[Sélection livres] Les trésors des éditions Gallmeister

Posté le 27 octobre 2026, par , dans Le coin cadeau

Editions Gallmeister

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La littérature américaine apporte à la planète, décennie après décennie, les richesses d’un continent multiculturel.

Grâce aux éditions Gallmeister, depuis 2006, la découverte de cette richesse, de ce côté de l’Atlantique,  est un peu plus aisée.

L’objectif d’Olivier Gallmeister ? Offrir ce qu’il a de mieux dans la littérature américaine, sans aucune limite : les grands classiques, d’Autant en emporte le vent au Dernier des mohicans, tout autant que la découverte d’auteurs contemporains inconnus chez nous jusqu’alors, comme Craig Johnson ou Chris Offutt.

Littérature des grandes villes, parfois, mais avec chez cet éditeur une petite préférence pour l’Amérique des grands espaces : voici, par ordre chronologique décroissant,  une vingtaines d’ouvrages à ne pas manquer si vous êtes, comme moi, fan de cette littérature d’une grande richesse !

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Gallmeister : la littérature américaine à portée de main 

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Sauvage

Sauvage – Jamey Bradbury (2023)

Gallmeister – 325 pages – 10.00 €

Le pitch : À dix-sept ans, Tracy sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités enneigées de l’Alaska. Amoureuse de la nature sauvage, elle possède un secret : un don hors norme, hérité de sa mère, qui la relie de façon unique aux animaux, mais peut-être aussi aux humains.

Sa vie bascule le jour où un inconnu l’attaque en pleine forêt, puis disparaît. Quand Tracy reprend connaissance, couverte de sang, elle est persuadée d’avoir tué son agresseur. Ce lourd secret la hante jour et nuit, et lorsqu’un jeune homme à la recherche de travail frappe à leur porte, Tracy sent émerger en elle quelque chose de sauvage.

Mon avis : Difficile d’imaginer plus jolie couverture que celle de Sauvage, dans la tonalité habituelle des couvertures de l’éditeur Gallmeister.

Mais aussi, une fois lu, encore plus difficile d’imaginer une couverture plus en adéquation avec l’atmosphère du roman. Un chien esquimau dont les traits se confondent littéralement avec les éléments d’un paysage sauvage, celui du fin fond de l’Alaska.

C’est donc de chiens, de courses en traineau, de neige, mais aussi d’animalité et d’identité dont va nous parler Jamey Bradbury, une jeune américaine dont c’est le premier roman.

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Le silence

Le silence – Dennis Lehane (2023)

Gallmeister – 432 pages – 10,90 €

Le pitch : En cet été de 1974, dans la banlieue irlandaise de South Boston, Mary Pat Fennessy mène une existence routinière. Un soir, Jules, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison, et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble. D’autant que la récente politique de déségrégation mise en oeuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare.

Dans sa recherche effrénée de sa fille, Mary Pat, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, si dévastatrice soit-elle.

Mon avis : Lorsque Le silence de Dennis Lehane est sorti, début 2023, nombreux ont été les lecteurs (j’en fait partie) à se demander si ce roman était, enfin, le retour du grand auteur sur la scène du succès.

Car il faut bien dire que le père de tant de petits bijoux, comme la série des Kenzie & Gennaro, de Mystic river ou Shutter island, avait perdu l’inspiration depuis bien longtemps. Quinze ans, tout compte fait, depuis  le génial Un pays à l’aube, publié en 2008, avec carrément un grand trou noir depuis 2015.

Alors, Le silence (traduction bizarre du titre original Small mercies) ? Verdict ?

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Les gens des collines – Chris Offutt (2022)

Gallmeister – 256 pages – 10.50 €

Le pitch : Enquêteur dans l’armée, Mick Hardin revient en permission dans ses collines natales du Kentucky pour constater la fin de son mariage. Sous le choc, il s’enferme dans la cabane de son grand-père avec une solide provision de bourbon. Mais sa soeur Linda, première femme shérif du comté, vient solliciter son aide sur une affaire de meurtre : le cadavre d’une jeune veuve a été découvert dans les bois. Les gens des collines ont tendance à rendre la justice par eux-mêmes, et des rumeurs commencent déjà à se propager. Linda n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, mais elle manque encore d’expérience.

Mick, enfant du pays et vétéran respecté, pourra-t-il découvrir la vérité avant qu’une vague de colère aveugle ne déferle sur les collines ?

Mon avis : Pour ceux qui ne connaissent pas bien Chris Offutt, Les gens des collines (en anglais : The killing hills : Les collines tueuses) semble n’être au premier abord qu’un polar rural. Une triste et sombre histoire d’assassinat au fin fond du Kentucky.

Mais cela serait  réduire le dernier roman du grand romancier à bien peu de chose car, si effectivement, il y a une trame policière, une énigme à résoudre, elle n’est pas très compliquée (et même d’une simplicité un peu frustrante).

Cette trame ne sert, en réalité, que de squelette scénaristique à une plongée sociale dans ces collines où, bien loin de l’agitation de la civilisation moderne, des familles vivent entre elles depuis des générations.

Ce qui intéresse Offutt, c’est la vie de l’Amérique profonde. La vérité de l’Amérique profonde.

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Le cercueil de Job

Le cercueil de Job – Lance Weller (2021)

Gallmeister – 448 pages – 11,90 €

Le pitch : Alors que la Guerre de Sécession fait rage, Bell Hood, jeune esclave noire en fuite, espère gagner le Nord en s’orientant grâce aux étoiles. Le périple vers la liberté est dangereux, entre chasseurs d’esclaves, combattants des deux armées et autres fugitifs affamés qui croisent sa route. Jeremiah Hoke, quant à lui, participe à l’horrible bataille de Shiloh dans les rangs confédérés, plus par hasard que par conviction. Il en sort mutilé et entame un parcours d’errance, à la recherche d’une improbable rédemption pour les crimes dont il a été le témoin.

Deux destinées qui se révèlent liées par un drame originel commun, emblématique d’une Amérique en tumulte.

Mon avis : La littérature américaine a produit, ces dernières années, un nombre incalculable de romans consacrés à la terrible condition des noirs au XIX° siècle. Les romans se déroulant durant la guerre de sécession sont presque aussi nombreux.

Mais avec son troisième livre, Lance Weller mixe les deux sujets en un traitement aussi fort qu’original. Le cercueil de Job suit, en plusieurs récits entremêlés, dans l’espace et dans le temps, une esclave noire en fuite et un blanc sudiste déserteur.

Tout l’intérêt du livre est de situer la caméra à ras de terre. Bell Hood et Jeremiah Hoke tracent chacun leur route dans les territoires où se déroulent les terribles combats de la guerre de sécession.

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Le sang ne suffit pas – Alex Taylor (2020)

Gallmeister – 320 pages – 10.60 €

Le pitch : 1748. Dans les montagnes enneigées de l’ouest de la Virginie, un voyageur affamé arrive près d’une cabane isolée. Reathel erre depuis des mois, flanqué d’un dogue féroce. Mais l’entrée lui est refusée par Un colon hostile qu’il n’hésite pas à tuer.

Il découvre alors à l’intérieur une jeune femme, Della, sur le point d’accoucher. L’enfant naît dans cette solitude glaciale. Pourtant, le froid, la faim et l’ourse qui rôde dans les parages ne sont pas les seuls dangers pour la mère et le nouveau-né. Car ce dernier a été promis à la tribu Shawnee : c’est le prix à payer pour que Black Tooth, leur chef, laisse en paix les colons du village voisin.

Alors que les Shawnees se font de plus en plus impatients, la colonie envoie deux frères à la poursuite de Della, désormais prête à tout pour sauver son bébé.

Mon avis : Anglais polyglotte installé depuis des années en France, Alex Taylor est avant tout un homme de radio. Cependant, quand il se lance dans le roman, le lecteur n’est pas près de l’oublier, car ce récit publié (en exclusivité) directement en France par l’excellent éditeur Gallmeister a de quoi marquer les esprits, je vous le garantie !

Impossible de passer à côté du pitch, terriblement séduisant lorsqu’on est un adepte de cette littérature américaine des grands espaces, surtout lorsqu’elle se déroule dans un contexte historique.

Dès les premières pages, Alex Taylor saisit le lecteur à la gorge, avec une série de scènes cruelles, sanglantes, décrivant avec un réalisme terrible le combat d’une série de personnages pour survivre aux dangers de la nature… mais surtout à la cupidité et la méchanceté humaine.

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Nuits appalaches

Nuits Appalaches – Chris Offutt (2018)

Gallmeister – 240 pages – 9.20 €

Le pitch : De retour de la guerre de Corée, Tucker, jeune vétéran de dix-huit ans, traverse à pied ses Appalaches natales pour rentrer chez lui. Sur son chemin, il croise Rhonda, quinze ans à peine, et la sauve des griffes de son oncle. Immédiatement amoureux, tous deux décident de se marier pour ne plus jamais se quitter. Tucker trouve un boulot auprès d’un trafiquant d’alcool de la région.

Au cours des années qui suivent, cinq enfants naissent, qui deviennent leur raison de vivre. Mais quand une enquête des services sociaux menace la famille, les réflexes de combattant de Tucker se réveillent. Acculé, il découvrira le prix à payer pour défendre les siens.

Mon avis : Court et affuté comme un couteau de chasse, Nuits Appalaches (quel joli titre français !) est un roman de Chris Offutt publié par les Éditions Gallmeister.

Nous sommes dans les années 60, au fin fond des Appalaches, à une époque et à un endroit où une famille pouvait fort bien vivre, se développer puis mourir seule, complètement seule au fond des bois.
En déployant son style caractéristique, fait de phrases d’exposition courtes, sèches, et de nombreux dialogues qui fusent, acérés, souvent en préalable à une scène de violence extrême où le sang gicle, Chris Offutt raconte avec une simplicité et une efficacité extrême une histoire finalement aussi simple qu’extraordinaire.

Little bird

Little bird – Craig Johnson (2004)

Gallmeister – 528 pages – 13,50 €

Le pitch : Après vingt-quatre années au bureau du shérif du comté d’Absaroka, Walt Longmire aspire à finir sa carrière en paix. Ses espoirs s’envolent quand on découvre le corps de Cody Pritchard près de la réserve cheyenne. Deux ans auparavant, Cody avait été un des quatre adolescents condamnés avec sursis pour le viol d’une jeune Indienne, un jugement qui avait avivé les tensions entre les deux communautés. Aujourd’hui, il semble que quelqu’un cherche à venger la jeune fille.

Alors que se prépare un violent blizzard, Walt devra parcourir les vastes étendues du Wyoming sur la piste d’un assassin déterminé à parvenir à ses fins.

Mon avis : Une fois de plus, je suis heureux de partager avec vous la joie que peut ressentir un grand lecteur en découvrant un auteur très connu, mais qu’il n’avait jamais rencontré jusqu’alors (oui, je sais, je parle de moi à la troisième personne, ce sont des choses qui arrivent, même aux meilleurs !).

Avec Little bird, me voilà donc au pied d’un petit Everest de la lecture policière américaine. Le premier volume des aventures de Walt Longmire, un shérif du fin fond du Wyoming.

Une série qui compte 24 volumes au moment où j’écris cette critique. Comme j’ai adoré ce premier volume, voilà un bien long chemin qui s’ouvre devant moi (et devant vous, si vous m’accompagniez sur ce chemin). Chouette !

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Le bon frère

Le bon frère – Chris Offutt (1997) 

Gallmeister – 383 pages – 10,90 €

Le pitch : Dans ses collines du Kentucky, Virgil mène une existence paisible, entouré par les bois qu’il affectionne tant. Il peut à tout instant s’y enfoncer et trouver la sérénité dont il a besoin. Mais quand son frère aîné Boyd, la tête brûlée de la famille, est assassiné,

Virgil doit faire face à une décision impossible. Dans les Appalaches, le sang est vengé par le sang. Et puisque tout le monde sait qui a tué Boyd, on attend la riposte de Virgil. Quelle que soit la direction qu’il choisira, sa vie en sera à jamais bouleversée.

Le bon frère est un formidable roman sur la liberté, qui éclaire d’une lumière nouvelle la notion de frontière dans l’Ouest américain contemporain, des vallons du Kentucky aux rivières du Montana.

Mon avis : Chris Offutt est un des grands auteurs américains actuels. Tombant par  hasard sur Le bon frère, son premier roman, datant de 1997, j’ai découvert un merveilleux récit, dense, touffu, riche d’idées et d’analyses, qui contient en 400 pages serrées (des jours de lecture !) absolument tous les thèmes développés dans la suite de son oeuvre.

Le bon frère est un roman que vous ne risquez pas d’oublier, tant il contient de passages admirables qui, pour diverses raisons, vont sans doute vous toucher profondément.

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La couleur de l'eau

La couleur de l’eau – James McBride (1995)

Gallmeister – 265 pages – 9.50 €

Le pitch : « Enfant, je n’ai jamais su d’où venait ma mère. » Arrivé à l’âge adulte, James McBride interroge celle qui l’a élevé et dont la peau est tellement plus claire que la sienne. Il découvre l’histoire cachée de Ruth, fille d’un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser un Noir protestant en 1942. Reniée par sa famille, elle élève James et ses onze frères et soeurs dans la précarité, le chaos et la joie. Pour elle, peu importe la couleur de peau. Seul compte l’avenir de ses enfants. Ils feront des études, et ainsi choisiront leur vie.

Tressant leurs souvenirs, James McBride raconte, plein d’amour et de fierté, une femme forte et secrète, lucide et naïve, imperméable aux préjugés : sa mère.

Mon avis : Les Etats-Unis se sont développés sur les bases d’un principe a priori positif et vertueux : le melting pot.

Depuis trois siècles, les immigrants arrivent du monde entier sur le territoire américain et, en une, deux ou trois générations, ils se fondent dans le terreau commun, y intégrant la richesse de leurs spécificités tout en récupérant celles apportées par leurs prédécesseurs.

Processus vertueux ? Cela a été parfois vrai, mais à quel prix ?!

Le très beau livre de James McBride illustre à merveille les obstacles auxquels sont confrontés les « nouveaux » américains, pour autant qu’ils soient un tantinet différents des autres.

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Lonesome dove

Lonesome dove – Larry McMurtry (1985)

Gallmeister – 1184 pages – 2*12.00 €

Le pitch : À Lonesome Dove, Texas, les héros sont fatigués. Augustus McCrae et Woodrow Call ont remisé leurs armes après de longues années passées à combattre les Comanches. En cette année 1880, pourtant, l’aventure va les rattraper lorsqu’ils décident de voler du bétail au Mexique et de le convoyer jusque dans le Montana pour y établir un ranch.

Commence alors un immense périple à travers l’Ouest, au cours duquel le convoi affrontera de violentes tempêtes, des bandes de tueurs et d’Indiens rebelles… et laissera de nombreux hommes derrière lui.

Mon avis : Lonesome dove est un roman d’aventure, c’est aussi un pur roman western au cours duquel, pendant 1 200 pages, le lecteur suit une bande de cowboys décidés à voler, puis à convoyer un immense troupeau de vaches tout le long de la côte ouest américaine, du sud au nord.

Attention : ne fuyez pas ! Les mots western et cowboys évoque chez les français, la plupart du temps, des films un peu surannés avec John Wayne en héros fort et solitaire ou, au mieux quelques longs métrages où Clint Eastwood cligne des yeux en regardant le soleil se coucher à l’horizon… et pourtant, Lonesome dove est à mille lieues de ces images d’Epinal !

Non, je peux vous l’assurer, Lonesome dove est un des plus beaux romans d’aventure psychologique de toute l’histoire de la littérature américaine. Rien que ça.

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Le jeu de la dame

Le jeu de la dame – Walter Tevis (1983)

Gallmeister – 370 pages – 11.40 €

Le pitch : Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un orphelinat où l’on donne aux enfants de mystérieuses « vitamines » censées les apaiser. Elle y fait la connaissance d’un vieux gardien passionné d’échecs qui lui en apprend les règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit, la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à un rythme effréné.

Plus rien n’arrêtera l’enfant prodige pour conquérir le monde des échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur l’échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d’une fois dans la vie réelle.

Mon avis : Ce roman écrit en 1983 par Walter Tevis n’aurait sans doute jamais été traduit et publié (pour le première fois, semble-t-il) en France par l’éditeur Gallmeister sans le succès fabuleux de l’adaptation en série sur Netflix, fin 2020.

Dès sa mise en ligne, j’ai été littéralement scotché devant mon écran pendant les huit épisodes de la saison (unique), fasciné par l’univers abordé et les thèmes développés, l’esthétique de la série (les 60’s aux Etats-Unis), la qualité de la réalisation et, bien entendu, le jeu étonnant de l’actrice principale.

J’ai alors découvert qu’il s’agissait, donc, d’une adaptation. Le jeu de la dame est un bouquin absolument formidable, que je place immédiatement dans ma bibliothèque idéale. Sa lecture m’a permis de découvrir, mieux que je ne l’avais fait jusqu’alors dans mon long parcours de grand lecteur, à quel point l’écriture d’un roman peut être, lorsque le talent est là, véritablement cinématographique.

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True grit

True grit – Charles Portis (1968)

Gallmeister – 256 pages – 9.90 €

Le pitch : « Je m’appelle Mattie Ross, dis-je. L’homme à la marque noire se fait appeler Chaney. Il a abattu mon père à Fort Smith avant de le dévaliser. Au moment des faits, Chaney était ivre et mon père n’était pas armé. C’est vraiment triste, dit le capitaine. Quand on le trouvera, on le tabassera à coups de bâtons, on l’arrêtera et on le ramènera à Fort Smith, dis-je. »

Mattie n’a que 14 ans mais ne s’en laisse pas compter. Devant l’inaction des autorités, elle prend les choses en main et recrute Cogburn, un marshal dont la réputation n’est plus à faire. Mais voilà qu’un Texas Ranger, lui aussi aux trousses de Chaney, vient compliquer l’équation. L’expédition punitive promet d’être sanglante.

Mon avis : Le pitch de l’éditeur Gallmeister, spécialiste de la littérature américaine contemporaine qui réédite en 2022 ce petit bijou dans son excellente collection Totem, résume bien l’histoire, qui est d’une certaine façon d’une linéarité exemplaire.

Par contre, il ne permet absolument pac de deviner qu’il s’agit d’un petit chef-d’oeuvre littéraire, connu uniquement en France pour l’adaptation cinématographique (très fidèle) qu’en ont fait les frères Coen, mais publié uniquement pour la première fois en 2011 (avec une préface de Donna Tartt).

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Little big man

Little big man – Thomas Berger (1964)

Gallmeister – 736 pages – 13.50 €

Le pitch : Je m’appelle Jack Crabb. J’ai cent onze ans ; j’ai vécu la moitié de ma vie chez les Blancs et l’autre parmi les Indiens cheyennes. J’ai été pionnier, éclaireur, as de la gâchette, chasseur de bisons. J’ai aussi été prospecteur, joueur professionnel et tricheur, polygame et soldat. J’ai côtoyé Wyatt Earp, Buffalo Bill et le général Custer, ainsi que pas mal de braves et de chefs de différentes tribus.

Je suis le seul survivant de la bataille de Little Bighorn et le dernier témoin de la conquête de l’Ouest, qui ressemble à tout ce que vous voulez, sauf à ce qu’on vous montre au cinéma. Avant de perdre la mémoire, je vais vous raconter ma vie.

Mon avis : Vous connaissez certainement le film Little big man. Forcement, si vous êtes un brin cinéphile.

Mais je suis persuadé que, comme moi, vous n’aviez jusqu’à ce jour jamais entendu parlé du roman dont est tiré le chef-d’œuvre d’Arthur Penn. Normal : aucun éditeur ne s’est donné la peine de le mettre vraiment en avant.

C’est désormais chose faite, car aux éditions Gallmeister, que je tiens une fois de plus à saluer pour sa capacité à faire vivre – ou revivre – de grands romans américains de ce côté-ci de l’Atlantique.

Et c’est un bonheur, car le roman d’une vie de Thomas Berger est tout simplement exceptionnel !

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L'homme tombé du ciel

L’homme tombé du ciel – Walter Tevis (1963)

Gallmeister – 288 pages – 9,90 €

Le pitch : Débarquant sur Terre en provenance d’un monde mourant, Newton est chargé d’une mission vitale. Une série de brevets inspirés par la haute technologie de sa planète lui permet d’atteindre rapidement son premier objectif : amasser une immense fortune. Mais, obligé de vivre caché, mal adapté à la forte gravité de la Terre, il souffre bientôt d’un mal-être existentiel bien humain. Plus grave encore, en dépit de sa prudence et de son camouflage, il commence à susciter un peu trop de curiosité.

Que veut donc ce milliardaire fantasque et mystérieux ? La situation devient vite inconfortable, car si les humains sont moins avancés que le peuple de Newton, ils sont aussi plus dangereux.

Mon avis : L’homme tombé du ciel, c’est le roman de SF classique traité à l’envers.

Une « invasion » d’extraterrestre. Mais pas d’innombrables vaisseaux qui détruisent tout et s’emparent du pouvoir: juste un E.T., qui fait tout pour dissimuler sa présence parmi les morts.

Un être étrange, fragile, portée par une mission impossible : sauver son peuple, qui est en train de disparaitre.

On retrouve dans ce beau roman nostalgique, presque poétique dans son traitement, toute la subtilité de Walter Tevis, qui ne mène le lecteur jamais là où on attend.

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L'arnaqueur

L’arnaqueur – Walter Tevis (1959)

Gallmeister – 304 pages – 10.50 €

Le pitch : Si tu perds, c’est que tu ne voulais pas vraiment gagner.

Eddie Felson est une énigme. On rapporte des parties de billard extraordinaires, un joueur au talent incroyable. Seulement, personne ne l’a jamais vu tirer. Le bruit court qu’il veut s’attaquer à Chicago, mais ses faits d’armes sont remis en question par Grand John, vétéran de l’académie Bennington. Pour lui, Fast Eddie n’est qu’un arriviste imbu de lui-même, un roublard qui n’a pas la moindre chance contre des légendes comme Minnesota Fats, peut-être moins doué qu’Eddie mais bien plus expérimenté. De toute façon, les arnaques auxquelles se livre Eddie vont forcément lui jouer de mauvais tours.

Mon avis : Grâce aux éditions Gallmeister, l’œuvre – réduite : juste 6 romans ! – du très grand écrivain américain Walter Tevis continue à être rééditée en français.

Avec L’arnaqueur, après Le jeu de la dame, L’homme tombé du ciel et L’oiseau d’Amérique, voilà la confirmation de ce que l’on subodorait déjà : tous les romans de l’auteur sont formidables, qu’il s’agisse de SF ou de romans sur le jeu !

Attention cependant : ne vous fiez pas au pitch, un vrai délire d’éditeur, qui raconte n’importe quoi ! S’il s’agit bien de l’histoire de Fast Eddie, un génie du billard tombé dans l’arnaque, elle n’a par contre pas grand chose à voir avec ce résumé.

Sans vous spoiler l’histoire, sachez qu’il s’agit en fait d’un drame psychologique au cours duquel Fast Eddie va affronter tous ses démons pour trouver un sens à sa vie.

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La prisonnière du désert

La prisonnière du désert – Alan Le May (1954)

Gallmeister – 412 pages – 12,00 €

Le pitch : Au lendemain de la guerre de Sécession, au Texas. Alors qu’ils rentrent d’une expédition contre des voleurs de bétail, Amos et son neveu Martin trouvent le ranch familial razzié. Les Comanches ont massacré tout le monde, sauf la petite Debbie, qu’ils ont enlevée. Enragés, les deux hommes partent à sa recherche, animés par une insatiable soif de vengeance. Commence alors une traque qui durera plusieurs années, épopée furieuse à travers les immensités sauvages de l’Ouest.

L’un des plus grands westerns du XXe siècle, devenu un film culte de John Ford, avec John Wayne au sommet de sa gloire.

Mon avis : Le film La prisonnière du désert, avec John Wayne, fait partie de l’importante série de longs métrages hollywoodiens tirés du courant romanesque américain consacré à la conquête de l’Ouest.

Un courant qui comprend nombre de très grands titres, et même de chefs-d’œuvre. N’hésitez pas à consulter sur le site l’article que j’y ai consacré, intitulé Westerns : les meilleurs romans sur l’ouest américain.

Le film de John Ford est excellent, même si sa mise en scène et le jeu des acteurs a vieilli. Mais qu’en est-il du roman originel ?

Sous la très jolie couverture (comme d’habitude) de la collection Totem, chez Gallmeister, se trouve un épais roman d’un autre temps.

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Autant en emporte le vent

Autant en emport le vent – Margaret Mitchell (1936)

Gallmeister – 1 440 pages (2 tomes) – 2*13.90 €

Le pitch : Le roman et le film les plus populaires de tous les temps. Plus de dix millions d’exemplaires vendus dans le monde. Traduit dans 18 langues.Autant en emporte le vent est une fresque historique, jamais surpassée, sur la société des États sudistes et les tragédies de la guerre de Sécession.

C’est aussi un roman d’amour dont les héros, Scarlett O’Hara et Rhett Butler, sont entrés à jamais dans la galerie des amants légendaires.

Mon avis : Que dire que vous ne sachiez déjà sur Autant en emport le vent ?

Si j’écris cet article, c’est peut-être pour tous les membres de cette immense confrérie d’adeptes fervents du (magnifique, inoubliable) film de Victor Fleming qui n’ont, pour autant, pas lu le chef-d’oeuvre absolu de Margaret Mitchell.

Pour vous convaincre, persuader, si vous en faites partie, de vous jeter sur ce torrent historique et romantique de près de 1 500 pages, récemment publié (en deux tomes) dans une nouvelle traduction par les éditions Gallmeister.

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Assurance sur la mort

Assurance sur la mort – James M. Cain (1936)

Gallmeister – 156 pages – 8.40 €

Le pitch : Séduit par la troublante Phyllis Dietrichson, l’agent d’assurance Walter Neff conspire avec elle le meurtre de son mari après lui avoir fait signer une police prévoyant une indemnité pharaonique en cas de mort accidentelle. Évidemment, la compagnie d’assurance va suspecter la fraude, mais Walter et Phyllis sont intelligents, déterminés et totalement sans scrupules. Le crime parfait existe-t-il ? Peut-on vraiment échapper à une vie rangée pour éprouver le grand frisson aux côtés d’une femme fatale ?

Un roman qui fit scandale avant d’être à l’origine de l’un des plus grands films noirs de tous les temps.

Mon avis : Assurance sur la mort ? Un petit noir très, très serré !

Un des premiers maitres du polar moderne (le roman date de 1936 !), James M. Cain est resté dans l’histoire de la littérature pour au moins trois de ses œuvres : Le facteur sonne toujours deux fois, Assurance sur la mort mais aussi le magnifique Mildred Pierce, roman social dont je parle longuement par ailleurs sur ce site.

On retrouve chez Cain ce brin d’amertume misanthrope que Jim Thompson développera, plus tard, jusqu’à en imprégner complètement tous ces romans.

Inutile d’aller très loin dans le commentaire de ce roman sec comme un coup de trique : 150 pages sans une ligne de trop, portées par une narration à la première personne et de longs dialogues où les protagonistes échangent à coup de phrases courtes.

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Les quatre filles du docteur March

Les quatre filles du docteur March – Louisa May Alcott (1869)

Gallmeister – 640 pages – 13.00 €

Le pitch : Dans une petite ville du Massachusetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes soeurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique, Jo, la romancière en herbe féministe avant l’heure, la douce Beth à la santé fragile et la frivole Amy.

De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante et apprennent l’amour, l’amitié, mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre jeunes filles impétueuses sauront réclamer au monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir.

Mon avis : Qui n’a jamais eu envie de relire un grand roman de son enfance ? C’est ce que j’ai fait grâce à la nouvelle traduction des éditions Gallmeister du célèbre roman de Louisa May Alcott, un des récits les plus célèbres du XIX° siècle.

Je ne suis pas certain que je me serais lancé dans une pareille entreprise si je n’avais gardé en mémoire le charme fou de l’adaptation cinématographique des années 90. Mais malgré les handicaps apparents (plus de 600 pages serrées, pour un roman a priori plus destiné aux jeunes filles), j’y suis allé avec un réel brin d’enthousiasme

Dès les premiers chapitres, une confirmation : le best seller de L.M. Alcott, au style fluide et vraiment agréable, est réellement destiné à la jeunesse.

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Le Dernier des Mohicans

Le dernier des mohicans – J. Fenimore Cooper –  (1826)

Gallmeister – 473 pages – 12 €

Le pitch : 1757, la guerre franco-anglaise fait rage pour la conquête du Nouveau Monde tandis que les tribus indiennes se livrent une lutte sans merci. Le maréchal français Montcalm remonte le lac Champlain avec ses soldats pour prendre le fort William-Henry, tenu par le colonel Munro. Au même moment, les filles de ce dernier, Cora et Alice, sont en chemin pour le rejoindre. Egarées dans la forêt nord-américaine, elles rencontrent un chasseur blanc, Natty Bumppo, alias OEil-de-Faucon, et deux Indiens, Chingachgook et son fils Uncas, le dernier des Mohicans, qui deviennent leurs guides dans cette Amérique sauvage.

Ce livre sans pareil, immense roman d’aventures qui connu dès sa parution un succès international, annonce la disparition des Amérindiens et la naissance des États-Unis.

Mon avis : Même si le style de Fennimore Cooper a vieilli, au regard de nos canons de lecture contemporains – c’est normal, il s’est écoulé près de deux siècles depuis ! – , il n’en reste pas moins que Le dernier des mohicans restera sans doute dans l’histoire de la littérature comme le premier grand roman d’aventure historique et ethnique.

Indispensable à votre culture !


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