
Pour un lecteur, vivre avec les livres de Jack London, c’est comme découvrir le monde sans quitter son fauteuil.
Tout au long d’une vie aussi courte que mouvementée, le grand auteur américain aura brulé la chandelle par les deux bouts, parcouru le monde avant de le restituer dans ses romans et ses nouvelles.
La mer, la pêche, les îles, le froid, le grand nord, l’errance sur les routes, l’enfermement, les étoiles : l’oeuvre de London contient tout un univers, avant de s’achever, par son masterpiece, Martin Eden, un roman qui se termine tragiquement, comme une métaphore de sa propre existence.
Voici, pour vous faire (re)découvrir son travail son univers, une quinzaine de livres.
Biographies, nouvelles, romans, adaptations en BD : il y en a pour tous les goûts, mais que du très bon…
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Jack London : l’ homme à la tête dans les étoiles
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♠ Les livres qui parlent de Jack London ♠

Les vies de Jack London – Michel Viotte
Editions de la Martinière – 256 pages – 35 €*
Le pitch : Jack London (1876-1916), auteur mondialement connu de L’Appel de la forêt, de Croc-Blanc ou de Martin Eden, s’impose comme l’une des grandes figures de l’histoire de l’Amérique et l’un des maîtres du roman d’aventure.
Alors que celle-ci sort à peine de la conquête de l’Ouest et va devenir en quelques décennies la première puissance mondiale, il participe a? toutes les grandes évolutions que connait le pays : politiques, culturelles et sociétales. Raconter ici son histoire en images, c’est aussi raconter la naissance de cette Amérique moderne, dont il incarne, mieux que tout autre, les ambitions, les forces, et les contradictions.
Cet ouvrage, publié à l’occasion du centenaire de la mort de Jack London, retrace au travers d’une iconographie exceptionnelle, ce destin hors du commun et montre de quelle façon sa vie aventureuse inspira toute son oeuvre.
Mon avis : Ce gros livre, plus de 250 pages d’un papier glacé et lourd dans un format généreux et presque carré (29*24), est une petite merveille qui devrait ravir tous les amateurs de Jack London, ceux des récits d’aventures ,et ceux de la photo ancienne… ce qui fait beaucoup de monde !
Imaginez : dans l’ordre chronologique, Michel Viotte – un vrai passionné, spécialiste du grand écrivain – nous invite à suivre la vie de Jack London à travers le monde. Une vie d’aventurier, saisie sur le vif par d’innombrables photos extraordinaires dont, comme vous probablement, je ne soupçonnais même pas l’existence.
Quel plaisir de regarder ces photos de ce jeune homme, devenu au fil du temps un adulte costaud, au regard franc !
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Jack London – Jennifer Lesieur
Libretto – 480 pages – 11,30 €
Le pitch : Jennifer Lesieur propose ici la première biographie en langue française de Jack London, un siècle après sa mort. Qui n’a pas pleuré à la lecture des aventures de Croc Blanc ? Qui n’a pas connu mille vies avec Martin Eden ? Qui enfin n’a pas voulu embarquer sur le Snark ?
Jack London ne vécut que 40 ans (1876-1916), mais sa vie bien remplie inspira nombre de ses romans. Ouvrier, pilleur d huîtres, chasseur de phoques, correspondant de guerre, pauvre, riche, militant socialiste fasciné par les leaders, homme de conviction et de contradictions, bourreau de travail…
Jennifer Lesieur passe en détail tous les éléments de l’existence de London et permet au lecteur de mieux appréhender l’un des grands noms de la littérature américaine.
Mon avis : On a beau prendre le bonhomme par n’importe quel bout, Jack London est et restera toujours un personnage fascinant.
Qui n’a pas lu un de ses romans ou quelques une de ses nouvelles – mais qui n’a jamais côtoyé au moins une fois durant son enfance une histoire de l’aventurier du Grand Nord, de la ruée vers l’or, ou du navigateur des mers du sud ?! – ne peut pas comprendre cette fascination qui, pour certains lecteurs, touche au fantasme.
Mais qui dit fantasme, dit souvent projection, exagération, déformation de la réalité.
Découvrir la biographie de Jennifer Lesieur est donc , pour tout lecteur de Jack London, une bonne manière de passer de l’autre côté du miroir et de découvrir qui était vraiment celui qui restera comme un des plus grands auteurs du début du XX° siècle.
♠ Les nouvelles, romans et adaptations en BD ♠
Martin Eden – Jack London
Folio – 592 pages – 8.10 €
Le pitch : Martin Eden, un marin de vingt ans issu des quartiers pauvres d’Oakland, décide de se cultiver pour faire la conquête d’une jeune bourgeoise. Il se met à écrire, et devient un auteur à succès. Mais l’embourgeoisement ne lui réussit pas… Désabusé, il part pour les îles du Pacifique.
Ce magnifique roman paru en 1909, le plus riche et le plus personnel de l’auteur, raconte la découverte d’une vocation, entre exaltation et mélancolie. Car la réussite de l’oeuvre met en péril l’identité de l’écrivain. Comment survivre à la gloire, et l’unir à l’amour, sans se perdre soi-même ? Telle est la quête de Martin Eden, le marin qui désire éperdument la littérature.
Mon avis : Les mers du sud, l’aventure, la ruée vers l’or, la défense de la classe ouvrière, la nature sauvage, les loups, la route… Que d’images, d’impressions et de qualificatifs attachés au prénom et au nom Jack London !
Et pourtant, au-delà des innombrables romans, récits et nouvelles laissés en témoignage du génie littéraire qu’il était, – ce génie qui disparait à tout juste 40 ans, alors qu’il avait déjà vécu dix vie ! – c’est probablement le roman Martin Eden qui émergera, finalement, comme son chef-d’œuvre, son masterpiece…
Près de 600 pages qui cernent au plus près l’homme Jack London. Une masse d’informations précieuses sur ce que furent la vie et les pensées d’un homme exceptionnel car, s’il s’agit bien d’un roman, l’oeuvre s’approche au plus près de ce que pourrait être une autobiographie.
Le fils du loup – Jack London
Libretto – 224 pages – 8,70 €
Le pitch : Écrit en 1900 et inspiré par la ruée vers l’or du Klondike où Jack London manqua de laisser sa peau, Le Fils du Loup est le premier livre du grand écrivain américain qui lui valut le surnom de « Kipling du Froid ».
Ce recueil de nouvelles, inspirées par la violente poésie des grands espaces du Nord, est une introduction idéale à l’imaginaire d’un auteur qui toujours proclama que la civilisation moderne périrait d’avoir oublié la grandeur de ses origines « sauvages ».
Mon avis : Ce recueil est composé de neuf nouvelles d’une longueur moyenne de quinze pages, la dernière Une odyssée dans le grand nord, courant sur 40 pages.
Recueil des premiers textes de Jack London acceptés par des journaux en 1899 et 1900 (vous trouverez un récit métaphorique de cette quête de publication dans son roman chef-d’oeuvre Martin Eden), il contient déjà tout ce qui fera la qualité de ses œuvres ultérieures, plus connues.
Le premier composant, c’est bien entendu le grand nord.
Le froid, la neige, les chiens loups, la précarité, la course à l’or : tout ce que l’aventurier aura vécu lors de sa participation à la ruée vers l’or dans le Klondike (dont il reviendra bredouille).
Le peuple d’en bas – Jack London
Libretto – 272 pages – 12.90 €
Le pitch : 1902, Londres, une personne sur quatre meurt dans un asile.
Jack London décide de s’aventurer dans l’East End, quartier de misère de Londres, quartier où les bonnes gens n’osent mettre les pieds. Il achète des fripes et vivra comme ces pauvres gens, se confrontera aux mêmes difficultés, subira les mêmes conditions de vie.
De ce livre, puissant par son authenticité et argumenté de démonstrations logiques et/ou chiffrées, Jack London parvient à mettre en avant une société aux mécanismes absurdes qui détruit l’individu, il en rapporte un témoignage terrifiant.
Mon avis : Avec Le peuple d’en bas, nous voilà face à un essai mythique de Jack London, non pas le romancier, mais celui qui fut également journaliste. La vie de l’immense auteur, mort prématurément (40 ans) il y a plus d’un siècle, est bourrée jusqu’à la gueule d’écrits inoubliables. Mais à côté de ses grands romans (Martin Eden en tête), il ne faut surtout pas passer à côté des récits inspirés par ses multiples aventures autour du monde.
Le peuple d’en bas est la chronique des trois mois passés par London dans l’East London, en immersion totale. Objectif : témoigner sur la condition et la vie quotidienne des millions de pauvres hères qui forment la couche la plus importante de la société anglaise.
Attention : ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir.
La réalité dépeinte avec une précision d’huissier par l’auteur est pire qu’un récit d’horreur puisqu’ici, ce n’est pas d’un monde fantasmé dont il parle, mais bien du quotidien de millions de gens qui meurent de faim et vivent dans des conditions proches de celles d’un élevage de volailles en batterie.
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Croc Blanc – Jack London
Folio – 340 pages – 5.95 €
Le pitch : Dans le Grand Nord sauvage et glacé, un jeune loup apprend à lutter pour la vie. Les premiers hommes qu’il rencontre, des Indiens, le baptisent Croc-Blanc. Auprès d’eux, il connaît la chaleur du feu de camp, mais aussi le goût du sang.
Racheté par un Blanc cupide, il est dressé pour le combat et découvre la haine. Un homme pourtant le sauve de cet enfer. Croc-Blanc lui vouera un amour exclusif.
Mon avis : Lire et relire les classiques, voilà une bonne partie de la vie d’un lecteur compulsif. Lire les classiques, dans l’enfance. Les relire, une fois parvenu à l’âge adulte. Les relire encore, lorsqu’on avance en âge. A chaque fois, des images différentes, des sentiments nouveaux, des éclairages inédits.
Ce conseil que je pourrais donner à tous les amoureux de la littérature, j’en ai vérifié une nouvelle fois la pertinence en relisant Croc-Blanc.
Le roman de Jack London a la réputation d’être une merveille de la littérature jeunesse, c’est aussi l’image que j’en gardais. Mais cette réputation est bien réductrice car il s’agit bien d’un vrai chef-d’œuvre qu’il serait dommage de cantonner à la littérature enfantine.
La route – Jack London
Libretto – 186 pages – 11.30 €
Le pitch : La route du jeune Jack London est celle qu’il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d’un pays ravagé par la crise ! C’est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu’il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager.
Cette route, c’est également le premier témoignage d’importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d’aventures. Kerouac ne s’y trompa pas en intitulant son propre chef-d’oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.
Mon avis : La route fait partie des livres de souvenirs que parsèmera Jack London tout au long de sa vie.
Il faut dire que l’auteur polygraphe a vécu durant sa courte existence des aventures hors du commun : pilleur d’huîtres, chasseur de phoques, chercheur d’or, navigateur au long cours, plongée dans la vie des rebuts de la société…
Avec La route, c’est son expérience de hobo qu’il raconte. Comment, alors qu’il n’a que 18 ans mais déjà une expérience exceptionnelle de l’aventure , il se retrouve à tracer la route, « brûler le dur ».
Le loup des mers – Jack London
Folio – 480 pages – 11,20 €
Le pitch : Dans la baie de San Francisco, Humphrey Van Weyden, un jeune critique littéraire, est victime d’un naufrage. Loup Larsen, capitaine du phoquier le Fantôme, le repêche et l’emploie de force. Violent, comme tout son équipage, Larsen entend éduquer cet idéaliste candide et en faire un homme à son image, matérialiste et capable de défier la vie sauvage. Larsen est aussi un érudit, qui aime à débattre avec son prisonnier.
Si leurs idées les opposent, Humphrey et Larsen sont en réalité les deux faces d’un même être, épris d’absolu, qui oscille entre maîtrise de soi et instinct de survie, entre le bien et le mal dont la force obscure nous emporte.
Mon avis : Le loup des mers est, dans la carrière aussi courte que prolifique de Jack London, un de ses premiers romans.
Coincé entre deux chefs-d’œuvre du grand nord dont le personnage principal (si je puis dire ainsi) est un animal, L’appel de la forêt et Croc blanc, ce récit d’aventures maritimes métaphysiques est un curieux roman qui, à la relecture, m’a nettement moins convaincu que je ne m’y attendais.
En fait, Le loup des mers est, certes très impressionnant dans ses thèmes et développements, mais il souffre d’importants déséquilibres.
Le loup des mers – Jack London
Adaptation par Riff Reb’s
Soleil – 136 pages – 17.90 €
Le pitch : Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d’estime teintée de mépris pour Humphrey, à l’inverse, très religieux : « si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? »
Ainsi naissent les premières joutes verbales – pleines d’humour et d’esprit – qui rythment ce passionnant récit d’aventure, et qui redoubleront à l’arrivée d’une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes.
Mon avis : Rien de plus difficile que d’adapter un grand roman en BD. Nombre d’excellents auteurs s’y sont cassé la plume et le pinceau, et par charité je ne donnerais pas d’exemples ici aujourd’hui !
C’est donc à chaque fois une heureuse surprise et un grand plaisir quand un grand roman donne un grand album de BD.
C’est le cas, sans le moindre doute, avec Le loup des mers de Jack London, devenu Le loup des mers de Riff Reb’s.

Contes des mers du sud – Jack London
Libretto – 224 pages – 12.20 €
Le pitch : Réédition (en traduction entièrement revue ! ) d’un des plus grands livres de London. Huit nouvelles pour évoquer les ravages et la violence importés par l’homme blanc dans le « paradis » des mers du Sud. Impitoyable.
Ce n’est pas pour rien que Yann Queffélec (auteur de la préface) a fait de ce recueil extrême l’un de ses livres de chevet.
Mon avis : Quand on admire Jack London, on peut se promener longtemps dans son oeuvre et, à chaque lecture, être à nouveau complètement dépaysé.
Le grand nord, le froid, la quête de l’or dans le Klondike. Le vagabondage sur les rails à travers le continent américain. La plongée dans la misère humaine à Londres. La guerre en Asie. Et puis – c’est l’objet de ce recueil de nouvelles – son errance dans le Pacifique à bord de son bateau le Snark.
Huit longues nouvelles où l’auteur, au sommet de sa forme littéraire (ce sont les années où il écrit son chef-d’oeuvre, Martin Eden), découvre l’incroyable monde des îles : les Marquises, la Polynésie française, les Fidj, les îles Salomon…
L’appel de la forêt – Jack London
Le livre de poche – 160 pages – 5.90 €
Le pitch : Buck est un chien brutalement arraché à sa vie en Californie et vendu à un trafiquant de chiens de traîneau. Il doit trouver la force de survivre dans les glaces du Grand Nord et s’adapter au froid de l’Alaska, tout en s’imposant aux autres chiens de la meute.
Jusqu’au jour où il devient le chien d’un maître respectable, John Thornton. Mais l’appel de la forêt sera toujours le plus fort…
Mon avis : Si vous êtes un grand lecteur, mais aussi, comme je le suis, auteur de romans, comment ne pas ressentir un double sentiment ambivalent à la lecture de ce chef-d’oeuvre de Jack London?
Sentiment d’admiration, couplé à un sentiment de jalousie : comment ne pas être fasciné par la prodigieuse qualité narrative du grand auteur américain, et comment ne pas la jalouser, tant elle semble dérisoire de facilité ?
Plus sérieusement : écrit à 27 ans, L’appel de la forêt a rencontré à sa sortie un succès énorme, qui a propulsé London dans les sphères du confort matériel et de la renommée. Succès mérité, tant le court roman, totalement chronologique et linéaire, parvient à créer un sentiment d’empathie profond chez le lecteur qui suit, vit, aime et souffre avec le chien Buck !
La peste écarlate – Jack London
Babel – 128 pages – 7.20 €
Le pitch : Un ancien professeur d’université erre en compagnie de ses petits-enfants, revêtus de peaux de bêtes, dans un paysage désolé. Celui de la baie de San Francisco, ravagée soixante ans auparavant par un terrible fléau.
Nous sommes en 2013. Quelques hordes subsistent, et de rares survivants tentent de raconter le monde d’avant à des enfants qui ne savent même pas compter. La seule issue est de reprendre depuis les commencements la marche vers la civilisation perdue.
Jack London met toute sa puissance d’évocation au service de ce récit d’apocalypse, offrant de ces grandes peurs qui ravagent le monde une vision terrible – et quasi prophétique – et inscrivant de fait sa peste écarlate dans la lignée des fléaux bibliques, des terreurs millénaristes.
Mon avis : Pour commencer : la formulation de la 4ème de couverture de l’éditeur prête à confusion, car le roman ne se situe pas en 2013, mais bien en 2083. Car en 2083, le personnage principal de l’histoire est un très vieil homme qui va raconter autour de lui, à de « jeunes sauvages » ce qui s’est passé en 2013, année de l’apocalypse.
La peste écarlate, c’est la (presque) fin du monde, raconté par Jack London. Un court roman mythique, un récit de science-fiction écrit par le très grand auteur de romans d’aventure et romans sociaux alors qu’il était à la fin de sa vie.
Ecrit en 1913-1914, ce roman est une parabole terrible sur ce qu’est le monde alors, un monde qui se perd.

Le vagabond des étoiles – Jack London
Adaptation par Riff Reb’s
Noctambule – 204 pages – 24,00 €
Le pitch : San Quentin. Dans la prison d’État de Californie, Darrell Standing, ingénieur agronome, s’apprête à être pendu. Pour supporter les tortures que lui infligent les geôliers, il s’évade au gré de voyages astraux dans des vies passées. Il se retrouve sous les traits du comte Guillaume de Sainte-Maure au coeur du Paris de Louis XIII ; sous ceux d’un enfant sur les pistes de la conquête de l’Ouest ; en ermite hystérique ; en migrante irlandaise ; ou encore en Viking devenu soldat romain…
Oscillant entre réalisme et fantastique, ce roman remarquablement adapté par Riff Reb’s s’impose à la fois comme un procès contre l’univers carcéral et un hommage à la puissance de l’imaginaire.
Mon avis : Le vagabond des étoiles est un récit un peu à part dans l’oeuvre de Jack London. Dernier roman écrit avant sa mort, sa tonalité fantastique le distingue des autres romans du grand auteur/aventurier.
Le sujet ? La lutte, au fil des ans, d’un homme condamné à la prison à vie pour lutter contre les terribles tortures que lui infligent ses géôliers. Avec ça, pas facile de bâtir une BD, n’est-ce pas ?!
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Pourtant, après des premiers chapitres terriblement claustrophobes (difficile de ne pas compatir aux incroyables épreuves que subit le héros), Riff Reb’s parvient à élargir peu à peu le champ de ses illustrations en profitant des sauts de plus en plus longs et fréquents que réalise son personnage principal « ailleurs », dans le temps et l’espace.
Le travail d’illustrateur de l’auteur, que j’avais déjà adoré dans Le loup des mers, est ici tout simplement extraordinaire.
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