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Les grands photographes vous fascinent ? Alors vous ne pourrez qu’être comblé par la collection de grands noms – que dis-je : de noms mythiques ! – que je vous propose de découvrir avec cet article consacré à une trentaine de livres inoubliables sur le sujet.
Des exemples ? Des livres consacrés à Robert Doisneau, Brassaï, Irving Penn, Doroetha Lange, Richard Avedon, Edward Quinn, Willy Ronis, Edward Steichen, Man Ray, Bruno Bernard, Henri Cartier-Bresson, Bert Stern, Art Wolfe, Jacques Henry Lartigue, Paul Niklen…
Il y a les grands photographes… et les grandes photographies, celles consacrées à des sujets majeurs. Des villes, des lieux fascinants (Paris, New-York). Les grands arts du dernier siècle (le cinéma, la mode, la musique).
Chronorama
La Martinière – 432 pages – 75.00 €
Le pitch : Cet ouvrage de référence rassemble plus de 400 images issues de la Collection Pinault.
Signées par les plus grands noms de la photographie (Irving Penn, Helmut Newton, Horst P. Horst, Lee Miller, Edward Steichen…) et publiées dans de célèbres magazines (Mademoiselle, House & Garden, Glamour, GQ, Vanity Fair, Vogue…), elles témoignent des évolutions historiques et esthétiques du XXe siècle et proposent un voyage au coeur de l’effervescence culturelle qui a marqué la période.
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Lili Palmer et Rex Harrison dans les yeux d’un chat
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Mon avis : Pour les passionnés de photographie, un ouvrage monstre comme celui-là est un rêve de gosse. De gosse riche, puisque derrière cette entreprise, il y a François Pinault, et que le monstre (3 kg) coûte 75 € !
Mais quand on aime, on ne compte pas, et je vous engage à plonger votre regard émerveillé dans les 400 pages grand format de ce pavé, qui dévoile de manière optimale une bonne partie de la collection présentée par la fondation Pinault au printemps 2023 dans le Palazzio Grassi de Venise.
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La chanteuse et actrice Melba Moore
Archives de Paris
Editions Michèle Trinckvel – 262 pages – 15 €
Le pitch : Des écrivains, journalistes, chroniqueurs et photographes nous racontent la capitale au siècle dernier.
Mon avis : Archives de Paris fait partie d’une collection publiée aux éditions Michèle Trinckvel, dans les années 1980/1990, reprenant, par région (il y a des Archives de… Bourgogne, Bretagne, Gascogne, Normandie, Val de Loire, Alsace, Auvergne, du Nord) l’histoire de la région depuis l’invention de la photographie.
Pour tous les amateurs de l’histoire de Paris et de la photo , cet ouvrage fait partie de la dizaine de livres qu’il faut posséder pour s’immerger dans le Paris d’autrefois.
Après une préface d’Armand Lanoux, les auteurs partent à la conquête des souvenirs de la capitale en abordant le sujet par le biais de sept thèmes (la rue, l’eau, l’usine, la misère, le luxe, la fête, la campagne), chaque thème étant lui-même étudié par sous-thèmes qui forment à chaque fois un chapitre du livre.
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Bal chez les Rotschild
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Chaque chapitre est composé d’un texte, souvent très développé, tiré d’un livre se rapportant au sous-thème (des exemples tirés du thème « La fête » ? « La vie secrète des catacombes« , « Les petites femmes de Paris« , « Les trois jours de Carnaval »), illustré par de très nombreuses photos, la plupart en pleine page.
Les textes sont intéressants, pour la plupart, mais vous l’avez compris, ce sont pour les photos qu’il faut se précipiter sur cet essai presque épuisé que l’on ne trouve, malheureusement, qu’en se donnant la peine de fouiner un peu.
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La Seine prise par les glaces
Les années Vogue – Robert Doisneau
Flammarion – 356 pages – 49.90 €*
Le pitch : « En résumé, mon emploi à Vogue pouvait se diviser en trois volets.
D’abord la vie à Paris, sorte de trombinoscope de ceux dont les noms devaient absolument alimenter les conversations : artistes, écrivains, créateurs de toutes sortes. Ensuite les photographies de mannequins dans les décors de la ville ou sur le redoutable fond blanc du studio. Enfin, le troisième volet, les mondanités, est celui qui m’a laissé les souvenirs les plus durables » Robert Doisneau
En 1949, Michel de Brunhoff, qui dirige le magazine Vogue, passe un contrat d’exclusivité avec Robert Doisneau. De 1949 à 1952, il couvrira l’actualité mondaine, fera quelques photos de mode et réalisera des reportages pour raconter la vie en France, accompagné d’Edmonde Charles-Roux, sa rédactrice attitrée.
Leur complicité est grande mais la vie de « photographe mondain » ne convient pas à Robert Doisneau qui reprend sa liberté à l’échéance du contrat.
Mon avis : A l’occasion de l’exposition Robert Doisneau présentée à l’Espace Richaud, durant le deuxième semestre 2017, les Editions Flammarion ont eu l’excellente idée de publier ce magnifique ouvrage consacré à un aspect relativement peu connu de l’oeuvre d’un des grands plus grands photographes français.
Cet album consacré au Doisneau photographe de mode, photographe mondain est tout simplement saisissant, tant les très nombreuses photographies présentées sont exceptionnelles.
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En refermant ce livre impressionnant publié dans un format plus que généreux (le livre fait 32*25 cm et près de trois kilos !), on se prête à rêver : quels clichés étonnants l’homme aurait-il réalisé s’il était resté sur cette veine de représentation du futile ?
New York – Portrait d’une ville – Reuel Gordon
Taschen – 560 pages – 49.90 €
Le pitch : Ce livre présente l’histoire épique de New York à travers des photographies, des portraits-photo, des cartes et des vues aériennes, près de 600 pages d’images historiques chargées d’émotion, de la moitié du XIXe siècle à nos jours.
Pour compléter ce prodigieux trésor d’images, des centaines de citations et de références tirées de livres, films, émissions et chansons sur le sujet.
La ville y est représentée avec tous ses hauts et ses bas, des folles nuits de l’ère du jazz à la période hédoniste du disco, en passant par la sombre période de la Grande Dépression ou le désastre du 11 septembre et ses séquelles, alors que ses citoyens, traumatisés, mais debout, recollent les morceaux.
Mon avis : Ce monument édité grâce à Taschen est à la fois un des plus beaux livres de photos que j’ai eu le plaisir de lire au cours de ma longue et riche vie de lecteur, mais c’est aussi un des plus passionnants livres d’histoire de ma bibliothèque.
De manière strictement chronologique, l’auteur raconte l’histoire de New York, de 1850 à nos jours, grâce à une iconographie absolument inouïe – je pèse mes mots – et de courts textes éclairant le contexte dans lequel les photos ont été prises.
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Le format original est hors-norme (35*26 cm, près de 5 kilos), le résultat extraordinaire (je ne parle pas du rapport qualité/prix, 49,99 € pour un tel recueil, c’est donné !).
Riviera Cocktail – Edward Quinn
Teneus – 215 pages – 29.90 €
Le pitch : Aucun photographe n’a livré un témoignage aussi exhaustif, aussi lucide et aussi subtilement ironique de la vie sociale et culturelle sur la Côte d’Azur des « Golden Fifties » que l’irlandais Edward Quinn (1920-1997). Stars de cinéma et artistes, musiciens de jazz et chansonniers, aristocrates, armateurs, réalisateurs, hommes politiques, pin-ups et gens de lettres : tels sont les personnages qui se disputent la vedette sur la Riviera française à l’époque de Quinn.
Le photographe évolue avec malice et charme dans cet univers de paillettes, et jette sur lui un regard unique. Quinn n’exhibe ni ne compromet jamais, mais laisse toujours entrevoir l’intime au spectateur : une Brigitte Bardot aussi jeune qu’inconnue, Aristote Onassis et Maria Callas quittant un night club, Grace Kelly et le prince Rainier lors de leur première rencontre, Audrey Hepburn au début de sa carrière, Sophia Loren dans sa suite au Carlton. Pablo Picasso ne laissa aucun autre photographe s’approcher aussi près de son univers privé. Une longue amitié l’a lié à Edward Quinn jusqu’à la fin de sa vie.
Mon avis : Pour les amateurs de photo et les amateurs de cinéma, le top du top, ce qui les fait rêver, ce sont les photos sur le cinéma !
Avec ce magnifique album grand format ( 26*31 cm) consacré à Edward Quinn, sans doute un des photographes les plus connus de la jet set, voici une occasion de se replonger dans les années magiques de la côte d’azur, la « riviera » comme l’appelait les anglo-saxons à l’époque.
Celles des 50’s et 60’s, l’époque où Cannes, grâce à l’explosion phénoménale de son festival, et St Trop’ grouillaient littéralement de stars du cinéma, d’artistes, de milliardaires et de têtes couronnées.
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Jane Fonda et Alain Delon*
Jours de guerre 1914-1918 – Jean-Noël Jeanneney
Les arènes – 550 pages – 48,00 €
Le pitch : Créé en 1910, Excelsior fut le premier quotidien à utiliser largement la photographie. Pendant la Grande Guerre, ses photoreporters ont arpenté la France et la ligne de front. Ils en ont rapporté plusieurs dizaines de milliers de plaques de verre.
Jean-Noël Jeanneney et Jeanne Guérout se sont plongés avec passion dans l’exploration de ce fonds inédit, dont ils ont visionné chaque photo pour en sélectionner les meilleures.
De l’été 1914 à la signature du traité de Versailles, cet album d’exception nous immerge dans la France de 1914-1918. Au rythme des saisons et des années, il restitue ce que fut la vie des Français, dans les tranchées et à l’Arrière.
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Mon avis : Pour tous ceux que la première guerre mondiale passionne, sidère, terrifie, cet album conçu par le grand historien Jean-Noël Jenneney et réalisé par l’éditeur Les arènes est une référence indispensable.
C’est en effet, à ma connaissance, le livre le plus complet et le plus pédagogique pour appréhender ce que fut cette immonde boucherie qui dura 4 ans, tua des millions d’hommes (surtout) et de femmes et ruina l’Europe pendant toute une décennie en la préparant – malheureusement – à la grande guerre suivante.
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Un livre complet, car il allie clarté d’exposition et choc des photos. Comme on disait chez Paris Match dans les années 70 : le poids des mots, le choc des photos !
Paris mythique – 100 photos de légende
Editions Parigramme – 141 pages – 9.90 €
Le pitch : En 100 photos de légende, c’est à une promenade poétique à travers le Paris de toujours que ce livre séduisant invite :
les garnements de Robert Doisneau, les bas-fonds de Brassaï, le passant bondissant de Henri Cartier-Bresson, les amoureux de Willy Ronis, le peintre de la tour Eiffel de Marc Riboud, l’homme armé d’Eugène Atget, le Luxembourg enneigé d’Édouard Boubat…
le premier Parisien de Louis Daguerre, les pavés mouillés d’André Kertész, les filles de la mode de Franck Horvath et de William Klein, le château tremblant de Man Ray…
Autant de chefs-d’oeuvre qui fixent avec style et poésie les représentations d’un Paris éternel.
Mon avis : Les Éditions Parigramme se sont spécialisées dans la publication d’ouvrages pas chers (du tout !) permettant au grand public (c’est moi, c’est vous !) d’accéder à des clichés historiques de Paris que l’on ne trouve d’habitude que difficilement, et en général dans des « beaux livres » très chers.
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Maurice Louis Branger – Terrasse de café (1925)
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Après Visages du Paris 1900 (chroniqué par ailleurs sur ce site), voici Paris mythique.
L’ouvrage recense, de manière particulièrement pertinente, une centaine de photos prises, non pas par des anonymes, mais par des figures de l’art de la photo.
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Vous y trouverez donc les chefs-d’oeuvre du panthéon de la photographie française (vous pouvez découvrir la liste des artistes essentiels dans le pitch).
Steichen – Carnet mondain – W. Ewing & T. Brandow
Thames & Hudson – 288 pages – 37.00 €
Le pitch : Edward Steichen est déjà un peintre et un photographe célèbre des deux côtés de l’Atlantique lorsqu’il se voit proposer en 1923 un poste des plus prestigieux : directeur du service photographique de Vogue et Vanity Fair, les magazines de référence édités par Condé Nast.
Durant les quinze années suivantes, Steichen va mettre son talent exceptionnel au service d’une mise en scène grandiose de la culture de son temps, immortalisant les grands noms de la littérature, du journalisme, de la danse et du sport, de la politique, de la musique, du théâtre et du cinéma, mais encore et surtout les plus belles créations des grands couturiers de l’époque. Ces années marqueront le sommet de la carrière photographique de Steichen.
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Mon avis : Pour les amateurs de photo, Edward Steichen n’est pas n’importe qui. Loin de là. Né en 1879, il fut, après une carrière de peintre, un des grands photographes du début du siècle. Accompagnant l’explosion de la photographie en noir et blanc, il devient après la première guerre mondiale un artiste reconnu de tous.
Sa carrière culmine entre 1923 et 1935 où, grâce à Condé Nast, le propriétaire de Vanity Fair et Vogue, qui lui offre le poste de directeur photo des deux magazines de mode.
C’est cette période que retrace cet éblouissant album, publié en 2008 à l’occasion d’une exposition à Lausanne.
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Greta Garbo
Walker Evans, Dorothea Lange
& les photographes de la grande dépression
Place des victoires – 280 pages – 29,95 €
Le pitch : Années 1930 : la Grande Dépression bouleverse l’Amérique. Déflation, chômage, migration, la crise économique transforme le pays définitivement. Le mode de vie américain, à la fois rural et communautaire, disparaît dans la douleur.
C’est cette Amérique que les photographes de la Farm Secury Administration vont immortaliser. Cette confrontation avec le réel, censée servir la propagande roosveltienne, va contribuer à révolutionner la photographie américaine.
Alors que Walker Evans produit un » style documentaire « , Dorothea Lange réussit à donner une dimension spirituelle et sociale à son travail, engendrant à eux deux les images les plus iconiques de cette période.
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Mon avis : Retour près d’un siècle en arrière : Franklin D. Roosevelt crée en 1935, dans le cadre du new deal, la Farm Security Administration, chargé de relancer l’agriculture américaine pour combattre la pauvreté terrible générée par la crise de 29.
Cette agence d’état recrute alors des photographes pour faire un état des lieux de l’Amérique telle qu’elle existe, six ans après le krach.
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Hymne à la Terre – Art Wolfe
National Géographic – 395 pages – 49 €
Le pitch : Hymne à la Terre est un superbe voyage auquel nous invite Art Wolfe à travers une sélection de 450 de ses meilleures photographies, dont 80% n’avaient encore jamais été publiées.
Des montagnes aux océans en passant par les régions polaires et tropicales, les déserts et les savanes, cet infatigable voyageur à la curiosité insatiable s’attarde sur les grands écosystèmes planétaires et nous entraîne à la découverte – ou à la redécouverte – des merveilles de notre monde.
Mon avis : Art Wolfe est sans doute le photographe d’extérieur le plus connu et talentueux du monde, depuis un sacré bail.
Connu avant tout pour ses talents de photographe animalier, capable de tracer ou planquer pendant des semaines pour obtenir un cliché unique, c’est aussi un merveilleux artiste de paysage, et un anthropologue visuel qui met son œil et son objectif au service de la connaissance des peuples.
Pour ceux qui voudraient, en un seul achat, englober d’un coup l’étendu de sa carrière, de son travail, des merveilles qu’il tire de son appareil, cet ouvrage est sans doute une occasion parfaite.
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Album photo impressionnant tant par ses dimensions (il y a même une douzaine de dépliants qui atteignent la taille de petits posters) que par la qualité unique de son impression, Hymne à la Terre porte parfaitement son nom.
Marilyn Monroe – La dernière séance – Bert Stern
Ramsay – 128 pages – 25.00 €
Le pitch : La dernière séance présente un ensemble réunissant 59 photographies prises lors de deux séances de pose accordées par Marilyn Monroe en 1962 à la revue Vogue et confiées au photographe Bert Stern. Lors de la première séance, qui se déroula à l’hôtel Bel-Air, à Hollywood, la star autorisa exceptionnellement de se laisser photographier nue. La revue Vogue fut enthousiasmée par le résultat et souhaita une seconde séance. Marilyn posa cette fois habillée.
Le jour de la publication du numéro de Vogue, on annonçait la mort de l’actrice. Marilyn Monroe vit les planches-contact avant leur publication. Elle marqua par des croix celles qui ne devaient pas figurer dans le reportage. La présence de ces croix, allégorie et prémonition de sa mort imminente, apporte une dimension dramatique aux oeuvres
Mon avis : Cet ouvrage est avant tout destiné aux admirateurs de Marilyn Monroe, l’icône absolue du cinéma américain.
Le pitch situe très bien les circonstances dans lesquelles ont été réalisées ces prises de vue dont certaines sont passées depuis bien longtemps à la postérité.
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Deux raisons à la célébrité de ces photos, et deux mauvaises raisons.
Man Ray et la mode – Collectif
RMN – 248 pages – 39.90 €
Le pitch : C’est en 1922, alors qu’il vient d’arriver à Paris, que Man Ray fait ses premiers pas dans la photographie de mode. Il réalise alors de nombreux portraits de figures marquantes d’un milieu parisien mêlant membres de la a colonie américaine, représentants de la bonne société, artistes, écrivains… Il bénéficie assez vite de commandes dans le domaine de la publicité et de la mode en raison de son style aisément identifiable, celui du groupe surréaliste, qui joue à merveille du scandale et de la provocation. Son travail parfaitement maîtrisé, tempéré par un classicisme de bon ton, pimenté par un érotisme lisse génère des images pleinement assimilables par ses commanditaires.
Au tournant des années 1930, Man Ray évolue vers un style plus spontané, conforme à l’évolution du modèle féminin que des artifices techniques – solarisation, inversion négative, découpage, superpositions – mettent brillamment en valeur. Les années passées sous contrat avec le magazine américain Harper’s Bazaar (1934-1939) consacrent la liberté technique et formelle du photographe et marquent son apogée dans ce domaine.
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Mon avis : Plus les années défilent, plus il est évident que Man Ray n’a pendant longtemps pas été estimé à sa juste valeur, qui est immense.
Il s’impose désormais comme un artiste incontournable, un créateur majeur de l’entre-deux guerres. Et c’est bien entendu son oeuvre de photographe qui restera, avant tout, tant il a su créer, inventer, parfois révolutionner la technique et les thèmes, avec des influences sur la photographie contemporaine absolument incomparables.
L’ouvrage que je vous propose ici est publié à l’occasion de la vaste exposition qui lui consacré au tournant des années 2019-2020 à Marseille, puis à Paris.
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Peggy Guggenheim
Brassaï – 100 photos pour la liberté de la presse
Illustrated édition – 140 pages – 12,00 €
Le pitch : Brassaï, c’est le nom que s’est choisi à Paris le Hongrois Gyula Halász pour signer ses premiers tirages, en hommage à son village natal de Brassó, dans les Carpates.
Celui que rien ne destinait à la photographie y arrive sur le tard, d’abord pour illustrer ses articles – il écrit pour des journaux hongrois et allemands –, puis pour immortaliser les nuits parisiennes qui le fascinent. Dans les ruelles sombres, les cafés, les bals, les maisons closes, Brassaï, » l’oeil vivant » de la photographie comme l’a si bien qualifié son ami l’écrivain Henry Miller, traque la beauté partout. À l’aise dans les soirées mondaines comme dans les bals populaires, fréquentant les artistes de Montparnasse et les canailles du quartier Italie, il a fixé pour l’éternité le Paris fiévreux des années trente.
Des images rares, dont certaines sont ici rééditées pour la première fois depuis plusieurs décennies.
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Mon avis : Brassaï est, pour moi, le plus grand photographe de Paris.
Le photographe, bien sûr, très connu, du peuple parisien. Le « petit peuple » du Paris disparu, celui des forts des Halles, des prostituées, des petits commerçants.
Cependant, dans ce registre, il n’est pas le seul grand artiste : Willy Roonis, Cartier-Bresson, Doisneau, par exemple, sont son égal.
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Mais il est surtout, inégalable, insurpassé, le grand photographe de Paris la nuit.
Paris Minuit
Editions Parigramme – 227 pages – 79 €
Le pitch : Grand motif littéraire et cinématographique, Paris la nuit est aussi un thème de prédilection des maîtres de la photographie (Brassaï, Ronis, Doisneau, Bovis, Savitry, René-Jacques, Colomb, Kazan, Atwood, Almasy, Kertesz, Weiss…) Cette anthologie luxueuse leur rend hommage en voulant montrer combien la nuit éclaire ce qu’on ne voit pas le jour. Et la photographie lui donne des yeux ouverts, allume ses différents visages.
C’est d’abord une question d’éclairage, qui prend tout son sens dans la Ville lumière, au gaz d’abord puis à l’électricité, créant un Paris du reflet. La double vue des photographes s’en saisit pour sculpter architectures et perspectives. Cafés, bals, bordels, petits métiers, obscures rencontres, errances… on se laisse envahir par la nuit autant qu’on la traverse en ses différents quartiers, géographie mouvante – Montmartre, Montparnasse, Saint-Germain-des-Prés, le Quartier latin, Pigalle, les Halles…
» Nous tournons dans la nuit et sommes consumés par le feu « , proclament les situationnistes. On s’amuse, on travaille, on s’égare, on s’étourdit, on désespère, on s’enflamme… Manifestations, prennent la rue et montent à l’assaut de l’histoire en même temps qu’elles s’impriment sur les plaques de verre et les pellicules. Dans la nuit des photographes, Paris s’éveille, Paris se révèle.
Mon avis : Quand on est un véritable amateur de photos, doublé d’un amoureux de Paris, tomber un jour sur un ouvrage comme Paris Minuit relève du coup de foudre.
Dès le premier coup d’œil, l’objet ne peut que vous surprendre et vous étonner.
Imaginez un parallélépipède rectangle de très grandes dimensions (27*36 cm pour plus de 3 cm d’épaisseur !), entièrement de noir vêtu.
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La rotonde à Montparnasse (1939)
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Un album en habit de nuit toilé, noir au dessus, noir en dessous, sur le dos, mais aussi sur les tranchse, sans compter les pages de garde et… toutes les pages, en fait !
Car lorsque vous vous emparez de l’objet, surpris par son poids (4 kilos à vue de nez) et sa densité, lorsque vous le feuilletez, vous plongez dans la nuit de Paris. Vous voilà partis pour une virée nocturne dans le Paris nocturne, racontée en photos admirables par les plus grands photographes de l’histoire.
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Le trocadéro illuminé durant l’exposition universelle de 1900
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Au hasard : Doisneau, Brassaï, Ronis, Rouchon, mais aussi beaucoup d’anonymes. Une seule constante les réunie : l’amour de Paris, versant nocturne.
Vous l’avez compris, Paris Minuit est un album concept, réalisé par quelques fous de chez Parigramme, l’éditeur référence de l’histoire de la capitale. Album noir, pages noires, et près de trois cents photos admirables, admirablement tirées : les contrastes sont parmi les plus beaux que j’ai eu l’occasion d’observer dans un livre consacré à la photo.
Born to ice – Paul Nicklen
Editions teNeues – 343 pages – 100 €*
Le pitch :Aventurier de l’année 2018 selon National Geographic, photographe primé à de nombreuses reprises, Paul Nickel est aussi un scientifique qui nous révèle sa vision des mondes marins aujourd’hui et de l’état de l’environnement aux pôles. Un ouvrage époustouflant et unique par la qualité des images qu’il présente.
Cofondateur de SeaLegacy et photographe pour le National Geographic, Paul Nicklen est un défenseur des fonds marins reconnu et un intervenant souvent sollicité pour les conférences TED. Dans son dernier ouvrage, Born to Ice, il revient sur l’origine de son amour hors du commun pour les régions polaires de notre planète.
Dans ses images saisissantes des emblèmes de la faune arctique et ses histoires contées en images, la beauté éphémère des paysages de glace s’unit à un poignant appel à l’action.*
Mon avis : Pour un véritable amateur, dans la catégorie « beaux livres de photo « , il y a clairement deux catégories.
La première, c’est celle, extrêmement fournie (des tonnes de papier glacé !) des compilations de tout et n’importe quoi. Pour un éditeur, facile : à l’approche de Noël, on prend un sujet exotique, et on y fourre tous les beaux clichés qu’on trouve sur le marché. Il y a de forte chance pour que cela se vende, car c’est un cadeau spectaculaire.
La seconde, c’est consacré aux vrais photographes : les artistes, passionnés par un endroit de notre planète, un groupe d’individus, une religion, une cause, qui consacrent leur talent à la promotion de cette passion. Ces livres sont extrêmement rares, chaque année les meilleurs se comptent sur les doigts d’une main. Born to ice, de Paul Nickel, fait clairement partie de cette élite.
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Born to ice est un petit (un énorme !) miracle créé par un passionné, authentique, comme il y en a peu.
Philippe Halsman – Rétrospective
Editions du collectionneur – 212 pages – 45,00 €
Le pitch : « On ne peut obtenir de résultat en forçant la personne à se mettre en position ou en lui faisant pencher la tête selon un certain angle. Il faut provoquer la victime, l’amuser avec des plaisanteries, l’apaiser par du silence ou lui poser les questions que son meilleur ami lui-même n’oserait formuler. » Philippe Halsman (1906-1979) résume ainsi ses secrets de portraitiste.
Après avoir fait le tour des visages (on lui doit l’un des plus beaux portraits de Liz Taylor), Halsman a inventé la jumpology, en demandant à ses modèles de sauter devant son appareil. De Grace Kelly, sourire niais, relevant sa jupe qui découvre » des bas, à Richard Nixon s’essayant à sourire naturellement, ces petites sauteries sont comme un catalogue de jeux de mimes.
Mon avis : Philippe Halsman est un photographe qui a vécu deux vies : la première en Europe, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, puis une seconde aux États-Unis.
Sa carrière américaine eut un immense succès grâce, d’une part, au magazine Life dont il squatta la page de couverture plus de 100 fois (!) avec ses photos de stars, d’autre part avec son invention géniale, la « jumpology ».
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La duchesse et le duc de Windsor
Visages du Paris 1900 – 100 photos de légende
Parigramme – 144 pages – 9.90 €
Le pitch : L’Exposition universelle de 1900 ouvre ses portes dans un Paris au sommet de sa gloire, plus brillant et fastueux que jamais. En proie à une effervescence artistique et littéraire sans pareille, régnant sur la mode et les élégances, la capitale attire ainsi plus de cinquante millions de visiteurs avides d’en humer la légende.
Mais les frivolités de la Belle Époque ne s’étendent pas au Paris populaire dont les petits métiers tiennent encore le pavé.
Les plus grands photographes de l’époque Lartigue, Atget, Géniaux, les frères Séeberger et Neurdein, Puyo, Stieglitz donnent à voir cet âge d’or comme ses oubliés, la Ville Lumière et sa soeur de l’ombre.
Mon avis : Si la photo historique vous intéresse, et si de surcroît l’histoire de Paris et de ses habitants vous passionne, offrez-vous ce recueil au prix dérisoire !
Une fois de plus (voir par ailleurs Paris Mythique), l’éditeur Parigramme vous donne la possibilité d’accéder facilement aux plus belles photos historiques de Paris. Ces 100 photos formidables vous donneront l’impression d’avoir mis le pied dans une machine à remonter le temps.
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Vous pourrez contempler le Paris de l’exposition universelle, le Ménilmontant et le Moulin Rouge des origines.
LARTIGUE, L’album d’une vie
Seuil – 400 pages – 39.00 €
Le pitch : Les albums de Lartigue constituent la première entreprise autobiographique photographique connue à ce jour, ainsi qu’un témoignage sans précédent sur le siècle passé, autant que sur l’art de ce grand photographe. Cet ouvrage présente les albums photographiques que Lartigue a élaborés entre 1902 (début de son activité photographique) et 1986 (date de sa mort). Lartigue y collait les plus belles images qu’il réalisait jour après jour, accompagnées de ses commentaires.
De la Belle Epoque, en passant par les années folles jusqu’aux années 1960, ces albums d’un artiste gâté par la vie, traversant palaces, lieux de villégiature à la mode, rencontrant les personnalités artistiques et mondaines les plus marquantes de son temps, racontent de façon subjective un siècle particulièrement riche.
Adoptant le format « à l’italienne » des albums d’origine, reproduisant toute la subtilité des images et de leur mise en page, cet ouvrage dévoile de façon exhaustive le « déroulé » chronologique de l’œuvre de l’artiste et nous offre dans leur véritable contexte de production les images de ce photographe génial.
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Mon avis : Jacques Henry Lartigue était un homme lumineux.
A la fin de sa vie, au début des années 80, très souvent placé sous les feux des projecteurs et sous les objectifs de la télévision, il avait la faculté d’imposer une joie, une bonne humeur, mais surtout un dynamisme de jeune homme qui rejaillit dans l’intégralité de son œuvre photographique.
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Lartigue était sans aucun doute un des cinq plus grands photographes français du XX°siècle.
Il aimait le mouvement, il adorait travailler sur le déplacement des corps, des objets : dès le début du siècle, ses photos sont autant d’instantanés de vie, des tentatives de saisir au vol l’énergie sous toutes ses formes et de les figer sur une pellicule pour mieux en étudier la mécanique.
Paris Ronis
Flammarion – 128 pages – 9.90 €
Le pitch : » Je ne crois pas du tout qu’une fée spécialement attachée à ma personne ait, tout au long de ma vie, semé des petits miracles sur mon chemin. Je pense plutôt qu’il en éclot tout le temps et partout, mais nous oublions de regarder. Quel bonheur d’avoir eu si souvent les yeux dirigés du bon côté ! » Willy Ronis
Mon avis : Alors que la ville lumière vient de célébrer un de ses plus fervents admirateurs (l’Exposition Willy Ronis par Willy Ronis s’est tenue du 27 avril 2018 au 2 janvier 2019 au Pavillon Carré de Baudouin, à Paris., avec 200 photographies, prises entre 1926 et 2002, tirées de ses albums restés jusque-là inédits), Flammarion édite un album définitif sur la relation entre le célèbre photographe (mort en 2009) et la capitale française.
L’album regroupe (comme son nom l’indique !) les meilleures photos de Ronis prises dans Paris, une édition à prix ridicule(ment bas) qu’il serait criminel de ne pas acquérir, pour peu qu’on s’intéresse à un des grands poètes photographes français de la deuxième partie du XX° siècle.
A placer entre un recueil sur Doisneau et un volume sur Brassaï.
De Norma Jean à Marilyn – Susan Bernard
Hugo image – 198 pages – 24.90 €
Le pitch : Immortalisée par Bruno Bernard, le photographe de l’âge d’or d’Hollywood, la métamorphose de Norma Jean Baker en Marilyn Monroe, superbement mise en lumière en star planétaire.
De 1946 à 1962, de la naissance de l’icône à celle du mythe, un hommage à sa beauté intemporelle.
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Mon avis : Des bouquins dédiés à Marilyn, il y en a presque autant que d’admirateurs, c’est tout dire (j’en fais partie, des admirateurs, et je l’assume parfaitement depuis de nombreuses années !).
Mais des beaux, des originaux, pas tant que ça (je vous invite à aller jeter un oeil sur ma critique de Marilyn Monroe, la dernière séance, de Bert Stern).
Voilà pourquoi je vais insister un moment sur l’intérêt d’ouvrir ce magnifique album de Susan Bernard.
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Paris et les parisiens sous le second empire
Belfond – 317 pages – 39,00 €
Le pitch : Cet album rassemble 370 photos en parties inédites, représentant la vie de Paris et des Parisiens sous le second Empire. Il réjouira non seulement les amoureux de leur ville, mais aussi tous les amateurs d’histoire de la photographie.
On y trouve une galerie de portraits et un surprenant reportage sur les rues de Paris avant leur transformation par le Baron Haussmann.
Mon avis : Ce livre que j’ai placé dans la catégorie « Cinéma, Photo » pourrait tout aussi bien être placé dans la catégorie « Histoire » car c’est, indubitablement, une véritable machine à remonter le temps !
Vous allez sans doute me rétorquer que, depuis H.G. Wells, on est bien revenu de l’espoir de construire une machine permettant de revenir dans le passé. Mais pourtant, croyez-moi, vous avez tout intérêt à vous procurer ce livre, vous verrez que, pour une fois (jouons les modestes…), j’ai raison.
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La comtesse de Pourtalès
American Dior – Kate Betts
Assouline – 170 pages – 200 €*
Le pitch : En 1957, Christian Dior a été désigné » Dictator by Demand » de la mode parisienne dans un article du Time magazine, dix ans après le lancement par le couturier de son « New Look » qui a révolutionné la mode féminine avec sa silhouette extravagante et ravivé l’industrie américaine du textile d’après-guerre.
Essai pétillant de la journaliste de mode Kate Betts, illustré par les images époustouflantes d’Irving Penn et Richard Avedon, American Dior décrit le lien particulier qui unit la maison de couture et les Etats-Unis, et la façon dont le couturier français est devenu synonyme de luxet et d’élégance en Amérique.
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Mon avis : Un livre sur Christian Dior et l’Amérique, illustré en couverture par une magnifique et célébrissime photo de Marilyn Monroe par Bert Stern : voilà l’ouvrage qu’il vous faut, madame, monsieur, pour autant que vous soyez passionné par la mode, la photo, les stars, l’industrie du luxe, le monde des années 50 (rayez les mentions inutiles).
Après avoir parcouru durant l’été 2017, émerveillé, bouche bée, l’époustouflante exposition consacrée à Christian Dior au Musée des arts décoratifs, j’ai ressorti de ma bibliothèque ce grand (34 et 26 cm) et beau livre à l’édition particulièrement soignée (le grammage du papier glacé est impressionnant et le vivre pèse bien trois kilos !) pour m’y replonger avec délice.

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Jean-Marie Périer
Editions du chêne – 508 pages – 50,00 €
Le pitch : Photographe des idoles dans les années 60 et des célébrités depuis 1990, mais également réalisateur de plus de 600 spots publicitaires, de documentaires et de plusieurs longs métrages, Jean-Marie Périer n’a jamais cessé de jouer avec l’image.
À travers une galerie de plus de 400 portraits, réalisés entre 1960 et aujourd’hui, tour à tour naïfs, poétiques, drôles, émouvants, surprenants, tendres, fraternels, ou mis en toutes ces célébrités sous son oeil toujours gai, enthousiaste et spontané.
Mon avis : Comme il le dit lui-même, Jean-Marie Périer a eu une chance de dingue.
La chance de naître au bon endroit, et surtout au bon moment. Pour entamer – presque pas hasard – une vie de photographe professionnel au moment de l’explosion de la vague yé-yé, au tournant des 50’s et 60’s.
Fils biologique d’Henri Salvador, fils putatif de François Périer, il devient très vite le confident et le photographe privilégié de Johnny Halliday, de Sylvie Vartan, de Françoise Hardy (dont il partagera la vie plusieurs années durant), France Gall, Claude François…
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Paris années folles – 100 photos de légende
Editions Parigramme – 126 pages – 9.90 €
Le pitch : La parenthèse euphorique des Années folles s’ouvre en 1919 alors que les canons de la Grande Guerre ont à peine cessé de tonner ; elle se ferme dans le fracas du krach boursier de 1929.
Dans cet intervalle, Paris s enflamme et les déferlantes du jazz et du charleston bousculent tout sur leur passage. On rit chez Maxim’s, à La Rotonde, à La Coupole, au Bœuf sur le toit… Joséphine Baker triomphe seins nus dans la « Revue Nègre » tandis qu’à peine plus habillés les corps s agitent au Jockey ou au Magic City, s’ exposent au soleil en bord de Seine. Sur les quais, les automobiles remplacent les chevaux.
Les plus grands photographes de l’époque – Lartigue, Kertész, Branger, Boyer, Savitry, Atget, Harlingue – donnent à voir cette modernité à travers des clichés saisissants de vie.
Mon avis : En matière d’édition, prix élevé n’est pas forcement synonyme de qualité,et réciproquement (si vous voyez ce que je veux dire…)
Paris Années folles est l’illustration parfaite de ce paradoxe : si la photo historique vous intéresse, et si de surcroît l’histoire de Paris et de ses habitants vous passionne, offrez-vous ce recueil au prix dérisoire (9.90 €) !
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Une fois de plus, l’éditeur Parigramme vous donne la possibilité d’accéder facilement aux plus belles photos historiques de Paris.
Ces 100 photos formidables vous donneront l’impression d’avoir mis le pied dans une machine à remonter le temps.
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Le lieutenant Collot passe sous la Tour Eiffel (1926)
Il se crashe et se tue quelques instants plus tard
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Dans ce bel ouvrage au papier épais et à la mise en page soignée (franchement, à ce prix là, je ne sais pas comment s’en sort l’éditeur !), vous allez plonger dans le Paris des années 20, les années de l’insouciance, entre deux crises terribles (la première guerre mondiale et la crise de 29).
New York – Then and now – Marcia Reiss
Advantage Publishers Group – 144 pages – 39.90 €*
Le pitch : New York Avant & Maintenant, mais toujours iconique. Les immeubles de New York ont changé considérablement au fil des ans.
À une époque, pas plus hauts que Trinity Church, ils sont devenus durant la première moitié du vingtième siècle de magnifiques gratte-ciels. Jusqu’à l’effondrement dramatique des Twin Towers en 2001.
Mon avis : J’ai acheté ce livre (en anglais) à New York, mais vous pouvez le trouver en France.
J’ai une affection toute particulière pour ce recueil, cent cinquante pages de photos légendées et une construction selon un principe très simple : tous les principaux immeubles et centres névralgiques de New York sont mis en avant sur une double page, « dans le temps » et « maintenant ».
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Les photos du temps passé ont été prises, pour la plupart, entre 1880 et 1920.
Elles sont d’un intérêt immense, tant sur le plan historique que sur le plan artistique.

Automobiles, élégance et prestige – Ron Kimball
Editions White Star – 215 pages – 25 €*
Le pitch : Automobiles élégance et prestige présente les voitures légendaires de chaque décennie : les roadsters et les décapotables des années 1930, les voitures de sport des années 1950 et les modèles des années 2000 dont le design et la technologie annonçaient ceux du XXIe siècle.
Les rêves les plus fous des amoureux de l’automobile trouvent ici leur réalisation et les images, réalisées en studio par l’un des plus grands photographes spécialisés, révèlent les caractéristiques exceptionnelles de chacun de ces chefs-d’œuvre.
Mon avis : Toute personne étant restée plus de cinq secondes, une fois dans sa vie, figée d’admiration devant la ligne d’une automobile, devrait s’offrir (vraiment pas cher, en plus !) ce magnifique recueil de photos.
Cet ouvrage de plus de deux cents pages a été réalisé par un amoureux des belles voitures : dans un format géant (37*30) et une présentation luxueuse (le papier glacé est carrément voluptueux), vous pourrez détailler tout à loisir les plus beaux modèles de l’histoire de l’automobile.
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De la Rolls-Royce Piccadilly Roadster 1925 à la Lotus Exige S 240 de 2008 en passant par des prototypes incroyables comme l’Alfa Roméo B.A.T. 1955 (une vraie soucoupe volante !), les modèles qui ont fait rêver des générations de passionnés se retrouvent sous vos yeux, dans des éclairages et des angles mettant en valeur leur esthétique.
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