Livres : les meilleures sorties 2019

Posté le 19 décembre 2018, par letournepage, dans L'actualité des sorties

Livres : le meilleur 2019

 

A intervalles réguliers, je vous présente une sélection tout à fait subjective d’ouvrages attendus, intrigants, étonnants, ou un peu décalés, choisis parmi la vague de titres qui, semaine après semaine, submerge les étagères, physiques ou virtuelles, des librairies.

Au début de chaque année, c’est un peu la déprime post coïtum pour l’édition française.

Normal, après le pic de vente géant du mois de décembre qui, chaque hiver, multiplie le chiffre d’affaires normal des éditeurs par quatre, il est dur de revenir sur Terre…

Mais, qu’à cela ne tienne ! Les maisons d’édition ne se laissent pas abattre et n’hésitent pas à noyer les présentoirs et les rayonnages des points de vente sous plusieurs centaines de nouveaux ouvrages.

Ce qui n’est pas forcement une bonne chose car – vous ne le savez peut-être pas – l’industrie française du livre s’est lancée depuis de nombreuses années dans une course en avant destructrice : toujours plus de nouveaux livres, pour des ventes qui, au mieux, stagnent.

Résultat : la trésorerie des librairies se noie sous le flot de nouveaux ouvrages, la durée d’exposition des livres sur les rayonnages est de plus en plus courte et le nombre moyens d’exemplaires vendu ne cesse de chuter.

Gagner sa vie avec le livre est, pour tous les acteurs de la filière – à commencer par les auteurs ! – devenu une gageure…

Mais trêve de confiserie… euh… de plaisanterie, revenons à nos moutons : les nouveautés 2019, présentées mois après mois, dans l’ordre : janvier, février, mars… enfin bref, vous avez compris !

Heureusement pour vous, cher lecteur, j’ai fait pour vous mon marché sagace dans le torrent de papiers et tiré dans mes filets quelques romans, essais, pièce de théâtre, BD qui, ma foi, devraient vous repaître. Bon appétit !

2019 : une année littéraire pour tous les goûts !

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♠ Janvier ♠


Sérotonine

Sérotonine – Michel Houellebecq

Flammarion – 352 pages – 22 €

A tout seigneur, tout honneur… Le nouveau roman de Michel Houellebecq, programmé pour ouvrir l’année littéraire 2019, en a été aussi le principal événement.

Seulement, Flammarion l’a joué total mystère, avec un black out complet sur le septième roman du jeune marié… Rien, pas un homme, même pas une couv’ et pas de pitch : juste un titre, une pagination et un prix. On se la joue un peu trop star, non ?

Ah si, une indication : le tirage initial a été fixé à 320 000 exemplaires ! Waouh…

Avec le recul, on sait à quoi s’en tenir : le peuple s’est jeté sur l’ouvrage avec une voracité inouïe, Flammarion a été obligé de retirer au bout de quinze jours.

Résultat : Houellebecq n’est pas près de mourir de faim !

Et le contenu ? Étonnant : c’est du Houellebecq !

L’enfant perdue (L’amie prodigieuse IV) – Elena Ferrante

Folio – 640 pages – 8.90 €

Quatrième et dernier volume de la prodigieuse saga de l’amie du même qualificatif, L’enfant perdue sort enfin en format poche.

Pour ceux qui, comme moi, se sont laissé séduire par ce récit vraiment unique, pas question d’attendre plus de quelques semaines pour enfin connaître le fin mot de cette histoire d’amitié au travers le temps.

Pour découvrir mes critiques des trois premiers tomes, il faut commencer par là :

L'amie prodigieuse

Le pitch : «Comme toujours, Lila s’attribuait le devoir de me planter une aiguille dans le cœur, non pour qu’il s’arrête mais pour qu’il batte plus fort.» Elena, devenue auteure reconnue, vit au gré de ses escapades avec son amant entre Milan, Florence et Naples. Parce qu’elle s’est éloignée du quartier populaire où elle a grandi, Elena redoute les retrouvailles avec son amie d’enfance. Mais depuis quelque temps, Lila insiste pour la voir et lui parler…

La saga se conclut en apothéose après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes et de l’Italie, des années 1950 à nos jours. L’enfant perdue est le dernier tome de la saga d’Elena Ferrante. Il succède à L’amie prodigieuse, Le nouveau nom et Celle qui fuit et celle qui reste.

Clair obscur – Don Carpenter

Editions Cambourakis – 208 pages – 18 €

Don Carpenter conquiert peu à peu la France, plus de vingt ans après son suicide…

Ce n’est pas le moindre des paradoxes dans la vie de cet auteur américain qui a beaucoup travaillé pour le cinéma hollywoodien et dont chaque livre, publié sur le tard dans notre bonne vieille France, confirme le talent.

Pour les amateurs potentiels (allez-y, je vous en prie !), allez jeter un coup d’œil d’abord sur  cette critique :

Un dernier verre au bar sans nom

Le pitch : Lorsque Irwin Semple sort de l’asile psychiatrique de Cannon après dix-huit ans d’internement, il a trente-cinq ans, doit refaire – ou plutôt commencer – sa vie, la tête pleine de souvenirs adolescents encore à vif. À force de persévérance, il parvient vaille que vaille à se réinsérer, jusqu’au jour où il croise Harold Hunt, ancien leader d’un clan qu’il rêvait d’intégrer au lycée.

Irrémédiablement associée au tragique événement qui a conduit à son internement, la vision de Harold déclenche un nouveau choc chez Semple. Partagé entre son éternel besoin de reconnaissance et un certain désir de vengeance, va-t-il parvenir à passer outre et aller de l’avant ?

Edmond – Alexis Michalik

Le livre de poche – 296 pages – 6.20 €

Edmond, vous l’avez deviné, c’est Edmond Rostand, l’auteur – entre autres – de Cyrano de Bergerac, l’acmé du théâtre français du dernier siècle.

Tiens, au passage, allez-voir par ici mon avis  sur Cyrano :

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Cyrano de Bergerac

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Alexis Michalik s’est emparé de la vie de Rostand et en a fait, non pas un bio pic, mais une bio comédie, une pièce qui a remporté depuis plusieurs années maintenant un succès phénoménal, enchainant les centaines de représentations sans désemparer…

Une oeuvre que j’ai eu la chance de voir jouer sur scène l’année dernière, une pièce ma foi fort bien troussée, drôle, émouvante, une déclaration  d’amour au grand dramaturge.

En voici dans une nouvelle édition de poche (publiée à l’occasion de la sortie sur les écrans de son adaptation en film).

A lire, c’est facile et plein d’esprit !

Le pitch :

Edmond : Tragédie. (Regard noir de Coquelin). Comédie.
Coquelin : Mon rôle ?
Edmond : Un… poète. Fin bretteur. Avec… un grand… nez.
Coquelin : Un grand… nez ?
Edmond : Énorme. Une protubérance.

L’échec de La Princesse lointaine a laissé Edmond ruiné et endetté. Il tente alors de convaincre le grand acteur Coquelin de jouer dans sa prochaine pièce, une comédie héroïque, en vers, dont il n’a pour l’instant pas écrit une seule ligne. Mais il a le titre : Cyrano de Bergerac.

Après Le Porteur d’histoire et Le Cercle des illusionnistes, couronnés par deux Molières, Alexis Michalik s’attaque, avec un humour et une imagination jubilatoires, à un monument du théâtre français, et nous plonge au cœur de la création du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand.

La bibliothèque enchantée – Mohammad Rabie

Actes sud – 240 pages – 19 €

Actes Sud a le chic pour dénicher les textes étrangers de qualité, toujours publié avec beaucoup d’élégance.

Avec un titre et un pitch pareils, le roman de Mohammad Rabie, un jeune auteur égyptien, très prometteur, ne peut qu’intriguer et séduire un grand lecteur…

Le pitch : Chaher, jeune fonctionnaire du ministère des « Biens de mainmorte », se voit confier une mission inhabituelle : rédiger pour la forme un rapport sur une bibliothèque oubliée du Caire que l’Etat veut raser pour faire passer une nouvelle ligne de métro. Il se décide pourtant à mener sérieusement son enquête et, peu à peu, tout un monde mystérieux et labyrinthique s’ouvre à lui dans cette bâtisse délabrée et poussiéreuse où les ouvrages sont entassés sans cotation ni indexation et où l’on trouve des traductions dans toutes les langues imaginables.

Fasciné par l’étrange bibliothèque, il ne l’est pas moins par la poignée d’originaux qui la fréquentent, comme Mi, célèbre traducteur ayant perdu toute foi en son métier, ou « Jean le copiste », homme mutique ayant passé sa vie à photographier des livres page après page et, surtout, Sayyid, vieil intellectuel nihiliste, cynique et truculent, qui connaît la bibliothèque comme sa poche mais n’est pas prompt à divulguer ses secrets.

Dans ce roman surprenant, Mohammad Rabie tisse d’une main de maître une double trame narrative.

Peut-on réussir sans effort ni aucun talent ? – Gilles Versvish

Editions Le passeur – 300 pages – 19 € 

Avec un titre aussi décapant, l’œil est immédiatement attiré… surtout que l’iconographie wharholienne à la gloire de du non conformisme d’Einstein souligne à merveille l’accroche !

Un coup d’oeil sur le pitch devrait, comme cela a été le cas pour moi, finir de vous convaincre : cet essai mérite, au moins, un minimum d’attention. On jugera sur le fond.

Le pitch : Un ouvrage décapant qui démonte avec intelligence et humour les mirages du mérite, gage de la réussite.

Le geek suprême, Steve Jobs l’a écrit :  » Je suis convaincu que la moitié qui sépare les entrepreneurs qui réussissent de ceux qui échouent est purement la persévérance.  » Une manière de dire que la réussite serait une question de volonté : quand on veut, on peut ! Les gens qui réussissent le doivent à leur travail et à leurs efforts, et les gens qui échouent considérés comme des ratés, n’auraient tout simplement aucune volonté. Dans la vie, tout ne serait donc qu’une affaire de mérite personnel.

Dans ce texte vivifiant, Gilles Vervisch décortique la croyance dans le mérite omniprésente à notre époque. Certes, elle peut s’avérer être un moteur pour entreprendre. La  » méritocratie  » assurant une égalité des chances pour permettre aux plus méritants de s’en sortir semble tout à fait juste.

Mais cette croyance dans le mérite n’est-elle pas aussi illusoire que dangereuse ? Qu’est-ce que réussir sa vie ? Une vie réussie est-elle forcément celle d’un startuppeur ? Est-il bien vrai que la vie ne nous offre que ce que nous méritons ?

Champignac – Enigma – BeKa & Davis

Dupuis – 64 pages – 14.50 €

Chouette ! Dupuis poursuit son travail de revisite adulte de l’univers de Spirou !

Après la magnifique réussite d’Emile Bravo (deux tomes déjà parus de Journal d’un ingénu) consacrée aux jeunes Spirou et Fantasio durant la seconde guerre mondiale, voici le jeune Pacôme de Champignac impliqué dans le décryptage du mystère Enigma !

A ne rater sous aucun prétexte ! (Critique à venir bientôt)

Le pitch : Berlin, 1938. Des ingénieurs allemands présentent à Hitler Enigma, une machine à crypter des messages au code inviolable. Ni plus ni moins qu’une invention qui devrait permettre aux nazis de gagner la guerre… Juin 1940. L’Allemagne a attaqué la France et la Belgique, qui ont capitulé.

Au château de Champignac, le comte, un jeune scientifique spécialiste des champignons, reçoit une étrange missive cryptée. Un défi excitant pour Pacôme (Hégésippe Adélard Ladislas), qui ne tarde pas à en découvrir la clé. Surprise : le message vient de son vieil ami Black qui lui demande de le rejoindre à Londres pour une mission de la plus haute importance. Alors que le château est réquisitionné par l’armée allemande, Champignac arrive à fuir et à traverser la Manche. À Londres, un nouveau message l’envoie dans le petit village de Bletchley où, aidé du professeur Black, d’Alan Turing et de Miss Mac Kenzie, il va s’attaquer au décryptage de la machine Enigma.

Une aventure passionnante qui mettra ses facultés intellectuelles à rude épreuve mais qui lui permettra également de croiser Churchill, de découvrir l’amour (non, pas avec Churchill) et de changer le cours de la guerre

Une histoire des loups

Une histoire des loups – Emily Fridlund

Editions Gallmeister – 304 pages – 9.40 €

La sortie en format poche d’un roman américain identifié par l’excelllllent éditeur Gallmeister, spécialiste des vraies découvertes d’outre-atlantique, de vraies découvertes non formatées.

Le pitch est appétissant (oui, je sais, un livre n’est pas un gâteau, mais bon…) et les échos plutôt favorables, alors pourquoi se priver…

Le pitch :  Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne.

Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

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Kiosque – Jean Rouaud

Grasset – 288 pages – 19 €

Jean Rouaud est sans doute le dernier grand prix Goncourt de notre époque (Les champs d’honneur, 1990).

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Son dernier essai nous renvoi à ce succès,et à l’observation d’une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre…

Le pitch : Sept années durant, de 1983 à 1990, jusqu’à l’avant-veille du prix Goncourt, un apprenti-écrivain du nom de Jean Rouaud, qui s’escrime à écrire son roman  Les Champs d’honneur, aide à tenir rue de Flandre un kiosque de presse.

A partir de ce «  balcon sur rue  », c’est tout une tranche d’histoire de France qui défile  : quand Paris accueillait les réfugiés pieds-noirs, vietnamiens, cambodgiens, libanais, yougoslaves, turcs, africains, argentins  ; quand vivait encore un Paris populaire et coloré (P., le gérant du dépôt, anarcho-syndicaliste dévasté par un drame personnel  ; Norbert et Chirac (non, pas le maire de Paris  !)  ; M. le peintre maudit  ; l’atrabilaire lecteur de l’Aurore  ; Mehmet l’oracle hippique autoproclamé  ; le rescapé de la Shoah, seul lecteur du bulletin d’information en yiddish…)

Superbe galerie d’éclopés, de vaincus, de ratés, de rêveurs, dont le destin inquiète l’  «écrivain  » engagé dans sa quête littéraire encore obscure à 36 ans, et qui se voit vieillir comme eux.

Trouble – Jeroen Olyslaegers

Stock – 448 pages – 22.50 €

La couverture est belle, l’auteur a un nom imprononçable, le pitch est intriguant…

Que demander de plus ? Mon flair de grand lecteur me dit qu’il faut aller mettre son nez entre les pages de ce roman…

Je sais, c’est peu pour prendre une décision, mais c’est bien cela l’enjeu et le plaisir du chasse à la bonne surprise littéraire, non ? S’il suffisait de choisir le dernier Houellebecq, mon intervention serait franchement superfétatoire…

Le pitch : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l’âme d’un poète et l’uniforme d’un policier. Tandis qu’Anvers résonne sous les bottes de l’occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix.

Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent.

Le sport des rois

Le sport des rois – C.C. Morgan

Gallimard – 656 pages – 24 €

Un pavé américain chez Gallimard, par une jeune auteure inconnue, finaliste du prix Pulitzer, ce n’est pas tous les jours qu’on en voit passer…

Quant, en plus, le pitch vous fait de l’œil, il serait dommage de résister !

Le pitch : Riche propriétaire terrien du Kentucky, Henry Forge dédie sa vie à la recherche de la combinaison génétique idéale pour créer le cheval parfait, une machine de course imbattable et grandiose. Digne héritier d’une famille autoritaire habituée depuis des décennies à posséder, commander, dominer, il fait tout plier à sa volonté, la génétique comme sa fille unique, Henrietta, à qui il transmet son obsession.

Dans une ville voisine, Allmon Shaughnessy, un jeune homme noir élevé dans les quartiers pauvres par une mère souffrante, grandit dans un monde de discriminations et d’injustices où les violences policières sont légion. Déterminé à changer le cours de son destin et à conquérir la fortune qu’il mérite, Allmon arrive chez les Forge : garçon d’écurie au talent rare et à l’ambition dévorante, il va mener à la victoire une pouliche de légende, Hellsmouth, bouleverser l’équilibre malsain de la famille et découvrir l’envers du rêve américain.

Ouvre monde, Le sport des rois nous emporte dans son impétueux courant, profond et violent comme le fleuve Ohio. C. E. Morgan nous offre une plongée vertigineuse dans les abysses de l’esclavage et de son héritage, entremêle avec brio les époques et les lieux et livre, par la force unique de son souffle, une exceptionnelle épopée américaine sur plus de trois générations.

Emmanuel le magnifique – Patrick Rambaud

Grasset – 216 pages – 18 €

Patrick Rambaud, depuis maintenant une décennie, chronique à l’ancienne les petits et les grands événements de notre destin national.

Allez jeter un œil ici :

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Après avoir moqué, ridiculisé Nicolas Sarkozy, après avoir réduit le François Hollande à un petit tas de ridicules délavés, ne voit-il pas qu’il s’attaque au jeune flambard qui, depuis l’automne 2018 fait un peu moins le fier…

Rambaud, c’est ne l’oublions pas une superbe plume, une vaste culture historique et – essentiel – un sacré sens de l’humour !

Allez aussi voir par là :

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Le pitch : Un soleil nouveau s’est levé sur la France. Est-ce Austerlitz  ? Ou bien le sacre  ? Au printemps de l’an de grâce 2017, Emmanuel le Magnifique est entré dans l’histoire, costume de banquier et sceptre à la main  : jeune prince à la voix grêle, aux régiments start-up, annonçant un monde rénové. Fini, les rois fainéants  ! Adieu, les rois chevelus  ! Aux oubliettes, François le Petit, gaffeur, trempé, roi de la parlotte à l’embonpoint d’employé modèle. Aux barbaresques, Nicolas le Flambard, et son cortège d’embrouilles à talonnettes  !

Après le dernier règne socialiste, voici la nouvelle saison du Royaume made in France  : inattendue, pleine d’espoirs, impérieuse. Make France great again  ! Dans le temps nouveau, Arcole est sur le câble, et les ennemis se nomment Plenel et Bourdin, non Mélenchon et Olivier Faure…

Entre House of cards et Game of thrones, voici la chronique facétieuse, attendue, hilarante, d’un règne si neuf qu’il ressemble au précédent. Petit guépard deviendra peluche  ?

Anatomie d'un scandale

Anatomie d’un scandale – Sarah Vaughn

Préludes – 448 pages – 16.90 €

Thriller psychologique à l’anglaise, par une auteure déjà renommée, Anatomie d’un scandale touche un sujet tout aussi douloureux que d’actualité (un homme politique séduisant et sûr de lui est accusé de viol par son ex maîtresse. Était-elle consentante ou pas ? Où s’arrête le consentement?).

Best seller de l’autre côté de la manche… et peut-être bientôt chez nous ! Mérite un détour curieux.

Le pitch : Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant.

Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ?

ELLE VEUT LE DÉTRUIRE. ELLE VEUT LE SAUVER. LA VÉRITÉ EST UNE CHOSE DANGEREUSE.

Best-seller international, Anatomie d’un scandale est un thriller psychologique et domestique sulfureux qui mêle radiographie d’un mariage et décryptage des arcanes du monde politique. Un roman ténébreux et puissant.

Dans la maison du ver – George R.R. Martin

J’ai lu – 136 pages – 15 €

Si vous êtes un(e) fan de Game of throne – version papier, bien entendu ! – et de ce grand malade de George R.R.Martin, vous pouvez peut-être avoir un brin de curiosité pour la vie de l’auteur avant son grand oeuvre. Histoire de mieux le connaître avant la mise en ligne de la dernière saison de l’adaptation de son chef-d’oeuvre…

Ici, pas besoin de dizaines d’heures pour parcourir les milliers de pages d’un roman fleuve : la réédition de ce court roman datant de 1976 est l’occasion de découvrir la face vraiment fantastique/horrifique du romancier à l’allure de vieux loup de mer, avec une totalité plus proche de Lovecraft que de la fantasy traditionnelle.

Le pitch : Sous les ruines d’un monde ancien grouille la vie… Dans une ville croulante, sur une planète mourante et oubliée de tous, le jeune Annelyn profite de la fête organisée à l’occasion de la nouvelle Mascarade solaire. Superbe dans son costume de soie, son arrogance est à la hauteur de sa beauté.

Quand il est moqué devant ses nobles amis par le Viandard, chasseur de grouns, il échafaude un plan de revanche. Mais la terrible vérité qui se cache derrière l’histoire de son ennemi va transformer sa tentative en une inexorable descente aux enfers…

Orgueil et préjugés – Jane Austen

Le livre de poche – 288 pages – 6.60 €

Bien entendu, vous avez déjà lu Orgueil et préjugés, sans le moindre doute un des livres que j’emporterais dans une valise sur une île déserte si je devais choisir.

Non ? Oups ! Alors il n’est jamais trop tard pour bien faire, et la réédition dans la collection Le livre de poche avec sa superbe couverture est une occasion parfaite.

Si vous voulez mon avis sur ce chef-d’oeuvre de la littérature, c’est par là :

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Orgueils et préjugés

Le pitch : « C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit être en quête d’une épouse. »

Élisabeth Bennet a quatre sœurs et une mère qui ne songe qu’à les marier. Quand parvient la nouvelle de l’installation à Netherfield, le domaine voisin, de Mr Bingley, célibataire et beau parti, toutes les dames des alentours sont en émoi, d’autant plus qu’il est accompagné de son ami Mr Darcy, un jeune et riche aristocrate. Les préparatifs du prochain bal occupent tous les esprits…

Jane Austen peint avec ce qu’il faut d’ironie les turbulences du cœur des jeunes filles et, aujourd’hui comme hier, on s’indigne avec l’orgueilleuse Élisabeth, puis on ouvre les yeux sur les voies détournées qu’emprunte l’amour.

Astérix le gaulois – René Goscinny & Albert Uderzo

Editions Artbook – 208 pages – 200 €

Astérix a 60 berges. Je vous jure.

Même si, comme pour tous les héros de BD, le temps passe sans altérer sa jeunesse, il est temps de marquer le coup. Et, question merchandising, les ayants-droit des auteurs ne sont pas des manches…

Voilà l’édition ultime de la première aventure du petit gaulois, avec un contenu (voir ci-dessous) à faire pâlir ce bon vieux Jules (César).

Alors, bien sûr, cela coûte le prix d’une corne d’aurochs authentique mais, quand on aime…

Mon avis sur ce premier album :

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Astérix le gaulois

 

Le pitch : Dans un somptueux coffret en Geltex avec marquage au fer à dorer sur le Plat I et le dos, retrouvez l’édition ultime de l’album culte Astérix le Gaulois, qui célèbre en 2019 son 60e anniversaire. Pour la première fois, vous pourrez découvrir l’intégralité du scénario de René Goscinny et des planches originales dessinées et encrées par Albert Uderzo de la première aventure de la série, dans un dispositif associant deux livres au format 290×370 mm, imprimés en quadri sur papier 150 g, avec :

  • L’intégralité du synopsis et le découpage complet tapé à la machine par René Goscinny
  • Les 44 planches originales dessinées et encrées par Albert Uderzo

Ainsi que, dans une chemise en papier de soie, 5 ex-libris :

  • Les premières notes manuscrites de René Goscinny signant l’acte de naissance d’Astérix (2 ex libris)
  • Les premières esquisses d’Astérix et Obélix par Albert Uderzo (2 ex libris)
  • La planche avec les couleurs seules de la première page d’Astérix le Gaulois, publiée dans Pilote le 29 octobre 1959 (1 ex libris)

Pour l’amour des livres – Michel Le Bris

Grasset – 272 pages – 19 €

Michel Le Bris est un excellent auteur. Et le titre et le thème de son dernier ouvrage me rend son achat obligatoire !

Le pitch : « Mon enfance fut pauvre et solitaire entre deux hameaux du Finistère, même si ma mère sut faire de notre maison sans eau ni électricité un paradis, à force de tendresse et de travail. J’y ai découvert la puissance de libération des livres, par la grâce d’une  rencontre miraculeuse avec un instituteur, engagé, sensible, qui m’ouvrit sans retenue sa bibliothèque.

J’ai voulu ce livre comme un acte de remerciement. Pour dire simplement ce que je dois au livre. Ce que, tous, nous devons au livre. Plus nécessaire que jamais, face au brouhaha du monde, au temps chaque jour un peu plus refusé, à l’oubli de soi, et des autres. Pour le plus précieux des messages, dans le temps silencieux de la lecture  : qu’il est en chacun de nous un royaume, une dimension d’éternité, qui nous fait humains et libres. »

Traquemage T3 – Entre l’espoir et le fromage 

Lupano & Relom

Dargaud – 56 pages – 14.90 €

Comment, vous ne connaissez pas Traquemage ? Voyons ?!

Le héros et la série la plus fondamentalement débile de ces derniers temps méritent pourtant le détour, pour peu que vous soyez un fanatique de l’humour absurde , entre Mad, les Monthy Python et H2G2.

Mon avis sur le premier tome :

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Le pitch : Bien que débarrassés de Merdin l’Enchianteur, la malchance n’en finit pas de poursuivre nos héros pour autant. Pistolin, Myrtille et Pompette sont capturés par des marchands d’esclaves et amenés à Grââvos, la capitale de la magie, pour y être vendus.

La ville se prépare justement pour sa Grande Foire de la Magie et c’est une tradition pour les Mages de s’y retrouver pour leur banquet annuel…

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♠ Février ♠


L'art de perdre

L’art de perdre – Alice Zaniter

J’ai lu – 600 pages – 8.50 €

Le prix Goncourt des lycéens 2017 sort enfin en format poche.

L’occasion de se rattraper avec ce très épais roman qui retrace l’histoire d’une famille de harkis, accueilli très favorablement par la critique et les lecteurs.

Le pitch : L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?

Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance.

Comment faire resurgir un pays du silence ? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

L’outsider – Stephen King

Albin Michel – 576 pages – 24.90 €

Encore un Stephen King. Oui, je sais, cela fait beaucoup.

Surtout si l’on considère – comme moi – que son immense talent s’est en grande partie évanoui il y a déjà bien longtemps, le jour où il a été victime de cet accident de voiture…

Alors pourquoi L’outsider ? Peut-être parce que, pour une fois, si l’on en croit le pitch, il s’agit plus d’un polar horrifique que d’un roman vraiment fantastique.

A noter qu’HBO va adapter le roman en une série de dix épisodes.

Le pitch : Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.

Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.

Et si c’était vrai ?

Toute la ville en parle

Toute la ville en parle – Fannie Flagg

Cherche Midi – 512 pages – 21 €

Le nouveau roman de Fannie Flagg, trois ans après Nous irons tous au paradis.

Le thème est ambitieux, et quand on ouvre un nouveau roman de l’auteure, on rêve à chaque fois de retrouver le charme et le plaisir rencontrés avec le magnifique…

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Beignets de tomates vertes

Beignets de tomates vertes.

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Le pitch : l’histoire d’un petit village du Missouri, Elmwood Springs, depuis sa fondation en 1889 jusqu’à nos jours. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère.

Et c’est la même chose au cimetière puisque, loin de jouir d’un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière. Au fil des décès, ils voient ainsi arriver avec plaisir leurs proches et leurs descendants, qui leur donnent des nouvelles fraîches du village. Tout irait ainsi pour le mieux dans ce monde, et dans l’autre, si d’inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté.

On retrouve dans ce roman revigorant en diable, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres, toute la tendresse, le charme fou et la philosophie heureuse de Fannie Flagg.

Le nouveau

Le nouveau – Tracy Chevalier

Editions Phébus – 224 pages – 19 €

Tracy Chevalier, vous connaissez. Forcement. La jeune fille à la perle. Mais pas que. Prodigieuses créatures. Le récital des anges. D’autres romans subtils, délicats. Et d’autres – les derniers publiés – moins convaincants.

Sur un sujet éminemment casse-gueule, elle compose un roman court, gonflé. Qui mérite, si ce n’est le respect, au moins l’attention.

Le pitch : Washington D.C., dans les années 1970. En six ans, c’est la quatrième fois qu’Osei, fils d’un diplomate ghanéen, découvre une nouvelle école. Tout heureux de rencontrer Dee, la fille la plus populaire de sa classe, il ne s’inquiète pas des manigances et de la jalousie de ceux qui voient d’un mauvais œil l’amitié entre un garçon noir et une jolie blonde.

Sémillante réécriture d’Othello dans une cour d’école de banlieue aux États-Unis, ce neuvième roman de l’auteure de La jeune fille à la perle dit à hauteur d’enfant la tragédie universelle du racisme et du harcèlement. Vertigineux et actuel.

Dans ce jardin qu'on aimait

Dans ce jardin qu’on aimait – Pascal Quignard

Folio – 160 pages – 6.10 €

L’auteur du magnifique Tous les matins du monde aborde à nouveau le thème de la musique.

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Tous les matins du monde

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Rien que pour cela, on a envie de jeter un œil sur ce tout petit bouquin qui sort enfin en format poche !

Le pitch : « Le révérend Simeon Pease Cheney est le premier compositeur moderne à avoir noté tous les chants des oiseaux qu’il avait entendus, au cours de son ministère, venir pépier dans le jardin de sa cure, au cours des années 1860-1880. Il nota jusqu’aux gouttes de l’arrivée d’eau mal fermée dans l’arrosoir sur le pavé de sa cour. Il transcrivit jusqu’au son particulier que faisait le portemanteau du corridor quand le vent s’engouffrait dans les trench-coats et les pèlerines l’hiver.

J’ai été ensorcelé par cet étrange presbytère tout à coup devenu sonore, et je me suis mis à être heureux dans ce jardin obsédé par l’amour que cet homme portait à sa femme disparue ». Pascal Quignard.

Qui a tué l'homme-homard ?

Qui a tué l’homme-homard ? – J.M. Erre

Buchet-Chastel – 356 pages – 19 €

Des titres comme celui-là, on en redemande pour en mettre dans mes listes de recommandations !

Quant au pitch, c’est pile ou face : soit le fond est à la hauteur de l’idée, et c’est génial; soit c’est du pipeau intégral et le lecteur referme le roman au bout de cinquante pages. Alors : pile ou face ?

Le pitch : Margoujols, petit village reculé de Lozère, abrite depuis 70 ans les rescapés d’un cirque itinérant qui proposait un freak show : femme à barbe, soeurs siamoises, homme-éléphant, nain, colosse…   L’histoire s’ouvre sur la découverte du cadavre atrocement mutilé de Joseph Zimm, dit « l’homme-homard ». Qui a tué cet ancien membre du cirque des monstres, et pourquoi ? L’enquête menée par l’adjudant Pascalini et son stagiaire Babiloune va révéler des secrets enfouis depuis des lustres dans les hauteurs du Gévaudan.

Lucie, la fille du maire de Margoujols, une jeune femme paraplégique communiquant par l’intermédiaire d’un ordinateur, va épauler les gendarmes dans leur enquête. Elle est aussi la narratrice de cette histoire rocambolesque qu’elle raconte au jour le jour à la manière d’un polar pimenté d’une bonne dose d’humour noir, tout en livrant ses réflexions décalées sur des sujets aussi variés que la littérature policière, le handicap, les artichauts, les cimetières, les réseaux sociaux et, bien sûr, les monstres…

♠ Mars ♠


Un silence brutal

Un silence brutal – Ron Rash

Gallimard – 19 €

Le nouveau roman noir de Ron Rash, un des auteurs américains dont on parle, dans cette mouvance des auteurs qui parlent de l’Amérique rurale, cette Amérique des confins…

Son précédent, Par le vent pleuré (quel titre ridicule !) a trouvé en France son public. C’est dans La noire, de Gallimard. A suivre…

Le pitch : Dans cette contrée de Caroline du Nord, entre rivière et montagnes, que l’oeuvre de Ron Rash explore inlassablement depuis Un pied au paradis, un monde est en train de s’effacer pour laisser la place à un autre. Le shérif Les, à trois semaines de la retraite, et Becky, poétesse obsédée par la protection de la nature, incarnent le premier.

Chacun à sa manière va tenter de protéger Gerald, irréductible vieillard amoureux des truites, contre le représentant des nouvelles valeurs, Tucker. L’homme d’affaires, qui loue fort cher son coin de rivière à des citadins venus goûter les joies de la pêche en milieu sauvage, accuse Gerald d’avoir versé du kérosène dans l’eau, mettant ainsi son affaire en péril.

Les aura recours à des méthodes peu orthodoxes pour découvrir la vérité. Et l’on sait déjà qu’avec son départ à la retraite va disparaître une vision du monde dépourvue de tout manichéisme au profit d’une approche moins nuancée.

Les gratitudes

Les gratitudes – Delphoine Le Vigan

Jean-Claude Lattès – 192 pages – 17 €

La « best-selleuse » de Rien ne s’oppose à la nuit revient squatter les linéaires, avec un succès commercial assuré avant même sa sortie.

On est sur un tout petit format. Le pitch est… comment dire… celui que certain(e)s attendent…

Le pitch«  Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas.  »

Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent  : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé  de la suivre.

LES FANTÔMES DE KNIGHTGRAVE (TROISIÈME PARTIE)

Choc – Les fantômes de Knightgrave T3 – S. Colman & E. Maltaite

Editions Dupuis – 88 pages – 16.50 €

Pour les amateurs de #BD belge, les deux premiers tomes du spin off consacré à Monsieur Choc ont été… un choc ! Scénario noir, basground historique, graphismes somptueux…

Et voici enfin le troisième et dernier tome de la série, puisque c’est un triptyque ! Miam !

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus sur les épisodes précédents, c’est ici :

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Le pitch :  L’itinéraire d’un enfant gâché : tel est le sous-titre que l’on pourrait trouver à ce triptyque Les Fantômes de Knightgrave consacré au passé de Monsieur Choc, le redoutable vilain créé par Rosy et Will. Que sait-on de l’un des plus fameux et des plus terribles méchants de la bande dessinée franco-belge ? Quels événements le conduisirent à fonder le gang de la Main blanche, à se coiffer de cet imprenable heaume, à régner sans partage sur le monde de la criminalité ?

La saga Choc traverse les âges, d’une guerre mondiale à l’autre, et parcourt cinq décennies majeures du XXème siècle afin de retracer une tragique existence : celle d’un homme qui se déshumanise. Furieux, sans concession, brutal, mais aussi vibrant et grave, ce récit n’a rien d’une promenade de santé. En fusionnant les exigences du roman graphique au style de l’École belge, Stéphane Colman et Éric Maltaite inventent ainsi le premier roman dessiné de l’école de Marcinelle et font de Choc un monument inclassable, aussi mémorable que son protagoniste.

Aujourd’hui, cette trilogie magistrale touche à sa fin. Un troisième et dernier volet qui clôt une saga multi-récompensée et qui fut, au-delà de l’hommage, une révélation.

En attendant le jour

En attendant le jour – Michael Connelly

Calmann Levy – 432 pages – 21.90 €

Avec un héros en bout de course, ce bon vieux Harry Bosch, Michael Connelly s’était fourvoyé ces dernières années dans une série de romans indignes de son talent.

Mais voilà peut-être la lumière, car Connelly lance un nouveau personnage principal, et c’est une femme ! Tous les afficionados retiennent leur souffle…

Le pitch : Reléguée au quart de nuit du commissariat d’Hollywood, l’inspectrice Renée Ballard se lance dans des enquêtes qu’elle n’a pas le droit de mener à leur terme. Le règlement l’oblige en effet à les confier aux inspecteurs de jour dès la fin de son service. Mais, une nuit, elle tombe sur deux affaires qu’elle refuse d’abandonner: le tabassage d’un prostitué laissé pour mort dans un parking, et le meurtre d’une jeune femme lors d’une fusillade dans un night-club.

En violation de toutes les règles et contre les désirs mêmes de son coéquipier, elle décide de travailler les deux dossiers de jour tout en honorant ses quarts de nuit. L’épuisement la gagne, ses démons la rattrapent et la hiérarchie s’acharne, mais Renée Ballard n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

L'Archipel du Chien

L’archipel du chien – Philippe Claudel

Le livre de poche – 240 pages – 7.90 €

Philippe Claudel, c’est un de mes chouchous français : style élégant, sujets puissants et fascinants, même si l’âme humaine décrite par l’auteur se révèle souvent sordide. Son dernier roman sort en format poche, sur un sujet qui mêle la fable à la trame « policière ». Comme dans ses meilleurs romans. Un signe ?

Le pitch : Une île sur laquelle une petite communauté vit de la pêche, de la vigne, des oliviers et des câpriers, à l’écart du fracas du monde. Jusqu’au jour où trois cadavres s’échouent sur ses rives. Que faire d’eux ? Bousculés dans leur tranquillité, les habitants se trouvent alors face à des choix qui révèlent leur petitesse, leur humanité ou leur égoïsme.

Roman policier tout autant que conte philosophique, L’Archipel du chien s’inscrit dans la veine des Âmes grises et du Rapport de Brodeck.

Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla

Les sept mariages d’Edgar et Ludmilla – Jean-Christophe Rufin

Gallimard – 384 pages – 22 €

Un nouveau roman signé Rufin, un des meilleurs vendeur – régulier – du marché littéraire français, c’est toujours un évènement économique… et parfois artistique, car l’homme écrit bien et il a souvent d’excellentes idées. Le pitch de son nouveau bébé est plutôt alléchant !

Le pitch : « Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d’oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l’éloignement, la séparation, le divorce… Edgar et Ludmilla… Le mariage sans fin d’un aventurier charmeur, un brin escroc, et d’une exilée un peu « perchée », devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d’opéra du monde.

Pour eux, c’était en somme : « ni avec toi, ni sans toi ». A cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s’aimer. Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu’en Amérique, du Maroc à l’Afrique du Sud. J’ai consulté les archives et reconstitué les étapes de leur vie pendant un demi-siècle palpitant, de l’après-guerre jusqu’aux années 2000. Surtout, je suis le seul à avoir recueilli leurs confidences, au point de savoir à peu près tout sur eux. Parfois, je me demande même s’ils existeraient sans moi« , Jean-Christophe Rufin.

Underground railroad

Underground railroad – Colson Whitehead

Le livre de poche – 416 pages – 820 €

Alléluia ! Enfin voici voilà la sortie en format poche du multi-primé (Prix Pultizer et National book award 2017) roman de Colson Whitehead. Pour tous les amateurs de littérature contemporaine américaine, le charme d’attraction produit par le pitch est puissant.

Le pitch : Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir pour gagner avec lui les États libres du Nord, elle accepte.

De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

Le tigre

Le tigre – Joël Dicker

Editions de Fallois – 64 pages – 13.90 €

Le Tigre est l’un de ses tout premiers textes de Joël Dicker, écrit en 2004, à l’âge de dix-neuf ans, à l’occasion d’un concours littéraire. C’est, selon son éditeur, cette nouvelle qui lui donnera envie de se consacrer à l’écriture.

Pour les fans de La vérité sur l’affaire Harry Quebert (j’en fais partie), cette publication tardive peut intriguer. Mais l’opération (64 pages imprimés, pour près de 14 €) sent malheureusement à plein nez la manœuvre mercantile. Alors ? A vous de voir !

Le pitch : Au tout début du XXe siècle, un fait divers singulier défraye la chronique de Saint-Pétersbourg, la capitale de l’Empire russe : un tigre fait régner la terreur dans la lointaine Sibérie. Il  décime les troupeaux et massacre les villageois. Rares sont les voyageurs qui échappent à ses assauts.

Le Tsar promet alors une récompense fabuleuse  à qui parviendra à abattre le fauve: le poids du Tigre en pièces d’or. Les chasseurs de prime affluent vers la Sibérie, mais sans grand succès. L’animal évente leurs pièges et disparaît dans la steppe.

Jusqu’à ce qu’un jeune Pétersbourgois, Ivan, décide de se lancer à son tour dans l’aventure. Pour venir à bout du Tigre, il  conçoit un stratagème aussi implacable que terrifiant. Mais le piège ne risque-t-il pas de se refermer sur lui?

Les Imposteurs

Les imposteurs – John Grisham

Jean-Claude Lattès – 400 pages – 23 €

John Grisham, le roi du thriller juridique, était visiblement à court d’inspiration pour ces derniers romans. Mais là, excellente surprise : il s’attaque au plus grand scandale financier de ces dernières années, le financement à risque des études supérieures aux Etats-Unis. Une nouvelle crise des subprimes en perspective ? Alléchant !

Le pitch : Mark, Todd et Zola découvrent que leur école de droit, liée par son propriétaire à une banque spécialisée dans le prêt étudiant, est une vaste arnaque. Écrasés par le poids de leur emprunt, ils décident d’abandonner leurs études pour dévoiler cette supercherie financière.

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♣ Avril ♠


Le retour à la terre - T6

Le retour à la terre – J.Y. Ferri & Manu Larcenet

Casterman BD – 48 pages – 12.00 €

Le retour du retour, une décennie après le cinquième tome d’une série éminemment sympathique, avec le grand Manu Larcenet au dessin.

La qualité de l’inspiration de Jean-Yves Ferri (qui s’est gravement vautré dans sa reprise d’Astérix ces dernières années) étant extrêmement variable, il est prudent de jeter un œil sur les premières pages avant d’acquérir l’album, je pense…

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Tous les péchés sont capitaux

Tous les péchés sont capitaux – Daria Desombre

Le masque – 384 pages – 21.50 €

Un roman policier russe, écrit par une femme, qui se déroule à Moscou, avec un tueur en série et un pitch … Une vraie tuerie (ha ! ha !) !

Comment résister ? Moi, je sais que je ne vais pas y arriver…

Le pitch : Depuis l’assassinat de son père, avocat renommé, Macha Karavaï, une jeune étudiante en droit de vingt-deux ans, nourrit une véritable obsession pour les tueurs en série. Pistonnée pour un stage à la Petrovka, l’état-major de la police de Moscou, elle est prise en grippe par Andreï Yakovlev, l’enquêteur en chef, qui décide de la mettre à l’écart en lui confiant d’anciennes affaires d’homicides qui lui semblent sans intérêt.

Mais quand Macha se rend compte que des cadavres ont été découverts à la cathédrale St Basile, à la Tour Koutafia et repêchés devant les remparts du Kremlin, elle identifie un lien entre l’emplacement de ces crimes et le plan de la ville médiévale de Moscou, construite par les architectes au Moyen Âge selon le modèle de la Jérusalem céleste. Contrairement aux catholiques pour qui il existe sept péchés capitaux, les orthodoxes, eux, estiment que tous les péchés sont capitaux. Les corps des victimes n’ont pas été abandonnés mais plutôt mis en scène par le tueur pour représenter divers péchés. Macha parvient enfin à attirer l’attention d’Andreï et ils se lancent alors sur les traces de ce tueur en série on ne peut moins ordinaire…

La Princesse de Clèves

La princesse de Clèves – Mme de La Fayette –

Catel & Claire Bouilhac

Dargaud – 216 pages – 24.99 €

L’immense classique de Mme de La Fayette, adapté en roman graphique par Catel, la reine française du genre (Joséphine Baker, Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges, autant de réussite que vous pourrez découvrir en cliquant sur les titres), c’est un défi et un pari très excitant. La couverture est superbe !

Le pitch : Ecrit en 1678 par madame de Lafayette, La Princesse de Clèves est un roman fondateur. La jeune Mlle de La Marche y fait ses premiers pas dans la cour du roi de France, Henri II. Entre cabales, médisances et galanteries, elle rencontre l’amour dans un univers pétris de conventions.

En retournant à son avantage les idéaux féminins stéréotypés de l’époque (la solitude, le silence, le secret, la retenue, la décence et la discrétion), la princesse expose une forme de féminisme inédit, basé sur l’estime de soi où la raison triomphe de la passion.

Outback

Outback – Kenneth Cook

Autrement – 264 pages – 19.00 €

Un inédit du en français du grand auteur australien, trente ans après sa mort prématurée, est toujours un événement.

Surtout quand, pour une fois, Cook abandonne ses histoires délirantes à mourir de rire (voir un exemple plus bas, avec la vengeance du wombat) pour parcourir les sentiers du polar…

Le pitch d’Outback : Johnson est un homme traqué. En tuant un policier, il est devenu l’Ennemi Public numéro 1, pourchassé par la police australienne sous le regard avide des journalistes. Davidson, reporter à la télévision, couvre avec intérêt cette course-poursuite. Tout les sépare, mais leurs destins vont se jouer dans les plaines sauvages de l’outback.

Avec ce roman noir d’une chasse à l’homme, le grand Kenneth Cook mêle avec justesse les trajectoires d’un idéaliste et d’un hors-la-loi dans un monde sans pitié.

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Le Châtiment de Willie Jones

Le châtiment de Willie Jones – Elizabeth H. Winthrop

Flammarion – 320 pages – 20.00 €

A la lecture du pitch, à première vue, un des sujets les plus rebattus par la littérature américaine du dernier demi-siècle.

Certes.

Mais comment oublier que ce sujet a donné le fruit à une quantité d’immenses romans, aussi différents les uns que les autres, à commencer par le chef-d’oeuvre de Harper Lee ?!

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Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

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Alors moi, j’y vais !

Le pitch : Dans une petite ville de Louisiane, on se prépare à exécuter le soir même à minuit un garçon noir de dix-huit ans, accusé d’avoir violé une adolescente blanche. Les habitants de la région vaquent à leurs occupations, mais l’événement occupe tous les esprits. Des doutes s’expriment peu à peu, à demi-mot, il se murmure même que le jeune homme n’avait aucune chance face aux pressions du père de la victime et des autres notables.

Multipliant les voix et les points de vue, ce roman puissant nous fait vivre les heures qui précèdent la mise à mort de Willie Jones sur la chaise électrique, au sein d’une communauté où le racisme est monnaie courante et où les opinions discordantes peinent à être entendues. Rien ni personne ne pourra donc empêcher le dénouement fatal ?

Le sauvage

Le sauvage – Guillermo Arriaga

Fayard – 688 pages – 25.00 €

Un pitch absolument grisant, pour un énorme pavé, sous une très belle couverture, signé par un très grand du cinéma mexicain et du roman noir.

Espérons qu’il tienne ses promesses, cela ressemble fort à un roman idéal pour les vacances d’été !

Le pitch : Dans l’Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la   violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l’a privé de ce qu’il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les « bons garçons », une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l’amour fou de Juan Guillermo pour l’intrépide Chelo pourrait l’extirper de la spirale de destruction dont il est captif.

En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d’Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d’un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon – un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort.

Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London.

So British !: L'art de Posy Simmonds

So British !: L’art de Posy Simmonds – Paul Gravett

Editions Denoël – 112 pages – 23 €

Pour les fans de Posy Simmonds (dont je fais partie), la publication de cet ouvrage consacré à la face cachée de l’artiste est un plaisir anticipé.

Comment, vous ne connaissez pas Posy Simmonds ? Ciel ! Allez jeter un œil de ce côté :

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Tamara Drewe

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Le pitch de So British : Célèbre au Royaume-Uni depuis les années 70 pour son travail de presse et sa longue collaboration avec le Guardian, quotidien de la classe moyenne progressiste britannique, Posy Simmonds n’a été révélée en France qu’à l’aube du XXI° siècle, avec la publication de son premier roman graphique, Gemma Bovary. Depuis, Tamara Drewe, Literary Life et Cassandra Darke ont paru ici, ainsi qu’une poignée d’albums jeunesse dont Fred, l’histoire d’un chat ordinaire le jour, rock star la nuit, ou le délicieux Chat du boulanger. Le public français ignore encore les deux tiers de l’oeuvre de cette artiste prolifique.

Art réunit dans un ouvrage riche et concis un portrait intime et une étude en profondeur des méthodes de travail très spéciales de celle que la presse de son pays surnomme « la mère du roman graphique anglais ».

Robert Louis Stevenson : Les chemins de la liberté

Robert Louis Stevenson : Les chemins de la liberté –

Françoise Sylvestre

Editions Transboréal – 200 pages – 10.90 €

La sortie en format poche d’une courte biographie (aussi courte que sa vie…) du grand auteur écossais. pour tous ses admirateurs, c’est plus que tentant…

Le pitch :  Homme de lettres, romancier, poète, aventurier, né à Édimbourg en 1850 et mort aux Samoa en 1894, Robert Louis Stevenson fut un voyageur d’exception et demeure un compagnon de route cultivé, engagé et sensible.

Enfant fragile issu de la bourgeoisie puritaine écossaise, adulte rebelle, citoyen du monde, voué à la défense des peuples opprimés, tout au long de sa courte vie l’auteur de L’Île au trésor, du Voyage avec un âne dans les Cévennes et de mille autres histoires n’aura eu de cesse de sillonner mers et continents en quête de liberté. Liberté de penser, de vivre et d’aimer. L’aventure et l’écriture, déclinées de l’intime à l’universel, sont ses raisons profondes d’espérer.

Nouvelles en trois lignes

Nouvelles en trois lignes – Félix Fénéon

Libretto – 160 pages – 8.10 €

La réédition dans l’excellente collection Libretto d’un ouvrage « performance » du début du XX° siècle. Pour ceux qui, comme moi, sont passés jusqu’alors à côté, c’est l’heure de la session de rattrapage !

Le pitch : Entre les mois de février et novembre 1906, Félix Fénéon, critique d’art et journaliste, anime une rubrique dans le quotidien Le Matin intitulée « Nouvelles en trois lignes ». Il s’agit de dépêches sous forme de brèves qui n’excèdent pas trois lignes et qui, sous cette contrainte, confèrent à ces faits divers, ou plutôt à ces « histoires », poésie et humour noir.

Réunis en 1948 en un volume après la mort de leur auteur, ces courts textes aux accents de haïku seront rapidement célébrés par les surréalistes.

Vampire State building T01

Vampire State building – Ange, Patrick Renault & Charlie Adlard

Soleil fantastique – 56 pages – 14.95 €

Un pitch fantastique pur et dur qui devrait interpeller tous les fans de comics horrifique… surtout lorsqu’ils auront identifié le nom de Charlie Adlard sur la couverture, le dessinateur de la série Walkind dead !

Le pitch : Jeune Soldat sur le point d’être envoyé en opération, Terry Fisher retrouve ses amis au sommet de l’Empire State Building, pour une soirée d’adieu, lorsqu’une légion de vampires attaque le gratte-ciel et massacre ses occupants.

Traqués dans les 102 étages devenus un piège mortel, Terry le pressent : avant que l’armée d’abominations ne se répande en ville, ils devront affronter U’tluntla, le terrible Dieu Vampire, emmuré dans le building depuis sa construction.

Ma captivité chez les Sioux

Ma captivité chez les Sioux – Fanny Kelly

Payot – 272 pages – 8.70 €

Pour tout ceux que le sujet des rafles d’émigrants européens par certaines tribus indiennes aux XIX° siècle passionne (j’en fais partie), la sortie dans la collection poche de grande qualité Petite Bibliothèque Payot de ce récit véridique est une bénédiction.

Pour les amateurs, je conseille aussi la lecture, entre autres, du roman passionnant Mille femmes blanches, de Jim Fergus (voir ma critique en cliquant sur la couverture).

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Mille femmes blanches

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Le pitch : Dans les années 1860 aux États-Unis, les pionniers partent en foule coloniser l’Ouest, jusqu’alors terre exclusive des Indiens et des bisons. N’ayant pas voulu se joindre à l’un de ces grands convois protégés par l’armée, Fanny Kelly, âgée de dix-neuf ans, a quitté le Kansas en mai 1864 avec son époux, leur petite fille adoptive et quelques autres voyageurs pour aller s’installer dans le Territoire de l’Idaho. Le 12 juillet, dans le Wyoming actuel, des Sioux Oglalas attaquent le petit groupe, tuent, pillent puis se retirent en emmenant Fanny et son enfant. La jeune femme, qui ignore tout du sort de son mari, est séparée de la fillette dès la première nuit ; des semaines plus tard, elle entrevoit un scalp et les restes d’une petite robe qu’elle n’ose reconnaître, et ce n’est qu’au bout de cinq mois jour pour jour, le 12 décembre 1864, que par une ruse des soldats blancs elle recouvre la liberté à Fort Sully, dans le Territoire du Dakota.

Captive d’un peuple violent, elle l’aura aussi été d’un peuple lui-même persécuté. Ces mois de marches forcées avec les Indiens, d’espoirs et de terreurs, de faim et de mauvais traitements, de canicule puis de froid, elle les raconte dans un livre paru en 1871, bien connu des amateurs de la early american literature mais jamais encore traduit en français, et d’autant plus singulier que contrairement aux idées reçues les attaques de « Peaux-Rouges » contre les émigrants n’étaient pas si fréquentes.

Augustus

Augustus – John Williams

Editions Piranha – 377 pages – 23.00 €

John Williams est un auteur américain de la seconde partie du XX° siècle : un auteur rare et précieux. trois romans en tout et pour tout. Un chef-d’oeuvre : Stoner. Un roman naturaliste : Butcher’s crossing. Et voilà enfin Augustus, récit de la vie… d’Auguste. Oui, l’empereur romain. A découvrir, absolument.

Le pitch : Après l’assassinat brutal de son grand-oncle, Jules César, Octave, un adolescent timide et érudit de dix-neuf ans, se retrouve soudain héritier du vaste pouvoir de Rome. Il est destiné, en dépit de luttes de pouvoir féroces, de guerres sanglantes et de conflits familiaux, à transformer son royaume et à devenir le plus grand dirigeant que le monde occidental ait jamais vu : Auguste César, le premier empereur romain.

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♣ Mai ♠


L'amour est aveugle

L’amour est aveugle – William Boyd

Seuil – 496 pages – 22.00 €

Le nouveau roman de William Boyd – sans doute le plus grand auteur britannique contemporain – est toujours un événement, même si depuis quelques années son inspiration s’est révélée un peu sur courant alternatif.

Néanmoins, soyons optimiste, le pitch du livre est cette fois-ci particulièrement alléchant !

Le pitch : 1894. Accordeur surdoué à l’oreille absolue, le jeune Brodie Moncur, employé d’un vénérable fabricant de pianos à Édimbourg, accepte avec joie un poste important dans la filiale parisienne, fuyant ainsi l’ennui de la province et la hargne de son pasteur de père.

Mais sa rencontre avec John Kilbarron, le  » Liszt irlandais « , et la maîtresse de ce dernier, la soprano russe Lika Blum, dont il tombe fou amoureux, va changer inéluctablement le cours de son existence. Devenu indispensable au pianiste, il le suit de Paris à Saint-Pétersbourg, où sa liaison clandestine avec Lika est éventée par Malachi, le frère maléfique de Kilbarron.

Dès lors convaincu d’être traqué, Brodie ne cessera d’errer et de courir d’un bout à l’autre de l’Europe – Nice, Genève, Trieste ou encore Vienne – avant de s’exiler dans les îles Andaman, au large des côtes indiennes, où se scellera son destin.

Dans ce livre foisonnant et romantique en diable, le maestro William Boyd mêle la passion, la musique, l’Histoire à l’aube des bouleversements du XXe siècle, et entraîne le lecteur dans les coulisses fascinantes des acteurs méconnus et géniaux du monde de la musique.

Transparence

Transparence – Marc Dugain

Gallimard – 224 pages – 19.00 €

Petit livre, grand sujet pour le dernier roman de Marc Dugain, un de nos meilleurs auteurs depuis une pleine génération.

L’auteur se lance dans la SF, ou – comme on le disait il y a 50 ans – dans l’anticipation. Un pitch diablement excitant !

Le pitch : A la fin des années 2060, la présidente française de Transparence, une société du numérique implantée en terre sauvage d’Islande, est accusée par la police locale d’avoir orchestré son propre assassinat. Or au même moment, son entreprise s’apprête à commercialiser le programme Endless, un projet révolutionnaire sur l’immortalité, qui consiste à transplanter l’âme humaine dans une enveloppe corporelle artificielle. Alors que la planète est gravement menacée par le réchauffement climatique, cette petite start-up qui est sur le point de prendre le contrôle du secteur numérique pourra-t-elle sauver l’humanité ?

Ce roman d’anticipation éblouissant nous dévoile le monde de demain pour mieux nous révéler celui d’aujourd’hui et mettre en lumière la plus grande révolution technologique de notre histoire.

Les femmes de la Principal

Les femmes de la Principal – Lluis Lach

Babel – 416 pages – 9.70 €

Dans la belle collection poche d’ Actes sud, un roman espagnol (oups : catalan…) qui, sous une photo de couverture renversante de beauté, propose un pitch particulièrement séduisant.

Le pitch : Lorsqu’en 1893 le phylloxéra s’abat sur les vignes catalanes, Maria a vingt ans et, pour son malheur, quatre frères. L’avenir de la famille se jouera désormais à Barcelone, où le patriarche a commencé d’établir ses fils

Nulle place pour une fille dans ce plan : Maria restera au village pour porter haut les couleurs de la famille, condamnée à dépérir auprès des ceps infectés. Pour prix du sacrifice, lui reviendra en héritage l’intégralité du domaine ― sa somptueuse bâtisse, la Principal, ses dépendances et d’innombrables arpents de vignes―, qu’avec une intelligence et une opiniâtreté sans égales elle parviendra, contre toute attente, à faire prospérer. Comme après elle sa fille, puis sa petite-fille.

Courant sur plus d’un siècle, Les Femmes de la Principal est une saga familiale pleine de secrets et de passions dominée par trois femmes fières, excentriques et inoubliables.

Médée Kali

Médée Kali suivi de Sodome ma douce – Laurent Gaudé

Actes sud – 48 pages – 5.80 €

Deux très courts textes du grand Laurent Gaudé, publiés l’un en 2003, l’autre en 2009, réunis par Actes Sud dans sa délicieuse collection Babel.

Pour retrouver le meilleur de nos stylistes littéraires français.

Le pitch : Médée a tué ses enfants. Bien longtemps après, elle revient les extraire de leur tombeau pour qu’ils ne reposent pas en terre grecque et que sa vengeance soit totale. Un homme la suit obstinément, qu’elle ne connaît pas. Elle lui parle, il lui plaît, et Médée n’a jamais su résister à la beauté des hommes. Le ciel craque, la pluie tombe, l’averse ranime une femme qui n’a pas bougé depuis des siècles. Lorsqu’elle se met à parler, c’est pour évoquer le souvenir de sa ville natale, Sodome, saccagée par la haine des hommes et marquée pour toujours du sceau de l’infamie.

Ces deux femmes auxquelles Laurent Gaudé prête une voix lyrique d’oracle ont payé le prix fort de leur indépendance et de leur désir. A la fois monstres et victimes, puissantes et vulnérables, elles bravent les hommes et les aiment, quitte à mettre leur propre vie entre leurs mains.

White

White – Bret Easton Ellis

Robert Laffont – 312 pages – 21.50 €

Rien à ajouter au pitch : pour les lecteurs fascinés par l’auteur d’Américan psycho, sa première oeuvre de non fiction, aussi énigmatiquement présentée, ne peut être qu’une tentation difficile à réfréner !

Le pitch : Que raconte White, première expérience de  » non-fiction  » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien.  » Tout dire sur rien et ne rien dire surtout  » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d’en exprimer les contradictions, d’en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu’American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d’Amérique, d’une façon, comme il le dit lui-même,  » ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux « .

Que raconte White en ayant l’air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d’American Psycho, roman d’horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois :  » Patrick Bateman, c’est moi.  » Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?

Le loup

Le loup – Jean-Marc Rochette

Casterman – 112 pages – 18.00 €

Le nouvel album de Jean-Marc Rochette, au stylo et à la plume.

Comme pour son album précédent, Ailefroide – Altitude 3 954, cela se passe en montagne.

Parviendra-t-il à renouveler la performance réussie avec Ailefroide, très beau récit autobiographique ? Je l’espère…

*

Ailefroide - Altitude 3954

*

Le pitch : Après Ailefroide, Rochette questionne la place de l’homme face au règne animal.

Comme dans son précédent album, l’action se déroule au coeur du Massif des Écrins, dans la vallée du Vénéon. Un grand loup blanc et un berger vont s’affronter passionnément, jusqu’à leurs dernières limites, avant de pactiser et de trouver le moyen de cohabiter. R

Les derniers jours de Pompéi

Les derniers jours de Pompéi – E.G.B. Lytton

Libretto – 576 pages – 12.60 €

La réédition en version intégrale du grand classique de Lytton, dans la très agréable et très estimable collection Libretto.

A lire et relire.

Le pitch : Pompéi, an 79 de notre ère. Ville multiculturelle, bruyante, agitée par les excès, les jeux de pouvoir et les rivalités sentimentales. Là se croisent Glaucus le Grec fougueux, Arbacès l’Égyptien austère et sournois, la belle Ione, objet de toutes les convoitises, ainsi que les adorateurs d’une religion naissante.

Mais, non loin de là, le Vésuve s’éveille et tout ce petit monde est loin d’imaginer que la cité vit alors ses dernières heures…

Mange tes morts

Mange tes morts – Jack Heath

10/18 – 408 pages – 8.40 €

Franchement, un pitch comme celui-là, ça ne vous démange pas d’en savoir plus ? Moi, si !!!

Le pitch : Timothy (nom de code  » le pendu « ) a un don. Il lit dans l’esprit des gens. Comprend tout avant tout le monde. Résout les énigmes les plus ardues. Le genre à s’ennuyer avec un Rubik’s Cube ou à connaître votre numéro de sécurité sociale par cœur.

Mais Timothy a aussi un problème. Pas le fait d’être pauvre, non. Pas le fait d’être affublé d’un coturne toxicomane et parano prénommé Johnson. Un vrai problème, un problème, disons, comportemental. Qui fait que même le FBI répugne à travailler avec lui. Une vie sauvée, une récompense : ainsi fonctionne Timothy.

Mais cette fois, et malgré l’appui de l’agent spécial Reese Thistle, il se pourrait que notre sympathique génie psychopathe ait trouvé à qui parler.

Mrs Hemingway

Mrs Hemingway – Naomi Wood

Folio – 352 pages – 7.90 €

La sortie en format poche d’un roman dont le sujet ne peut que séduire tout ceux qui, de près ou de loin, sont fascinés par Hemingway : l’auteur, mais aussi l’homme, dont la vie est, à elle-seule, tout un roman.

Le pitchErnest Hemingway était un homme à femmes. Mais il ne se contentait pas d’enchaîner les histoires. Ses maîtresses, il en a fait des Mrs Hemingway.

Ainsi la généreuse Hadley Richardson a-t-elle été remplacée par la très mondaine Pauline Pfeiffer, et l’intrépide Martha Gellhorn par la dévouée Mary Welsh, au fil d’un scénario qui ne variait que de quelques lignes : la passion initiale, les fêtes, l’orgueil de hisser son couple sur le devant de la scène, puis les démons, les noires pensées dont chacune de ses femmes espérait le sauver.

Naomi Wood se penche sur la figure d’un colosse aux pieds d’argile, et redonne la voix à celles qui ont sacrifié un peu d’elles-mêmes pour en ériger le mythe.

L'ennemi_

L’ennemi – Irène Némirovsky

Denoël – 16.90 €

Le premier roman de l’auteure du merveilleux Suite française, disparue tragiquement de manière prématurée en 1942.

Chaque année, on redécouvre un peu plus à quel point Irène Némirovsky était un talent exceptionnel et l’on se prends à rêver à ce qu’elle aurait pu écrire, si elle avait survécut aux camps de concentration…

Le pitch : Il y a un peu moins d’un siècle paraît pour la première fois L’Ennemie, petit bijou d’une jeune romancière encore inconnue du public. Dans ce roman, publié sous le nom de Pierre Nerey, Irène Némirovsky dissèque sous couvert de la fiction toutes les ambivalences de sa relation avec sa mère. Ici, Irène devient Gabri, une jeune fille de dix-sept ans en révolte, avec toute la violence confuse de l’adolescence, contre une mère indifférente, vieille coquette sur le déclin aux prises avec son dernier amour.

Ce conte cruel du Paris des années folles suit le terrible apprentissage par Gabri d’une féminité déchirée entre désirs naissants et solitude irréductible, où le visage de l’être détesté devient d’autant plus haïssable pour la jeune fille que ces traits se confondent peu à peu avec les siens. Telle une nouvelle Electre, Irène Némirovsky n’épargne pas cette mère qui ressemble furieusement à la sienne et dont elle dresse le portrait-charge sous les traits d’une coquette aussi vaine que cruelle. Toute une société déboussolée renaît ainsi sous la plume acide d’une auteure emblématique de l’entre-deux-guerres.

*

♠ Juin ♠


Les Dieux du Tango

Les Dieux du Tango – Carolina de Robertis

Le livre de poche – 512 pages – 8.40 €

La sortie en format poche d’un excellent roman atypique, climat sud-américain et musique, que j’ai beaucoup apprécié lors de sa sortie en format broché en 2018.

=> Voir ma critique ici

Le pitch : Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.

Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte.

Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.

Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

Le dernier pharaon

Le dernier pharaon – Schuiten & Van Dormael & Gunzig

Editions Blake Mortimer – 92 pages – 17.95 €

Voilà un copieux one shot spin off de Blake & Mortimer (96 pages) qui va faire fantasmer énormément d’amateurs de BD.

Une déclinaison du Mystère de la grande pyramide, avec l’immense François Schuiten aux graphismes… rien que pour la fabuleuse couverture, je l’achète les yeux fermés !

Le pitch : « Par Horus, demeure ! »

Le souvenir de la Grande Pyramide hante à nouveau Mortimer. Ses cauchemars commencent le jour où il étudie d’étranges radiations qui s’échappent du Palais de Justice de Bruxelles : un puissant champ magnétique provoque des aurores boréales, des pannes dans les circuits électroniques et d’épouvantables cauchemars chez ceux qui y sont exposés. La ville est aussitôt évacuée par l’armée et enceinte d’un haut mur.

Pour venir à bout du rayonnement, l’armée a conçu un plan qui met en péril l’avenir du monde. Pour Blake et Mortimer, malgré leurs vieilles querelles, malgré leur âge, il va s’agir de repartir à l’aventure, vers une Bruxelles abandonnée pour tenter encore une fois de sauver le monde. Et s’apercevoir que la zone interdite n’est pas si abandonnée que cela.

Ce qu’ils trouveront là est en lien avec leur aventure passée, celle qui les avait menés au temps de leur jeunesse, vers les mystères de la Grande Pyramide.

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