme elles peuvent sur les terres émergées ou apprennent « à flotter ». Les grandes villes, comme les grands pôles industriels, sont, quant à eux, systématiquement entourés de digues et soumis à des normes sanitaires.Face à l’insalubrité potentielle de ces modes de vie « hors des digues » et au danger qu’ils représentent, les autorités invitent ces populations à venir rejoindre au plus vite les centres d’hébergement d’urgence construits à la chaîne, sous peine de perdre certains de leurs droits citoyens.Une famille, qui a vu son habitat noyé par la montée des eaux, refuse d’obéir à l’injonction gouvernementale. Ils vivent sur une maison flottante. Jeanne, la mère, préfère cette liberté. Jeanne a deux fils, Hans et Groza, et un chien médium. Groza, un ancien CRS, traumatisé par son passé, ne parle plus que par onomatopées et a développé l’étrange manie de vouloir régler tous les problèmes. Hans vit une séparation douloureuse avec la mère de sa fille Vinee. Ils cherchent un lieu émergé où ils pourront vivre en paix, et sont prêts à lutter contre la nature déchaînée mais aussi contre les hommes, capables des pires bassesses pour survivre à ce monde en mutation.

Un récit d’anticipation aux préoccupations très actuelles et personnelles, dont les deux tomes nous mènent dans des Pays de la Loire noyés par la montée des eaux.

Aventures heureuses

Aventures heureuses – Jean-Christophe Rufin

Quarto Gallimard – 31.00 €

Jean-Christophe Rufin en Quarto chez Gallimard, ce sont ses quatre principaux romans historiques et plus d’un millier de pages de lecture, pour les fans de l’auteur. Ils sont nombreux !

Le pitch : Chez Jean-Christophe Rufin, le récit historique n’est qu’un prétexte à l’écriture et le voyage devient grandiose lorsque les civilisations se croisent et que les mondes se rencontrent. Quel que soit le public à qui ces récits s’adressent, tous ont un point commun : celui d’embarquer le lecteur pour une exploration, une expérience nouvelle, faire de lui le témoin privilégié d’une expédition unique. Derrière chaque geste, chaque quête personnelle, faite de départs et d’arrivées, de voyages, de rencontres, de croisées des chemins et des chocs de cultures, c’est au cœur de l’humanité et des âmes de ses personnages que l’écrivain-médecin plonge le lecteur, lui révélant sinon un peu de lui-même, un peu de l’Autre.

Les quatre romans retenus pour la présente édition s’inscrivent dans la veine historique qui caractérise une part importante de son oeuvre, cette veine magistrale qui transporte le lecteur ailleurs, en d’autres temps en d’autres lieux.

La venin T4

La venin T4 – Laurent Astier

Rue de Sèvres – 64 pages – 15.00 €

Le 4ème tome de la meilleure série western actuelle, dotée d’un personnage central formidable et de graphismes à tomber.

Ma critique est déjà ici : lire la suite !

Le pitch : New York 1900, Emily est danseuse de cabaret, elle est même la meneuse de revue dont la beauté subjugue bien des hommes et en particulier Stanley Whitman, architecte de renommée de la ville.

Cet homme, elle le connaît déjà, elle l’a identifié sur une photo comme étant l’un des agresseurs désignés de sa mère et s’apprête à lui régler son sort comme aux autres. Mais rien ne se passe comme prévu…

Les fossoyeurs

Les fossoyeurs – Victor Castanet

Fayard – 400 pages – 22.90 €

Le livre évènement de ce début d’année 2022, une enquête journalistique terrifiante sur les réalités du business du grand âge…

Le pitch : Trois ans d’investigations, 250 témoins, le courage d’une poignée de lanceurs d’alerte, des dizaines de documents explosifs, plusieurs personnalités impliquées… Voici une plongée inquiétante dans les secrets du groupe Orpéa, leader mondial des Ehpad et des cliniques.

Truffé de révélations spectaculaires, ce récit haletant et émouvant met au jour de multiples dérives et révèle un vaste réseau d’influence, bien loin du dévouement des équipes d’aidants et de soignants, majoritairement attachées au soutien des plus fragiles. Personnes âgées maltraitées, salariés malmenés, acrobaties comptables, argent public dilapidé… Nous sommes tous concernés.

Victor Castanet est journaliste d’investigation indépendant. Durant trois ans, il a résisté à toutes les pressions pour livrer ce document éprouvant, tirant peu à peu les ficelles d’une incroyable enquête. Au nom de son grand-père.


♠ Février 2022 ♠


Mrs March

Mrs March – Virginia Feito

Cherche Midi – 352 pages – 22.00 €

La jeune auteure de ce roman psychologique à suspens est espagnole. Pitch intriguant, et une critique du NYT qui donnent franchement envie !

Le pitch : Mrs March vit oisive dans un appartement huppé de New York. Alors que George, son mari, atteint la consécration littéraire avec son dernier roman, l’existence de Mrs March se met à vaciller. Aurait-elle, comme on le dit, servi de modèle à l’un des personnages peu reluisant du livre de son mari ? Impossible, connaissant George. Mais le connaît-elle vraiment ? N’aurait-elle pas été aveuglée, toutes ces années, par son existence dorée ? Mrs March se met alors à enquêter sur la vie intime de l’homme qui partage sa vie. Et elle découvre que celui-ci se passionne pour l’étrange disparition d’une jeune femme. Simple travail de romancier ? Peu à peu, le doute s’installe, et ses soupçons la mènent bien au-delà de ce qu’elle pensait. Au-delà même de la raison ?

 » Les dernières pages sont un véritable choc ! À tel point que le lecteur est immédiatement tenté de revenir au début pour comprendre comment l’auteure a réussi si brillamment ce qu’elle a entrepris avec cet exceptionnel premier roman ! «  – The New York Times

S.P.Q.R.

S.P.Q.R. – Histoire de l’ancienne Rome – Mary Beard

Perrin – 724 pages – 11.00 €

Un ouvrage de référence sur la Rome antique, par une universitaire anglaise reconnue.

Plus de 700 pages : de nombreuses heures de lecture en perspective !

Le pitch : Comment ce qui n’était qu’un village insignifiant dans le centre de l’Italie est-il devenu le siège d’un empire dominant la Méditerranée ? Mary Beard raconte dans cet ouvrage majeur l’émergence puis la chute d’une culture sans précédent, qui a façonné nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, la violence politique, l’empire, le luxe ou la beauté.

Du mythe fondateur de Romulus et Remus (VIIIe siècle av. J.-C.), à l’édit de l’empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l’empire (IIIe siècle), Mary Beard retrace toute l’histoire de l’Urbs. Refusant l’admiration simpliste ou la condamnation systématique, elle montre que l’histoire antique, loin d’être figée dans le marbre, est constamment révisée et réécrite, en fonction des nouvelles connaissances. Ainsi des célèbres personnages – Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron, entre autres – prennent une toute autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles – les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs – retrouvent leur place dans l’éblouissante aventure romaine.

Les malheurs de Ginette

Les malheurs de Ginette – Comtesse Anne Batté

Editions Glyphe – 160 pages – 14.00 €

Couverture et titre too much avec un pitch déjanté pour le moins étonnant et intrigant, teasing sur l’identité de l’auteur…

Trois bonnes raisons d’aller jeter un œil ou deux (c’est plus pratique) sur les aventures de Ginette !

Le pitch : Ginette, institutrice, mariée à un boucher-charcutier, pèse quatre-vingt-cinq kilos pour un mètre soixante. Son caractère bien trempé, sa franchise et son franc-parler lui causent moult ennuis dans sa province natale. À quarante-deux ans, virée de l’Éducation nationale, dégoûtée de son environnement étriqué comme de sa vie de couple minable, elle quitte village et mari pour monter à la capitale. Sur un malentendu, elle décroche un job de dame pipi dans une discothèque très en vogue, change de look et devient une figure atypique de la nuit parisienne. Jusqu’au jour où, à son corps défendant, Ginette se trouve mêlée à un trafic de drogue. Elle va gérer cette mésaventure de façon peu conventionnelle. Un texte comique au langage fleuri, satirique mais poétique.

Derrière l’auteur La comtesse Anne Baté se cache un personnage connu qui ne veut pas mêler son nom à cette histoire.

Ma vie à pile ou face

Ma vie à pile ou face – James Bailey

L’Archipel – 350 pages – 21.00 €

Pour les amateurs de feel good book. Annoncé par la presse britannique comme un « Briget Jones au masculin », le premier de roman de James Bailey part d’une idée amusante.

Après… il faut voir ce qu’il en fait !

Le pitch : Josh est en pleine crise de la trentaine. Il vient de rompre avec Jade, sa petite amie de longue date, a perdu son job, et doit retourner vivre chez ses parents, à Bristol. Alors qu’il s’interroge sur ce qu’il a bien pu faire pour en arriver là, le jeune homme est pris d’une idée folle : et si, à partir de maintenant, il décidait de tout à pile ou face ? Après tout, planifier sa vie comme il l’a toujours fait lui a valu de finir sans domicile, sans emploi et célibataire… Alors pourquoi ne pas tout miser sur les deux faces d’une pièce de monnaie ?

Ce qui commence comme une simple plaisanterie va bientôt rythmer sa vie tout entière. Mais le destin ne repose pas toujours sur le jeu… Et à celui de l’amour et du hasard, un simple jeu de pile ou face pourrait bien tout faire basculer.

Banjo

Banjo – Claude McKay

Editions de l’Olivier – 400 pages – 11.90 €

La sortie en format poche d’un roman sorti en 1929 dont l’auteur est né en 1889 et mort suicidé en 1948.

Un livre atypique, une sorte de polar néoréaliste de la fin des années 20… à découvrir !

Le pitch : Marseille, 1929. Lincoln Agrippa Daily, alias Banjo (comme l’instrument dont il joue dans les bars), docker occasionnel, est un Noir américain en quête de plaisirs et d’aventures.

Dans cette ville légendaire pour tous les marins du monde, il déambule, en compagnie d’amis et de connaissances de passage. C’est dans les bas-fonds, les lieux clandestins, les rades plus ou moins louches qu’ils rencontrent prostitué(e)s et maquereaux, voyous en tout genre, marins en bordée… et surtout, des musiciens.

Porté par le blues survolté de Papa Charlie Jackson et son Shake that thing !, Banjo est une plongée dans le fantastique social cher à Mac Orlan, une fresque aux couleurs criardes, une série de tableaux où la misère côtoie le dandysme de la pègre… Un roman-opéra où les cadences du jazz se mêleraient aux airs de Carmen et de Mistinguett

Jeune, douée et noire: Nina Simone, l'origine d'un engagement

Jeune, douée et noire : Nina Simone, l’origine d’un engagement

Sophie Adriansen

Charleston – 320 pages – 18.00 €

La biographie d’une artiste fascinante qui a révolutionné le jazz et dont le parcours chaotique reflète bien la difficulté d’être.

Le pitch : Quand la jeune Eunice Waymon commence les leçons de solfège, elle apprend, stupéfaite, que « une blanche vaut deux noires ». Quelques années plus tard, lors de son premier récital de piano, alors qu’elle n’a que onze ans, elle refuse de jouer tant que ses parents ne seront pas assis au premier rang, d’où ils ont été chassés pour laisser leur place à des Blancs.

C’est dans ce contexte de ségrégation et de racisme que celle qui allait devenir Nina Simone commence sa carrière. Déterminée à devenir « la première concertiste classique noire en Amérique », elle se heurte aux portes fermées jusqu’à sa rencontre à 25 ans avec un agent new-yorkais. Elle enregistre un premier album, qui sera le début d’un succès international. Une notoriété qu’elle mettra au service du mouvement pour les droits civiques dans les années 1960, aux côtés de Martin Luther King.

Nouvelle Babel

Nouvelle Babel – Michel Bussi

Les Presses de la Cité – 446 pages – 21.90 €

Michel Bussi, le roi du polar français grand public, se lance dans le roman d’anticipation. Même si l’argument reste, a priori, policier, le risque mérite d’être salué !

Le pitch : 2097. Sur une île privée paradisiaque inaccessible, de paisibles retraités sont assassinés…

Trois policiers, un journaliste ambitieux et une institutrice nostalgique s’engagent dans une folle course contre la montre pour préserver l’équilibre d’un monde désormais sans frontières, où la technologie permet aux humains d’être à la fois ici et ailleurs.


♠ Mars 2022 ♠


L'affaire Alaska Sanders

L’affaire Alaska Sanders – Joël Dicker

Rosie & Wolfe – 512 pages – 23.00 €

Un nouveau roman de Joël Dicker, c’est toujours un petit évènement. Désormais, il publie dans sa propre maison d’édition.

Le pitch fait un peu peur, avec un retour de Marcus Goldman, personnage central de La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Manque d’inspiration ?

Le pitch : Avril 1999. Mount Pleasant, une paisible petite bourgade du New Hampshire, est bouleversée par un meurtre. Le corps d’Alaska Sanders, arrivée depuis peu dans la ville, est retrouvé au bord d’un lac. L’enquête est rapidement bouclée, puis classée, même si sa conclusion est marquée par un nouvel épisode tragique.

Mais onze ans plus tard, l’affaire rebondit. Début 2010, le sergent Perry Gahalowood, de la police d’État du New Hampshire, persuadé d’avoir élucidé le crime à l’époque, reçoit une lettre anonyme qui le trouble. Et s’il avait suivi une fausse piste ?

Son ami l’écrivain Marcus Goldman, qui vient de remporter un immense succès avec La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, va lui prêter main forte pour découvrir la vérité. Les fantômes du passé vont resurgir, et parmi eux celui de Harry Quebert.

La sirène, le marchand et la courtisane

La sirène, le marchand et la courtisane – Imogen Hermes Gowar

10/18 – 596 pages – 9.60 €

Sacrement intriguant, non, ce pitch ?! Le premier roman en édition anglaise d’une auteure anglaise.

Les premières critiques sur ce récit historique teintée de fantastique sont bonnes, alors pourquoi se priver ,

Le pitch : Un soir de septembre 1785, on frappe à la porte du logis du marchand Hancock. Sur le seuil, le capitaine d’un de ses navires. L’homme dit avoir vendu son bateau pour un trésor : une créature fabuleuse, pêchée en mer de Chine. Une sirène. Entre effroi et fascination, le Tout-Londres se presse pour voir la chimère. Et ce trésor va permettre à Mr Hancock d’entrer dans un monde de faste et de mondanités qui lui était jusqu’ici inaccessible.

Lors d’une de ces fêtes somptueuses, il fait la connaissance d’Angelica Neal, la femme la plus désirable qu’il ait jamais vue… et courtisane de grand talent. Entre le timide marchand et la belle scandaleuse se noue une relation complexe, qui va les précipiter l’un et l’autre dans une spirale dangereuse. Car les pouvoirs de la sirène ne sont pas que légende. Aveuglés par l’orgueil et la convoitise, tous ceux qui s’en approchent pourraient bien basculer dans la folie…

Ce que nous sommes

Ce que nous sommes – Zep

Rue de Sèvres – 88 pages – 20.00 €

Le nouvel album de Zep, version « BD adulte », après plusieurs titres d’une qualité variable.

Un sujet SF, qui devrait mettre admirablement en valeur les graphismes et la mise en couleurs de l’auteur.

Ma critique est déjà ici : lire la suite !

Le pitch : Grâce au projet DataBrain, les humains disposent à la naissance d’un second cerveau numérique où sont directement uploadées des connaissances et des expériences virtuelles plus vraies que nature. Avec de simples programmes à télécharger, apprendre de nouvelles langues ou même assimiler la totalité du savoir de l’humanité n’a jamais été aussi simple et rapide. Du moins si, comme Constant, on en a les moyens.

Mais un jour, à la suite d’un piratage informatique, il s’évanouit et se réveille en forêt, loin de la ville protégée, en ayant perdu tout son savoir et ses souvenirs. Démuni, il est recueilli par Hazel, jeune femme vivant en marge de la société, qui va l’aider à se reconstruire et à retrouver son passé. Constant va donc partir sur les traces de son identité réelle et découvrir au passage les facultés extraordinaires de son cerveau… humain.

Celui qui sait

Celui qui sait – Ian McGuire

10/18 – 332 pages – 8.20 €

La sortie en format poche d’un polar historique irlandais, précédée de l’autre côté de la manche d’excellentes critiques .

Le pitch : Manchester, Angleterre, 1867. Stephen Doyle, un vétéran de la guerre de Sécession quitte New York pour Manchester. Il rejoint les Féniens, une société secrète dont le but est de mettre fin à la domination britannique en Irlande.

Face à lui, le chef de la police, James O’Connor, veut devancer les plans des rebelles et les empêcher d’agir. Ces deux hommes vont se trouver fatalement liés : hantés par leur passé et guidés par leur besoin de justice et de châtiment, ils doivent se battre pour leur vie comme pour leur héritage.

La fin des hommes

La fin des hommes – Christina Sweeney-Baird

Gallmeister – 480 pages – 25.50 €

Un roman de spéculative fiction dont le pitch donne envie d’en savoir plus.

Ce n’est pas le premier roman de SF qui explore le sujet (voir Les hommes protégés de Robert Merle), il y a donc un challenge à relever !

Le pitch : 2025, une mystérieuse maladie, baptisée le “Fléau”, se répand dans le monde entier. Elle semble ne toucher que les hommes, et très vite, les fils, les maris et les pères meurent. Tandis qu’une moitié du monde s’écroule, des femmes s’élèvent et réagissent, de l’Écosse à Singapour, de la Russie aux États-Unis. La Dr. MacLean qui reste en première ligne des soins aux patients ; Catherine, une historienne déterminée à retracer les histoires humaines derrière le ”Fléau” ; ou encore Dawn, analyste du renseignement, chargée d’aider le gouvernement à forger une nouvelle société : toutes tentent chacune à leur manière d’agir face aux conséquences dévastatrices, tant sur le plan personnel et politique que sur le sens de la famille.

À la fois épique et intime, La Fin des hommes est un premier roman électrisant qui s’interroge sur l’équilibre de l’humanité, ses envies et ses valeurs.

Ces liens qui nous enchaînent

Ces liens qui nous enchaînent – Kent Haruf

Pavillons poche – 328 pages – 21.00 €

La publication du premier roman de Kent Haruf, l’auteur de l’inoubliable et bouleversant Nos âmes, la nuit.

L’auteur est mort il y a huit ans, après un succès d’édition tardif. Une manière de continuer à la découvrir.

Le pitch : Colorado, janvier 1977. À l’hôpital où elle est alitée, Edith Goodnough, quatre-vingt-huit ans, reçoit la visite d’un officier de police. Elle est accusée de meurtre. Un sac d’aliments pour volaille éventré et un vieux chien attaché dehors un froid après-midi de décembre constituent les indices qui l’accablent. Ses mobiles ? La dureté du milieu agricole et une famille aussi impitoyable que la prairie en hiver.

Kent Haruf nous livre dans son premier roman, acclamé par la critique, l’histoire bouleversante d’une femme des Hautes Plaines à travers les mots de son voisin, Sanders Roscoe

Zephyr, Alabama

Zephyr, Alabama – Robert McCammon

Toussaint Louverture – 608 pages – 20.50 €

La réédition – enfin ! -chez Monsieur Toussaint Louverture d’un de mes grands coups de coeur de ces dernières années, publié jusqu’alors sous le titre Le mystère du lac (ma critique est ici).

N’hésitez pas une seconde : ce roman est un vrai petit chef-d’oeuvre ! Satisfait ou remboursée !

Le pitch : Ce que le petit Cory a vu ce matin froid de printemps, au fin fond de l’Alabama, jamais il ne pourra l’oublier : une voiture folle, surgie de nulle part, s’enfonçant dans les profondeurs du lac, un inconnu attaché au volant par des menottes. il luttera de toutes ses forces d’enfant pour découvrir la vérité et conjurer les puissances démoniaques que le mystère du lac a libérées. une étrange prêtresse noire, centenaire, tentera de le guider…

À la lisière du fantastique et du merveilleux, dans le décor mythique du sud profond, Le Mystère du lac évoque, au long d’un périlleux parcours initiatique, les sortilèges d’un pays à jamais disparu : celui de l’enfance.


♠ Avril 2022 ♠


Les Gens des collines

Les Gens des collines – Chris Offutt

Gallmeister – 240 pages – 22.50 €

Le nouveau roman de Chris Offutt, un des auteurs majeurs actuels de la littérature américaine, c’est un petit évènement.

Une fois de plus, c’est court et sans doute d’une grande intensité.

Le pitch : Depuis quatorze ans dans l’armée, où il est devenu enquêteur, Mick Hardin revient dans ses collines natales du Kentucky pour constater que son mariage est brisé. Sous le choc, il s’enferme dans la cabane de son grand-père avec une solide provision de bourbon.

Mais sa soeur Linda, première femme shérif du comté et pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, vient solliciter son aide sur une affaire : le cadavre d’une jeune veuve vient d’être retrouvé dans les bois. Or les gens des collines ont tendance à rendre justice eux-mêmes, d’où la nécessité de court-circuiter les rumeurs inopportunes, avant que les vendettas ne dégénèrent. Peut-être Mick, enfant du pays et vétéran respecté, pourra-t-il apprendre la vérité et agir à temps ?

Blackwater - La crue

Blackwater I : la crue – Michael McDowell

Monsieur Toussaint Louverture – 256 pages – 8.40 €

Une publication exceptionnelle par un des grands éditeurs français : un roman en six tomes, un tome publié tous les 15 jours (!) avec des couvertures particulièrement belles.

L’œuvre, fantastique, est très connue aux Etats-Unis. D’ores et déjà, un des évènements d’édition 2022.

Le pitch : Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Ma critique est déjà ici : lire la suite !

Renard et Petit Georges

Renard et Petit Georges – Thibault Prugne

Editions Margot – 32 pages – 12.90 €

Un adorable conte pour enfants, avec une belle morale sur l’amitié et la différence.

Les illustrations de Thibault Prugne sont tout simplement magnifiques !

Le pitch : « Réfléchissons… Comment sortir d’un trou à l’aide d’un hamster et d’un haricot ? dit le renard.

– Je suis un mulot, pas un hamster !

– Vous avez exactement le même goût. Réfléchissons, réfléchissons… »

Un renard, un mulot et un haricot tombent dans un trou. Pour en sortir, une seule solution : planter le haricot et attendre qu’il pousse. Et si au milieu de cette forêt, naissait une grande amitié ?

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♠ Mai 2022 ♠


Widowland

Widowland – C.J. Carey

Le masque – 392 pages – 21.90 €

Un polar uchronique féministe : trois bonnes raisons d’embarquer ce livre pour – par exemple – une bonne lecture d’été !

Le pitch : Londres, 1953. Depuis la fin de la guerre et l’écrasante victoire allemande, le Royaume-Uni est un Protectorat administré par l’Allemagne nazie. Les femmes y sont dorénavant réparties en classes qui régulent strictement leurs droits. Heureusement pour elle, Rose Ransom fait partie de l’élite. Et, privilège s’il en est, on la charge de réécrire la littérature. Jane Austen, Charlotte Brontë ou les frères Grimm n’ont pas de secrets pour elle et, bientôt, leurs héroïnes deviendront pour les lectrices de parfaits modèles aryens.

Seulement, alors que l’arrivée à Londres du Leader est imminente, des phrases censurées réapparaissent sur les murs de la ville. Et c’est Rose que l’on envoie enquêter en plein cœur des Widowlands, ces banlieues délabrées où l’on confine les femmes insoumises ou rebuts de la société. Pourtant, Rose s’interroge : à quel point ces femmes sont-elles différentes d’elle ?

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Le Petit Frère

Le Petit Frère – Jean-Louis Tripp

Casterman – 344 pages – 28.00 €

Petit évènement : un long roman (autobio)graphique de Jean-Louis Tripp, le coauteur (avec Régis Loisel) de la célèbre série Magasin général.

Même si l’histoir est dramatique, il serait dommage de passer à côté d’un tel abum !

Le pitch : Un soir d’août 1976. Jean-Louis a 18 ans. C’est le temps des vacances en famille, des grandes chaleurs et de l’insouciance… Mais un événement brutal va tout interrompre : Gilles, le frère de JeanLouis, est fauché par une voiture. Transporté à l’hôpital, le garçon succombe à ses blessures quelques heures plus tard. Pour JeanLouis, hanté par la culpabilité, un difficile parcours de deuil commence…

45 ans plus tard, l’auteur choisit de revenir sur cet épisode et de retraverser chaque moment du drame. Avec franchise et sensibilité, il sonde sa mémoire et celle de ses proches pour raconter les suites immédiates et plus lointaines de l’accident, luttant pour dessiner la perte tragique d’un petit frère de 11 ans qui continue d’exister dans l’histoire familiale…

Blackwood

Blackwood – Michael Farris Smith

10/18 – 264 pages – 7.60 €

Le dernier roman de Michael Farris Smith, une des grandes révélations de la littérature américaine de la dernière décennie, sort en format poche.

Chacun de ses romans est profondément original.

Le pitch : 1975. Red Bluff, petite ville du Mississippi, se meurt en silence, étouffée par le kudzu, une plante grimpante qui envahit tout. Les rues sont désertes, les devantures closes, les habitants rares.

Après des années d’absence, Colburn est de retour sur les lieux de son enfance, dans l’espoir d’exorciser le passé. Mais sa présence semble échauffer les esprits, déjà passa blement agacés par l’apparition d’une mystérieuse famille de vagabonds aux abords de la ville. Lorsque deux enfants disparaissent, la vallée s’embrase.

SPIROU l'espoir malgré tout (Quatrième partie)

Spirou l’espoir malgré tout (4eme partie) – Emile Bravo

Dupuis – 48 pages – 13.50 €

Après des années de travail, voilà la fin de la grande saga d’Emile Bravo. Spirou et Fantasio traversent la seconde guerre mondiale avec une qualité de narration exceptionnelle.

Un album attendu par de nombreux lecteurs.

Le pitch : Alors que les Alliés ont débarqué en Normandie, Fantasio s’apprête à faire sauter un train transportant une unité blindée nazie. Spirou l’arrête juste à temps : c’est un train de déportés ! Et il est même persuadé d’avoir entendu Felix l’appeler d’un wagon ! C’est finalement Spip qui fera sauter le train allemand, vengeant ainsi la mort de Madeleine, la femme qui avait fait entrer Fantasio en Résistance et dont il était tombé amoureux.

Quatre semaines plus tard, les Anglais sont à Bruxelles et Spirou n’a qu’une hâte : s’assurer qu’il s’est trompé et que Felix et Felka, ses amis peintres juifs allemands, sont sains et saufs. Mais les nouvelles dramatiques s’accumulent. Et le retour des déportés, l’épuration, les exactions des résistants de la dernière heure vont révéler encore bien des failles dans l’humanisme de certains des vainqueurs…

Ma critique est déjà ici : lire la suite !

Le livre des ferveurs

Le livre des ferveurs – Sue Monk Kidd

JC Lattès – 496 pages – 22.90 €

Un pitch profondément original et intriguant, une auteure qui a déjà montré sa capacité à traiter subtilement le sujet de l’émancipation des femmes (le très beau L’invention des ailes) : deux bonnes raisons de sauter sur ce roman !

Le pitch : Galilée, 1er siècle de notre ère. Issue d’une famille aisée proche du chef pro-romains de la région, Ana est rebelle et ambitieuse. Elle s’acharne à poursuivre des études et couche sur le papyrus le récit de maintes femmes maltraitées et réduites au silence. À quinze ans, elle se voit obligée d’épouser un veuf déjà âgé, une perspective qui la révulse. Sa rencontre avec Jésus, qui n’a alors que dix-huit ans, va changer radicalement son avenir.

À ses côtés, elle vit une existence intense, chargée d’amour et de conflits, d’humour et de drames. Ils habitent Nazareth avec les frères et la mère de Jésus, Marie. Face à l’occupation romaine, la ferveur des désirs d’Ana ne fait que s’intensifier alors qu’elle se lance dans la résistance, menée en partie par son frère Judas. Prise dans la tourmente d’événements déterminants de l’Histoire, Ana va consacrer toutes ses forces à prendre son destin en main.

La Machine du Diable

La Machine du Diable – G. Dorison & D. Maric

Rue de Sèvres – 146 pages – 25.00 €

Les années de naissance du cinéma, au centre de ce grand roman graphique. Le sujet est éminemment romanesque et propice à l’execrecice !

Le pitch : 1894. Paris est au centre du monde. Artistes, inventeurs et industriels se fréquentent dans une grande fièvre. La technique est au centre de toutes les préoccupations. Les arts, comme l’économie ou les sciences, se rationalisent. Le monde entier semble en passe d’être mécanisé… Six personnes détiennent le même secret. Une invention démoniaque dont ils cherchent à comprendre le sens et maîtriser la puissance.

Ils sont ingénieur, fils de boucher, magicien, forain ou jeune secrétaire-sténographe. Ils sont jeunes, rêveurs, ambitieux et vont devoir se démarquer. Ils se nomment Léon Gaumont, Charles Pathé, Georges Méliès, Louis et Auguste Lumière ou Alice Guy. Et leur enjeu s’appelle le Cinéma.


♠ Juin 2022 ♠


Riley tente l'impossible

Riley tente l’impossible – Jeff Lindsay

Série noire Gallimard – 480 pages – 20.00 €

Jeff Lindsay, le père de l’excellente série des Dexter (qui furent des romans avant d’être adaptés à l’écran) se lance dans une nouvelle aventure avec un pitch de polar sacrément séduisant.

Il serait vraiment dommage de passer à côté d’un roman qui fleure bon la lecture de vacances !

Le pitch : Nom : Riley Wolfe.Profession : voleur. Le meilleur du monde. Caractère : psychopathe moins sanguinaire que son collègue Dexter, séduisant, impertinent et cynique, n’aime que les défis impossibles. Traits distinctifs : tel Robin des bois, ne vole qu’aux (très) riches. Se grime et se déguise avec panache, comme Arsène Lupin. Adepte du parkour, voltige de toit en toit avec l’aisance de Fantômas. Amateur d’art et meurtrier s’il le faut, mais sans plaisir particulier. Ennemi : Frank Delgado, agent spécial du FBI, qui le traque inlassablement. Complice : Monique, géniale faussaire. Failles : un secret d’enfance, et sa vieille maman… son point très faible. Objectif : dérober le Daria-e nour, diamant mythique et fleuron des joyaux de la Couronne iranienne, que le musée privé des Eberhardt à Manhattan s’apprête à accueillir dans ses murs inviolables. C’est tout bonnement irréalisable.

Utopia Avenue

Utopia Avenue – David Mitchell

Editions de l’olivier – 752 pages – 25.00 €

Un très épais roman sur la grande époque musicale du Londres des années 60.

Si le contenu est à la hauteur du pitch, voilà un roman parfait pour l’été !

Le pitch :  Londres, 1967. Dans l’effervescence des Swinging Sixties se forme un improbable groupe de folk-rock psychédélique nommé Utopia Avenue. Chapeauté par l’excentrique manager canadien Levon Frankland, ce groupe fictif connaît une ascension fulgurante et croise la trajectoire de célébrités bien réelles telles que Syd Barrett, Francis Bacon, Leonard Cohen ou Janis Joplin.

Dans ce roman aux accents de biographie rock, David Mitchell raconte avec une minutie éblouissante le mystère de la composition de chansons, le tumulte des premiers concerts dans les bars et les sessions en studio, les rencontres décisives, les caprices du hasard, les ambitions contradictoires et les conséquences de la célébrité. Au-delà, c’est le portrait d’une époque encore toute proche qu’il dresse, celui d’un Londres où le sexe se libère et où circule le LSD, mais où certains lieux publics et emplois sont encore interdits aux Noirs et aux Irlandais.

Summit

Mo Malo – Summit

La Martinière – 400 page s- 20.90 €

Pour les amateurs de polars du grand nord, difficile de passer à côté de ce récit à suspens groenlandais, mettant en scène pour la quatrième fois l’inspecteur Adriensen.

Et la couverture est tout simplement magnifique !

Le pitch : Au cœur des profondeurs glacées du continent blanc, les plus grands flics scandinaves se sont réunis pour résoudre ensemble une affaire qui menace l’intégrité de leurs pays respectifs. L’inspecteur Qaanaaq Adriensen, chef de la police locale, prend la tête de l’expédition qui les emmène sur le territoire hostile de l’inlandsis – un désert glacé de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Mais des événements troublants surviennent. Et Qaanaaq doit affronter une blessure ancienne qui le met en péril – au pire moment.

Quand un membre du groupe disparaît, tout bascule définitivement. Et si quelqu’un cherchait à provoquer leur perte et celle de la police groenlandaise tout entière ? Au milieu du blizzard, ils sont désormais coupés du monde. Si la faim et le froid n’ont pas raison d’eux, ce pourrait bien être la folie polaire…

Des filles brillantes

Des filles brillantes – Mary McCarthy

Belfond – 542 pages – 14.00 €

Une nouvelle occasion de découvrir un classique de la littérature américaine, grâce à Belfond.

L’intention féministe du roman est particulièrement intéressante à situer, dans le contexte historique de l’entre-deux guerres, aux Etats-Unis.

Le pitch : C’était en juin 1933 ; huit amies, Kay, Dottie, Mary, Priss, Libby, Elinor, Helena et Polly, obtenaient leur diplôme. Huit jeunes filles brillantes, pleines de rêves, d’envies et de désirs, qui entamaient leur vie adulte. Moins d’une décennie plus tard, c’est à sept qu’elles se rendront à l’enterrement de la huitième.

Entre-temps, il y aura eu l’amour, le couple, les enfants, la vie professionnelle, la vie domestique, les espoirs déçus, la difficulté à trouver sa place, les petites joies, les grandes désillusions…

Paru en 1963, et en 1965 en France, Des filles brillantes est une œuvre culte aux États-Unis. Des générations de jeunes femmes se sont reconnues dans ces portraits aussi saisissants que touchants, dans ce tableau moderne des aspirations féminines étouffées par une société américaine encore fortement marquée par un patriarcat d’un autre âge.

La dernière comédie de Paolo Pinocchio

La dernière comédie de Paolo Pinocchio – Lucas Varela

Editions Tanibis – 200 pages – 25.00 €

Question : n’est-on pas sur LE roman graphique de l’année ?

Pour l’avoir feuilleté le jour de sa sortie, j’ai été stupéfié par la beauté des graphismes (quelle couverture !) et la profondeur du propos. Cela ne ressemble à rien de connu !

Le pitch : La dernière comédie de Paolo Pinocchio retourne aux origines du personnage puis, naviguant de la genèse à notre présent dystopique, propose une nouvelle cosmogonie sous stéroïdes qui puise sans vergogne son inspiration dans la démonologie de l’ancien testament, la Divine Comédie de Dante, la mythologie grecque ou encore la commedia dell’arte.

L'homme du grand hôtel

L’homme du grand hôtel – Valentin Musso

Seuil – 368 pages – 19.90 €

Valentin Musso, c’est le frère de Guillaume, et c’est aussi un spécialiste du polar.

Le pitch me parait suffisamment intriguant pour tenter de faire de ce roman un des plaisirs coupables de cet été !

Le pitch : Cape Cod, Massachusetts. Écrivain mondialement célèbre, Randall Hamilton se réveille dans la chambre d’un hôtel luxueux avec vue sur l’océan. Le problème, c’est qu’il ignore totalement pourquoi il s’y trouve et comment même il est arrivé là. Pire, il semble avoir tout oublié de sa propre existence, y compris le fait qu’il est l’auteur de plus de quarante romans.

Boston, Massachusetts. Vivant de petits boulots, le jeune Andy Marzano passe tout son temps libre à écrire des romans dans son studio. La tête pleine de rêves de gloire et de reconnaissance, il collectionne surtout les lettres de refus des agents littéraires. Conscient de son cruel manque d’inspiration, Andy s’ingénie à piller la vie de son entourage. Mais un jour il franchit la ligne rouge en séduisant une jeune comédienne, Abigaël, dans le seul but de se nourrir de leur relation et de servir son ambition. En voulant diriger les autres comme de simples personnages, il s’apprête à provoquer des drames irréparables…

Un auteur couronné de succès, un apprenti écrivain miné par les échecs : les deux hommes ignorent tout l’un de l’autre. Pourtant, leurs destins sont inexorablement liés et leurs routes ne tarderont pas à se croiser. Pour le meilleur, et surtout pour le pire.

Il y a bien longtemps, dans une salle de montage lointaine, très lointaine

Il y a bien longtemps, dans une salle de montage

lointaine, très lointaine – Paul Hirsch

Carlotta films – 400 pages – 20.00 €

L’occasion de découvrir le cinéma du dernier demi-siècle sous l’ange du montage, voilà une chose qu’un amateur de cinéma américain ne doit pas louper !

Le pitch : Ayant remporté l’OSCAR du meilleur montage pour « La Guerre des étoiles » de George Lucas en 1978 et ayant monté plus de dix films de Brian de Palma, Paul Hirsch est le monteur de films-phares du cinéma américain comme « Carrie », « Phantom of the Paradise », « Obsession », « L’Empire contre-attaque », « Blow Out », « Footloose », « La folle journée de Ferris Bueller », « Un ticket pour deux », « La chute » ou « Mission Impossible » …

Il nous livre une autobiographie passionnante, accessible à tous, pratique et authentique, remplie d’anecdotes et de réflexions précises et étonnantes sur le métier de monteur au cinéma et son évolution au cours de ses cinquante années de collaborateur de création aux côtés des plus grands cinéastes contemporains américains, parmi lesquels George Lucas, Brian de Palma, Herbert Ross, John Hughes, Joel Schumacher, Taylor Hackford, J.J. Abrams, ….

The Art of Love, Death + Robots

The Art of Love, Death + Robots – Ramin Zahed

Titan books – 256 pages – 45.00 €

La déclinaison en Artbook de la magnifique série de courts-métrages d’animation SF dont la troisième saison vient de sortir sur Netflix.

Les premières images du livre sont tout simplement amazing ! A noter que le livre est en anglais.

Le pitch : Love Death + Robots is a Netflix series like no other―a breath-taking journey of mature, high-concept tales told with seductive characters, astounding plots, and explosive action. With each episode crafted by different animation teams across the globe, the thought-provoking anthology covers a vast range of animation styles from edgy 2D to stop-motion to anime to hyper-realistic 3D CG.

In this luxury book, discover the wealth of artwork and stories behind the creation of the series’ first three volumes. Includes interviews with key artists and creatives such as series creators Tim Miller and David Fincher, and is full to the brim with everything from beautiful concept art, character studies, costume sketches, paintings, vehicle designs, storyboards, and early vision decks, through to finished frames. Perfect for any fan of animation.


♠ Août 2022 ♠


Cher connard

Cher connard – Virginie Despentes

Grasset – 352 pages – 22.00 €

Après plusieurs d’années d’attente, voici le nouveau Virginie Despentes, au titre provocateur.

Sans conteste l’évènement littéraire de la rentrée francophone, surtout qu’il s’agit, a priori d’un roman épistolaire !

Le pitch : Cher connard,

J’ai lu ce que tu as publié sur ton compte Insta. Tu es comme un pigeon qui m’aurait chié sur l’épaule en passant. C’est salissant, et très désagéable. Ouin ouin ouin je suis une petite baltringue qui n’intéresse personne et je couine comme un chihuahua parce que je rêve qu’on me remarque. Gloire aux réseaux sociaux  : tu l’as eu, ton quart d’heure de gloire. La preuve  : je t’écris.  »

L'adieu aux abeilles (1)

Outlander – L’adieu aux abeilles – Diana Gabaldon

J’ai lu – 800 pages – 18.90 €

Le 9ème (énorme) tome de la série fétiche de Diana Gabaldon, attendu par des millions de lectrices de par le monde !

Le pitch : En l’an 1779, Claire et Jamie savourent leurs retrouvailles avec leur fille Brianna, Roger, le mari de celle-ci, et leurs enfants, à Fraser’s Ridge. Il y a peu, ce rêve leur paraissait encore inaccessible. Mais même dans ce coin isolé de Caroline du Nord, les effets de la guerre se font sentir. La tension dans les Colonies ne cesse de croître et la colère des habitants monte chaque jour d’un cran. Jamie a conscience que ses fermiers connaissent des conflits de loyauté et que le danger est à leur porte.

Lorsque les Colonies du Sud se soulèvent, la Révolution se rapproche encore davantage de Fraser’s Ridge. En sa qualité de soignante, Claire se demande combien de ceux qu’elle aime vont encore devoir verser leur sang…

Où vivaient les gens heureux

Où vivaient les gens heureux – Joyce Maynard

10/18 – 600 pages – 9.60 €

Grand prix de la littérature américaine 2021, ce gros roman a été exceptionnellement bien accueilli par la critique et par ses lecteurs.

Une bonne idée pour les vacances.

Le pitch : Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l’optimiste Ursula et le doux Toby.

Comblée, Eleanor vit l’accomplissement d’un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Et si entre Cam et Eleanor la passion n’est plus aussi vibrante, cette vie familiale au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d’imagination, lui offre des joies inespérées. Jusqu’au jour où survient un terrible accident…

Blizzard

Blizzard – Marie Vingtras

Editions de l’olivier – 192 pages – 17.00 €

Un premier roman français original, un thriller claustrophobe en pleine nature…

Le pitch : Le blizzard fait rage en Alaska.

Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n’aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l’enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s’engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d’une écriture incisive, s’attache à l’intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

Chien 51

Chien 51 – Laurent Gaudé

Actes sud – 304 pages – 22.00 €

Un nouveau roman de Laurent Gaudé est toujours un évènement littéraire. Mais lorsqu’il s’agit de son premier roman de SF, on saute de joie !

Le pitch : Autrefois, Zem Sparak fut, dans sa Grèce natale, un étudiant engagé, un militant de la liberté. Mais le pays, en faillite, a fini par être vendu au plus offrant, malgré l’insurrection. Et dans le sang de la répression massive qui s’est abattue sur le peuple révolté, Zem Sparak, fidèle à la promesse de toujours faire passer la vie avant la politique, a trahi.

Au prix de sa honte et d’un adieu à sa nation, il s’est engagé comme supplétif à la sécurité dans la mégalopole du futur. Désormais il y est “chien” – c’est-à- dire flic – et il opère dans la zone 3, la plus misérable, la plus polluée de cette Cité régie par GoldTex, fleuron d’un post- libéralisme hyperconnecté et coercitif. Mais au détour d’une enquête le passé va venir à sa rencontre.

Pour que chantent les montagnes

Pour que chantent les montagnes – Nguyen Phan Qué Mai

Charleston – 480 pages – 22.50 €

C’est avec curiosité que je découvre la parution d’un roman vietnamien, écrit par une auteure reconnue.

La plongée dans le passé – douloureux – du pays au cours de ces 50 dernières années est vraiment tentante…

Le pitch : Novembre 1972, Hanoi. Face aux rumeurs d’offensive américaine, Huong et sa grand-mère, Dieu Lan, décident d’abandonner la capitale pour rejoindre les campagnes vietnamiennes. Un retour qui ravive le souvenir du départ de Dieu Lan, vingt ans plus tôt, chassée de la ferme familiale par la réforme agraire du gouvernement communiste nouvellement au pouvoir.

À travers ce nouvel exil, ce sont les souvenirs de Dieu Lan, l’histoire de sa famille sous l’occupation française puis japonaise, la guerre d’Indochine, les multiples séparations et retrouvailles qui ont marqué sa vie, qui permettront à Huong de garder espoir dans un pays qu’elle n’a connu qu’en guerre.

Un profond sommeil

Un profond sommeil – Tiffany Quay Tyson

Sonatine – 400 pages – 22.00 €

Un thriller venant du fin fond du sud des Etats-Unis. Parfait pour une ambiance de lecture d’été !

Le pitch : White Forest, Mississippi. Cachée au milieu de la forêt, la carrière fascine autant qu’elle inquiète. On murmure que des esprits malveillants se dissimulent dans ses eaux profondes. Par une chaude journée d’été, Roberta et Willet bravent toutes les superstitions pour aller s’y baigner avec leur petite sœur, Pansy. En quête de baies et à la faveur d’un orage, ils s’éloignent de la carrière. Quand ils reviennent, Pansy a disparu.

Quelques années plus tard, Roberta et Willet, qui n’ont jamais renoncé à retrouver leur sœur, suivent un indice qui les mène dans le sud de la Floride. C’est là, dans les troubles profondeurs des Everglades, qu’ils espèrent trouver la réponse à toutes leurs questions.

Quelque part entre Faulkner et True Detective, un roman sombre, envoûtant, inoubliable.


♠ Septembre 2022 ♠


L'été où tout a fondu

L’été où tout a fondu – Tiffany Mc Daniel

Gallmeister – 480 pages – 25.60 €

Le premier roman de l’auteure de Betty, énorme succès en 2021.

Le pitch, extrêmement bien écrit, donne vraiment envie de se plonger dans l’épais volume…

Le pitch : Été 1984 à Breathed, Ohio. Hanté par la lutte entre le bien et le mal, le procureur Autopsy Bliss publie une annonce dans le journal local : il invite le diable à venir lui rendre visite. Le lendemain, son fils Fielding découvre un jeune garçon à la peau noire et aux yeux d’un vert intense, planté devant le tribunal, qui se présente comme le diable en personne. Cet enfant à l’âme meurtrie, heureux d’être enfin le bienvenu quelque part, serait-il vraiment l’incarnation du mal ? Dubitatifs, les adultes le croient en fugue d’une des fermes voisines, et le shérif lance son enquête.

Se produisent alors des événements étranges qui affectent tous les habitants de Breathed, tandis qu’une vague de chaleur infernale frappe la petite ville.

Le Château des trompe-l'oeil

Le Château des trompe-l’oeil – Christophe Bigot

Editions de la Martinière – 22.90 €

Un roman gothique au pitch intriguant. L’édition comporte des illustrations qui rapproche l’entreprise des grands romans du XIX° siècle. Original !

Le pitch : 1837, baie du Mont Saint-Michel. Le jeune Baptiste Rivière est convoqué au château d’Escreuil pour s’y faire dicter les dernières volontés de la propriétaire des lieux. Mais à son arrivée, le personnel se ligue pour lui interdire l’accès à sa chambre : Langlois, diabolique intendant du domaine, le vieux Simon, qui semble plus qu’un ordinaire jardinier, et même Séverine, la femme de chambre dont Baptiste cherche pourtant à se faire une alliée.

Pourquoi la baronne d’Escreuil se cache-t-elle ? Qui est vraiment cette ancienne comédienne, veuve d’un aristocrate guillotiné sous la Terreur ? Bravant les mises en garde, Baptiste s’aventure dans les plus sombres recoins du domaine. Mais les apparences sont trompeuses, et en cherchant la baronne, c’est sa propre vérité que Baptiste va devoir affronter.

Daddy

Daddy – Emma Cline

10/18 – 264 pages – 7.90 €

Emma Cline avait fait parler d’elle il y a une poignée d’années avec The girls, un excellent roman (ma critique ici).

Ma critique se terminait par les phrases suivantes : « Emma Cline écrit avec une économie de moyens et un sens de la mise en scène qui portent la marque d’un vrai talent. A découvrir et à suivre ! ». Eh bien, voilà l’occasion de suivre, avec un recueil de nouvelles qui donnent envie…

Le pitch : Une jeune fille devient la cible de la presse à scandale après avoir été la nounou du fils d’une célébrité. Une adolescente séjourne dans le ranch d’une communauté hippie et découvre la perversité des premiers jeux sexuels. Un rédacteur en chef lâché par tout son entourage tente de devenir le prête plume d’un self-made-man. Une trentenaire se fait passer pour une ado sur des sites de rencontre. Un père se demande quelle image ont aujourd’hui de lui ses enfants, venus fêter Noël en famille. Un scénariste divorcé retrouve chez elle sa petite amie dont les addictions cachent un profond mal-être.

Autant de nouvelles que de décors balayés du regard incisif d’Emma Cline, qui éclaire au passage la perversité larvée en chacun de ses personnages, en même temps que leur immense vulnérabilité.

La maison des feuilles

La maison des feuilles – Mark Z. Danielewski

Toussaint Louverture – 694 pages – 29.50 €

La réédition – tant attendu ! – du livre hors norme de Mark Danielewski.

La qualité des éditions de Monsieur Toussaint Louverture devrait permettre de mettre en avant la forme exceptionnelle de ce récit fantatstique qui ne ressemble à nul autre…

Allez voir ma critique du livre ici !

Le pitch : En rentrant chez elle un soir, la famille Navidson découvre qu’une nouvelle pièce a surgi dans leur maison. L’explication la plus étrange devient rapidement la plus évidente : leur foyer est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur. Lorsqu’une nouvelle porte apparaît dans le salon et donne sur un couloir obscur, Will Navidson, photoreporter de renom et aventurier intrépide, décide de mettre sur pied une équipe d’explorateurs afin d’étudier ce passage sans fin où l’obscurité semble vouloir déchirer les rêves et dévorer la raison.

Entre récit fantastique, énigme littéraire et mise en abyme, ce roman captivant se confie comme un trésor de générations en générations. Aujourd’hui et pour la première fois, il est offert aux lecteurs français dans une édition entièrement remasterisée en couleurs.

Poids plume

Poids plume – Mick Kitson

Editions Metailie – 368 pages – 21.50 €

Des romans historiques anglais qui racontent la vie de la plèbe, il n’y en a pas tant que ça (les auteurs anglais préfèrent souvent parler des riches et de l’aristocratie).

Les critiques des premiers lecteurs sont assez enthousiastes. Donc : je vote pour !

Le pitch : A la fin du XIXe siècle, dans une Angleterre digne de Dickens, Annie Perry, une petite gitane abandonnée par sa famille, est élevée par un boxeur à mains nues, un géant aussi alcoolisé que tendre. Dans une région qui sent la bière et la boue sèche, qui subit les grèves de l’usine de clous et les caprices des lords douteux, Annie apprendra que dans la vie il ne faut pas seulement se battre, mais il faut savoir très bien le faire.

Entre coups de poing et coups de coeur, fêtes foraines et matchs de boxe illégaux, une aventure lumineuse où l’art de l’esquive, la souplesse et la rapidité de poids plume d’une héroïne sauvage et attachante l’aideront à contourner la noirceur de la révolution industrielle et la découverte des Etats-Unis. Inspiré par l’histoire de son arrière-grand-mère, Mick Kitson signe un roman réjouissant où les femmes ne font pas que se défendre, elles se battent.

Billy Summers

Billy Summers – Stephen King

Albin Michel – 560 pages – 24.90 €

Stephen King, 75 ans, s’éloigne pour une fois du fantastique pour développer un long thriller qui donne envie.

Le pitch : Billy Summers est un tueur à gages, le meilleur de sa profession, mais il n’accepte de liquider que les salauds.

Aujourd’hui, Billy veut décrocher. Avant cela, seul dans sa chambre, il se prépare pour sa dernière mission…


♠ Octobre 2022 ♠


Sempé en Amérique

Sempé en Amérique

Denoël – 200 pages – 39.00 €

Quel meilleur moyen de célébrer la disparition du grand Sempé que de consacrer un très bel album à sa relation privilégiée avec les Etats-Unis ?

Voici donc le livre que les éditions Denoël avaient programmé pour les 90 ans de l’auteur…


La fin d'une ère (La saga des Cazalet V)

La fin d’une ère (La saga des Cazalet V) – E.J. Howard

La table ronde – 560 pages – 24.00 €

Le 5ème et dernier tome d’une immense saga qui a passionné les britanniques, puis les français, depuis plusieurs années. Compte tenu du succès commercial énorme de ces romans, on peut d’ores et déjà prévoir des chiffres de vente considérables !

Le pitch : Neuf années ont passé depuis le mariage de Polly, l’union de Clary et d’Archie et le divorce de Louise. Une nouvelle génération d’enfants a vu le jour, et quand la Duche s’éteint en juin 1956, elle emporte avec elle les derniers vestiges d’un monde révolu. Hugh et Edward, tous deux remariés, doivent faire face aux difficultés financières de l’entreprise familiale ; Louise, désormais mannequin, a une liaison avec un homme marié, tandis que Polly et Clary tentent de trouver un équilibre entre leur foyer et leurs ambitions personnelles. Libérée de ses obligations envers ses parents, Rachel peut se construire une vie à elle, mais la santé fragile de Sid est un nouvel obstacle à franchir.

Ce tome est aussi celui des trois cousins, Teddy, Simon et Neville, qui à leur tour devront choisir leur voie.Home Place, en dépit de ses tapis usés, de ses papiers peints défraîchis et de son toit fatigué, demeure un lieu de refuge et de souvenirs, de magie et de tendresse. Difficile pour les Cazalet d’imaginer que leur prochain Noël dans le Sussex sera peut-être le dernier..


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