[Sélection lecture] Le top des BD d’aventure

Posté le 5 mars 2026, par , dans Le coin cadeau

Le top des BD d'aventure

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L’aventure, c’est l’aventure, comme disait ce bon vieux Claude Lelouch.

Depuis que le cinéma a réinventé sur les écrans le mythe de l’aventure, si bien développé par les grands romanciers du XIX° siècle, l’aventure visuelle est au sommet de son art. Et c’est tout naturellement que le monde la BD a pris son envol sur le même principe (des images, des frissons !) pour imaginer les grandes aventures du XXI° siècle.

Aventures au Far West, aventures maritimes, aventures exotiques, aventures en montagne, aventures dans les étoiles, aventures fantastiques : voici, classés par thème, une trentaine d’albums qui vont vous faire passer dans les cheveux le vent de l’aventure.

Que du bon, de l’épique, du sensationnel !

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BD : le meilleur de l’aventure épique !*

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Les aventures du Far West


Hoka Hey !

Hoka Hey ! – Neyef

Rue de Sèvres – 224 pages – 22.90 €

Le pitch : Georges est un jeune Lakota élevé par le pasteur qui administre sa réserve. Acculturé, le jeune garçon oublie peu à peu ses racines et rêve d’un futur inspiré du modèle américain, en pleine expansion. Il va croiser la route de Little Knife, amérindien froid et violent à la recherche du meurtrier de sa mère. Accompagné de ses deux comparses, celui-ci arrache Georges à sa vie et l’embarque dans son périple.

Au fil de leur voyage, l’homme et le garçon vont s’ouvrir l’un à l’autre et trouver ce qui leur est essentiel : l’apaisement de la colère par la transmission de sa culture pour l’un et la découverte de son identité et de ses origines pour l’autre.

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Hoka Hey !

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Mon avis : Vous avez certainement remarqué ce très épais album BD sur la table de votre libraire favori, au tournant 2022/2023.

Difficile de ne pas le distinguer, tant ses dimensions, son poids, son épaisseur et sa reliure toilée sortent de l’ordinaire.

Hoka Hey !

Difficile aussi de ne pas admirer l’illustration de couverture, cet amérindien sur son cheval dans la prairie, avec les montagnes au loin.

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Sykes

Sykes – Pierre Dubois & Dimitri Armand

Le Lombard – 80 pages – 16.45 €*

Le pitch : Lorsque « Sentence » Sykes pose le premier sabot dans ses collines natales, le jeune Jim Starret reconnaît immédiatement une légende de l’Ouest, digne des illustrés avec lesquels il a appris à lire. Mais son nouveau héros n’est pas là lorsque la redoutable bande des Clayton assassine sa mère sous ses yeux.

Dès lors, Jim n’a plus qu’une obsession : rejoindre Sykes et participer à la traque. Il a déjà payé le prix du sang. Il ignore encore que ce sont ses démons qui forgent une légende du Far West.

Mon avis : Le renouveau du western dans la Bande dessinée pour adultes est un phénomène relativement récent, mais qui prend de plus en plus d’importance. Un renouveau, qui plus est, en général d’excellente qualité.

Sykes est un excellent exemple de ce que peut-être un album « one shot » (enfin le mot FIN signifie quelque chose en bas de la dernière planche du premier et dernier tome !) destiné à un public averti : c’est sombre, violent, réaliste et la réflexion sur le temps qui passe le thème central du récit.

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Jusqu'au dernier

Jusqu’au dernier – Jérôme Félix & Paul Gastine

Bamboo édition – 72 pages – 17.90 €

Le pitch : L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu’aux abattoirs de Chicago. Accompagné de Benett, un jeune simplet de 20 ans, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance.

Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l’éventualité d’avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village. Mais le vieux cow-boy revient à la tête d’une bande d’Outlaws pour exiger la vérité sur la mort de Benett…

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Jusqu'au dernier

 

Mon avis : Si vous êtes fan de BD – tout particulièrement de western -, et si vous me dîtes que vous n’avez jamais remarqué l’album de Jérôme Félix et Paul Gastine lors de vos promenades dans les rayons de votre libraire favori, sachez que je ne vous croirais tout simplement pas !

Comment en effet, sérieusement, ne pas avoir l’œil attiré par ce grand format (24*32 cm) publié par Bamboo, l’éditeur, dans sa collection Grand angle, qui privilégie (comme son nom l’indique) la vision « comme au cinéma » ?.

Vos mirettes se seront forcement fixé sur la couverture, exceptionnelle, probablement la plus belle de la BD 2020. Sujet, précision du trait, couleurs et contrastes incroyables, la une de Jusqu’au dernier est tellement belle que j’irais presque jusqu’à encadrer l’album pour l’accrocher au mur ! Un vrai bonheur…

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Jusqu'au dernier

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La venin - Déluge de feu

La venin (5 tomes) – Laurent Astier

Rue de Sèvres – 265 pages – 4*15.00 €

Le pitch : Dans le train qui la mène à Silver Creek, petite ville perdue aux confins du Colorado. Emily se souvient du destin tout tracé qu’elle a fui. Elle ne voulait pas devenir comme sa mère, et vendre ses charmes à des hommes de passage dans le quartier chaud de La Nouvelle-Orléans. Mais lorsque celui qui devait vous épouser ne se présente pas à la gare et que vous êtes une jolie jeune femme seule et sans le sou dans une ville minière des Rocheuses. Que vous reste-il comme option ?

Le patron du saloon aura bien une petite idée en tête … A moins qu’Emily ne coure après autre chose et que la venue prochaine du gouverneur favori aux élections sénatoriales ne soit pas qu’une simple coïncidence. Car, en cette année 1900 dans l’Ouest encore sauvage, les règlements de comptes sont légion, les fuites et les cavalcades infinies.

Mon avis : Les éditions Rue de sèvres ont réussi un coup de maître avec la couverture du premier tome de Déluge de feu, le premier tome de la nouvelle série de Laurent Astier, La venin.

Difficile de faire plus séduisant que cette vue rouge et or d’une belle femme brandissant une carabine, dans un grand envol de jupe fin XIX°.

C’est bien simple : au milieu des autres BD parues début 2019, on n’a vu que cet album !

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La venin

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Heureusement, la curiosité initiale qui m’a poussée à acquérir La venin n’a pas été déçue lors de la lecture de ces 60 planches au rythme trépidant. Au contraire : c’est avec une surprise heureuse que j’ai découvert à quel point Laurent Astier était un auteur complet et accompli.

Pas de doute : l’album fait partie des meilleures découvertes de ces dernières années en matière de BD western où, pourtant, la concurrence ne manque pas.

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La venin

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  Undertaker – Ralph Meyer & Xavier Dorrison

Dargaud – 360 pages – 6*13.99 €*

Le pitch : Jonas Crow, croque-mort, doit convoyer le cercueil d’un ancien mineur devenu millionnaire vers le filon qui fit autrefois sa fortune. Des funérailles qui devraient être tranquilles, à un détail près : avant de décéder, Joe Cusco a avalé son or pour l’emmener avec lui dans l’éternité.

Pas de chance, le secret est éventé et provoque la fureur des mineurs d’Anoki City. Comment laisser enterrer une telle fortune alors que pour survivre, eux suent sang et eau dans les filons ?

Mon avis : 1er tome de la nouvelle série western Undertaker, Le mangeur d’or a d’entrée de jeu placé la barre très haut puisque Dargaud a placé un sticker sur la couverture mentionnant : « le plus grand western depuis Blueberry ». Rien que ça !

Voilà un challenge plutôt difficile à relever et ce type de rodomontade peut facilement se retourner contre le vantard qui ne se révèle pas à la hauteur de la promotion…

Et alors ? – allez-vous me demander à juste raison ? Alors : aussi improbable que cela paraisse, c’est un pari réussi ! Le public ne s’y est pas trompé puisque les présentoirs se sont rapidement en tête de gondole dans les magasins et les ventes se sont envolées. Et c’est mérité !

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Les aventures maritimes


Long John Silver - intégrale T1

Long John Silver (4 tomes) – Dorrison & Lauffray

Dargaud – 272 pages – 2*25 €

Le pitch :Délaissée par son mari parti découvrir le nouveau monde depuis plusieurs années, lady Vivian Hastings est restée à Bristol, en Angleterre. Seule ? Pas tout à fait : Vivian, consciente de son charme, ne manque pas de courtisans… Ceux-ci ne connaissent pas sa situation matérielle inquiétante : ruinée bien que toujours propriétaire du domaine et, surtout, enceinte…

Tout bascule le jour où Vivian reçoit enfin des nouvelles de son mari qui lui somme de le rejoindre en Amérique du sud où Lord Hasting aurait découvert le mythique trésor de Guayanacapac ! Acculée, Lady Hastings décide de partir et fait appel, malgré les mises en garde du docteur Livesey, à une bande d’hommes sans foi ni loi dont le chef n’est autre que le redoutable Long John Silver… Vivian conclut un pacte de sang avec ce pirate qui lui propose de l’embarquer jusqu’au nouveau monde en échange d’une partie du trésor.

Mon avis : De toutes les mythologies romanesques, celles des pirates est sans doute une des plus fortes. Et dans cette mythologie, celle de Long John Silver est sans conteste la plus puissante. Long John Silver ? C’est LE pirate ! C’est dire si le personnage de Stevenson a toujours fasciné les auteurs de roman (avez-vous lu la formidable « autobiographie » écrite par Björn Larsson ? Non, eh bien c’est le moment ou jamais !).

En s’attaquant au mythe pour en faire le héros maléfique d’une aventure en quatre tomes et plus de 200 planches, Xavier Dorison a pris des risques.

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Long John Silver - L'intégrale T1

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Mais le scénariste a de la bouteille : c’est un des professionnels les plus aguerris de la BD, et les séries à succès auxquelles il a participé sont nombreuses (WEST, Undertaker, et plus récemment Aristophania ou Le château des animaux).

Risques payants : l’intégrale de cette saga est parfaitement réussie : un vrai Tourne Page !

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Raven

Raven (trois tomes) – Matthieu Lauffray

Dargaud – 208 pages – 54.00 €

Le pitch : Au XVIIe siècle, alors que le pavillon de l’Union Jack flotte sur la mer des Caraïbes, Raven, un jeune et impétueux pirate décide de mettre la main sur un prétendu trésor, promis à l’infâme gouverneur de Tortuga qui fait appel à lady Darksee, une redoutable femme pirate, en échange du pardon royal. Mais Raven, qui assiste à la scène, décide de les devancer et d’agir seul grâce à un plan de l’île où se situerait le trésor.

L’île volcanique, perdue dans les Caraïbes et peuplée par une tribu cannibale, s’avère pourtant dangereuse… Et c’est précisément sur celle-ci que le nouveau gouverneur de Tortuga et sa famille, venus de France, ont échoué après un long voyage…

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Raven

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Mon avis : Des romans, des BD et des films qui parlent d’aventures en mer, et plus particulièrement d’aventures mêlant corsaires et pirates (vous connaissez la différence entre eux, n’est-ce pas ?), il y en a des bons, des formidables.

Côté BD, les deux dernières grandes réussites en la matière ont été La république du crâne et Long John Silver (je vous invite à lire mes critiques de ces albums sur le site).

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Raven

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Long John Silver, c’était une saga en quatre volumes écrite par Xavier Dorison et illustrée avec brio par Mathieu Lauffray.

Ce dernier s’est retrouvé si bien aise en la matière qu’il a décidé de se lancer, en solo, dans une nouvelle saga de la flibuste.

Et voilà donc Raven, trois tomes pour près de 200 pages. Et c’est une très grande réussite.

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La république du crâne – Brugeas & Toulhoat

Dargaud – 224 pages – 25.50 €

Le pitch : Les Bahamas, 1718. De haute lutte, le capitaine pirate Sylla, secondé par son quartier-maître Olivier de Vannes et ses hommes, prend possession d’un vaisseau anglais. Contre toute attente, au lieu de massacrer les membres de l’équipage, les pirates leur proposent de se joindre à eux. Et ce, au nom des principes qui sont les leurs : liberté, démocratie et fraternité. Olivier de Vannes, devenu capitaine du nouveau bateau capturé, croise une frégate battant pavillon portugais. Il s’en empare. Le navire semble abandonné, et pourtant, des esclaves noirs qui se sont mutinés se trouvent à bord. À leur tête, la reine Maryam.

Rythmé par les réflexions d’Olivier dans son carnet de bord, ce récit confronte deux visions du monde : celle des pirates révoltés contre l’ordre établi et celle d’une reine régnant sans partage. Mais un ennemi commun pourrait bien donner naissance à une alliance…

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La république du crâne

Mon avis : Vous aimez les histoires de pirates ? Si oui, alors cet album est définitivement pour vous !

J’irais même plus loin : le one shot de Brugeas & Toulhoat devrait être conseillé à tous les amateurs de pirates et de vérités historiques car il s’agit du récit le plus passionnant et le plus proche de la réalité qu’il m’ait été donné de lire sur le sujet (avec le roman Long John Silver, de Bjorn Larsson).

Ce gros bouquin a été réalisé, sans le moindre doute, par des passionnés.

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Le loup des mers

Le loup des mers – Riff Reb’s

d’après le roman de Jack London

Noctambule – 136 pages – 17.95 €

Le pitch : Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé.Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d’estime teintée de mépris pour Humphrey, à l’inverse, très religieux : « si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir ? »

Ainsi naissent les premières joutes verbales – pleines d’humour et d’esprit – qui rythment ce passionnant récit d’aventure, et qui redoubleront à l’arrivée d’une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes. Intelligente, brillante et moderne, une adaptation d’envergure de l’un des chefs-d’œuvre du roman d’aventure !

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Riff Reb's

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Mon avis : Rien de plus difficile que d’adapter un grand roman en BD. Nombre d’excellents auteurs s’y sont cassé la plume et le pinceau, et par charité je ne donnerais pas d’exemples ici aujourd’hui !

C’est donc à chaque fois une heureuse surprise et un grand plaisir quand un chef-d’œuvre romanesque donne un chef-d’œuvre de BD. C’est le cas, sans le moindre doute, avec Le loup des mers de Jack London, devenu Le loup des mers de Riff Reb’s.

Riff Reb’s a deux passions : la mer, et Jack London, qui ont chacun inspiré plusieurs de ses créations. C’est donc tout naturellement qu’il s’est emparé du Loup des mers, merveille d’aventures maritimes de Jack london.

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La vengeance du Comte Skarbek

La vengeance du comte Skarbek – Y. Sente – G. Rosinski

Dargaud – 128 pages – 29.99 €*

Le pitch : On dit qu’une bonne vengeance peut attendre. C’est faux. Une bonne vengeance doit attendre. Pour se préparer. Pour se déguster. Pour surprendre.

Combien d’années d’injustice subie auront été nécessaires au très civilisé Comte Skarbek pour que son unique main se ferme en poing vengeur ? Toutes les réponses ont été transcrites en 1843 dans un diptyque. Toutes.

Mon avis : Quant deux grands de la BD décident de travailler ensemble, on a toujours un peu peur d’être déçu, que 1 + 1 ne fassent pas 2. Cependant, parfois, 1 + 1 font 3, et c’est superbe. Voilà ce qui est arrivé en 2008 à Yves Sente et Grzegorz (dit Greg) Rosinski, lorsqu’ils se sont lancés dans cette longue histoire en 128 planches.

La vengeance du Comte Skabeck a été publiée dans un premier tome en deux volumes, mais il faut absolument l’acheter dans sa version « Intégrale » réunissant les deux albums (d’occasion, l’ouvrage est malheureusement épuisé).

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La vengeance du Comte Skarbek

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Le format de l’intégrale est en effet beaucoup plus grand qu’un album normal (27.4*35 cm). Cela permet de mettre en valeur de manière évidente et indispensable le travail graphique de Rosinski, sur un très beau papier au grammage épais, et l’éditeur a ajouté un carnet de croquis de 18 pages pour clore le volume.

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Les aventures exotiques


Zaroff

Zaroff – S. Runberg & F. Milville-Deschênes

d’après le roman de Ricard Connell

Le Lombard – 88 pages – 16.45 €*

Le pitch : « Je m’appelle Fiona Flanagan. Vous ne me connaissez pas, général Zaroff… Et pourtant, il y a peu, vous avez changé ma vie. En tuant mon père, lors d’une de vos sordides chasses à l’homme. Je me propose de vous rendre la pareille ! Mes hommes ont retrouvé votre soeur cadette et ses trois enfants. Ainsi que l’île qui vous sert de repaire… Et cela m’a donné, à mon tour, des envies de chasse !

Qui, de vous ou moi, trouvera votre soeur et ses enfants en premier ? À l’instant où vous lirez ces mots, ils seront déjà sur votre île. Si c’est moi qui les rattrape, je les tuerai. Si c’est vous, il vous faudra les défendre. Car je n’aurai de cesse de tous vous chasser et de tous vous abattre. Afin qu’il ne reste aucun Zaroff en vie dans ce monde. »

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Mon avis : Zaroff, cela vous dit quelque chose ? Non ? Alors passez votre chemin, vous aurez du mal à vous immerger dans cette histoire dont les prémices – bizarrement présentées dans les dix premières planches – risquent de vous déconcerter.

Par contre, si vous êtes cinéphile et que Les chasses du comte Zaroff sont pour vous synonyme de film en noir et blanc du début des années 30 et d’aventures étranges – à la limite du fantastique – et de perversité, n’hésitez pas : cet album est pour vous.

Même chose si vous avez lu The most dangerous game, l’excellent court roman de Richard Connell dont est tiré le film

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Zaroff

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Arjuna

Arjuna – Mathieu Mariolle & Laurence Baldetti

Glénat – 95 pages – 19.00 €

Le pitch : Inde, XIXe. Tandis que l’occupant anglais cherche à tout prix à séculariser ce pays aux multiples croyances et divinités, la population locale craint l’arrivée d’un enfant qui pourrait bien être la réincarnation du puissant démon Ravana.

Dans ce contexte, l’autochtone Arjuna, une belle jeune femme qui met ses pouvoirs singuliers à disposition du plus offrant, se voit chargée de ramener la fille délurée d’un colonel britannique au Royaume-Uni.

Mais leur périple maritime va conduire les deux femmes dans l’antre des pirates indépendantistes menés par le commandant Kanhoji. Une révélation inattendue va alors sceller leur destin.

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Arjuna

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Mon avis : Il y a peu de chance qu’on se retrouve à lire Arjuna par hasard : la couverture de l’album est tellement magnifique qu’elle attire irrésistiblement les regards !

Heureusement, l’exploration de l’album ne déçoit pas le lecteur amateur de belles illustrations, le one shot de 80 planches en regorge, sans oublier le cahier de recherches graphiques de douze pages qui clôt l’album.

Les graphismes de Laurence Baldetti, mis en couleur avec talent par Nicolas Vial, sont assez fascinants. Il faut dire que le scénario de Mathieu Mariolle (l’auteur du dyptique Blue note, que j’avais adoré à sa sortie) donne à la jeune illustratrice un champ créatif formidable, fascinant : rien moins que le monde mystérieux de l’Inde traditionnelle et de ses dieux multiples !

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Arjuna

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Les Indes fourbes

Les Indes fourbes – Alain Ayroles & Juanjo Guarnido

Delcourt – 160 pages – 34.90 €

Le pitch : Fripouille sympathique, don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu’on appelait encore les Indes au siècle d’or.

Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l’Amazone, jusqu’à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l’Eldorado !

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Les Indes fourbes

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Mon avis : Cet album a été lancé par Delcourt à la rentrée 2019 avec une campagne marketing digne d’un Astérix et Obélix.

Le résultat a été à la hauteur des espérances de l’éditeur, puisque la critique a salué unanimement sa qualité et le public s’est jeté dessus !

Il faut dire que l’entreprise avait de quoi séduire : l’album est en effet le fruit de l’alliance des deux plus grands spécialistes de l’histoire de la BD anthropomorphique.

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Les Indes fourbes

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Le serpent et le coyote

Le serpent et le coyote – Matz & Philippe Xavier

Le Lombard – 160 pages – 24.95 €

Le pitch : USA, 1970. Joe se balade en camping-car dans les grands espaces du Far West. Il y fait des rencontres : un petit coyote, pour commencer, mais aussi des gens plus ou moins bien intentionnés ― des voyous locaux, des agents du FBI, un U.S. Marshal, d’anciens amis plus ou moins fréquentables…

Mais qui est vraiment ce bon vieux Joe ? Ceux qui croisent son chemin ont tendance à voir leur espérance de vie se réduire dangereusement…

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Le Serpent et le Coyote

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Mon avis : En fait, quand on sort de la lecture de Le serpent et le coyote, un one shot de 140 planches publié par Le lombard dans sa fameuse collection « Signé », on se dit que faire une bonne BD, ce n’est pas très compliqué. Voire presque simple.

Ceci dit, vous l’avez compris, c’est une plaisanterie, car si cet album de Matz et Philippe Xavier est une réussite, c’est du à la conjonction de deux éléments que l’on ne trouve pas sous les sabots d’un cheval, même au fond de l’ouest sauvage américain !

Le serpent et le coyote

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La terre verte

La terre verte – Alain Ayroles & Hervé Tanquerelle

Delcourt – 256 pages – 34.95 €

Le pitch : Aux derniers temps du Moyen Age, les ultimes descendants des Vikings tentent désespérément de survivre sur les rivages glacés du Groenland. Un homme au lourd passé, en quête d’une seconde chance, débarque parmi eux.

Leur apportera-t-il le salut ou précipitera-t-il l’effondrement de la « Terre verte » ?

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La terre verte

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Mon avis : Sacré pari de la part de l’excellent scénariste Alain Ayroles ! Développer un one shot particulièrement copieux (rien moins que 240 planches !) qui se déroule entièrement dans une communauté, en 1492, dans un coin perdu du Groënland, fallait oser !

Plus fort : il s’agit d’un drame que l’on pourra qualifier de shakespearien sans se tromper, puisque le personnage principal, l’effroyable Richard, est très clairement inspiré du Richard III de l’immense tragédien.

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La terre verte

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Caballero Bueno

Caballero Bueno – T. Lavachery & T. Gilbert

Rue de Sèvres – 175pages – 25.00 €

Le pitch : Au début du XXe siècle, la compagnie anglaise Williamson & Balfour exploite une partie de l’île de Pâques, gouvernée par le Chili. En 1933, Anthony Wilcox, un membre de la compagnie, y est sauvagement assassiné.

Après des semaines passées à la recherche du coupable, le président chilien dépêche sur l’île l’un des meilleurs inspecteurs du pays : Guillermo Valverde.

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Mon avis : Avec Caballero bueno (que l’on pourrait traduire, j’imagine, par Gentleman), Thomas Lavachery développe sur 170 planches un one shot passionnant que je place tout de suite en tête des BD que j’ai pu lire cette année.

Le scénariste explique très bien, dans sa postface très documentée, comment il a été inspiré par une histoire que lui racontait son grand-père ethnologue, qui a participé en 1934 à une expédition franco-belge sur l’île de Pâques.

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Caballero bueno

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Les aventures en montagne


Le sommet des Dieux - T1

Le sommet des dieux (5 tomes) – Jirö Tanigucchi 

d’après le roman de Baku Yumemakura

Kana – 5* 338 pages – 5*18.00 €

Le pitch : Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet. Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal? Cela changerait l’histoire de l’alpinisme!

C’est sur cette passionnante question que s’ouvre le chemin initiatique de Fukamachi qui sera amené à faire la rencontre de figures hautes en couleurs. Le dépassement de soi, l’aventure, la passion de la montagne sont les leitmotivs de cette formidable aventure signée Jirô Taniguchi !

Mon avis : Le maître Jîro Tanigushi se lance, début 2000, dans l’adaptation en manga (bien que je préfère parler de BD pour évoquer l’oeuvre de Tanigushi, fortement imprégné de culture BD occidentale) du Sommet des dieux, le best-seller japonais de Baku Yumemakura.

A cet instant, certains de ses fans – et dieu sait s’ils sont nombreux de par le monde – ont du être un peu interloqué par son choix. Car si le roman de Yumemakura était alors extrêmement populaire, son cadre était très éloigné de l’univers habituel de Jiro Tanigushi. La haute montagne, l’alpinisme de très haut niveau : rien à voir avec les récits urbains du grand dessinateur.

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Pourtant, quatre ans plus tard, quand Tanigushi achève la création de cette immense fresque sur la montagne et les hommes qui se déploie sur plus de 1 500 planches (!), personne ne peut encore douter : Le sommet des dieux est un chef d’oeuvre, sans doute, en quelque sorte, le Guerre et paix de l’illustrateur !

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Ailefroide - Altitude 3954

Ailefroide Altitude 3954 – Jean-Marc Rochette

Casterman – 295 pages – 28.00 €

Le pitch : De Grenoble à la Bérarde en mobylette. Des rappels tirés sur la façade du Lycée Champollion. Avec l’exaltation pure qui tape aux tempes, quand on bivouaque suspendu sous le ciel criblé d’étoiles, où qu’à seize ans à peine on se lance dans des grandes voies. La Dibona, le pilier Frendo, le Coup de Sabre, la Pierre Alain à la Meije, la Rébuffat au Pavé : le Massif des Ecrins tout entier offert comme une terre d’aventure, un royaume, un champ de bataille parfois.

Car la montagne réclame aussi son dû et la mort rôde dans les couloirs glacés.

Mon avis : J’ai abordé avec une petite pointe d’appréhension Ailefroide Altirude 3 954, car ni le dessin de couverture, ni les planches feuilletées ne m’attiraient vraiment.

Mais comme, pour une fois, Rochette était aussi derrière son clavier pour écrire le scénario, et que le récit portait visiblement sur l’amour de la montagne, j’ai tout de même tenté ma chance.

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Bien m’en a pris ! Car je suis sorti de ma lecture, une paire d’heures plus tard, absolument convaincu, conquis par ce très épais roman graphique qui est, tout simplement, un récit autobiographique d’une qualité remarquable.

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Les aventures dans les étoiles


La guerre éternelle

La guerre éternelle – Marvano & Haldeman

d’après le roman de Joe Hadelman

Dupuis – 162 pages – 28.95 €

Le pitch : Jusque-là, personne n’avait jamais vu les Taurans, ni su à quoi ils ressemblaient, ni même connu leurs véritables intentions. Mais une fusée terrienne fut détruite par les ennemis extraterrestres, c’est du moins ce qu’annonça la télévision. Aussitôt, politiciens et généraux décrétèrent qu’il fallait en finir une fois pour toutes avec cette menace intolérable. Cela commença avec la Grande Conscription de 2009 et la constitution d’un corps expéditionnaire d’élite.

C’est ainsi que Marygay Potter et William Mandella furent embringués dans une guerre qui allait durer plus de mille ans…

Mon avis : Les adaptations en BD des grands classiques de la  SF, cela ne court pas les rues. Bizarre, d’ailleurs, tant le cadre de certains de ces récits a tout pour donner des images spectaculaires !

Si vous êtes amateur du genre, listez dans votre tête quelques-uns de vos titres favoris, et imaginez les sous forme d’album… Get it ?! Raison de plus pour se précipiter sur cette adaptation du magnifique roman de Joe Haldeman paru il y a maintenant quarante ans.

La guerre éternelle, prix Nebula en 1975, puis prix Hugo et Locus en 1976 (rien que les trois plus grandes distinctions de la SF mondiale !), est certainement un des plus grands romans de SF consacrés aux guerres futures.

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La guerre éternelle

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Je ne vais pas prendre trois heures pour vous vendre le scénario du roman devenu BD (de mémoire, l’adaptation est très fidèle) : c’est tout simplement une merveille de construction, un récit en constante accélération qui s’enroule sur lui même pour déboucher par surprise sur une des fins les plus émouvantes qu’il m’ait été de donner de lire ces derniers temps.

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Letter 44

Letter 44 (6 tomes) – Charles Soule & Alberto J. Alburquerque

Glénat – 960 pages – 6*16.95 € 

Le pitch : Dure journée pour Stephen Blades, le 44e président des États-Unis. Au premier jour de son investiture son prédécesseur, Francis T. Carroll, lui laisse un courrier qui va changer non seulement son propre destin, mais très probablement la face du monde. Depuis 7 ans, la Nasa a détecté une construction extraterrestre sur la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Mais la rencontre du troisième type n a pas encore eu lieu.

Dans l’expectative de devoir combattre une invasion d’outre-espace et de pouvoir défendre l’humanité, Carroll a envoyé les troupes américaines sur tous les fronts, inlassablement, ce qui l’a rendu pour le moins impopulaire. Avait-il finalement raison de préparer la nation au désastre imminent ? Et quel sera le rôle de l’équipage du Clarke, le vaisseau d’observation envoyé vers l « ennemi » voici trois ans déjà ?.

Mon avis : Recette : prenez une grande série TV innovante comme 24 h chrono, construite sur un rythme et un découpage infernal, avec une course perpétuelle contre la montre. Déplacez là dans le futur, et en partie dans l’espace. Transposez là en BD. Faites bouillir sur plus de 1 000 pages…

Et vous obtenez Letter 44.

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Letter 44

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Rien moins que la meilleure série comics de SF depuis… depuis quand, en fait ? Depuis toujours, peut-être…

Là, je sens que vous vous dîtes : il n’exagère pas un peu, le lecteur compulsif, emporté par un enthousiasme juvénile qui ne sied guère à son grand âge ? Eh bien, franchement, je ne crois pas.

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Negalyod

Negalyod – Vincent Perriot

Casterman – 208 pages – 25 €*

Le pitch : Le réseau maîtrise l’eau. Le réseau maîtrise l’homme. Un monde sillonné de tuyaux gigantesques et peuplé de dinosaures… Des villes qui flottent dans le ciel et recouvrent de leurs ombres les faubourgs grouillants d’une humanité industrieuse… Et un « réseau » omniprésent qui domine les terres et les hommes.

Jarri Tchepalt est un berger du désert de Ty. Il parle aux dinosaures et maîtrise l’art des cordes. Quand un camion générateur d orage anéantit son troupeau, Jarri décide de partir en ville pour la première fois afin de se venger… Mais révolte et révolution ne mènent pas toujours là où on croyait.

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Negalyod

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Mon avis : Vous êtes probablement passé un jour ou l’autre à proximité de cet album et votre oeil a sans doute été attiré par son impressionnante couverture aux couleurs franches : en haut de l’illustration, une mégalopole comme accrochée dans le ciel, tête en bas; en bas, un homme montant un dinosaure, dans un décor de désert post-apocalyptique.

Si vous avez pris la peine de prendre en main l’ouvrage, vous avez pu apprécier son poids spectaculaire et ses dimensions impressionnantes. plus de 200 pages sous une épaisse couverture pelliculée (et de jolies gardes bleues). Et si vous avez ouvert l’album… vous en avez pris plein les mirettes !

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Negalyod

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Negalyod est un des buzz de l’année BD 2018, et c’est parfaitement mérité, car l’entreprise est fabuleuse, et le résultat à la hauteur des ambitions a priori exagérées de son auteur, Vincent Perriot.

Pendant deux ans et demi, Vincent Perriot, jeune auteur, a trimé, tout seul, comme un grand, pour écrire le scénario, les dialogues, et dessiner les deux cent planches de cette épopée de nulle part.

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Islander

Islander – Caryl Ferey & Corentin Rouge

Glénat – 160 pages – 26.00 €

Le pitch : Futur proche. Le continent européen est victime de catastrophes multiples, des réfugiés de tous les pays s’amassent au port du Havre, lieu de transit vers un hypothétique salut. L’Islande est encore épargnée, mais pour combien de temps ? Liam, qui a déjà tout perdu, va tenter sa chance en subtilisant le pass d’une migrante, sans savoir que l’Islande aussi se déchire à leur sujet.

Ballotté dans le chaos du monde, Liam découvrira qu’il a pris la place d’une femme impliquée dans un mystérieux projet, « Islander » ; sa rédemption, si Liam et ses nouveaux compagnons parviennent à survivre.

.Islander

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Mon avis : Dès la prise en main de l’album, le lecteur sait qu’il est tombé sur un livre hors normes.

Très grand format (24*32 cm), 160 planches sur papier glacé, couverture épaisse : tout concourt à un ouvrage de poids (1.2 kg).

Mais une fois le livre ouvert, on découvre qu’il n’y a pas que la forme et l’apparence : Islander est un récit d’aventures prospectif tout à fait exceptionnel.

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Islander

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Les aventures fantastiques


The savage shores

The savage shores – Ram V & Sumit Kamar

Hicomics – 175 pages – 17.90 €

Le pitch : 1766. Deux siècles après l’arrivée du premier navire européen sur les côtes de Malabar et l’implantation des colons à Calicut, la Compagnie des Indes cherche à protéger ses intérêts économiques sur la Route de la Soie.

Un vampire embarque sur un bateau de la Compagnie, dans l’espoir de redémarrer de zéro sur ces nouvelles terres prometteuses. Mais il comprendra vite que les rives de l’Indus abritent des démons et des créatures légendaires bien plus anciennes et plus puissantes que lui.

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Mon avis : Avec un format moyen, proche de celui d’un standard comics, These savage shores se distingue tout de suite des innombrables albums qui fleurissent sur les tables des librairies. Deux éléments remarquables, donc, dès le premier contact avec l’album.

Le premier, c’est une édition de très haute qualité (papier glacé à fort grammage; couverture très épaisse), pour un rapport qualité prix remarquable (17.90 € pour 175 pages, bravo à l’éditeur Hicomics !).

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The savage shores

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Le second, c’est un graphisme de couverture magnifique, avec ce rouge rubis qui met en valeur un masque blafard. Une fois la couverture tournée, impossible de ne pas plonger irrémédiablement dans ce one shot, le lecteur ne pouvant qu’être subjugué par les dessins de Sumit Kamar, tout autant que la mise en couleurs – exceptionnelle ! – de Vittorio Astone.

Allons-y carrément : Theses savage shores est, pour moi, le plus bel album fantastique depuis bien, bien longtemps.

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Azimut - Les aventuriers du temps perdu

Azimut (5 tomes) – J.B. Andréae & W. Lupano 

Vents d’ouest – 240 pages –  5*13.90 €

Le pitch : Quelque part dans le vaste capharnaüm des mondes possibles, il en existe un où, plus qu’ailleurs, on reste profondément outré par l’idée de la vieillesse et de son issue tragique : la mort. Mais a-t-on la possibilité d’y échapper ? Ailleurs peut-être pas, mais dans ce monde-là, il est permis de le penser. C’est en tout cas la théorie du vieux professeur Aristide Breloquinte, qui occupe son temps à étudier les caprices du temps à bord du Laps, son navire-laboratoire. C’est aussi l’avis de la belle Manie Ganza, qui semble convaincue que le temps, c’est de l’argent, et même des espèces sonnantes et trébuchantes.

Chimère ! Diront certains. Non-sens diront les autres. Et puisqu’on parle de non-sens, signalons tout de même ce fait étrange : depuis quelques temps déjà, on a perdu le pôle nord. Ça n’a probablement rien à voir. Ou alors, c’est tout l’inverse.

En compagnie d’une myriade de personnages fantastiques que n’aurait pas reniés Lewis Carroll, embarquez pour un fabuleux voyage qui vous emmènera tout autant dans les sphères éthérées de l’imagination qu’au coeur des préoccupations existentielles humaines.

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Mon avis : Lupano : une des nouvelles stars de la BD française, un scénariste à l’imagination délirante et à l’humour souvent complètement déjanté.

Son problème : rencontrer un dessinateur à la hauteur de son talent. Cela n’a pas toujours été le cas, mais avec la série Azimut, c’est bingo !

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Jean-Baptiste Andréae possède un style immédiatement reconnaissable, et une technique époustouflante. Un duo de choc pour une nouvelle série, dont le premier tome est paru en 2012 et qui se poursuit jusqu’à ce jour : miam !

Alors voici Les aventuriers du temps perdu, 46 pages absolument magiques, qui vont vous embarquer dans une aventure hors du temps, c’est le cas de le dire…

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Peter Pan - L'intégrale

Peter Pan (6 tomes) – Loisel

Vents d’ouest – 336 pages – 59 €

Le pitch : La création est un acte délicat. Elle l’est plus encore lorsqu’il s’agit de donner une nouvelle vie à un personnage aussi mythique que Peter Pan. Régis Loisel s’est pourtant attelé à la tâche avec grâce et humilité, mêlant ainsi les ambiances féeriques et lumineuses de James Matthew Barrie aux atmosphères londoniennes sombres mais romantiques de Dickens. Non content de s’approprier avec brio un classique de la littérature, Loisel fit entrer le lecteur ébahi dans les méandres tourmentés de la psychologie humaine, maniant avec honnêteté des notions délicates et taboues, comme la maternité non assumée, la violence des enfants, la vengeance, le complexe d’Œdipe…

«Mon album est à la croisée de toutes les enfances et son histoire recueille cette substance merveilleuse, alchimie du rêve et de la réalité qui s’envole sans que nous le voulions quand nous devenons grands. Il y a de la magie, de la poésie mais aussi énormément de souffrance et de cruauté dans ce monde là…» Régis Loisel

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Peter Pan - L'intégrale

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Mon avis : Revisiter un des mythes les plus connus et puissants de l’histoire littéraire : voilà le défi que s’est lancé Régis Loisel en 1990 en entamant l’incroyable adaptation du Peter Pan de J.M. Barrie.

15 ans et 320 planches plus tard, l’auteur bouclait son entreprise après avoir tenu en haleine des centaines de milliers de lecteurs. Le résultat de ce travail de titan ? Une œuvre hors norme, fascinante, discutable et discutée encore aujourd’hui.*

Peter Pan


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