
Quel plus beau décor que celui du temps passé pour installer un grand roman ? Pour un auteur, c’est tout l’intérêt de l’histoire : des siècles et des siècles de civilisations déjà achevées, avec leurs découvertes, leurs évènements, leurs guerres, leurs personnages iconiques ayant traversé le temps.
Le romancier n’a plus qu’à piocher dans ce fonds, pour en garder les éléments sur lesquels il va s’appuyer pour développer son propre scénario, ses propres personnages.
Cependant, si c’était aussi facile que je viens de le décrire, les bibliothèques crouleraient sous les chefs-d’œuvre. En fait, il faut un petit quelque chose en plus : du talent !
C’est pour vous faire gagner du temps que je vous propose donc ici une sélection de superbes récits écrits… avec du talent ! Quelques romans – one shot ou sagas – sur fond historique, de l’antiquité jusqu’à la fin du XIX° siècle.
Les grands romans historiques
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Les romans qui parlent de l’antiquité
La saga égyptienne – Wilbur Smith
La quadrilogie égyptienne – 4 romans (2 tomes) – 2 000 pages
Omnibus – 1 012 pages – 20.00 €
Le pitch : Il y a 4000 ans, l’Egypte est à feu et à sang, la guerre civile fait rage, l’autorité de Pharaon vacille. Son dernier espoir : le sage Taita, l’eunuque, le génial esclave, homme de toutes les fidélités, médecin et poète, musicien et inventeur, aurige du premier char égyptien, magicien initié aux mystères des dieux. Lui et ses protégés, la belle Lostris et Tanus, jeune officier de l’armée, vont affronter de multiples dangers pour que le pouvoir du Roi des Rois se lève à nouveau sur les berges du Nil, le Dieu Fleuve.
Mon avis : Attention, amis lecteurs : si vous ne connaissez pas Wilbur Smith, la lecture de ces quelques lignes risquent de changer votre vie (de lecteur) !
Comment un auteur aussi unanimement reconnu à travers le monde comme le plus grand auteur de roman d’aventure historique peut-il être aussi faiblement apprécié en France, au point que certains de ses romans peuvent être, par moment, introuvables, épuisés ?
C’est pour moi un grand mystère et une grande injustice, que je vais tenter de réparer ici car, sans hésitation, il devrait se vendre en France autant de volumes des romans de Wilbur Smith que de Ken Follett ! Heureusement que la maison d’édition Omnibus est là, aujourd’hui, pour réparer cette injustice, en éditant les nombreux et très épais romans de l’auteur en les regroupant par « sagas », car saga il y a !
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Imperium – Robert Harris
La trilogie de Cicéron – 3 tomes – 1 500 pages
Pocket – 480 pages – 7.95 €
Le pitch : Rome, 71 avant J.-C. Par un froid matin de novembre, Tiron, secrétaire particulier du jeune sénateur Cicéron, ouvre la porte à un étranger terrorisé. Cet homme cherche à assurer sa défense contre Gaius Verrès, le redouté gouverneur de Sicile, qui l’aurait odieusement spolié.
Pour Marcus Tullius Cicéron, qui rêve d’accéder à l’imperium, le pouvoir politique suprême, cette affaire pourrait être l’occasion d’accomplir ses desseins. Car sans fortune ni naissance, ce brillant avocat ne peut compter que sur son éloquence pour réussir. Son irrésistible ascension va pouvoir commencer…
Mon avis : Robert Harris est une marque. Robert Harris : la garantie quasi certaine qu’en achetant un de ses romans, le lecteur va se retrouver plongé dans un Tourne Page qui, outre le plaisir de dévorer une histoire passionnante, va lui apprendre des tonnes de choses sur un sujet précis. Parfois, c’est sur la politique (The ghostwriter). Parfois, c’est sur un point d’histoire (D., pour l’affaire Dreyfus).
En 2009, Harris s’embarque une nouvelle fois dans le passé, pour une oeuvre ambitieuse : raconter, sous forme de roman, la carrière de Cicéron, un des personnages majeurs de la Rome antique. Une entreprise très ambitieuse et de longue haleine puisque c’est une saga en trois tomes qu’il entame avec Imperium, et qu’il ne terminera que six ans plus tard, près de 1 500 pages derrière lui.
« Pfff… Cicéron, quel sujet sexy ! », allez-vous souffler et protester. Erreur : grosse erreur !
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Mémoires d’Hadrien – Marguerite Yourcenar
Folio – 364 pages – 8.70 €
Le pitch : « J’ai formé le projet de te raconter ma vie. » Sur son lit de mort, l’empereur romain Hadrien (117-138) adresse une lettre au jeune Marc Aurèle dans laquelle il commence par donner « audience à ses souvenirs ».
Très vite, le vagabondage d’esprit se structure, se met à suivre une chronologie, ainsi qu’une rigueur de pensée propre au grand personnage.
Derrière l’esthète cultivé et fin stratège qu’était Hadrien, Marguerite Yourcenar aborde les thèmes qui lui sont chers : la mort, la dualité déroutante du corps et de l’esprit, le sacré, l’amour, l’art et le temps.
Mon avis : Mémoires d’Hadrien, sans doute l’oeuvre la plus connue de Marguerite Yourcenar avec L’oeuvre au noir, est un petit miracle.
Rarement, dans l’histoire de la littérature française, un roman a présenté un tel équilibre entre le travail historique et le plaisir de la phrase, sans que le résultat pâtisse jamais, soit d’un excès d’érudition, soit d’une lourdeur de lecture.
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Cléopâtre – Natasha Solomons
Harper Collins – 432 pages – 25.00 €
Le pitch : À l’ombre des rouleaux de la bibliothèque d’Alexandrie, Cléopâtre rêve d’écrire un jour sa propre histoire. Celle d’une princesse égyptienne, fille préférée du pharaon, destinée à devenir reine d’Égypte.
Lorsque son père meurt, la jeune femme n’a pas le choix : elle doit épouser son frère Ptolémée et régner à ses côtés. Mais bientôt la cour grouille d’espions à la solde de Ptolémée et de complots visant à éliminer la nouvelle reine. Et la menace ne vient pas seulement de l’intérieur : aux frontières, Rome la toute-puissante approche, brûlant de s’emparer des trésors et des terres fertiles du Nil.
Cléopâtre ne peut compter que sur ses esclaves et amis, et sur sa redoutable intelligence. Quand le grand César arrive de Rome, elle comprend qu’il pourrait être la clef de son salut – même si séduire cet homme risque de lui coûter bien plus qu’elle ne l’imagine.
Mon avis : Cela fait quelques années que je suis avec intérêt la carrière de Natasha Solomons, une jeune auteure britannique qui, après des débuts en 2011, a publié plusieurs romans permettant de la placer parmi les meilleurs plumes anglaises. Me voilà donc avec ce Cléopâtre entre les mains.
C’est bien une œuvre de littérature générale même si le thème est bien une sorte de biographie sélective de la grande reine d’Egypte, le récit se concentrant presque exclusivement sur les quelques quatre années allant de sa rencontre avec Jules César jusqu’à la mort de ce dernier.
Une histoire d’amour certes… mais pas que, puisque Natasha Solomons montre, dans une narration à la première personne, que chez Cléopâtre, les considérations amoureuses et sexuelles étaient avant tout (au même titre qu’elles l’étaient pour César) deux outils parmi d’autres de la conquête et du maintien du pouvoir.
Les romans qui parlent du XII°, XIII° et XIV° siècle
Le nom de la rose – Umberto Eco
Le livre de poche – 640 pages – 8.90 €
Le pitch : En l’an de grâce et de disgrâce 1327, rien ne va plus dans la chrétienté. Des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes.
Lorsque Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, arrive dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie – que tout l’Occident admire pour la science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque –, il est aussitôt mis à contribution par l’abbé. La veille, un moine s’est jeté du haut des murailles.
C’est le premier des assassinats qui seront scandés par les heures canoniales de la vie monastique. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va advenir en l’espace de sept jours.
Mon avis : Énorme bouquin d’une érudition sans faille, Le nom de la rose n’est pas à mettre dans les mains des lecteurs peu aguerris, car le style d’Umberto Eco est parfois un peu austère.
Cependant, il parvient ici à tenir l’attention du lecteur par un scénario sans faille (ce qu’il ne parviendra pas à reproduire par la suite).
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Le loup des plaines – Conn Iggulden
L’épopée de Gengis Khan – 3 tomes – 1 500 pages
Pocket – 520 pages – 9.50 €
Le pitch : XIIe siècle, entre le lac Baïkal et la Mandchourie, au cœur de l’ Asie centrale. A la mort de Yesugei, khan de la tribu mongole des Loups, l’un de ses guerriers s’empare du pouvoir et abandonne dans l’immensité de la steppe la veuve et ses enfants.
Temüdjin, le fils cadet du vieux khan, n’a alors que douze ans mais parvient à survivre avec sa mère et ses frères en se nourrissant du peu que leur concède une terre aride et rude. En compagnie d’une poignée d’hommes bannis comme lui, il multiplie les razzias. Temüdjin ne serait peut-être resté que le chef d’une bande de pillards si une détermination farouche ne l’habitait : venger la mort de son père et, à cette fin, unir toutes les tribus mongoles face aux Tatars.
Dans ce premier volet d’une épopée grandiose, Conn Iggulden relate les jeunes années du futur Gengis Khan, un homme à l’incroyable destin, qui bâtira un empire plus vaste et plus puissant que ceux d’Alexandre et de Jules César.
Mon avis : 1er tome de la trilogie consacrée par Conn Iggulden (qui, contrairement aux apparences, n’est pas scandinave, mais britannique !) à Genghis Khan.
J’avoue m’être lancé dans cette aventure (1 600 pages au total, tout de même !) un peu par hasard, sur la foi d’excellentes critiques, car je ne suis vraiment pas un fan des bio historiques romancées. Bien m’en a pris, car cette saga est peut-être (sans doute) ma meilleure expérience en la matière !
Le plus grand plaisir que l’on ressent, en plongeant dans ce maelström d’aventures narrées avec une intelligence et un sens du détail historique absolument exceptionnels, c’est de découvrir une époque et une civilisation totalement inconnues.
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Les piliers de la terre – Ken Follett
La saga de Kingsbridge – 3 tomes – 3 400 pages
Le livre de poche – 1 056 pages – 13.40 €
Le pitch : Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque.
Mon avis : Vous ne connaissez pas Les piliers de la terre ? Vous ne l’avez pas encore lu ? Heureux mortel ! Comme j’aimerais être à votre place !
Un des moments les plus agréables de la vie d’un lecteur, est celui où il anticipe sur le plaisir qu’il va prendre à lire un bon livre. Rien que d’y penser, tiens, je suis content pour vous !
Pendant 15 ans (de 1975 à 1990), Ken Follett a été un auteur de romans d’espionnage, un des plus gros vendeur au monde. Puis, en 1990 est sorti Les piliers de la terre, qui est devenu presque instantanément une référence absolue en matière de roman historique, au point qu’il fut vendu à plus de 15 millions d’exemplaires de par le monde, adapté en jeu, puis en série télévisée, avant que Follett lui-même n’écrive 18 ans plus tard une suite presque aussi réussie et aussi touffue, Un monde sans fin.
Alors, quelles sont les raisons qui expliquent objectivement cet engouement quasiment sans précédent (je pense qu’il faut remonter à Autant en emporte le vent pour retrouver un pareil enthousiasme) ? Et qui plus est, un engouement justifié !
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Les rois maudits – Maurice Druon
La saga des rois maudits – 7 volumes
Plon – 1 344 pages – 30.00 €
Le pitch : Au début du XIVe siècle s’ouvre, contre les Templiers, le plus vaste procès dont l’Histoire ait gardé le souvenir. Jacques de Molay, le grand-maître de l’Ordre, meurt sur le bûcher en lançant sa terrible malédiction contre le roi de France, le pape et les grands du royaume : Maudits, tous maudits jusqu’à la treizième génération de vos races !
Dès lors, le malheur s’abat sur la France. Les quatre derniers Capétiens directs meurent en moins de quinze années : adultères, meurtres, procès, trahisons ébranlent la dynastie, et mènent à la guerre de Cent Ans.
Cette extraordinaire saga a conquis des générations de lecteurs à travers le monde et a donné naissance à de formidables créations audiovisuelles.
Mon avis : Même si Maurice Druon – le neveu de Joseph Kessel – est l’auteur du Chant des partisans et d’une des plus célèbres séries de romans historiques de la littérature française, il n’a jamais atteint la célébrité de son oncle.
Sans doute parce que le personnage, assez classique et unidimensionnel, ne présente qu’un intérêt limité.
Que cela ne vous empêche pas de vous plonger dans cette série (7 romans !) qui, mieux que jamais, reste la meilleur manière pour un jeune (ou moins jeune !) lecteur d’apprendre l’histoire de France en douceur.
Le talent de conteur de Druon (aidé par une « équipe » de plumes) est indéniable, l’intrigue passionnante, et son style, classique ‘il en est, facile d’accès.
Les romans qui parlent du XVI° et XVII ° siècle
Fortune de France – Robert Merle
La saga de Fortune de France – 13 tomes – 6 500 pages
Le livre de poche – 13 * 9.50 €
Le pitch : De la mort de François Ier en 1547 à l’édit de Nantes en 1599, la France s’enlise dans l’épreuve des guerres de Religion. C’est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d’une noble famille périgourdine et huguenote, héros et narrateur du roman.
C’est toute une époque qui revit à travers l’histoire des Siorac, avec ses paysans, ses princes, ses hommes d’épée ou d’Église, ses truculences et ses cruautés ; sa langue, aussi, savoureuse, colorée, merveilleusement restituée au lecteur d’aujourd’hui.
Époque où peu à peu va naître une exigence de tolérance et de paix, en écho au cri d’indignation et d’espoir de Michel de l’Hospital : « Ne verra-t-on la Fortune de France relevée ? »
Mon avis : Fortune de France, c’est le titre du roman publié par Robert Merle en 1977. C’est aussi le titre générique de la saga qui en découla, 13 volumes au total, la parution du dernier, Le glaive et les amours, en 2003, survenant quelques mois avant la mort du grand auteur français, à 96 ans !
13 romans formidables, une saga historique qui court sur plus d’un siècle, du milieu du XVI° jusqu’au au milieu du XVII° siècle.
L’idée de Robert Merle était de suivre les grands tournants de l’histoire de France, de la mort de François Ier jusqu’à la prise de pouvoir de Louis XIV.
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Dans l’ombre des Tudors – Hillary Mantel
La trilogie des Tudors – 3 volumes – 2 800 pages
Sonatine – 960 pages – 12.50 €
Le pitch : Angleterre, 1520. Règne des Tudors. Le roi Henri VIII n’a pas de fils pour lui succéder. Situation préoccupante qui pourrait entrainer le pays sur le chemin de la guerre civile. Aussi décide-t-il de divorcer de Catherine d’Aragon, avec qui il est marié depuis plus de 20 ans pour épouser Anne Boleyn, dont il est tombé amoureux.
Son conseiller, le cardinal Wolsey échouant à obtenir l’accord du pape, un jeune homme plein de fougue et de ressources va peu à peu entrer dans les bonnes grâces du roi et l’aider à vaincre l’opposition. Son nom : Thomas Cromwell.
Ambitieux, idéaliste et opportuniste à la fois, fin politicien et manipulateur né, celui-ci est au début d’une carrière qui va modifier profondément et durablement le visage du royaume
Mon avis : Que voilà un roman historique de poids (dans tous les sens du terme) et bourré d’ambition ! Dans l’ombre des Tudors n’est que le premier tome de la trilogie Le conseiller consacrée à Thomas Cromwell, le conseiller d’Henry VIII.
Hilary Mantel s’est lancé à l’abordage de ce personnage hors du commun (et passionnant) avec une telle énergie que l’on se demande très vite si elle ne s’est pas un tantinet dopée en cours de route… Explication :
Ce roman est formidablement bien écrit, et je comprends parfaitement pourquoi il a reçu un prix aussi prestigieux. Une plongée dans l’esprit de Cromwell, et une immersion dans la sombre atmosphère de la première partie du XVI° siècle.
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La jeune fille à la perle – Traçy Chevalier
Folio – 313 pages – 7.50 €
Le pitch : La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise.
Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l’introduit dans son univers. À mesure que s’affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville…
Mon avis : Ce roman a rencontré un immense succès et l’adaptation au cinéma, très fidèle, démultipliera ce succès. Son mérite essentiel a été de révéler Tracy Chevalier aux yeux du monde littéraire.
Ce récit, d’un grand classicisme formel, est une vraie réussite, où l’on retrouve la finesse psychologique habituelle de l’auteure, ainsi que ce style propre à dépeindre les sentiments et la condition des femmes avec une délicatesse indéniable. La toile historique est bien présente, toujours précise et documentée.
C’est donc un excellent roman, auquel il manque sans doute un petit quelque chose pour être une réussite totale.
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L’allée du roi – Françoise Chandernagor
Folio – 850 pages – 9.40 €
Le pitch : » Je ne mets point de borne à mes désirs « , disait celle qui fut presque reine de France…
De sa naissance dans la prison de Niort à sa mort dans la douce retraite de Saint-Cyr, de l’obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la Cour, de la couche d’un poète infirme à celle du Roi-Soleil, de la compagnie joyeuse de Ninon de Lenclos et de ses amants au parti pris de dévotion de l’âge mûr, quel roman que cette vie !
À partir d’une documentation considérable et en recourant aux écrits, souvent inédits, de la marquise de Maintenon, Françoise Chandernagor a su restituer, à travers des » mémoires apocryphes » qui ont la séduction de la langue du XVIIe siècle, le vrai visage d’une femme méconnue, témoin sans pareil d’une époque fascinante.
Mon avis : Si L’allée du roi est considéré aujourd’hui comme un classique de la littérature historique, on a tendance à oublier à quel point, au début des années 80, l’ouvrage fut un énorme événement littéraire.
Cette autobiographie apocryphe de Madame de Maintenon – pas forcement le sujet le plus porteur – écrite par une auteure (major de l’ENA) alors parfaitement inconnue, demeura plusieurs années en tête des ventes et s’écoula à plus d’un million d’exemplaires, portée par la critique professionnelle et par le bouche à oreille des lecteurs.
Plus de trente ans plus tard, à ma troisième lecture, il n’y a pour moi aucun doute : ce « roman » est un tour de force littéraire et historique, l’exemple parfait d’un récit de vulgarisation transformé en « livre pour tous », doublé (par moment) d’un Tourne Page !
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Les trois mousquetaires – Alexandre Dumas
La trilogie des 3 mousquetaires – 2 400 pages
Le livre de poche – 888 pages – 5.90 €
Le pitch : L’action se situe en 1625, sous le règne de Louis XIII. D’Artagnan, jeune gascon courageux et rusé, est muni d’une lettre de recommandation de son père pour M. de Tréville, commandant des Mousquetaires. Très vite, il devient l’ami de trois gentilshommes, mousquetaires du roi, Athos, Porthos et Aramis.
Tous quatre vont sauver la reine Anne d’Autriche des perfides manœuvres de Richelieu. Des aventures semées d’embûches qui ne feront pas renoncer les quatre compères.
Mon avis : Peut-être un des vingt livres les plus connus de l’histoire de la littérature mondiale; et c’est mérité !
Roman d’aventures historique passionnant, drôle, prenant, épique, pavé bourré de rebondissements et de personnages inoubliables, il n’a pas pris une ride en près de deux siècles !
N’oublions pas, au passage, de rappeler qu’il fut suivi, succès oblige, de deux autres romans fleuve, 20 ans après (une autre réussite) et Le vicomte de Bragelonne (deux tons en dessous).
Paradoxe : ce génial Alexandre Dumas a également écrit un roman encore plus phénoménal (à mon goût), le célébrissime Comte de Monte-Cristo. Celui-là, il est dans le top ten !
Les romans qui parlent du XVIII° siècle
Le bossu – Paul Féval
Le livre de poche – 698 pages – 6.60 €
Le pitch : Est-il besoin de présenter l’histoire du chevalier de Lagardère qui, pour venir en aide à la malheureuse Aurore de Nevers, privée de son père, de son nom et de sa fortune, affronte les ennemis les plus cyniques et les plus corrompus ? En faisant surgir, dans le Paris de la Régence (1715-1722), possédé par la fièvre financière du système de Law, l’inoffensif bossu qui prête son dos aux spéculateurs et aux agioteurs de tout poil, Paul Féval (1817-1887) a donné à la littérature française une de ses figures les plus populaires, avec Jean Valjean, d’Artagnan et Cyrano.
Intrigues, duels, guets-apens, coups de théâtre, sur la toile de fond d’un Paris aux ruelles sordides, menaçantes, et d’une Cour étincelante et dépravée : rien ne manque dans ce « roman de cape et d’épée », jusqu’au moment où la terrible « botte de Nevers » punira le crime et fera triompher la justice ?
Mon avis : Dire que ce roman historique de 700 pages, ce torrent, est un des sommets de la littérature d’aventure française, l’égal des grands classiques d’Alexandre Dumas, est-ce une exagération ou une évidence ?
Mais c’est une évidence, voyons, mon bon monsieur !!
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Les liaisons dangereuses – Choderlos de Laclos
Folio – 448 pages – 4.60 €
Le pitch : La marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont, deux aristocrates libertins qui furent amants, s’adonnent au jeu dangereux de l’amour et de la séduction.
« De tous les romanciers qui ont fait agir des personnages lucides et prémédités, Laclos est celui qui place le plus haut l’idée qu’il se fait de l’intelligence. »
Mon avis : le plus imparable des romans épistolaires, le chef-d’oeuvre absolu du genre.
Deux siècles et demi d’existence et l’oeuvre n’a pas pris une ride. Une lecture foudroyante d’intelligence, de modernité, d’intemporalité.
Si je ne vais emmener qu’une valise de livres sur une île déserte, cette oeuvre immense en ferait partie. Fermez le ban !
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Outlander – Le chardon et le tartan – Diana Gabaldon
La série du chardon et du tartan – 8 volumes – 7 000 pages
J’ai lu – 864 pages – 17.50 €
Le pitch : 1945. Claire passe ses vacances en Écosse, où elle s’efforce d’oublier la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front. Au cours d’une balade, la jeune femme est attirée par un mégalithe, auquel la population locale voue un culte étrange. Claire aura tôt fait d’en découvrir la raison : en s’approchant de la pierre, elle se volatilise pour atterrir au beau milieu d’un champ de bataille.
Le menhir l’a menée tout droit en l’an de grâce 1743, au coeur de la lutte opposant Highlanders et Anglais. Happée par ce monde inconnu et une nouvelle vie palpitante, saura-t-elle revenir à son existence d’autrefois ?
Mon avis : une saga au très, très long cours pour les amateurs (trices ?) de romance historique. Certainement l’histoire d’amour la plus passionnée et la plus longue de la littérature !
Les volumes sont de plus en plus gros, et vers la fin on frôle l’indigestion si l’on n’est pas fan (tome 1 : 800 pages; à partir du 4 : 1 600 pages !).
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L’énigme des blancs-Manteaux – Jean-François Parot
La série des Nicolas Le Floch – 15 volumes – 5 000 pages
10/18 – 384 pages – 7.50 €
Le pitch : Paris, janvier 1761. Nicolas Le Floch, un jeune homme natif de Guérande, débarque dans la capitale, écarté de sa Bretagne par son tuteur.
Après un passage au couvent des Carmes, le jeune Le Floch va apprendre le métier de policier sous la houlette de M. de Sartine, le lieutenant général de police de Louis XV, chargé des affaires spéciales.
Le Floch va devoir faire très vite ses preuves et apprendre le prix du silence et du secret. Sa première enquête criminelle va le plonger dans le monde interlope de la corruption, du jeu, des intrigues crapuleuses et d’une conspiration contre la vie du roi.
Mon avis : Alors que commence tout juste le nouveau millénaire, Jean-François Parot, diplomate de carrière, publie chez Jean-Claude Lattès un roman historique dont le héros est Nicolas Le Floch, un jeune provincial bien né à la formation juridique qui est monté à Paris pour se lancer dans la carrière policière.
Très vite, le succès arrive et l’auteur reprend son personnage qui va, au fil des années et des enquêtes, traverser le règne de Louis XV, puis celui de Louis VI.
La série des Nicolas Le Floch (15 volumes) deviendra alors un des plus grands succès de l’édition française de ces vingt dernières années. L’énigme des Blancs-Manteaux est le premier tome de la série.
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Le loup des cordeliers – Henri Lovenbruck
Les enquêtes de Gabriel Joly – 4 volumes – 2 000 pages
Pocket – 640 pages – 9,90 €
Le pitch : Mai 1789. Alors qu’un vent de révolte souffle sur Paris, la nuit, un justicier encagoulé rôde, le sabre au poing et un loup en laisse, déterminé à punir par le sang les agresseurs de femmes. Les cadavres égorgés portent au front sa marque : celle d’un triangle inversé. Une seule question agite alors le Paris révolutionnaire et ses grandes figures, Danton, Robespierre, Desmoulins : qui diable se cache sous le masque du » Loup des Cordeliers » ?
Gabriel Joly, jeune et ambitieux journaliste, mène l’enquête avec la conviction que, derrière cette affaire, c’est l’un des plus grands complots de la Révolution française qui pourrait être mis à jour…
Mon avis : Le loup des cordeliers est le premier volume d’une série de romans consacrés à la période révolutionnaire française, avec le journaliste Gabriel Joly comme personnage principal.
Un important volume (plus de 600 pages) qui se lit rapidement, car il s’agit d’un indéniable Tourne Page.
En fait, Henri Loevenbruck, en habile faiseur, suit les traces de ses glorieux ainés. Le premier, c’est bien évidement Alexandre Dumas.
Loevenbruck, comme lui, emprunte la toile de fonds de l’histoire de France et campe une intrigue à suspens en déployant plusieurs personnages imaginaires au milieu d’une foule de personnages réels.
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James Fenimore Cooper – Le dernier des mohicans
Gallmeister – 473 pages – 12 €
Le pitch : 1757, la guerre franco-anglaise fait rage pour la conquête du Nouveau Monde tandis que les tribus indiennes se livrent une lutte sans merci. Le maréchal français Montcalm remonte le lac Champlain avec ses soldats pour prendre le fort William-Henry, tenu par le colonel Munro. Au même moment, les filles de ce dernier, Cora et Alice, sont en chemin pour le rejoindre. Egarées dans la forêt nord-américaine, elles rencontrent un chasseur blanc, Natty Bumppo, alias OEil-de-Faucon, et deux Indiens, Chingachgook et son fils Uncas, le dernier des Mohicans, qui deviennent leurs guides dans cette Amérique sauvage.
Ce livre sans pareil, immense roman d’aventures qui connu dès sa parution un succès international, annonce la disparition des Amérindiens et la naissance des États-Unis.
Mon avis : Même si le style de Fennimore Cooper a vieilli, au regard de nos canons de lecture contemporains – c’est normal, il s’est écoulé près de deux siècles depuis ! – , il n’en reste pas moins que Le dernier des mohicans restera sans doute dans l’histoire de la littérature comme le premier grand roman d’aventure historique et ethnique.
Indispensable à votre culture !
Les romans qui parlent du XIX° siècle
Pavillons lointains – M.M. Kaye
Le livre de poche – 10.20 €
Le pitch : Des cimes enneigées de l’Himalaya aux palais des maharadjas, de la Kyber Pass à Kaboul, ce roman retrace les années les plus tumultueuses du rattachement de l’Inde à l’empire britannique au XIXe siècle.
C’est aussi une émouvante histoire d’amour, au-delà des tourments et de la fureur de son époque, celle d’Ash, un jeune Anglais élevé comme un Indien, et de Juli, une princesse indienne déchirée entre raisons du coeur et raison d’État. Et tandis que familles et castes, alliés et ennemis se combattent aveuglément, une civilisation millénaire se précipite vers son destin…
Mon avis : Disons-le tout net : Pavillons lointains est un de mes plus grands coups de cœur de ces dernières années, dans une catégorie littéraire pourtant largement exploitée (surexploitée !) : le roman d’aventure historique.
Je ne vois guère, en effet, que les romans de Wilbur Smith à être parvenu à m’emporter de la sorte, dans un maelström de péripéties, de détails historiques, politiques, géographiques, dans un contexte aussi exotique, avec de tels personnages symboliques de leur situation, et sur de telles distances !
Mais qu’est-ce qui distingue cet énorme roman (800 pages en broché, plus de 1 000 pages en poche) de ces innombrables concurrents ? En fait, à peu près tout.
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Autant en emport le vent – Margaret Mitchell
Gallimard – 1 222 pages – 30.50 €
Le pitch : Le roman et le film les plus populaires de tous les temps. Plus de dix millions d’exemplaires vendus dans le monde. Traduit dans 18 langues.Autant en emporte le vent est une fresque historique, jamais surpassée, sur la société des États sudistes et les tragédies de la guerre de Sécession.
C’est aussi un roman d’amour dont les héros, Scarlett O’Hara et Rhett Butler, sont entrés à jamais dans la galerie des amants légendaires.
Mon avis : Que dire que vous ne sachiez déjà sur Autant en emport le vent ?
Si j’écris cet article, c’est peut-être pour tous les membres de cette immense confrérie d’adeptes fervents du (magnifique, inoubliable) film de Victor Fleming qui n’ont, pour autant, pas lu le chef-d’oeuvre absolu de Margaret Mitchell.
Pour vous convaincre, persuader, si vous en faites partie, de vous jeter sur ce torrent historique et romantique de près de 1 500 pages, récemment publié (en deux tomes) dans une nouvelle traduction par les éditions Gallmeister.
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Le hussard sur le toit – Jean Giono
Folio – 498 pages – 9.00 €
Le pitch : Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu’a-t-il fallu pour l’amener là ? Rien moins qu’une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais.
Le Hussard est d’abord un roman d’aventures : Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d’une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d’avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque !
Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d’une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l’amour et le renoncement.
Mon avis : C’est en visionnant il y a quelques années le beau film épique de Rappeneau que j’ai découvert tardivement Le hussard sur le toit, à côté duquel j’étais passé à côté jusqu’alors.
En suivant ce long roman du grand poète du sud, que je connaissais au travers de ses récits à la langue merveilleuse, si proche dans la narration poétique de Marcel Pagnol (même s’ils ne s’aimaient pas !), j’ai découvert un autre Giono.
Un Giono du roman d’aventure, soucieux d’une reconstitution historique proche, sur le fond, d’un documentaire. Et j’avoue que j’ai été littéralement bluffé par cette plongée dans l’horreur totale d’une grande épidémie de choléra.
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Prodigieuses créatures – Tracy Chevalier
Folio – 432 pages – 10,00 €
Le pitch : « La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai « . Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » dont l’existence remet en question toutes les théories sur la création du monde.
Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte aux préjugés de la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes, qui la cantonne dans un rôle de figuration.
Mary Anning trouve heureusement en Elizabeth Philpot une alliée inattendue. Celte vieille fille intelligente et acerbe, fascinée par les fossiles, l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double peu à peu d’une rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme.
Mon avis : J’aime beaucoup Tracy Chevalier, car elle parvient – presque toujours – à concilier le plaisir de la lecture – son style est particulièrement agréable et sa technique narrative impressionnante – avec la richesse de sujets souvent très sérieux. Son succès international est donc parfaitement mérité.
Alors, même si tous ses romans ne sont pas du même niveau, Prodigieuses créatures est un de ses meilleurs livres, au côté du très célèbre La jeune fille à la perle, ou le moins connu Le récital des anges).
D’abord, parce qu’elle n’est jamais plus à l’aise que lorsqu’elle plonge dans le XIX° siècle, où le lecteur est immergé à son tour grâce à une très sérieuse documentation (notamment sur la toile de fond scientifique, relativement méconnue).
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Le lotus jaune – Hélène Jacobé
Pocket – 416 pages – 9,30 €
Le pitch : 1870. La famine ravage l’Empire du Milieu. Lin Hei’er, fille d’un pauvre batelier, est repérée par le directeur d’un cirque itinérant, impressionné par son agilité. Mais la joie de partir à l’aventure cède vite place à l’effroi lorsqu’elle découvre que son corps de jeune femme intéresse plus que son talent d’acrobate.
Déterminée à se construire une existence libre, elle refuse de se soumettre et s’enfuit. C’est le début d’une métamorphose pour celle qui deviendra courtisane puis guérisseuse, avant de fonder la première milice féminine de Chine pendant la guerre des Boxeurs.
Mon avis : Surtout, ne vous fiez pas à la couverture de ce roman qui pourrait, sans doute, après une lecture un peu rapide de la quatrième de couverture, laisser croire qu’il s’agit d’une histoire féministe un peu feel good.
Car, si le fond du sujet est bien éminemment féministe – il s’agit, après tout, de la biographie romancée d’un des personnages féminins les plus marquant de la révolution chinoise, – le traitement n’est en rien proche du feel good !
Hélène Jacobé, dont c’est le premier livre, est avant tout une enseignante (histoire de l’art et littérature française).
En 400 pages denses, elle retrace, dans un récit entièrement à la première personne, la vie d’une femme extraordinaire qui, sur trois décennies, va traverser les épreuves les plus terribles pour, peu à peu, devenir un personnage unique de l’histoire chinoise contemporaine.
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Le pitch : Moby Dick (1851), le chef-d’œuvre de Melville, est l’histoire d’une obsession : depuis qu’un féroce cachalot a emporté la jambe du capitaine Achab, celui-ci le poursuit sans relâche de sa haine.
Ismaël, matelot embarqué à bord du baleinier le Péquod, se trouve pris peu à peu dans le tourbillon de cette folle vengeance : c’est par sa voix que se fera entendre l’affrontement final de l’homme et du grand Léviathan blanc.
Somme encyclopédique érigeant la baleine en un véritable mythe, récit hanté par l’énigme du bien et du mal, Moby Dick nous fait naviguer sur des mers interdites et accoster sur des rivages inhumains.
Mon avis : Je ne vais pas passer des heures à vous expliquer pourquoi, comment, Moby Dick est un chef d’oeuvre absolu de la littérature mondiale, un roman que vous devez lire, absolument !
Je me contenterais d’insister sur un point particulier, destiné à nos chères têtes blondes – ou brunes, ou rousses -, enfin bref… aux jeunes, aux adolescents, aux jeunes adultes et, puis, tiens, à tout ceux qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas franchi le pas, pas ouvert le livre : ouvrez, ouvrez la cage aux cachalots !
Ce roman est avant tout un roman d’aventure, passionnant, saisissant ! Une plongée dans l’univers de la mer au même titre qu’un 20 000 lieues sous les mers, que vous avez surement lu, pour le coup !
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Dernière saison dans les rocheuses – Shannon Burke
10/18 – 286 pages – 7.50 €
Le pitch : En 1820, aux Amériques, le commerce des fourrures est un moyen périlleux de faire fortune. À peine le jeune William Wyeth s’est-il engagé auprès de la compagnie de trappeurs la plus téméraire de l’État qu’il manque de se faire tuer.
Il découvre alors la force des liens entre les hommes, dont la survie ne dépend que de leur solidarité. Chasse au bison, nuits passées à dormir sur des peaux de bête, confrontations aux forces de la nature ou aux tribus indiennes, la vie de trappeur est rude, mais William a soif d’aventures. Il a quitté sa famille pour le grand Ouest, sauvage et indompté. Il devra réunir plus de courage et d’habileté qu’il ait jamais cru avoir pour en sortir vivant.
Retour aux sources pour cette expédition de trappeurs, dans la tradition des grands romans d’aventure à l’américaine
Mon avis : La littérature américaine fourmille actuellement de romans historiques ayant pour cadre la nouvelle frontière, cette ligne qui délimitait la progression des aventuriers et des colons vers l’ouest. La conquête de l’Ouest est furieusement à la mode.
Il faut dire que c’est un vaste, immense sujet : que de récits passionnants sur le wild west, la lutte contre les tribus indiennes, la chasse aux bisons… mais à côté de quelques réussites indiscutables (au hasard : Deadwood, Mille femmes blanches et, un cran au dessus, Le fils de Philip Meyer), que de nanars !
Avec Dernière saison pour les rocheuses, troisième roman de Shannon Burke, un jeune auteur new-yorkais, je vous garantie du 100 % qualité premium !
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La dynastie des Forsyte – John Galsworthy
Archipoche – 928 pages – 26.00 €
Le pitch : Le 15 juillet 1886, à l’occasion des fiançailles de sa petite-fille June avec l’architecte Philip Bosinney, le doyen de la famille Forsyte réunit, dans sa maison londonienne, tous ses proches. Soames, un Forsyte de la seconde génération, se rend à la réception accompagné d’Irène, sa très belle épouse. D’emblée, Irène et Bosinney se plaisent.
Soames charge le jeune architecte de lui construire une belle demeure à proximité de Londres. Irène, qui n’a jamais aimé Soames que médiocrement, finit par lui avouer l’amour qu’elle porte à Bosinney ; de son côté, l’architecte rompt ses fiançailles avec June. Ivre de jalousie et blessé dans son orgueil, Soames va intenter un procès à Bosinney et exercer de façon impitoyable ses droits conjugaux. Une nuit de brouillard, Bosinney est retrouvé mort dans la rue, écrasé par une voiture. Suicide ? Accident ? Soames est considéré comme moralement responsable de cette mort. Irène, horrifiée, s’enfuit. Est-ce le début du déclin des Forsyte ?
Mon avis : Peut-être la saga la plus célèbre de la littérature britannique du XX° siècle.
Le premier cycle (celui qu’il faut absolument découvrir) est composé de trois longs romans – et deux nouvelles intercalées- comportant au total près de 1 000 pages en grand format broché, dans cette réédition de fin 2020 réellement bienvenue.
Bien qu’écrite au début des années 20 dans un style d’un grand classicisme, la saga reste un véritable Tourne Page, tant la technique de narration de John Galsworthy est parfaite, incroyablement moderne : difficile de ne pas rester « accroché » des heures durant !
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Les fugitifs de l’Alder Guch – Ernest Haycox
Folio – 480 pages – 9,20 €
Le pitch : Au milieu des années 1800, un couple improbable s’enfuit pour rejoindre le nouvel eldorado de la vallée de l’Alder Gulch, dans le Montana, où des milliers de chercheurs d’or s’aventurent pour faire fortune.
Jeff Pierce est traqué par le frère de l’homme qu’il a tué. Sa compagne de route, Diana Castle, cherche à échapper à un mariage arrangé. Quel avenir leur réserve cet Ouest sauvage où la loi est piétinée ?
Mon avis : Vous savez quel est le plus grand plaisir d’un grand lecteur ? C’est de tomber, à peu près une fois par an, pas plus, parfois moins, sur un livre écrit par un auteur que l’on ne connait pas, dont on n’a même jamais entendu parler, et que ce livre se révèle être un vrai chef-d’œuvre, un très gros coup de foudre.
C’est une rencontre de ce type que j’ai faite, ces derniers jours, avec Ernest Haycox.
Une fois le roman terminé, sidéré (pas le roman, le lecteur !), j’ai découvert qu’Haycox était considéré aux Etats-Unis comme un auteur majeur… de la première partie du XX° siècle, puis qu’il est mort (prématurément) en 1950.
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Il neigeait – Patrick Rambaud
Folio – 480 pages – 9,20 €
Le pitch : Patrick Rambaud s’intéresse à la célèbre retraite de Russie (1812). Des centaines de milliers d’hommes périrent dans les déserts, les forêts, la boue et le froid du territoire russe. Certains y révélèrent leur courage, leur ténacité, d’autres leur lâcheté et leur vulnérabilité.
Patrick Rambaud fait revivre ces hommes et ces femmes qui participèrent à la débâcle de la Grande Armée. Il souffle un tel vent de réalisme dans cette nouvelle épopée napoléonienne que le voeu de Balzac s’en trouve une fois de plus réalisé : « Le livre fermé, vous devez avoir tout vu intuitivement et vous rappeler la bataille comme si vous y aviez assisté. »
Mon avis : Il neigeait est, pour moi, le meilleur livre de Patrick Rambaud. Cinq ans après La bataille et son prix Goncourt, l’auteur replonge dans la geste napoléonienne et s’attaque à la retraite de Russie.
Le résultat est supérieur au volet précédent, car si cela reste un récit historique, superbement documenté (j’ai découvert une multitude de détails sur cette période), l’essence même de cet épisode dramatique des guerres napoléoniennes touche au romantisme épique, au drame antique.
La part du roman est ici plus importante, primordiale même, puisque ce sont des dizaines de milliers d’hommes que l’on voit mourir, peu à peu.
Plus on avance dans le livre, plus on a froid, plus on est désespéré. On meurt avec les soldats.
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Le guépard – Giuseppe Tomasi di Lampedusa
Points – 384 pages – 7.80 €
Le pitch : En 1860, une aristocratie décadente et appauvrie, sourde aux bouleversements du monde, règne encore sur la Sicile. Mais le débarquement des troupes de Garibaldi amorce le renversement d’un ordre social séculaire. Conscient de la menace qui pèse sur les siens, le prince de Salina se résigne à accepter l’union de son neveu Tancrède avec la belle Angélique, fille d’un parvenu. Ultime concession qui signe la défaite du Guépard, le blason des Salina…
Mon avis : Tout simplement un des plus grands livres de la littérature d’après-guerre, écrit par un des derniers grands aristocrates de la péninsule.
Une oeuvre unique dans sa carrière, marquée par par la décadence d’un monde…
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Les proies – Thomas Cullinan
Rivages Noir – 592 pages – 9.00 €
Le pitch : En pleine guerre de Sécession, un caporal nordiste échappe à un brasier et trouve refuge dans un pensionnat pour jeunes filles confédéré. Mais l’intrusion soudaine d’un mâle vient perturber la vie des huit femmes qu’abrite encore l’institution, huit recluses pétries de valeurs puritaines et de pulsions refoulées.
Objet de tous les fantasmes, le soldat va s’employer à.. les incarner avec un art consommé de la manipulation, jusqu’à une nuit où tout bascule.
Mon avis : Ce roman publié en 1966 a été porté à deux reprises au cinéma, la première adaptation étant d’ailleurs un superbe film de Don Siegel relativement peu connu, à découvrir, et la seconde un film de Sofia Coppola qui a beaucoup fait parler de lui au festival de Cannes 2017.
Deux adaptations ? Pour quelle raison ? Très simple : l’idée dramatique développée par Thomas Cullinan est tout simplement formidable !
Imaginez : un huis-clos en pleine guerre de sécession dans un pensionnat de jeune filles situé dans le sud des Etats-Unis peuplées uniquement de… jeunes filles et de vieilles filles, dans lequel échoue un soldat sudiste blessé.
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Champollion l’égyptien – Christian Jacq
Folio – 480 pages – 9,20 €
Le pitch : Paris, septembre 1822. Au terme de recherches harassantes, Jean-François Champollion parvient à déchiffrer l’écriture des anciens égyptiens. Six ans plus tard, il réalise son rêve le plus cher : parcourir la terre des pharaons et vérifier sur place sa fabuleuse découverte, la clé des hiéroglyphes. L’enjeu est immense : l’accès à une civilisation millénaire.
Rien n’est épargné à cet amoureux de la connaissance. Ni les complots ourdis par des tyrans destructeurs ni les pièges tendus par les trafiquants de vieilles pierres qui sévissent dans cet Orient aussi dangereux que fascinant. Malgré les menaces de mort, Champollion, avec un courage admirable et des moyens dérisoires, poursuivra obstinément sa quête le long du Nil…
Mon avis : Cette biographie romancée de Champollion est une des meilleures choses écrites par Christian Jacq, rédigée à l’époque où la recette de ses romans historiques était encore : 70 % d’histoires, 30 % de roman.
Après, avec le succès (et surtout avec l’incroyable réussite de sa série de cinq tomes sur Ramsès), l’auteur a glissé peu à peu dans la facilité pour finir par inverser les proportions, au point de rendre ses romans complètement indigestes.
Avec ce récit d’un intérêt historique aussi spectaculaire que fascinant, Christian Jacq atteint ici l’acmé de sa carrière littéraire.
Champollion l’égyptien est une réussite totale, un vrai Tourne Page et, même si tout n’y est pas d’une exactitude historique parfaite, j’y ai découvert des trésors d’informations que je ne connaissais pas malgré mes relatives bonnes connaissances en égyptologie.
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Maharajah – M.J. Carter
10/18 – 480 pages – 8.80 €
Le pitch : Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l’écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaitre dans les profondeurs de la jungle.
L’armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d’un jeune officier, William Avery. C’est le début d’une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont découvrir une incroyable conspiration.
Mon avis : Sacrée belle couverture, n’est-ce pas ? Couleurs, graphismes… avec ce titre, Maharajah, et le nom de l’auteure (M.J. Carter, c’est une femme, M pour Miranda), le livre transpire les mystères exotiques de l’orient. Ajoutez, pour terminer, un pitch emballant, et emballez, c’est pesé, voilà le bouquin dans la poche du lecteur !
Mais vous savez comme moi que ce type d’achat impulsif est parfois suivi d’une grosse, grosse déception de lecture. Heureusement, ce n’est pas le cas avec Maharajah qui tient complètement ses promesses, du début (un peu lent) à la fin.
M.J. Carter est avant tout une historienne et cela se sent, cela se voit tout au long de ces presque 500 pages, tant la toile de fond respire l’authenticité.
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Deadwood – Pete Dexter
Folio – 624 pages – 1.20 €
Le pitch : « Ici, rien n’est normal, même le temps… Le jour de notre arrivée, on a vu deux hommes portant une tête humaine, en pleine rue… Un Mexicain avec celle d’un Indien, et une crapule qui louchait et qui s’appelait Boone May, avec la tête d’un hors-la-loi… «
La réalité du Far West, véritable genèse d’une nation, est l’un des plus grands romans noirs épiques de l’histoire humaine. Elle dit toute la violence brute d’un pays dominant à ce jour le monde. Fleuves de boue dans les villes, putes contaminées à la vérole par les trappeurs, chasseurs de primes devenus shérifs, viols, meurtres, ramassis de psychopathes, de chercheurs d’or fous et de mythomanes, de Chinois brûlés dans des fours à briques, d’incendies ravageurs et de personnages célèbres…
Deadwood raconte l’histoire d’un pays où la première chose à faire en se levant le matin est d’oublier ce qui est arrivé la veille…
Mon avis : Deadwood, pour les amateurs de séries américaines haut de gamme, c’est une référence, le top catégorie « western ». En trois saisons, HBO racontait de la manière la plus naturaliste possible une tranche de l’histoire de la ville de la ruée vers l’or du Dakota, la ville ou Wild Bill Hickok fut assassiné lâchement d’un tir dans le dos, la ville où fut enterrée Calamity Jane…
Ce n’est qu’en 2018, près de dix ans plus tard, que je découvris incidemment que la série était tirée d’un roman américain ma foi fort connu… outre-atlantique.
Je me suis donc plongé avec curiosité dans ce très épais roman (des heures et des heures de lecture !) pour revivre ou redécouvrir une partie du plaisir ressenti à la vision de la série.
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D. – Robert Harris
Plon / Pocket – 496 pages – 6.50 €
Le pitch : Paris, janvier 1895. Par un matin glacial, un officier de l’armée, Georges Picquart, assiste devant vingt-mille personnes hurlant » À mort le juif ! » à l’humiliation publique d’un capitaine accusé d’espionnage : Alfred Dreyfus.
Picquart est promu : il devient le plus jeune colonel de l’armée française et prend la tête de la section de statistique – le service de renseignements qui a traqué Dreyfus. Dreyfus, lui, est condamné au bagne à perpétuité sur l’île du Diable, il n’a le droit de parler à personne, pas même à ses gardiens, et son affaire semble classée pour toujours.
Mais, peu à peu, Picquart commence à relever des éléments troublants dans l’enquête, tout en lisant les lettres de Dreyfus à sa femme dans lesquelles celui-ci ne cesse de clamer son innocence. Et quand le colonel découvre un espion allemand opérant sur le sol français, ses supérieurs refusent de l’écouter.
En dépit des avertissements officiels, Picquart persiste et va se retrouver lui aussi dans une situation délicate.
Mon avis : D. comme Dreyfus. « Encore un essai sur Dreyfus ? », allez-vous me dire avec un brin d’exaspération. Eh bien non ! Ceci n’est pas un essai, ni même une pomme, mais bien un roman; et pas n’importe lequel.
Robert Harris est un auteur de thriller (à prédilection historique) absolument remarquable. Quand il est un en forme, certainement un des trois meilleurs au monde. Et il possède, de surcroît, une très jolie plume. Jetez vous sur The ghostwriter, Enigma, Fatherland : vous n’en dormirez pas de la nuit.
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Le temps de l’innocence – Edith Wharton
Garnier Flammarion – 320 pages – 7.00 €
Le pitch : Dans la haute société new-yorkaise de la fin du XIXe siècle, Newland Archer est tiraillé entre deux femmes, deux vies : sa fiancée, la jeune et pure May Welland, et la comtesse Olenska, une divorcée fraîchement revenue d’Europe, auréolée de mystère et d’une réputation sulfureuse.
Le clan familial et son confort pèsent sur Newland Archer, qui ne sait s’il doit céder à la passion et renoncer pour toujours à la vie qu’il a connue jusqu’alors, ou s’il doit s’en remettre à la prudence et protéger son statut pour rester dans ce monde, au risque de vivre la vie d’un autre, brillante en apparence mais creusée par le regret.
Mon avis : Sans le moindre doute, le sommet de l’œuvre de la grande auteure américaine.
Sous une plume éminemment élégante, classique et modern à la fois (si, si, c’est possible !), on y trouve tous les thèmes qui lui sont chers.
Edith Wharton y développe le portrait de l’Amérique de la Nouvelle Angleterre, alors en pleine transformation, ainsi qu’une critique acide – mais subtile ! – de l’aristocratie puritaine.
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