Livres : les meilleures sorties 2021

Posté le 4 décembre 2020, par letournepage, dans L'actualité des sorties

Livres : les meilleures sorties 2021

 

Comme chaque année depuis la création du site, j’ai cherché, creusé, exploré, fouiné dans le catalogue des éditeurs pour vous présenter une sélection de livres parus ou à paraître en 2021.

Des livres attendus – ou totalement inconnus !-, au pitch surprenant, au contenu ou au sujet parfois un peu décalés, des livres repérés au sein de l’avalanche de titres qui, chaque semaine, engloutit les étagères, physiques ou virtuelles, des librairies.

Vous le savez, les éditeurs n’hésitent pas à noyer chaque semaine les points de vente sous des centaines de nouveaux ouvrages. Toujours plus de nouveaux livres, pour un volume global de ventes qui – au mieux -, ne baisse pas, ce n’est pas viable sur le long terme. Gagner sa vie avec le livre est, pour tous les acteurs de la filière – à commencer par les auteurs ! – devenu une gageure, surtout lorsqu’une cochonnerie comme un virus inconnu impacte comme jamais toute l’économie du livre….

Mais revenons à nos moutons : les nouveautés 2021. Vous les découvrirez ici tout au long de l’année, au fur et à mesure des prévisions de sorties, dans un calendrier qui court – au surprise ! – de janvier à décembre !

Heureux lecteur(trice) : j’ai réalisé, pour vous – et juste pour vous ! – une pêche sagace dans ce torrent de papiers et récupéré dans mes filets de nombreux romans, essais, pièce de théâtre, BD qui, je pense, devraient repaître votre appétit insatiable de papivore érudit.

Bon appétit, frères et sœurs de lecture : vous ne serez pas déçu, il y a la quantité, tout autant que la qualité !

*

♥ Les nouveautés 2021 : lire avec curiosité, malgré la crise ! ♥

    – Cliquez sur sur la couverture des titres pour accéder,

soit à la critique de l’ouvrage, soit à la page Amazon pour l’acquérir –

Rappel : Le modèle économique du Tourne Page repose sur le principe de l’affiliation. En cliquant sur le lien permettant d’accéder au partenaire du Tourne Page, Amazon, pour acquérir un livre conseillé, le visiteur permet au Tourne Page de percevoir une commission sur le chiffre d’affaires réalisé par son intermédiaire.

Le Tourne Page a été créé pour la promotion du livre et de la lecture. Pour que l’entreprise puisse vivre et prospérer (elle représente un investissement en temps quotidien considérable) mais aussi pour qu’elle garde son indépendance, il est essentiel que les visiteurs passent par ces liens pour acheter les livres qu’ils ont identifiés sur le site.

*

♠ Janvier 2021 ♠


En descendant la rivière

En descendant la rivière – Edward Abbey

Gallmeister – 224 pages – 22.00 €

Pour bien commencer l’année, un recueil de textes inédits d’un des grands auteurs américains du XX° siècle, hérault de la contre-culture et chef de file du mouvement qu’on appelle maintenant le creative writing. En ces temps incertains, petit retour à la nature…

Le pitch : Exploration de la beauté impérissable des derniers grands espaces sauvages américains, En descendant la rivière nous entraîne dans des paysages où le corps et l’esprit flottent librement. Leur immensité réveille des méditations sur des sujets allant de la vie d’Henry David Thoreau à la militarisation des grands espaces. On y entend alors une condamnation passionnée des coups portés à notre patrimoine naturel au nom du progrès, du profit et de la sécurité. Rempli d’aubes enflammées, de rivières brillantes et de canyons radieux, ce recueil, inédit en France, est chargé d’une rage sincère et déchaînée contre la cupidité humaine.

Dans En descendant la rivière, nous retrouvons avec Edward Abbey l’auteur, poète et provocateur, à son meilleur, au moment où nous avons le plus besoin de lui.

Belle Greene

Belle Greene – Alexandra Lapierre

Flammarion – 350 pages – 22.90 €

Alexandra Lapierre est passée maitre dans l’art de la biographie romancée de grandes figures féminines (on se souvient de Fanny Stevenson, par exemple).

Le sujet qu’elle a choisi cette année est tout simplement très excitant. De mon point de vie de lecteur, tout du moins, à vous de voir !

Le pitch : New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes. En vérité, elle triche sur tout. Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison.

C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.

Serge

Serge – Yasmina Reza

Flammarion – 240 pages – 20.00 €

Une des auteures majeures de notre beau pays, Yasmina Reza alterne pièces de théâtre, essais et courts romans.  La qualité du résultat est variable, mais c’est toujours stimulant intellectuellement.

Le pitch : « Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l’un sur l’autre dans une brouette. C’est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu’on nous avait versés dans le temps. »

Le Grand Abandon

Le Grand Abandon – Cory Doctorow

Bragelonne – 608 pages – 20.00 €

Un roman de SF par un auteur canadien anglophone quasi inconnu en France, mais à la réputation (auteur/blogeueur) bien établi de l’autre côté de l’Atlantique.

Le pitch et des commentaires très favorables lors de sa sortie en anglais donnent franchement envie de mettre le nez dans ce pavé !

Le pitch : Dans un monde ravagé par le changement climatique, au sein d’une société dominée par la richesse, Hubert « Etc » Espinoza, Seth et Natalie n’ont nulle part où aller.

Pourtant une autre façon de vivre se dessine, grâce aux progrès de la technologie. Alors, comme des centaines de milliers d’autres, le trio décide de tourner le dos aux règles établies pour… tout abandonner. Mais le danger est partout : les terres dévastées par le réchauffement de la planète ne connaissent plus de lois et fourmillent de prédateurs. Bravant les menaces, les premiers Abandonneurs construisent les bases de ce qui pourrait devenir une utopie de l’abondance. Avant de découvrir l’unique chose que les ultrariches n’ont jamais pu acheter : le moyen de vaincre la mort…

Le Dit du vivant

Le Dit du vivant – Denis Drummond

Cherche Midi – 288 pages – 1900 €

Un pitch tout simplement excitant, avec le risque qu’une lecture débouche sur une grosse déception. Mais cela vaut le coup de tenter sa chance, non ?

Le pitch : Je suis le Vivant. Le dernier d’entre nous. Quand j’aurai terminé mon ouvrage, je quitterai ce monde, laissant une trace secrète dans un repli du temps.

Un séisme au Japon met au jour une vaste sépulture. Sandra Blake, paléogénéticienne, se rend sur les lieux, avec Tom, son petit garçon, autiste. La datation du site archéologique plonge la communauté internationale dans la stupeur. Une civilisation jusqu’alors inconnue se révèle peu à peu, et met à bas toutes les connaissances acquises. Sandra et l’équipe de recherche qu’elle a constituée sont prises dans un suspense scientifique qui les dépasse…

Construit en six parties, comme une séquence d’ADN – réunissant récits, journaux, chroniques, articles de presse et correspondances –, ce roman-monde est écrit à la manière d’une odyssée.

Héritage

Héritage – Dani Shapiro

Les arènes – 350 pages – 20.90 €

Une jolie couverture, un pitch intriguant, et des échos très favorables venant d’outre-Atlantique : il n’en fait pas plus pour tenter sa chance, n’est-ce pas ?

Le pitch : « J’ai toujours su que ma famille avait un secret. Ce secret, c’était moi. »

Dani Shapiro naît dans une famille juive new-yorkaise, au début des années 1960. Son père, Paul, est un pilier de la communauté orthodoxe, et l’idole de sa fille. Pourtant, depuis toujours, celle-ci se regarde souvent dans le miroir, sans parvenir à chasser un sentiment d’étrangeté. Qui est cette petite fille très blonde aux yeux bleus, si éloignée physiquement de ses parents ?

Autrice de mémoires devenus best-seller, elle raconte le destin de ses ancêtres, son couple, la mort brutale de son père dans un accident de voiture. Jusqu’au jour où, à 50 ans passés, elle se prête au jeu d’un test ADN en kit.

Les visiteurs du soir

Les visiteurs du soir – Renaud Revel

Plon – 352 pages – 20.00 €

Un essai qui a fait le buzz pendant des semaines, sur un sujet touchy et toujours d’actualité. Pour tous les amateurs de politique, côté envers du décor.

Le pitch : Conseillers de l’ombre et invités cachés, enquête sur ces  » visiteurs du soir  » qui ont l’oreille des présidents de la République.

Ils ont l’oreille du  » Président  » et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu’à dire qu’ils ont influé sur le cours de l’histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l’approche de l’Élysée : ils franchissent son seuil avec l’assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d’entreprise, communicants, artistes et intellectuels… que serait ce Château sans ces  » visiteurs du soir  » qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l’ombre venue lui baiser l’anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l’aube de la Cinquième République.

Chroniques de jeunesse

Chroniques de jeunesse – Guy Delisle

Delcourt – 132 pages – 15.50 €

Un des piliers du roman graphique français sort un nouvel album, cinq ans après S’enfuir, le récit d’un otage. Je vais aller jeter un œil, car c’est toujours très réussi.

Le pitch : Vous ne le saviez peut-être pas mais avant d’être un célèbre auteur de bandes dessinées, le jeune étudiant Guy Delisle a travaillé trois étés dans une usine à papier.

À partir de cette expérience de jeunesse, il dresse un portrait drôle et tendre du monde du travail et questionne les relations qu’il entretient avec son père, lui-même salarié dans l’usine.

Unorthodox

Unorthodox – Deborah Feldman

Hachette – 256 pages – 16.00 €

Enfin traduit et publié en France, le récit dont a été tiré la remarquable mini-série Netflix.

Une histoire passionnante, fascinante, choquante, sur un sujet que bien peu connaisse (je ne connaissais pas les communautés hassidiques américaines).

Le pitch : Dès qu’elle a senti ce petit être au creux de ses bras, si fragile, Deborah Feldman a su ce qu’elle devait faire. A peine âgée de 19 ans, elle a toujours vécu au sein de la communauté hassidique Satmar. Elle a toujours suivi les principes implacables qui régissent les moindres détails de sa vie : ce qu’elle peut porter, à qui elle peut parler… Tous les principes sauf celui de ne pas lire de littérature. Les moments de lecture volés de son enfance, passés à découvrir les êtres de papier indépendants et fiers de Jane Austen et Louisa May Alcott, lui ont donné envie de découvrir une autre vie, au milieu des gratte-ciel de Manhattan.

Elle sait qu’il est temps d’échapper à son mariage dysfonctionnel avec un homme qu’elle connait à peine, d’abandonner ses responsabilités de bonne fille Satmar et de laisser cours à ses désirs. Indépendamment des obstacles, il est temps, pour elle et son fils, de trouver le chemin du bonheur et de la liberté.

Mademoiselle Coco et l'eau de l'amour

Mademoiselle Coco et l’eau de l’amour – Michelle Marly

Fleuve éditions – 400 pages – 20.90 €

Une exofiction sur un personnage controversé qui a toujours fasciné le plus grand nombre. La preuve ? Le livre s’est vendu à 300 000 exemplaires en Allemagne…

Le pitch : Hiver 1919-1920 : Après la perte brutale et tragique du grand amour de sa vie, Gabrielle Chanel, appelée Coco, traverse une terrible crise existentielle. Ni son entourage ni son travail ne réussissent à la sortir d’une tristesse profonde. Jusqu’au jour où elle se rappelle leur dernier projet commun : créer sa propre eau de toilette.

Bien que Coco ne connaisse rien au métier des grands parfumeurs, elle va se lancer corps et âme dans cette folle aventure afin de rendre un hommage éternel à l’homme perdu. Sa persévérance va lui permettre de repousser ses limites, et l’aider peu à peu à revenir parmi les vivants. Tout en donnant naissance à une des plus grandes et des plus belles créations de la parfumerie, le N°5…

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins – Alejandro Palomas

Pocket – 224 pages – 6.90 €

Un roman espagnol au très joli titre, porté par des critiques vraiment positives.

Le pitch : C’est l’histoire de Guille, un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins. L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère. D’une institutrice qui s’inquiète pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves. D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien.

Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ? Quel chagrin secret croit-il pouvoir régler par ces tours de magie ? Sous les apparences, la vie de Guille est-elle vraiment  » superfragilisticexpialidocious  » ?

Les 5 terres T05: " L'Objet de votre haine "

Les 5 terres T5 : L’Objet de votre haine – Lewelyn & Lereculey

Delcourt – 56 pages – 14.95 €

5ème tome (sur 6) d’une des séries les plus réussies de la BD de ces dernières années. Ma critique des premiers tomes est ici.

Le pitch : Tandis qu’Astrelia est ramenée contre son gré à Angleon, le roi Mederion a fait enfermer les étudiants qui étaient venus discuter avec lui librement. Non seulement cette décision révolte Terys et le Conseil, mais elle décide également les étudiants les plus révolutionnaires à passer à l’action.

Tandis que les uns pansent leurs blessures, les autres se déchirent dans une cité devenue le théâtre d’affrontements.

L'émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs

L’émouvante et singulière histoire du dernier des lecteurs 

Daniel Fohr – Slatkine et Cie – 160 pages – 12.00 €

Le pitch de ce court roman est trop drôle et intriguant pour qu’un grand lecteur ne soit pas irrésistiblement attiré…

Le pitch : Sans qu’on puisse l’expliquer, jour après jour, l’écart continue de se creuser et une projection raisonnable permet même d’affirmer que les lecteurs masculins auront totalement disparus en 2046. Peut-être avant.

Ce roman raconte l’histoire du dernier homme qui lisait. Comment a-t-il vécu cette situation inédite, seul au milieu des femmes qui le comprennent encore et partagent sa passion ? Son destin est-il une impasse et saura-t-il renverser la situation ? Qu’en dissent les autres hommes ?

Un roman-manifeste, aussi drôlequ’inquiétant, que les femmes devraient faire lire d’urgence aux hommes avant qu’il ne soit trop tard.

Casa Triton

Casa Triton – Kjell Westö

Editions Autrement – 480 pages – 22.90 €

Un roman au pitch profondément original et – il faut l’avouer – assez intriguant.

Le fait que le roman vienne du grand nord (l’auteur est finalndais) ajoute une petite touche d’originalité vraiment séduisante !

Le pitch : C’est à l’écart des bruits du monde, sur une île de l’archipel d’Helsinki, que le célèbre chef d’orchestre Thomas Brander choisit de se faire construire une somptueuse résidence secondaire : la Casa Triton. Triton ou  » intervalle du diable « , une harmonie de notes si dissonante qu’elle fut autrefois interdite… Rompu à l’exercice des tournées internationales, Brander fait la connaissance de son voisin Reinar Lindell, guitariste sans talent hanté par la perte de sa femme adorée.

Mais tandis qu’ils s’apprivoisent, leurs différences et leur douleur se font aussi plus prégnantes. Et, derrière la façade distante du grand chef d’orchestre, derrière la chaleur et la sollicitude du guitariste, les hommes luttent en silence contre le passé. Par ce double portrait en miroir et sur fond musical, Kjell Westö raconte l’impossible vulnérabilité des hommes. Une course contre la solitude et une exploration mélancolique des pâles promesses de la vie qui est à venir – sans doute l’un de ses plus grands romans.

Braises de stars

Braises de stars – Jean Desportes

Editions du Rocher – 424 pages – 17.90 €

Le pitch de ce premier roman de Jean Desportes (par ailleurs directeur de création chez Canal+) laisse augurer d’une aimable et distrayante critique de notre télévision de tous les jours. Pour rire un bon coup de la téléréalité ?

Le pitch : Pour promouvoir sa grande opération « barbecue de l’été », Disli, chaîne de hard discount allemande, missionne Stephen Berger, créatif en chef de la célèbre plateforme vidéo française Mystreamy. Ce dernier conçoit une parodie d’émission de cuisine dédiée à l’art du barbecue. Ça s’appellera Braises de stars, et le casting sera « cross-media ». Des ex-stars de la télé dépressives en mal de cash, des youtubeurs immatures (dont le fils du président de la République), sans oublier un producteur psychotique totalement débordé et des clients allemands exigeants. Il y a un sacré pactole à la clé, et surtout beaucoup d’emmerdes…

Stephen survivra-t-il aux six jours de tournage à Marseille ? Se remettra-t-il de son histoire d’amour avec la belle Mélody ? Et surtout, sauvera-t-il le million, son job et sa carrière ?

♠♠

Le Chant du Perroquet

Le Chant du Perroquet – Charline Malaval

Préludes – 320 pages – 18.90 €

Décidément, l’année littéraire 2021 commence sous le signe de l’exotisme, avec ce (premier) roman situé au Brésil, écrit par une française ayant vécu un peu partout autour du monde et demeurent actuellement en Lettonie…

Le pitch : São Paulo, 2016. Tiago, un jeune journaliste indépendant, fait la connaissance de son voisin, Fabiano, qui habite le quartier depuis plusieurs décennies, avec un perroquet pour seul compagnon. Au fil de leurs rencontres, le vieil homme raconte son passé à Tiago, l’épopée d’une existence soumise aux aléas de l’Histoire. Le départ de son Nordeste natal pour participer à la construction de Brasília avec ses parents, son travail d’ouvrier dans les usines Volkswagen de São Paulo… et, surtout, il lui parle de la femme de sa vie, qui a disparu à la fin des années 1960, sous la dictature.

Avec l’idée d’en faire le sujet de son premier roman, Tiago recueille, fasciné, ce palpitant récit et, son instinct de journaliste reprenant le dessus, il décide d’effectuer des recherches par lui-même. Mais bientôt les pistes se brouillent et le doute s’insinue dans son esprit.

Journal d'un jeune naturaliste

Journal d’un jeune naturaliste – Dara McAnulty

Gaïa Editions – 304 pages – 22.00 €

2020 restera comme l’année du covid, mais aussi l’année où les thèmes écologistes ont vraiment pris une autre dimension dans le monde.

Le récit de Dara McAnulty, adolescent autiste et victime du syndrôme d’Asperger, a été salué dans le monde anglo-saxon comme un ouvrage indispensable. A tester pour ne pas mourir idiot ?

Le pitch : Dara McAnulty est un naturaliste, un amoureux de la faune et de la flore, un être hypersensible. Cette chronique des quatre saisons, écrite entre 2018 et 2019, relate une année charnière dans la vie de ce collégien nord-irlandais devenu, à tout juste quinze ans, une figure du militantisme écologique et un auteur célébré par ses pairs. Il nous fait partager son émerveillement au contact de la nature et sa lassitude face à l’inconséquence humaine ; il nous dévoile le quotidien d’un adolescent tiraillé entre les préoccupations inhérentes à son âge et un combat pour la conservation de l’environnement.

Incantatoire et brutalement honnête, son Journal nous offre la perspective unique d’un jeune autiste sur le monde du vivant.

Le Bouquin de la bande dessinée

Le Bouquin de la bande dessinée – Thierry Groensteen

Bouquins – 928 pages – 30.00 €

La BD devient (enfin ?) un art reconnu, avec un dictionnaire de près de 1 000 pages dans la collection Bouquin. En peu de théorie sur la BD ? Franchement, il serait dommage de passer à côté !

Le pitch : La vitalité artistique de la bande dessinée est aujourd’hui largement reconnue, particulièrement en France. Ses créateurs sont considérés sur un pied d’égalité avec les artistes de toutes disciplines. Beaucoup d’entre eux élargissent d’ailleurs leur champ d’activité à d’autres formes, comme le roman, le cinéma, l’affiche ou la scénographie d’expositions.

Intronisée  » neuvième art  » à la fin des années 1960, la bande dessinée a aussi suscité, particulièrement depuis une vingtaine d’années, une littérature critique de plus en plus abondante. Il manquait cependant un ouvrage de grande synthèse pour faire le point sur toutes les notions relatives à ce mode d’expression qui, pour être populaire et enfin légitimé, reste quelquefois difficile à appréhender dans sa spécificité, à mi-chemin entre les arts du livre et les arts visuels. Le présent Bouquin de la bande dessinée. Dictionnaire esthétique et thématique vient combler cette lacune, abordant le genre sous tous ses aspects, à la fois comme art, comme langage, comme littérature et comme culture à part entière.

Avec près de cent cinquante entrées qui sont autant d’articles fouillés, ce dictionnaire satisfera la curiosité des amateurs, néophytes ou passionnés, et sera un outil irremplaçable pour les chercheurs et les enseignants.

Post-scriptum

Post-scriptum – Jane Birkin

Le livre de poche – 600 pages – 9.20 €

Sortie en poche du (très copieux) deuxième tome des mémoires de Jane Birkin. Comme le premier, Munkey diaries, ne manquait pas d’intérêt (voir ma critique sur ce site), pourquoi ne pas poursuivre ?

Le pitch :  Post-scriptum, c’est le démarrage d’une autre vie. C’est le début de ma vie avec Lou… de mon union avec Jacques Doillon… Kate est maintenant teenager, Charlotte a neuf ans…

C’est une autre ouverture, une autre balade, plus curieuse des autres, découvrant une trajectoire, des concerts, des tournées, des pièces de théâtre, voyageant, parfois m’attachant à des personnes… Il me semble que j’ai plutôt navigué dans un optimisme absolument infondé. J’ai cessé d’écrire ce journal à Besançon le 11/12/13… en apprenant la mort de Kate… »

Après les Munkey Diaries, qui retraçaient la vie de Jane Birkin de 1957 à 1982, ce second volume de son journal intime, débutant après sa séparation d’avec Serge Gainsbourg, traverse les années 1980 à 2000 avec une fantaisie et une grâce qui lui permettent de surmonter bien des épreuves. On retrouve avec bonheur une mère dévorée d’amour pour ses trois filles qui s’émancipent, une amoureuse tiraillée entre passion, jalousie et nostalgie, une artiste engagée qui s’épanouit et enchante le monde entier.

Le Spirou de Christian Durieux : Pacific Palace

Le Spirou de Christian Durieux : Pacific Palace

Dupuis – 80 pages – 16.50 €

Dans la collection (très réussie jusqu’alors) des Le Spirou de, voilà Cristian Durieux qui s’y colle.

La couverture est splendide et le graphisme des planches, très aéré, contraste énormément avec ses prédécesseurs.

Le pitch : Pacific Palace, un hôtel paisible au bord d’un lac qui l’est tout autant. Spirou regrette déjà d’y avoir fait engager à ses côtés Fantasio, viré comme un malpropre du Moustique. Car l’ex-journaliste reconverti en groom n’a vraiment pas la vocation et ne rate pas une occasion de fâcher M. Paul, leur supérieur hiérarchique. Mais trop tard pour faire machine arrière : un véritable huis clos est décrété et l’hôtel se retrouve sans clientèle et avec un personnel réduit pour accueillir discrètement Iliex Korda, dictateur déchu du Karajan, petit pays des Balkans.

Dans ses bagages, d’imposants gardes du corps mais aussi Elena, fille du « Grand Guide » au regard envoûtant, dont Spirou tombe instantanément amoureux. Alors que Fantasio ne rate pas une occasion de provoquer l’entourage du tyran, Spirou essaie de comprendre l’étrange ballet politicien qui se joue presque sous ses yeux.


♠ Février 2021 ♠


Si ça saigne

Si ça saigne – Stephen King

Albin Michel – 464 pages – 22.90 €

Un recueil de 4 longues nouvelles de Stephen King : pas d’hésitation, c’est dans ce format que le roi donne le meilleur de lui-même ( souvent d’ailleurs sur un fonds qui n’a rien de fantastique) !

Le pitch : Les journalistes le savent : plus il y a de sang, plus ça vend. Et l’explosion d’une bombe au collège Albert Macready est du pain béni dans le monde de l’info en continu. Holly Gibney de l’agence de détectives Finders Keepers travaille sur sa dernière enquête – un chien perdu – lorsqu’elle allume la télévision et apprend l’effroyable nouvelle. Mais ce n’est pas tout : elle ne peut s’empêcher de penser que quelque chose cloche avec le journaliste qui couvre l’événement.

À travers cette suite inédite au thriller L’Outsider, paru en 2018, et trois autres nouvelles aussi captivantes que variées, Stephen King dévoile, une fois de plus, toute l’étendue de son talent.

2040 Tous dans l'espace ?

2040 Tous dans l’espace ? – Hugo & Maxime Lisoir

Editions Alisio – 192 pages – 18.00 €

Un essai prospectif sur un sujet passionnant. J’achète !

Le pitch : A l’heure où l’espace devient un enjeu géopolitique, économique et climatique majeur, Maxime et Hugo Lisoir nous présentent dans cet ouvrage une rétrospective et une prospective sur les grandes questions d’astrophysique et d’astronautique.

Vols habités jusqu’à Mars et au-delà, débris orbitaux, astéroïdes tueurs, énergie et matière noire, transneptuniens extrêmes, exoplanètes habitables… que recouvrent exactement ces mots et quelle est leur histoire ? Quels sont les développement scientifiques probables en astrophysique et astronautique d’ici 2040 ?

Dans ce livre, les auteurs nous invitent à vivre avec eux l’aventure spatiale des vingt prochaines années !

Ce qui nous tue

Ce qui nous tue – Tom McAllister

10/18 – 240 pages – 7.50 €

Un roman qui touche à tant de sujets de société actuels qu’il serait dommage de ne pas l’ouvrir, le feuilleter et – sans doute – l’acheter !

Le pitch : Professeur dans un lycée de Pennsylvanie, Anna voit sa basculer quand une tuerie de masse y prend place et qu’elle se trouve accusée… Anna Crawford, professeure d’anglais au lycée de Seldom Falls, Pennsylvanie, est renvoyée pour insubordination. Mauvais timing : dans la foulée, quelqu’un pénètre dans les locaux et se livre à une tuerie de masse : 19 morts, 45 blessés.

Un temps suspectée par le FBI, Anna est rapidement innocentée. Mais le mal est fait : elle a été montrée du doigt et sa vie, jetée en pâture aux foules, ne sera plus jamais la même dans cette petite ville américaine. Autour d’elle, elle voit un monde à la dérive, qui pour seules réponses à ce drame atroce propose davantage de médias et de caméras, toujours plus de hashtags, d’armes, de virilité triomphante et de lois absurdes.

Avec cet anti-thriller, où l’humour noir se mêle à la colère, Tom McAllister nous offre un plaidoyer au vitriol pour la raison.

Starling

Starling – Mélanie Taquet

Eyrolles – 240 pages – 16.00 €

Un roman feel good, publié il y a deux ans en autoédition et qui, grâce à son succès, est désormais proposé par les éditons Eyrolles.

J’aime bien ce genre de parcours, donc j’en parle !

Le pitch : Starling [?st??rl??] n (bird) étourneau (m) À trente et un ans, Emma vit comme un étourneau solitaire en quête d’une famille. Hypersensible et introspective, elle passe ses soirées à lire ou à se perdre sur Netflix, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie. Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Avec l’aide de Chiara et de son « carnet des petits bonheurs », Emma comprendra que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une malédiction…

Un roman tendre et percutant, une quête de soi qui nous embarque avec humour et émotion entre Londres, Prague et Paris.

Huit crimes parfaits

Huit crimes parfaits – Peter Swanson

Gallmeister – 352 pages – 23.40 €

Impossible de résister à un pitch qui parle de librairie, de livres, et de copycat ! Et en plus, la couverture est magnifique…

Le pitch : Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L’agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d’Agatha Christie, et un accident qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l’avis d’un expert du genre lui permettra d’interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition.

Et ce n’est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée ”Huit crimes parfaits”, où figuraient ces deux intrigues. Serait-il possible qu’un tueur s’en inspire aujourd’hui ? Très vite, l’angoissante certitude s’impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable noeud coulant se resserrer autour de son cou.


♠ Mars 2021 ♠


Vies et Morts de Stanley Ketchel

Vies et Morts de Stanley Ketchel – James Carols Blake

Gallmeister – 384 pages – 23.00 €

Je n’en sais pas plus que ce que livre – peu – le pitch, mais c’est assez séduisant, chez un éditeur spécialiste de la bonne littérature américaine contemporaine.

Le pitch : D’origine polonaise, Stanley Ketchel est né en 1886 aux Etats-Unis. Il fuit rapidement la violence et l’alcoolisme de son père pour trouver un emploi de videur de saloon dans le Montana et entamer une carrière de boxeur, durant laquelle il affronte le champion des poids lourds Jack Johnson en 1909, un an avant son assassinat

Le plus dangereux des jeux

Le plus dangereux des jeux – Richard Connell

Editions du sonneur – 6.00 €

L’œuvre qui a donné naissance aux Chasses du comte Zaroff est publiée pour la première fois en traduction intégrale en français. Indispensable.

Le pitch : Texte qualifié de  » nouvelle la plus populaire jamais écrite en langue anglaise « 

Au milieu de la mer des Caraïbes, Sanger Rainsford fait naufrage sur l’île de Ship Track. Il y est recueilli par un russe blanc, le général Zaroff, qui se révèle être un hôte des plus remarquables et attentionnés. Reconnaissant en son convive un célèbre chasseur de gros gibier dont le livre sur la chasse au léopard des neiges fait autorité, le maître des lieux invite Rainsford à un jeu particulier : une partie de chasse à l’homme. Acculé, celui-ci est forcé d’accepter ce  » jeu des plus dangereux « . Commence alors, au coeur de la jungle, une lutte sans merci entre les deux hommes. Le chasseur chassé, l’ombre et la proie : qui chassera qui ?

Ce récit, à la lisière du fantastique, est un monument de la littérature noire aux États-Unis. Il a été adapté de nombreuses fois à la radio et au cinéma.

 


♠ Avril 2021 ♠


57, rue de Babylone Paris 7ᵉ

57, rue de Babylone Paris 7ᵉ – Alix de Saint André

Gallimard – 240 pages – 21.00 €

Une histoire qui semble résonner avec ma propre adolescence… peut-être est-ce le cas aussi pour vous ?

Le pitch : Au 57 rue de Babylone, dans le septième arrondissement de Paris, se trouvait naguère une singulière pension de famille, le « Home Pasteur ». Ce livre nous raconte l’histoire de cet établissement, de ses habitants, de la famille qui le gérait.

Tout commence dans les années soixante-dix, lorsque Alix de Saint-André débarque à Paris, venue de son Anjou natal, et fait la connaissance au lycée Victor Duruy d’une fille qui va devenir son amie. Pia est vêtue comme une impeccable bourgeoise catholique, mais en réalité sa famille, qui tient le « Home Pasteur », est tout sauf conventionnelle.

Un récit tendre et gouailleur, mené tambour battant par une Alix de Saint-André au meilleur de sa forme.

Boxcar Bertha : Soeur de la route

Boxcar Bertha : soeur de la route – Ben Reitman

Nada éditions – 300 pages – 18.00 €

Un grand classique de la littérature américaine réédité. Bonne idée car, comme moi, j’imagine que vous n’avez jamais eu l’occasion de le lire !

Le pitch : Années 1930. La Grande Dépression. Bertha Thompson, alias Boxcar Bertha, n’a pas un sou en poche, mais soif de liberté. Elle part brûler le dur.

À travers les aventures de cette vagabonde anarchiste, c’est une autre histoire des États-Unis que nous raconte Ben Reitman, celle des hobos et des syndicalistes révolutionnaires, des bohèmes et des rebelles, des victimes de l’exploitation capitaliste et des hors-la-loi. Publié pour la première fois en 1937 et porté à l’écran par Martin Scorsese en 1973, Boxcar Bertha est un classique du road novel et un témoignage vivant sur l’Amérique d’en bas.

Les Lions de Sicile

Les lions de Sicile – Stefania Auci

Albin Michel – 430 € – 21.90 €

Un roman historique dans la grande tradition de la littérature italienne qui a remporté un grand succès de l’autre côté des Alpes.

Le pitch : Les frères Florio, Paolo et Ignazio, montent une épicerie à Palerme en 1799. Ambitieux mais rivaux en amour, ils deviennent des hommes riches et puissants.

Vincenzo, le fils de Paolo, reprend l’affaire familiale à la mort de son père et construit l’empire Florio. Le succès de Vincenzo, considéré comme un parvenu par la bonne société palermitaine, en irrite plus d’un.

Le coin cadeau ** Les livres du jour

Les meilleures ventes** La vie d’un lecteur


Rappel : Le modèle économique du Tourne Page repose sur le principe de l’affiliation. En cliquant sur le lien permettant d’accéder au partenaire du Tourne Page, Amazon, pour acquérir un livre conseillé, le visiteur permet au Tourne Page de percevoir une commission sur le chiffre d’affaires réalisé par son intermédiaire.

Le Tourne Page a été créé pour la promotion du livre et de la lecture. Pour que l’entreprise puisse vivre et prospérer (elle représente un investissement en temps quotidien considérable) mais aussi pour qu’elle garde son indépendance, il est essentiel que les visiteurs passent par ces liens pour acheter les livres qu’ils ont identifié sur le site.

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *