[Idées lecture] 10 dystopies pour vous retourner le cerveau

Posté le 16 septembre 2017, par letournepage, dans Le coin cadeau

livres-feu

.

Dystopie.

A vos souhaits !…

Non, sérieux : si le Tourne Page a décidé aujourd’hui d’écrire ce nom abscons dans un de ses célèbres articles, c’est parce que le thème, le genre, est devenu un vrai sujet. Important.

Un sujet important dans la littérature de science-fiction mais, au delà de ça, dans la littérature générale.

Une dystopie, comme le rappelle notre maître à tous, Wikipédia, c’est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie.

Domaine peu exploré pendant longtemps, c’est Le meilleur des mondes, d’Aldous Huxley qui devint véritablement la pierre fondatrice du genre, en 1932. Depuis, la production du genre n’a cessé de s’accélérer, de manière exponentielle.

Pourquoi ? Parce que la dystopie n’est que le reflet de l’incertitude et des angoisses générées par l’accélération des mutations de l’univers dans lequel nous vivons, pauvres pêcheurs.

Incertitudes, inconnu : l’imaginaire, le trou noir de ce qui est à nos portes génère des peurs, des fantasmes. Alors, bienvenue dans la spéculation de ce qui va nous arriver. Car la dystopie, ce n’est que la matérialisation de nos peurs dans l’avenir, tirée de l’analyse de notre passé (pas mal celle-là, il faudra que je la replace…)

Voilà, pour résumer, une douzaine de grands titres dystopiques que vous devez avoir lu, absolument, pour mourir, certes, mais en étant moins idiot !…

*

12 dystopies pour vous retourner le cerveau

 – Cliquez sur la couverture des livres pour accéder à la page Amazon et acheter l’ouvrage –

– Cliquez sur « ⇒ Lire la suite » pour accéder à la critique complète des livres  –

Rappel : Le modèle économique du Tourne Page repose sur le principe de l’affiliation. En cliquant sur le lien permettant d’accéder au partenaire du Tourne Page, Amazon, pour acquérir un livre conseillé, le visiteur permet au Tourne Page de percevoir une commission sur le chiffre d’affaires réalisé par son intermédiaire.

Le Tourne Page a été créé pour la promotion du livre et de la lecture. Pour que l’entreprise puisse vivre et prospérer (elle représente un investissement en temps quotidien considérable) mais aussi pour qu’elle garde son indépendance, il est essentiel que les visiteurs passent par ces liens pour acheter les livres qu’ils ont identifiés sur le site.

*

 

1984

1984 – Georges Orwell

Folio – 438 pages – 8.20 €

*

Le pitch : De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston…

Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens.

Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

*

Mon avis : Comment peut-on percevoir aujourd’hui 1984, plus de 30 ans après la date symbolique du titre du roman, et près de 70 ans après la publication du livre ? L’histoire a-t-elle vieilli ? Les thèmes évoqués sont-ils disqualifiés par l’évolution sociale, économique, politique et technologique de notre monde ? Le style d’Orwell est-il terriblement daté ?

Ce sont toutes ces questions que je me suis posées en relisant récemment (pour la quatrième fois, je pense), ce qui est sans doute un des trois ou quatre romans fondateurs de la science-fiction et une des œuvres majeures de la littérature du XX° siècle.

Et, à nouveau, je suis sorti de cette lecture avec la conviction profonde que cette dystopsie, selon le terme à la mode employé (d’ailleurs à tort et à travers) pour évoquer une oeuvre imaginant une société dont l’organisation aboutit aux malheurs de ses membres, est d’ores et déjà une oeuvre extraordinaire à la dimension intemporelle.

⇒ Lire la suite de mon avis


Soleil vert

Soleil vert – Harry Harrison

J’ai lu – 350 pages – 7.10 €

*

Le pitch : Tandis que l’humanité s’apprête à entrer clans le troisième millénaire, la surpopulation est devenue telle que les ressources naturelles ne suffisent plus à couvrir ses besoins. La nourriture et l’eau sont rationnées, il n’y a plus de pétrole, plus guère d’animaux. Trente-cinq millions de New-Yorkais, pour la plupart sans emploi ni logement, se battent pour survivre.

Andy Rush a un travail, lui. Tous les jours, avec les autres policiers de sa brigade, il part disperser les émeutes de la faim qui se produisent lors de chaque nouvelle distribution de nourriture de synthèse.

Alors, qu’importe si un nabab aux activités louches s’est fait descendre ? S’il parvenait à attraper le meurtrier, Andy le remercierait presque pour services rendus…

*

Mon avis : Parfois, un roman sort de l’anonymat pour des décennies, grâce à son adaptation au cinéma. Soleil vert est l’archétype de ce prototype d’oeuvre à laquelle un film devenu mythique a donné une seconde chance.

Dans ce cas de figure, la lecture du roman, sur lequel le lecteur cinéphile va forcément plaquer des images chéries pendant des années, est presque toujours décevante.

Coup de chance : le livre d’anticipation d’ Harry Harrison échappe à cette malédiction et mérite de mener sa propre vie dans l’imaginaire des lecteurs !

Pourtant, ce n’était pas gagné : Soleil vert est un film dont les images, à la fin des années 70, ont marqué à juste raison les esprits.

⇒ Lire la suite de mon avis

 


Transperceneige

Transperceneige – Lob/Rochette/Legrand

Casterman – 275 pages – 25 €

*

Le pitch : Un jour, la bombe a fini par éclater. Et toute la Terre s’est brutalement retrouvée plongée dans un éternel hiver gelé, hostile à toute forme de vie. Toute ? Pas tout à fait.

Miraculeusement, une toute petite portion d’humanité a trouvé refuge in extremis dans un train révolutionnaire, le Transperceneige, mu par une fantastique machine à mouvement perpétuel que les miraculés de la catastrophe ont vite surnommé Sainte Loco.

Mais à bord du convoi, désormais dépositaire de l’ultime échantillon de l’espèce humaine sur cette planète morte, il a vite fallu apprendre à survivre. Et les hommes, comme de bien entendu, n’ont rien eu de plus pressé que d’y reproduire les bons vieux mécanismes de la stratification sociale, de l’oppression politique et du mensonge religieux…

*

Mon avis : Vous est-il déjà arrivé de ne pas lire un roman célèbre, simplement parce que vous aviez eu la malchance de visionner un jour son adaptation cinématographique, et qu’elle vous avait profondément déplu ?

Eh bien c’est exactement ce qui m’est arrivé avec Transperceneige, célèbre BD de science-fiction des années 80/90, mis en scène récemment par les coréens, le résultat étant tout simplement navrant : comme un jeu vidéo, sauf que vous n’avez pas les manettes pour jouer !

Il m’a donc fallu attendre (trop) longtemps pour me plonger dans cette intégrale, réunissant les trois « parties » de l’histoire initiée, il faut le rappeler, par les immenses et regrettés (car trop tôt disparus) Jacques Lob et Alexis. J’ai pu, à sa lecture, modifier mon opinion sur ce livre-métaphore. Partiellement.

⇒ Lire la suite de mon avis

 


Un bonheur insoutenable

Un bonheur insoutenable – Ira Levin

J’ai lu – 372 pages – 7.50 €

*

Le pitch : L’action de ce livre se déroule dans un futur qui n’est peut-être pas très éloigné. Toutes les nations sont désormais gouvernées par un ordinateur géant enfoui sous la chaîne des Alpes. Les humains sont programmés dès leur naissance – du moins ceux qui ont été autorisés à naître – et sont régulièrement traités par des médicaments qui les immunisent contre les maladies, mais aussi contre l’initiative et la curiosité.

Il y a cependant des révoltés.

L’un d’eux, surnommé Copeau, va redécouvrir les sentiments interdits et d’abord l’amour. Il s’engage alors dans une lutte désespérée contre ce monde trop parfait, inhumain, qui accorde, certes, le bonheur à tous, mais un bonheur devenu insoutenable, parce qu’imposé.

*

Mon avis : Un des chefs-d’oeuvre de la dystopie, terme savant (et un peu pédant) utilisé pour désigner un récit peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur.

Placé au côté du meilleur des mondes, d’Huxley, ou de 1984, d’Orwell, Un bonheur insoutenable soutient franchement la comparaison sur le fond, même si Ira Levin n’est pas un styliste littéraire du même niveau que ces augustes prédécesseurs.

⇒ Lire la suite de mon avis


Silo

Silo – Hugh Howey

Folio – 448 pages – 8.20 €

*

Le pitch : Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.

Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.

Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

*

Mon avis : « Il n’y a pas de mal à se faire du bien », ai-je pensé en achetant le très épais roman intitulé Silo, avec cette couverture rouge orange assez impressionnante.

C’est ce que je me dit souvent lorsque je me lance dans la lecture d’un bon gros roman d’aventure ou de science-fiction, avec l’espoir souvent déçu, mais éternellement renouvelé, de tomber sur le récit qui va m’emporter loin et longtemps de la réalité.

Avec Silo, mes espoirs ont été plutôt récompensés car oui, indubitablement, il s’agit d’un roman de SF « à l’ancienne », tel que les grands auteurs américains « populaires » en produisaient à la chaîne dans les années 40 et 50.

Tout concours, en réalité, à faire de ce texte contemporain – qui a remporté un énorme succès populaire (en eBook puis en livre « papier ») – une sorte d’anomalie littéraire temporelle.

⇒ Lire la suite de mon avis

 


La servante écarlate

La servante écarlate – Margareth Atwood

Pavillons poche – 522 pages – 11.50 €

*

Le pitch : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles.

Vêtue de rouge, Defred,  » servante écarlate  » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

*

Mon avis : Avant qu’une com’ démente ne submerge en cette année 2017 les amateurs de littérature américaine, à propos de La servante écarlate, j’avoue n’avoir jamais entendu parlé de ce roman vendu par millions outre-Atlantique…

Étrange, étrange, lorsqu’un livre est publié par un éditeur français en format poche… trente ans après qu’il l’ait sorti en format broché (la publication de Robert Laffont date de 1987) !

Mais sans doute, est-ce dû à la sortie et à la diffusion récente de son adaptation en série télévisée. Terrible pouvoir que celui des séries, dont celui, bénéfique finalement, que de placer sous les feux des projecteurs une oeuvre qui, jusqu’à maintenant, n’avait pas reçu en France l’accueil qu’il méritait !

Car La servante écarlate, s’il est loin d’être l’immense chef-d’oeuvre que certains veulent bien y voir, est un excellent roman, au thème intéressant, qui présente le mérite insigne (et malheureusement assez rare) de faire réfléchir le lecteur.*

⇒ Lire la suite de mon avis*

 


Kallocaïne

Kallocaïne – Karin Boye

Editions Hélios – 237 pages – 7,90 €

*

Le pitch : Dans une société où la surveillance de tous, sous l’œil vigilant de la police, est l’affaire de chacun, le chimiste Leo Kall met au point un sérum de vérité qui offre à l’État Mondial l’outil de contrôle total qui lui manquait.

En privant l’ individu de son dernier jardin secret, la kallocaïne permet de débusquer les rêves de liberté que continuent d’entretenir de rares citoyens. Elle permettra également à son inventeur de surmonter, au prix d un viol psychique, une crise personnelle qui lui fera remettre en cause nombre de ses certitudes. Et si la mystérieuse cité fondée sur la confiance à laquelle aspirent les derniers résistants n était pas qu un rêve ?

On considère Kallocaïne, publié en 1940 en Suède, comme l’une des quatre principales dystopies du XXe siècle avec Nous autres (Zamiatine, 1920), Le Meilleur des mondes(Huxley, 1932), et 1984 (Orwell, 1949).

*

Mon avis : Bizarre, les hasards du destin… Qu’est-ce qui permet de passer, ou pas, à la postérité ?

Regardez : Huxley et Le meilleur des mondes ? Au panthéon de la littérature ! Orwell et 1984 ? Un des sommets du roman du XX° siècle. Enseignés dans les écoles, adaptés mille et mille fois.

Et Karin Boye et son Kallocaïne ? Passés à la trappe, inconnus au bataillon, même pour un grand lecteur comme votre serviteur !

Alors qu’après ma lecture tardive de cette oeuvre majeure, je pense sans le moindre doute que le roman de cette auteure dont la courte vie s’est terminée par un suicide durant la seconde guerre mondiale est une dystopie à la portée aussi importante que les deux romans cités plus haut.

Comme quoi, à quoi ça tiens, la gloire…

Une vie trop tôt interrompue, une origine scandinave plutôt que britannique… Allez savoir…

Sur ce, trêve de considération philosophique : courrez lire cette petite merveille désespérée rééditée grâce à la ténacité de l’éditeur Les moutons électriques, dans sa collection Hélios !

⇒ Lire la suite de mon avis

 


V pour Vendetta

V pour Vendetta – Alan Moore & David Lloyd

Delcourt/Urban Comics – 352 pages – 28 €

*

Le pitch : Londres, fin du XXe siècle : plus personne n’ose résister au « Système ». L’œil et l’oreille espionnent, le nez enquête, la bouche désinforme et la main fait régner l’ordre et la terreur. L’Angleterre a pris les couleurs du fascisme. La culture a été effacée.

Pourtant quelqu’un ou quelque chose rôde dans les ruelles sombres. Il est vêtu comme un comédien, masqué d’un éternel sourire, cite Shakespeare, sauve les innocents, pose des bombes et préserve ce qu’il reste de la culture dans son musée des ombres.

Un anarchiste s’est glissé au cœur du système. Ni comédien ni tragédien, ni bouffon ni fou, ni fanatique ni terroriste, ou peut-être tout cela à la fois, il n’a pour nom qu’une initiale : V. V pour Vendetta. V pour Vengeance. À moins que ça ne soit pas aussi simple que ça…

*

Mon avis : L’histoire – une des premières grandes œuvres d’Alan Moore, réalisée au début des années 80 – est tout simplement, dans ses thèmes et dans la qualité de ses développements, à placer à côté des formidables romans 1984, de Georges Orwell, ou Farenheit 451, de Ray Bardbury.

Une dystopie – ou une uchronie – où la majeure partie du monde a disparu dans la guerre et où l’Angleterre est devenu une épouvantable dictature où chaque membre de la société est surveillé, contrôlé…

Surgit un jour un justicier qui porte le masque de Guy Fawkes, l’homme à l’origine de la conspiration des poudres, en 1605. A l’instar de son prédécesseur, il va tenter de dynamiter le pouvoir, au sens propre et au sens figuré…

⇒ Lire la suite de mon avis*

 


Running man

Running man – Stephen King

Le livre de poche – 259 pages – 7.10 €

*

Le pitch : Premier quart du XXIe siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ».

Ben Richards, un homme qui n’a plus rien à perdre, décide de s’engager dans la compétition mortelle. Pendant trente jours il devra fuir les redoutables « chasseurs » lancés sur sa piste et activement aidés par une population encouragée à la délation.

Tous les moyens sont bons pour éliminer Ben Richards…

*

Mon avis : Ce Stephen King a été publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, celui qu’il utilisait dans les années 80 pour ses romans « mineurs », et c’est le meilleur de cette série, et de loin, un peu un Marche ou crève en beaucoup plus réussi.

Présenté sous forme d’un compte à rebours, de 100 à 0, ce roman en a l’urgence. L’histoire est passionnante, la toile de fond SF très réussie (c’est d’ailleurs le seul vrai roman de SF de King), et l’écriture… d’une efficacité totale.

Pour tout dire, le roman est presque trop court (250 pages) !

⇒ Lire la suite de mon avis*

 


Minority report

Minority report – Philip K. Dick

Folio SF – 448 pages – 8.80 €

*

Le pitch : Douglas Quail rêve depuis toujours d’aller sur Mars, mais la planète rouge est réservée aux agents du gouvernement et aux personnalités haut placées. Il lui reste toutefois la possibilité de s’acheter des souvenirs. Et pourquoi pas celui d’être allé en visite sur Mars ? Ce ne serait pas la réalité, certes. mais qui sait ?

Après Blade Runner, le chef-d’ouvre de Ridley Scott, les textes de Philip K. Dick ont inspiré de nombreux films : Planète hurlante, Impostor, Minority Report, Paycheck, A Scanner Darkly, L’Agence…

Vous retrouverez dans ce recueil quelques-unes des nouvelles à l’origine de ces longs métrages, ainsi que Souvenirs à vendre («We Can Remember it for You Wholesale») adapté une première fois en 1990 puis de nouveau en 2012, sous le titre Total Recall.

*

Mon avis : Ce livre est un recueil de nouvelles. Neuf nouvelles, dans l’ensemble assez longues, dont au moins deux sont passées à la postérité pour avoir été adaptées au cinéma : The Minority report, adapté par Spielberg (les autres éditions de poche portent ce titre, avec un visuel flashy de la tête de Tom Cruise dans le film), et We can remember it for your wholesale, adapté par Verhoeven sous le titre Total recall.

Ceci posé, venons en au fait : ces neuf nouvelles (parmi les 120 écrites par Dick au cours de sa courte vie) sont d’une lecture absolument indispensables, car elles permettent, pour celui qui ne connait pas l’auteur, d’avoir une sorte de digest très représentatif de son travail de novelliste.

⇒ Lire la suite de mon avis*

 


Farenheit 451

Farenheit 451 – Ray Bradbury

Folio SF – 224 pages – 5.90 €

*

Le pitch : Montag est un pompier du futur d’un genre particulier : il brûle les livres.

Jusqu’au jour où il se met à en lire, refuse le bonheur obligatoire et rêve d’un monde perdu où la littérature et l’imaginaire ne seraient pas bannis. Devenant du coup un dangereux criminel…

*

Mon avis : Comme j’ai pu l’écrire par ailleurs, Ray Bradbury est sans conteste un des auteurs majeurs de toute l’histoire de la science-fiction.

Farenheit 451 est son roman le plus célèbre, son talent s’étant épanoui surtout dans le format des nouvelles (y compris Chroniques martiennes, qui est un recueil de nouvelles).

Ce roman est d’une beauté et d’une tristesse sidérante, dont François Truffaut sut saisir l’essentiel dans son adaptation qui date déjà de cinquante ans (comme le temps passe…).

⇒ Lire la suite de mon avis*

 


L'âge de cristal

L’âge de cristal- Nolan & Johnson

J’ai lu – 88 pages – 16 €

*

Le pitch : Ce sont deux « vieux » de vingt-et-un ans, deux vieux qui n’ont plus que quelques heures à vivre et qui essaient d’échapper à la mort obligatoire.

Dans la paume de leurs mains clignote un cristal radio-actif. Et ce clignotement sonne le glas pour les deux fugitifs : dans quelques heures leur cristal deviendra noir et la police spéciale sera alertée…

Car dans cette société de l’an 2116 tous les citoyens ayant atteint leur majorité doivent se livrer au « Profond Sommeil ».

*

Mon avis : Petit roman dystopique écrit à quatre mains juste avant 1968, inspiré par les aspirations de l’époque, L’âge de cristal n’est pas un chef-d’oeuvre, ce n’est pas une oeuvre fondamentale non plus, mais pourquoi en parle-t-on encore ? Et pourquoi a-t-il eu tant d’influence, au cinéma et dans la littérature de SF ?

Sans doute parce qu’il touche à des sujets particulièrement sensibles, le premier (l’eugénisme scientifique) venant paradoxalement à rebours des progrès de la science allongeant sans cesse l’espérance de vie.

⇒ Lire la suite de mon avis

*

 


Le coin cadeau ** Les livres du jour**L’actualité des sorties

Les meilleures ventes** La vie d’un lecteur


Le modèle économique du Tourne Page repose sur le principe de l’affiliation. En cliquant sur le lien permettant d’accéder au partenaire du Tourne Page, Amazon, pour acquérir un livre conseillé, le visiteur permet au Tourne Page de percevoir une commission sur le chiffre d’affaires réalisé par son intermédiaire.

Le Tourne Page a été créé pour la promotion du livre et de la lecture. Pour que l’entreprise puisse vivre et prospérer (elle représente un investissement en temps quotidien considérable) mais aussi pour qu’elle garde son indépendance, il est essentiel que les visiteurs passent par ces liens pour acheter les livres qu’ils ont identifiés sur le site.

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Gab dit :

    Ben et quand même (quasi) tpus les Alain Damasio et en premier « la zone du dehors » !
    Non ?