[Idées lecture] Vacances : les meilleurs livres pour oublier, s’amuser, voyager !

Posté le 10 juin 2020, par letournepage, dans Le coin cadeau

[Idées lecture] Vacances : les meilleurs livres pour oublier, s'amuser, voyager !

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Chaque année, au moment de partir en vacances, la plupart des lecteurs se retrouvent face au plus terrible des dilemmes : quels livres placer dans leur valise pour ces quelques jours (semaines) privilégiées, loin du stress quotidien.

Terrible dilemme, n’est-ce pas, avec à la clé ces questions existentielles : quels livres ? Combien de livres ?

Pourtant, la perspective est fabuleuse : voilà enfin du temps pour vous ! Du temps pour lire, explorer, démultiplier le plaisir et les occasions de découvrir de nouvelles histoires, des aventures inoubliables, des personnages incroyables ! Du temps pour ressentir des émotions, rire, s’effrayer, réfléchir, aimer pourquoi pas …

L’occasion de s’embarquer… ailleurs !

S’affranchir quelques heures du quotidien, en profiter pour s’amuser et voyager dans sa tête : voilà ce que je vous propose de faire avec cette large sélection d’une cinquantaine de livres qui sont autant d’invitations à se changer les idées. Des romans récents ou déjà anciens, des surprises ou des best sellers confirmés

Plusieurs pistes pour y parvenir : des livres pour s’amuser ou rêver, d’autres pour vibrer et vivre des aventures lointaines, les uns n’excluant pas les autres. Quelques romans d’aventure, une pincée de polars et thrillers, puis quelques feel good books. Des bouquins que, tout naturellement, vous n’hésiterez pas à lire allongé sur le sable, les pieds dans l’eau.

La lecture pendant les vacances : le droit à la lecture que je veux, quand je veux !

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Lire pendant les vacances : oublier, s’amuser et voyager

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Les romans d’aventure


Maharadjah

Maharajah – M.J. Carter 

10/18 – 480 pages – 8.80 €

Le pitch : Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l’écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaitre dans les profondeurs de la jungle.

L’armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d’un jeune officier, William Avery. C’est le début d’une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont découvrir une incroyable conspiration.

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Mon avis : Sacrée belle couverture, n’est-ce pas ?

Couleurs, graphismes… avec ce titre, Maharajah, et le nom de l’auteure (M.J. Carter, c’est une femme, M pour Miranda), le livre transpire les mystères exotiques de l’orient.

Ajoutez, pour terminer, un pitch emballant, et emballez, c’est pesé, voilà le bouquin dans la poche du lecteur !

Mais vous savez comme moi que ce type d’achat impulsif est parfois suivi d’une grosse, grosse déception de lecture.

Heureusement, ce n’est pas le cas avec Maharajah qui tient complètement ses promesses, du début (un peu lent) à la fin.

M.J. Carter est avant tout une historienne et cela se sent, cela se voit tout au long de ces presque 500 pages, tant la toile de fond respire l’authenticité.

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Pavillons lointains – M.M. Kaye

Le livre de poche – 1 056 pages – 10.20 €*

Le pitch : Des cimes enneigées de l’Himalaya aux palais des maharadjas, de la Kyber Pass à Kaboul, ce roman retrace les années les plus tumultueuses du rattachement de l’Inde à l’empire britannique au XIXe siècle.

C’est aussi une émouvante histoire d’amour, au-delà des tourments et de la fureur de son époque, celle d’Ash, un jeune Anglais élevé comme un Indien, et de Juli, une princesse indienne déchirée entre raisons du coeur et raison d’État. Et tandis que familles et castes, alliés et ennemis se combattent aveuglément, une civilisation millénaire se précipite vers son destin…

Introuvable depuis de nombreuses années, cette formidable fresque du Raj, dans la lignée d’un Kipling, se devait d’être rééditée.

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Mon avis : Disons-le tout net : Pavillons lointains est un de mes plus grands coups de cœur de ces dernières années, dans une catégorie littéraire pourtant largement exploitée (surexploitée !) : le roman d’aventure historique.

Je ne vois guère, en effet, que les romans de Wilbur Smith à être parvenu à m’emporter de la sorte, dans un maelström de péripéties, de détails historiques, politiques, géographiques, dans un contexte aussi exotique, avec de tels personnages symboliques de leur situation, et sur de telles distances !

Mais qu’est-ce qui distingue cet énorme roman (800 pages en broché, plus de 1 000 pages en poche) de ces innombrables concurrents ? En fait, à peu près tout.

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Nos disparus

Nos disparus – Tim Gautreaux

Points – 576 pages – 8.40 €

Le pitch : De retour à La Nouvelle-Orléans après la Grande Guerre, Sam Simoneaux assiste impuissant à l’enlèvement d’une petite fille.

À la recherche de l’enfant, il embarque à bord de l’Ambassador, bateau à aubes qui sillonne le Mississippi au rythme endiablé des concerts de jazz.

Au gré des escales et des bagarres, Sam ne tarde pas à mettre au jour un fructueux commerce d’enfants animé par la pègre des bayous.

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Mon avis : Surtout, ne vous fiez pas au titre, à la couverture, et au pitch de ce roman, tous trois un peu terne !

Allez au delà de cela et – faites-moi confiance – vous découvrirez un des plus merveilleux romans américains de ce XXI° siècle…

Tim Gautreaux, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler à l’occasion de la magnifique découverte du Dernier arbre, un des trois romans écrits par cet auteur à la vocation (ou à l’expression) tardive.

Un récit du grand sud, la Louisiane du début du XX° siècle.

Bayous, chaleur, moustiques, lutte des hommes frustres contre la nature sauvage.

Une capacité à développer des personnages d’une complexité et d’une profondeur formidable.

Alors imaginez mon plaisir, immense, quand je me suis immergé dans ce long, long récit, au tempo aussi lent que le débit du Mississippi.

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Les piliers de la terre

Les piliers de la terre – Ken Follett

Le livre de poche – 11.90 €

1 056 pages de plongée fabuleuse dans le XII° siècle !

Le pitch : Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre.

Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Abandonnant le monde de l’espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une œuvre monumentale dont l’intrigue, aux rebonds incessants, s’appuie sur un extraordinaire travail d’historien.

Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au cœur de l’Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d’une superbe épopée romanesque.

Mon avis : Vous ne connaissez pas Les piliers de la terre ? Vous ne l’avez pas encore lu ? Heureux mortel ! Comme j’aimerais être à votre place !

Un des moments les plus agréables de la vie d’un lecteur, est celui où il anticipe sur le plaisir qu’il va prendre à lire un bon livre. Rien que d’y penser, tiens, je suis content pour vous !

Pendant 15 ans (de 1975 à 1990), Ken Follett a été un auteur de romans d’espionnage, un des plus gros vendeur au monde.

Puis, en 1990 est sorti Les piliers de la terre, qui est devenu presque instantanément une référence absolue en matière de roman historique, au point qu’il fut vendu à plus de 15 millions d’exemplaires de par le monde, adapté en jeu, puis en série télévisée, avant que Follett lui-même n’écrive 18 ans plus tard une suite presque aussi réussie et aussi touffue, Un monde sans fin.

Alors, quelles sont les raisons qui expliquent objectivement cet engouement quasiment sans précédent (je pense qu’il faut remonter à Autant en emporte le vent pour retrouver un pareil enthousiasme) ? Et qui plus est, un engouement justifié !

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Le loup des plaines

Le loup des plaines – Conn Iggulden

Pocket – 520 pages – 9.50 €

Le pitch : XIIe siècle, entre le lac Baïkal et la Mandchourie, au cœur de l’ Asie centrale. A la mort de Yesugei, khan de la tribu mongole des Loups, l’un de ses guerriers s’empare du pouvoir et abandonne dans l’immensité de la steppe la veuve et ses enfants.

Temüdjin, le fils cadet du vieux khan, n’a alors que douze ans mais parvient à survivre avec sa mère et ses frères en se nourrissant du peu que leur concède une terre aride et rude. En compagnie d’une poignée d’hommes bannis comme lui, il multiplie les razzias. Temüdjin ne serait peut-être resté que le chef d’une bande de pillards si une détermination farouche ne l’habitait : venger la mort de son père et, à cette fin, unir toutes les tribus mongoles face aux Tatars.

Dans ce premier volet d’une épopée grandiose, Conn Iggulden relate les jeunes années du futur Gengis Khan, un homme à l’incroyable destin, qui bâtira un empire plus vaste et plus puissant que ceux d’Alexandre et de Jules César.

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Mon avis : 1er tome de la trilogie consacrée par Conn Iggulden (qui, contrairement aux apparences, n’est pas scandinave, mais britannique !) à Genghis Khan.

J’avoue m’être lancé dans cette aventure (1 600 pages au total, tout de même !) un peu par hasard, sur la foi d’excellentes critiques, car je ne suis vraiment pas un fan des bio historiques romancées.

Bien m’en a pris, car cette saga est peut-être (sans doute) ma meilleure expérience en la matière !

Le plus grand plaisir que l’on ressent, en plongeant dans ce maelström d’aventures narrées avec une intelligence et un sens du détail historique absolument exceptionnels, c’est de découvrir une époque et une civilisation totalement inconnues.

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La saga égyptienne

La saga égyptienne – Wilbur Smith

Omnibus – 1 012 pages – 20.00 €

Le pitch : Il y a 4000 ans, l’Egypte est à feu et à sang, la guerre civile fait rage, l’autorité de Pharaon vacille.

Son dernier espoir : le sage Taita, l’eunuque, le génial esclave, homme de toutes les fidélités, médecin et poète, musicien et inventeur, aurige du premier char égyptien, magicien initié aux mystères des dieux. Lui et ses protégés, la belle Lostris et Tanus, jeune officier de l’armée, vont affronter de multiples dangers pour que le pouvoir du Roi des Rois se lève à nouveau sur les berges du Nil, le Dieu Fleuve.

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Mon avis : Attention, amis lecteurs : si vous ne connaissez pas Wilbur Smith, la lecture de ces quelques lignes risquent de changer votre vie (de lecteur) !

Comment un auteur aussi unanimement reconnu à travers le monde comme le plus grand auteur de roman d’aventure historique peut-il être aussi faiblement apprécié en France, au point que certains de ses romans peuvent être, par moment, introuvables, épuisés ?

C’est pour moi un grand mystère et une grande injustice, que je vais tenter de réparer ici car, sans hésitation, il devrait se vendre en France autant de volumes des romans de Wilbur Smith que de Ken Follett !

Heureusement que la maison d’édition Omnibus est là, aujourd’hui, pour réparer cette injustice, en éditant les nombreux et très épais romans de l’auteur en les regroupant par « sagas », car saga il y a !

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Dernière saison dans les rocheuses – Shannon Burke

10/18 – 286 pages – 7.50 €

Le pitch : En 1820, aux Amériques, le commerce des fourrures est un moyen périlleux de faire fortune. À peine le jeune William Wyeth s’est-il engagé auprès de la compagnie de trappeurs la plus téméraire de l’État qu’il manque de se faire tuer.

Il découvre alors la force des liens entre les hommes, dont la survie ne dépend que de leur solidarité. Chasse au bison, nuits passées à dormir sur des peaux de bête, confrontations aux forces de la nature ou aux tribus indiennes, la vie de trappeur est rude, mais William a soif d’aventures. Il a quitté sa famille pour le grand Ouest, sauvage et indompté.

Il devra réunir plus de courage et d’habileté qu’il ait jamais cru avoir pour en sortir vivant.

Retour aux sources pour cette expédition de trappeurs, dans la tradition des grands romans d’aventure à l’américaine

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Mon avis : La littérature américaine fourmille actuellement de romans historiques ayant pour cadre la nouvelle frontière, cette ligne qui délimitait la progression des aventuriers et des colons vers l’ouest.

La conquête de l’Ouest est furieusement à la mode.

Il faut dire que c’est un vaste, immense sujet : que de récits passionnants sur le wild west, la lutte contre les tribus indiennes, la chasse aux bisons… mais à côté de quelques réussites indiscutables (au hasard : DeadwoodMille femmes blanches et, un cran au dessus, Le fils de Philip Meyer), que de nanars !

Avec Dernière saison pour les rocheuses, troisième roman de Shannon Burke, un jeune auteur new-yorkais, je vous garantie du 100 % qualité premium !

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Les dieux du tango – Carolina de Robertis

Le cherche midi – 504 pages – 22 €*

Le pitch : Février 1913. Leda a dix-sept ans. Elle quitte son petit village italien pour rejoindre en Argentine son cousin Dante, qu’elle vient d’épouser. Dans ses maigres bagages, le précieux violon de son père.

Mais à son arrivée, Dante est mort. Buenos Aires n’est pas un lieu pour une jeune femme seule, de surcroît veuve et sans ressources : elle doit rentrer en Italie. Pourtant, quelque chose la retient… Leda brûle d’envie de découvrir ce nouveau monde et la musique qui fait bouillonner les quartiers chauds de la ville, le tango, l’envoûte.

Passionnée par ce violon interdit aux femmes, Leda décide de prendre son destin en main. Un soir, vêtue du costume de son mari, elle part, invisible, à travers la ville.

Elle s’immerge dans le monde de la nuit, le monde du tango. Elle s’engage tout entière dans un voyage qui la mènera au bout de sa condition de femme, de son art, de la passion sous toutes ses formes, de son histoire meurtrie. Un voyage au bout d’elle-même.

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Mon avis : Une (très jolie) couverture avec rabat rouge écarlate sur fond de fleurs en impression relief violette, prolongée par des gardes sur lesquelles les fleurs rouges ressortent sur un fond violet;  un papier crème au grammage épais : Le cherche midi  a particulièrement soigné l’édition des Dieux du tango qui est, dès le premier abord un plaisir pour l’amateur de beaux livres.

Mais une jolie édition n’est rien si le texte qu’elle renferme ne présent pas d’intérêt. J’avoue avoir été, dans un premier temps, modérément attiré par le pitch, qui laissait entrevoir une forte probabilité de tomber sur un de ces très nombreux romans « romantico-historique » qui peuplent (encombrent) les tables physiques et les pages numériques des libraires.

Mais tout de même, cette histoire de tango, cette promesse d’ailleurs, avait quelque chose d’intrigant… alors je me suis lancé… et bien m’en a pris car le roman de Carolina de Robertis m’a peu à peu conquis, investi, pour me « recracher », 550 pages plus loin, l’esprit résonnant de sensations accumulées au fil des chapitres.

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Butcher's crossing

Butcher’s crossing – John Williams

10/18 – 336 pages – 7.80 €

Le pitch : Dans les années 1870, persuadé que seule la nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le confort de Harvard pour tenter la grande aventure dans l’Ouest sauvage.

Parvenu à Butcher’s Crossing, une bourgade du Kansas, il se lie d’amitié avec un chasseur qui lui confie son secret : il est le seul à savoir où se trouve l’un des derniers troupeaux de bisons, caché dans une vallée inexplorée des montagnes du Colorado.

Will accepte de participer à l’expédition, convaincu de toucher au but de sa quête. Le lent voyage, semé d’embûches, est éprouvant mais la vallée ressemble effectivement à un paradis. Jusqu’à ce que les deux hommes se retrouvent piégés par l’hiver…

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Mon avis : Si je me suis lancé dans la lecture de Butcher’s crossing, c’est avant tout sur les promesses conjuguées de la magnifique couverture, d’une part,  et du pitch de la quatrième de couverture, particulièrement séduisant.

Mais c’est aussi, lorsque j’ai réalisé, très vite, que l’oeuvre était le deuxième roman de John Williams  (sur trois écrits, seulement, tout au long de sa vie, achevée en 1990) : j’ai découvert ce magnifique auteur il y a quelques années grâce à Stoner, formidable récit traduit en français grâce à Anna Gavalda.

Pourtant, ici, strictement aucun rapport avec Stoner, récit de la vie désastreuse d’un fils de paysan devenu professeur de littérature américaine.

Juste un récit du midwest, une plongée dans les profondeurs du Kansas en 1870.

Quatre hommes qui partent chasser le bison et affronter les merveilles, mais surtout les terribles dangers de la nature alors quasi inviolée.

Ce roman s’inscrit donc dans la mouvance du récit historique américain, centré sur la conquête, à partir de la deuxième partie du XIX° siècle des territoires inconnus, à l’ouest, et des populations « sauvages » que l’homme blanc affronte pour survivre et s’installer.

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L'assassin royal - Premier cycle

L’assassin royal – Robin Hobb

J’ai lu – 1 118 pages – 18.90 €

Le pitch : Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich.

Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

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Mon avis : Cet énorme volume dont la lecture va vous emmener, non pas au bout de la nuit, mais de plusieurs nuits, est paru à l’origine, en France, en six tomes. Il constitue le roman, finalisé, de L’Assassin royal, imaginé par Robin Hobb entre 1995 et 1997, qui le considérait comme clôt, définitif.

Ce premier cycle, qui se suffit à lui-même et constitue un chef-d’oeuvre absolu de la littérature d’héroïc fantasy. A placer sur le podium, au côté du Seigneur des anneaux et du Trône de fer; rien moins que ça.

De ces trois monuments, L’assassin royal est, de loin, le plus facile à lire et, d’une certaine manière, le plus soft, le moins noir, probablement parce que dans la tête de Robin Hobb, le roman était au départ avant tout destiné aux adolescents.

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Zaroff

Zaroff – S. Runberg & F. Milville-Deschênes

Le Lombard – 88 pages – 16.45 €*

Le pitch : « Je m’appelle Fiona Flanagan. Vous ne me connaissez pas, général Zaroff… Et pourtant, il y a peu, vous avez changé ma vie. En tuant mon père, lors d’une de vos sordides chasses à l’homme. Je me propose de vous rendre la pareille !

Mes hommes ont retrouvé votre soeur cadette et ses trois enfants. Ainsi que l’île qui vous sert de repaire… Et cela m’a donné, à mon tour, des envies de chasse !

Qui, de vous ou moi, trouvera votre soeur et ses enfants en premier ? À l’instant où vous lirez ces mots, ils seront déjà sur votre île. Si c’est moi qui les rattrape, je les tuerai. Si c’est vous, il vous faudra les défendre. Car je n’aurai de cesse de tous vous chasser et de tous vous abattre. Afin qu’il ne reste aucun Zaroff en vie dans ce monde. »

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Mon avis : Zaroff, cela vous dit quelque chose ?

Non ? Alors passez votre chemin, vous aurez du mal à vous immerger dans cette histoire dont les prémices – bizarrement présentées dans les dix premières planches – risquent de vous déconcerter.

Par contre, si vous êtes cinéphile et que Les chasses du comte Zaroff sont pour vous synonyme de film en noir et blanc du début des années 30 et d’aventures étranges – à la limite du fantastique – et de perversité, n’hésitez pas : cet album est pour vous.

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Zaroff

 

La bonne idée de Sylvain Runberg est de pas avoir tenté l’exercice casse-gueule d’une adaptation littérale de l’histoire originale (une nouvelle de Richard Connell, The most dangerous game), mais plutôt une sorte de mise en abîme, une suite/démarque où le très, très méchant comte Z. , de chasseur se retrouve chassé.

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L'homme qui voulait vivre sa vie

L’homme qui voulait vivre sa vie – Douglas Kennedy

Pocket – 512 pages – 7.90 €

Le pitch : Un poste important, une vaste maison, une femme élégante, un bébé : pour tout le monde, Ben Bradford a réussi.

Pourtant à ses yeux, rien n’est moins sûr : de son rêve d’enfant – être photographe – il ne reste plus rien. S’il possède les appareils photo les plus perfectionnés, les occasions de s’en servir sont rares. Et le sentiment d’être un imposteur dans sa propre existence est de plus en plus fort.

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Mon avisL’homme qui voulait vivre sa vie est le premier roman de Douglas Kennedy (si l’on met de côté le merveilleux Cul de sac, renommé Piège nuptial).

C’est aussi celui qui m’a fait découvrir ce très grand écrivain populaire – dans le sens noble du terme – alors que sa notoriété n’avait pas encore explosé.

C’est aussi probablement son livre le plus efficace, si ce n’est son meilleur, car on y trouve tout ce qui fera de Kennedy, pendant plus de dix ans, un des plus grands story teller du début du siècle.

On y trouve déjà son « truc » narratif, avant qu’il n’en fasse – parfois – un procédé : la bascule d’un destin.

Un homme, installé confortablement dans sa vie, va prendre de plein fouet un événement qui va le contraindre à se réinventer et à passer à autre chose.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce roman est une merveille de tourne page, un prototype du genre.

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Cité 14 - Saison 1 - Intégrale

Cité 14 (2 tomes) – P. Gabus & R. Reutimann

Les humanoïdes associés – 658 pages  – 2*29.90 €

Le pitch : Cité 14 : une mégalopole labyrinthique où cohabitent humains, animaux et extraterrestres, une Tour de Babel décadente dans laquelle macèrent luxe et anarchie, abondance et crime.

C’est dans ce grouillement urbain incessant qu’un étrange personnage, Michel, un éléphant fraîchement débarqué d’un bateau d’immigrants, pose son sac, le temps d’être pris malencontreusement au milieu d’une fusillade…

Avec Hector, un journaliste opiniâtre, il ne va pas tarder à former un duo de choc, pour le compte d’un journal à sensations. Comme si la Cité 14 pouvait livrer ses vrais secrets ou se laisser enfermer dans les colonnes d’une feuille de chou !

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Mon avis : En 2007, les éditions Paquet lancent un projet courageux et original : publier une série proposée chaque mois par l’intermédiaire d’un petit fascicule de 22 planches à la couverture souple, correspondant à un épisode, vendu 1 €.

Cette série, en noir et blanc, était prévue se dérouler en deux ou trois «  »saisons » de 12 épisodes.

Malgré la qualité manifeste (je dirais pour ma part exceptionnelle) de ce « feuilleton » réalisé grâce au talent de scénariste de Pierre Gabus et la performance graphique de Romuald Reutiman (je ne sais pas si vous saisissez la performance remarquable : dessiner 22 planches par mois !), l’expérience tourna court, les ventes étant insuffisantes.

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Cité 14 - Saison 1*

Heureusement pour les lecteurs, le projet fut repris par Les humanoïdes associés (merci à eux !).

En 2011, l’éditeur republia la première saison en 4 tomes regroupant chacun 3 épisodes.

Une édition sous une couverture semi souple, en couleur, au format très agréable à lire (20*27), qui permit aux auteurs de se lancer dans une seconde saison encore plus ambitieuse (voir mon avis par ailleurs).

Toute cela pour vous expliquer à quel point cette bande dessinée, unique dans sa conception, l’est également dans sa réalisation.

Couronnée en 2012 à Angoulême comme meilleure série de l’année, Cité 14 accéda alors à une reconnaissance méritée, sans atteindre à la notoriété et au succès commercial qu’elle méritait.

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Long John Silver – Björn Larsson

Le livre de poche – 509 pages – 8.10 €*

Le pitch : En 1742, à Madagascar, un vieux pirate à la retraite, entouré d’une garde d’anciens esclaves noirs qu’il a libérés, entreprend d’écrire ses mémoires.

Ce pirate n’est autre que John Silver, l’homme à la jambe de bois, que le jeune héros de L’Ile au trésor dépeignait comme hâbleur et vaguement inquiétant. Un portrait qui n’a guère plu à l’intéressé.

Et John Silver de rétablir sinon la vérité, du moins sa vérité. Il évoque alors sa vie, une vie d’aventures, de bagarres, de rapines, de galanterie, de beuveries, enfin, tous les ingrédients d?une vie de pirate.

Mais aussi le destin d’un homme en révolte contre les injustices de l’ordre établi, qu’il s’agisse d’enrôlement forcé ou de traite des Noirs. Ce roman d’aventures dans la grande tradition a valu à son auteur, suédois, un succès européen.

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Mon avis : Björn Larsson est un navigateur, un vrai, et lorsqu’il se lance dans un roman qui se passe sur l’eau, cela sent vraiment le grand large. Comme aurait dit Hugolin dans Manon des sources : il sait cultiver l’authentique…

Comment s’y retrouver, avec la multitude de romans, de BD (lisez les quatre tomes de la série éponyme de Xavier Dorrison, c’est une merveille !) et de films ou séries qui tournent autour d’un des plus mythiques personnages de la littérature ? Comment faire le tri ?… eh bien justement, je suis là pour ça !

N’hésitez pas une seconde à vous plonger dans cette copieuse « autobiographie » (500 pages) du célèbre pirate, écrite de main de maître (le style est vraiment très agréable) par l’auteur scandinave et polyglotte Björn Larsson.

Avec un sens aigu de la reconstitution historique, la vraie (le récit regorge de détails véridiques sur la période), et un sens de l’humour inoxydable, l’auteur nous plonge dans le passé, au milieu des océans et des mers, des Caraïbes jusqu’en Afrique noire, en passant par l’Angleterre.

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La dernière récolte

La dernière récolte – John Grisham

Pocket – 456 pages – 8.20 €

Le pitch : ous les étés, dans la bourgade de Black Oak, Arkansas, les paysans se préparent à la récolte du coton. La ferme Chandler, dirigée par le solide grand-père Eli, recrute les indispensables saisonniers,  » ceux des collines  » et les Mexicains. Ensemble, ils ramasseront le coton avant la saison des inondations.

Pour le petit Luke Chandler, c’est toujours l’occasion de rencontres, même si la cueillette est difficile pour un enfant de sept ans. Mais Luke ne compte pas rester à la ferme : plus tard, c’est sûr, il deviendra professionnel de base-ball…

Pour l’heure, au cours de ce qui sera sa dernière récolte, Luke va cueillir les premières leçons de la vie. Et elles ne seront pas toujours aussi douces que du coton…

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Mon avis : Mine de rien, au cas où certains l’ignoreraient, John Grisham est un homme du sud.

Né dans l’Arkansas, il a passé l’essentiel de son enfance, de son adolescence et de ses études dans le Mississipi, où il devient avocat (pendant dix ans) avant d’être élu à la chambre des représentants.

C’est donc un vrai gars du deep south.

Tout cela pour en arriver au fait qu’au delà de sa réputation de meilleur auteur de thriller juridique (genre qu’il a probablement d’ailleurs inventé), il n’a jamais laissé tombé les thèmes du sud.

Mais s’il a situé nombre de ses romans dans un cadre géographique et thématique du sud des Etats-Unis, La dernière récolte est certainement son roman le plus personnel, dont l’inspiration autobiographique transparaît dès la première page.

C’est en effet un jeune garçon, Luke, qui est le narrateur. A travers sa vision de gamin, c’est toute une époque et un cadre de vie qui resurgissent, sous les yeux du lecteur.

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De l’eau pour les éléphants – Sarah Gruen

Le livre de poche – 480 pages – 7.90 €*

Le pitch : Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis.

Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.

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Mon avis : Énorme succès de librairie aux États-Unis, ce roman a le charme des grands romans populaires. Ceux qui, avant tout, racontent une histoire pour le plaisir du lecteur : beaucoup d’émotions, un récit et une toile de fond historique très bien documentée.

Sur ce dernier point, la réussite est totale, l’univers quotidien des cirques au moment de la grande dépression est dépeint avec un grand luxe de détails. Incroyablement riche et précise, la description de ce monde très particulier que je ne connaissais pas du tout, est un des charmes manifestes du roman.

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Aventures dans les îles

Aventures dans les îles – Robert Louis Stevenson

Omnibus – 900 pages – 28 €

Le pitch : Si Robert Louis Stevenson se lance à l’assaut du Pacifique, en cette année 1888, c’est surtout dans l’espoir de guérir son emphysème sous le soleil des tropiques. Mais son amour de la mer et de l’aventure ne date pas de cette traversée : il l’a reçu en héritage de ses ancêtres bâtisseurs de phares sur les côtes d’Ecosse.

Des brumes du nord aux îles Sous-le-Vent, tous les romans et récits maritimes de Stevenson sont marqués par ce même mouvement de l’ombre vers la lumière. Ombre du mystère et lumière de l’or : deux pôles d’un univers littéraire où les aventuriers sont à la fois des criminels et des rêveurs, où la fortune – toujours recherchée et rarement atteinte – semble une métaphore de la guérison, une seconde naissance.

Les plus beaux romans et récits maritimes d’un écrivain aventurier au charme éternel.

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Mon avis : Omnibus aimes les aventures et les voyageurs (précipitez-vous par exemple sur les différents volumes de l’oeuvre de Wilbur Smith !). Il est donc normal que l’éditeur se soit intéressé à Robert Louis Stevenson, un homme et un auteur effectivement exceptionnel.

Stevenson, pour le béotien,  c’est avant tout L’île au trésor, l’étalon-or absolu du roman d’aventure. Mais l’idée de regrouper tous les romans et récits de l’auteur tournant autour de ses expériences dans les îles est excellente, car elle permet d’aller bien au delà de ce cliché, comme disent les anglo-saxons.

L’épais recueil est constitué de quatre romans, ainsi que des mémoires de l’auteur détaillant ses voyages dans le Pacifique au cours des deux dernières années de sa vie.

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Mille femmes blanches

Mille femmes blanches – Jim Fergus

Pocket – 512 pages – 7.90 €

Le pitch : En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles…

L’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

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Mon avis : Lorsque ce roman sort en France, en 2000, publié par Le Cherche Midi, l’éditeur est bien incapable d’imaginer le succès qu’il va remporter.

Ce récit a certes reçu un accueil largement positif, deux ans plus tôt, aux U.S., mais de là à vendre plus de 400 000 exemplaires sur notre territoire, grâce à la magie du bouche-à-oreille… !

En découvrant cette histoire, près de vingt ans plus tard, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre les raisons de ce vif succès : Mille femmes blanches est le prototype absolument parfait du roman à trame historique à la fois bien écrit (le style est d’une fluidité parfaite), très habilement composé, mêlant aventures exotiques, pédagogie historique et ethnique, tout en délivrant un message humaniste sincère…

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Les polars et thrillers


Mascarade

Mascarade – Ray Célestin

10/18 – 628 pages – 9.10 €

Le pitch :  » C’est la guerre. En temps de guerre, on tire avant de discuter.  » L’agent de police William Shoemaker, Chicago, 1925.

Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, Chicago vit au rythme du jazz, de la prohibition, et surtout du crime.

Alors que des mafieux et des politiques meurent empoisonnés après un dîner, les détectives Michael Talbot et Ida Davis enquêtent sur la disparition, à la veille de leur mariage, d’un couple de fiancés appartenant à la plus riche dynastie de la ville. Au même moment, Jacob Russo, photographe pour la police, se trouve confronté à une scène de crime qui lui en rappelle effroyablement une autre. Inspirée de faits réels, une histoire de sang et de swing sur fond de guerre des gangs.

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Mon avisRay Célestin est le jeune auteur de polar qui monte.

Après un premier titre très remarqué en 2015, Carnaval,  élu meilleur premier roman de l’année par l’Association des écrivains anglais de polar (car, certes, Célestin est anglais, mais ses romans sont plus américains que nature !)), il publie en 2017 Mascarade.

Impossible  de ne pas remarquer la magnifique couverture; impossible aussi de ne pas être tenté par le pitch de l’éditeur.

Imaginez : un roman se déroulant à Chicago en 1925, sur fond de prohibition, en pleine guerre des gangs avec des personnages – au rôle consistant  – de la pointure d’Al Capone (alors « patron » de la ville) et Louis Armstrong (alors jeune instrumentiste sur le point de devenir une star)… ?!

Comment résister ? Impossible. Alors je n’ai pas résisté… et je n’ai pas été déçu !

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Un pays à l’aube – Dennis Lehane

Rivages/noir – 10.65 €*

Le pitch : Septembre 1918. L’Amérique se remet difficilement de la Première Guerre mondiale. L’économie est ébranlée, l’inflation fait des ravages. Les luttes syndicales fleurissent, les groupes anarchistes et les premiers mouvements de défense de la cause noire prospèrent.

Luther Laurence, jeune ouvrier noir, est amené à disputer une partie de base-ball face à l’étoile montante Babe Ruth, une expérience qu’il n’oubliera jamais. L’agent de police d’origine irlandaise Danny Coughlin, est chargé par le lieutenant McKenna d’infiltrer les milieux syndicaux et anarchistes de Boston pour repérer, puis expulser les « fauteurs de troubles ».

Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres.

Mon avisDennis Lehane est, depuis maintenant de nombreuses années, un des auteurs majeurs du polar américain contemporain (je vous invite d’ailleurs à lire l’intégralité de son oeuvre, que je chroniquerai peu à peu sur le site). Mais avec Un pays à l’aube, publié en 2010, l’auteur change carrément de braquet et de dimension, l’oeuvre romanesque qu’il livre est d’une très grande ambition… et le résultat est à la hauteur de l’ambition !

Soyons franc, direct et catégorique : ce roman doit être considéré comme une oeuvre majeure de la littérature américaine de ce nouveau siècle ! Mais qu’est-il arrivé à Lehane ?

La réponse est simple : il est tout simplement passé de l’écriture de romans racontant des histoires, à une fresque romanesque racontant l’Histoire, avec un grand H.

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Gravé dans le sable

Gravé dans le sable – Michel Bussi

Pocket – 480 pages – 7.60 €*

Le pitch : Quel est le prix d’une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ?

Lorsqu’une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bribes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s’engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des États-Unis… Au péril de sa vie !

Accidents, disparitions, meurtres se succèdent… Autour d’elle, chacun croit connaître la vérité et semble résolu à tuer pour la protéger une sénatrice américaine inflexible, une jolie Normande en quête de vengeance, un détective privé amoureux, un tueur à gages atypique.

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Mon avis : Michel Bussi figure désormais parmi les cinq plus gros gros vendeurs de livres en France, il m’a donc semblé judicieux de me pencher enfin sur son oeuvre et j’ai commencé – méthodique comme je suis ! – par son premier roman.

Gravé dans le sable est l’édition revisitée de Omaha crimes, publié il y a déjà vingt ans.

Dans sa préface, contemporaine, Bussi utilise une démarche très originale en s’excusant presque des faiblesses de ce roman « de jeunesse ». Rassurons-le tout de suite : pour un premier roman, c’est une vraie réussite, car, tout de suite, on perçoit l’originalité foncière de l’auteur.

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D.

D. – Robert Harris

Plon / Pocket – 496 pages – 6.50 €

Le pitch : Paris, janvier 1895. Par un matin glacial, un officier de l’armée, Georges Picquart, assiste devant vingt-mille personnes hurlant  » À mort le juif !  » à l’humiliation publique d’un capitaine accusé d’espionnage : Alfred Dreyfus.

Picquart est promu : il devient le plus jeune colonel de l’armée française et prend la tête de la section de statistique – le service de renseignements qui a traqué Dreyfus.

Dreyfus, lui, est condamné au bagne à perpétuité sur l’île du Diable, il n’a le droit de parler à personne, pas même à ses gardiens, et son affaire semble classée pour toujours.

Mais, peu à peu, Picquart commence à relever des éléments troublants dans l’enquête, tout en lisant les lettres de Dreyfus à sa femme dans lesquelles celui-ci ne cesse de clamer son innocence. Et quand le colonel découvre un espion allemand opérant sur le sol français, ses supérieurs refusent de l’écouter.

En dépit des avertissements officiels, Picquart persiste et va se retrouver lui aussi dans une situation délicate.

*

Mon avis : D. comme Dreyfus.

« Encore un essai sur Dreyfus ? », allez-vous me dire avec un brin d’exaspération.

Eh bien non ! Ceci n’est pas un essai, ni même une pomme, mais bien un roman; et pas n’importe lequel.

Robert Harris est un auteur de thriller (à prédilection historique) absolument remarquable.

Quand il est un en forme, certainement un des trois meilleurs au monde.

Et il possède, de surcroît, une très jolie plume.

Jetez vous sur The ghostwriterEnigmaFatherland : vous n’en dormirez pas de la nuit.

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La griffe du chien

La griffe du chien – Don Winslow

Points roman – 9.70 €

James Ellroy a déclaré à propos de ce livre :  » Le plus grand roman sur la drogue jamais écrit.

Une vision grandiose de l’Enfer et de toutes les folies qui le bordent. « .

Je ne saurais mieux dire. Vous n’êtes pas près d’oublier ce thriller.

Le pitch : Art Keller, le « seigneur de la frontière », est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique.

Adán et Raúl Barrera, les « seigneurs des cieux », règnent sans partage sur les siccarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d’héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.

Mon avis : ce livre, un pavé de plus de 800 pages, est un roman, un thriller de la plus belle eau.

Mais c’est aussi, en quelque sorte, une vaste fresque quasi documentaire sur la guerre menée par les États-Unis, avec plutôt moins que plus de réussite, contre les narcotrafiquants du reste du continent (et plus particulièrement du Mexique), pendant plus d’une génération.

Austère ? Que nenni ! Pas un instant !

Au contraire : dans cette saga rédigée sous la forme d’un thriller, passionnante de bout en bout, vous allez trembler, pauvres lecteurs, mais aussi découvrir tout un monde et apprendre une somme d’informations hallucinante sur la guerre des cartels.

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Le ventre de New York

Le ventre de New York – Thomas Kelly

Rivages/Noir – 469 pages – 10.60 €*

Le pitchLes frères Adare ont grandi dans une famille ouvrière du Bronx. A la mort du père, Paddy Adare est élevé par son oncle et devient le bras droit d’un chef de gang irlandais. Son frère Billy suit une autre voie et entre à l’université. Pour financer ses études, il travaille au creusement d’un tunnel qui doit alimenter la ville de New York en eau potable. Deux itinéraires, deux mondes incompatibles qui vont s’affronter.

Mêlant étroitement fiction et réalité, Thomas Kelly dépeint l’univers hallucinant des tunnels où des hommes-taupes creusent au péril de leur vie, un univers qu’il a côtoyé de près pour y avoir lui-même travaillé.

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Mon avisLe ventre de New York est le premier des – seulement – trois romans écrits par Thomas Kelly au cours des vingt dernières années (quel dommage que sa productivité soit si faible !).

Et, dès le premier roman, le lecteur sait qu’il a affaire à un auteur exceptionnel, que je ne saurais mieux comparer qu’à un Dennis Lehane doté d’une fibre particulièrement sociale.

Kelly, comme tout grand auteur américain de romans noirs, se nourrit de ses origines et de ses expériences.

Il est irlandais – on s’en doutait un peu avec un nom pareil ! – et ses personnages principaux le sont aussi (il y a donc beaucoup de flics parmi eux !)

Il a travaillé dans le bâtiment, et ses héros sont des ouvriers – mineurs de fond pour construire une canalisation d’alimentation en eau ici, constructeurs de gratte-ciel dans Les bâtisseurs de l’empire.

Il a passé son enfance et sa jeunesse et son adolescence dans le Bronx, et ses romans sont autant de plongées hyper réalistes dans le New York populaire.

Irlandais, manœuvres, flics et voyous, New York… voilà de quelle chair sont composés les romans rares et les rares romans de Thomas Kelly. Et le résultat est assez exceptionnel.

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Famille parfaite

Famille parfaite – Lisa Gardner

Le livre de poche – 576 pages – 8.70 €

Le pitch : Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamours  : un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston… Une vie de rêve.

Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait donc bien cacher une existence en apparence aussi lisse  ?

Numéro un sur la liste des best-sellers du New York Times pendant plusieurs mois, ce thriller inquiétant de Lisa Gardner nous plonge dans l’intimité troublante d’une famille au-dessus de tout soupçon.

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Mon avis : Parfois, le lecteur souvent difficile doit savoir saluer le métier.

Car, au delà des qualités d’écriture intrinsèques, du « talent » littéraire », il faut bien admettre qu’écrire des romans est un métier. Avec ses techniques, ses « trucs ».

Il faut souvent de nombreuses années de travail (et beaucoup d’essais ratés) pour parvenir à développer un récit qui tient la route, charpenté, sur plusieurs centaines de pages, avec des personnages dotés d’un minimum de complexité et de crédibilité, capable de captiver les lecteurs.

Vous en doutez ? N’hésitez pas à me contacter, j’échangerai avec plaisir avec vous pour vous faire part de mon expérience (six ans comme lecteur et conseiller littéraire, mais aussi six romans déjà publiés) parfois douloureuse sur le sujet.

Tout cela pour en venir à mon sujet : Famille parfaite est l’exemple accompli d’un sacré métier.

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Polars pour les vacances

Ne le dis à personne… – Harlan Coben

Pocket – 448 pages – 7.80 €

Le pitch : Pédiatre, David Beck exerce dans une clinique pour le compte de Medicaid, structure sociale qui prend en charge les pauvres sans couverture sociale. Il aime son métier et l’exerce avec passion. Mais sa vie a été brisée lorsque son épouse, Elizabeth, qu’il connaissait depuis l’enfance, fut assassinée par un tueur sadique qui marquait ses victimes au fer rouge.

Huit ans après ce drame, il reçoit un étrange e-mail codé dont la clé n’était connue que de lui-même et d’Elizabeth. Abasourdi, David essaie de se souvenir des détails qui entourèrent l’assassinat de sa femme, dont le propre père, officier de police, identifia formellement le corps.

Impatient, il guette le prochain message qui lui donne rendez-vous le lendemain. En cliquant sur un lien hypertexte, il découvre alors le site d’une caméra de surveillance de rue et dans la foule, il voit, stupéfait, passer Elizabeth qui le regarde en articulant « Pardon, je t’aime »…

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Mon avis : C’est avec Ne le dis à personne qu’Harlan Coben, en 2001, s’est fait – outre une véritable fortune – une réputation dans le monde entier. C’est avec l’adaptation de ce thriller que Guillaume Canet, en 2006, s’est fait vraiment un nom comme réalisateur et que François Cluzet a relancé et boosté sa carrière d’acteur.

C’est dire si ce titre, considéré aujourd’hui comme l’archétype du thriller « à clef » par tous les amateurs du genre, est porteur de réussite.

A juste raison car, très objectivement, le scénario de ce roman conduit de main de maître par l’auteur est un modèle de mécanique, où chaque fin de chaque chapitre est l’occasion pour le lecteur de reprendre sa respiration : Ne le dis à personne est un top Tourne Page !

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Avant que tout se brise

Avant que tout se brise – Megan Abbott 

Le livre de poche – 416 pages – 7.60 €

Le pitch : Elle a les épaules élancées, les hanches étroites et mesure moins de 1,55 mètre. À quinze ans, Devon est le jeune espoir du club de gymnastique Belstars, l’étoile montante sur qui se posent tous les regards, admiratifs ou envieux. Quand on est les parents d’une enfant hors norme, impossible de glisser sur les rails d’une vie ordinaire. C’est du moins ce que pense Katie, la mère de Devon, qui se dévoue corps et âme à la réussite de sa fille, même si cela demande des sacrifices.

Lorsqu’un incident tragique au sein de leur communauté réveille les pires rumeurs, Katie flaire le danger et sort les griffes. Rien ni personne ne doit entraver la route toute tracée pour sa fille. Reste à déterminer quel prix Katie est prête à payer.

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Mon avis : Situer un roman à suspens dans le milieu du sport de haut niveau, ah que voilà une excellente idée !

Sur ce point de départ assez original qui l’a visiblement merveilleusement inspiré, Megan Abbott – que j’avais repérée il y a trois ans pour Adieu Gloria, un délicieux premier roman noir « à la manière de » façon 50’s, mais version féministe – a construit un thriller absolument scotchant, qui m’a absorbé pendant deux jours.

Impossible de rendre les armes avant d’avoir terminé ce petit bijou de suspens, tant l’angoisse, distillée avec une technique diabolique par l’auteure, m’a saisi à la gorge !

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L'affaire pélican

L’affaire pélican – John Grisham

Pocket – 432 pages – 7.90 €

Le pitch : Un flash spécial de la NBC plonge l’Amérique dans la stupeur. Le président des États-Unis annonce la mort de Jensen et Rosenberg, les deux plus hauts magistrats de la Cour suprême.

Leur disparition, à quelques heures d’intervalle, ne peut être le fait d’une coïncidence. Or ni la CIA ni le FBI ne savent par où commencer l’enquête.

Seule Darby Shaw, brillante étudiante en droit, établit un lien entre les deux assassinats. Avec l’aide d’un journaliste du Washington Post, elle défie un ennemi invisible aux moyens illimités…

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Mon avis : Troisième roman de John Grisham, publié un an après l’incroyable succès de La firme, L’affaire pélican remporte un succès encore plus éclatant : carrément vertigineux.

En deux thrillers juridiques, l’auteur est devenu – avec Tom Clancy dont la carrière a démarré au même moment – un des deux principaux écrivains bestsellers américains. Mais était-ce mérité ?

Allez, je ne vais pas faire durer le suspens !

L’affaire pélican est, sans doute, au sens propre du terme (page turner), le meilleur Tourne Page de Grisham car c’est, probablement celui de ses romans qui présente la forme et le fond les plus évidents d’un thriller, juridique ou pas.

Hollywood ne s’y trompera pas, en adaptant tout de suite le roman avec une Julia Roberts au sommet de sa jeune gloire de Pretty Woman.

Je ne vais pas revenir ici sur les raisons qui font que John Grisham est le pape du genre,  mais je vais juste expliquer pourquoi ce récit est une réussite quasi parfaite.

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Nuit d'été

Nuit d’été – Dan Simmons

Le livre de poche – 597 pages – 8.90 €

Le pitch : Les pensionnaires d’un internat de l’Illinois sont les témoins d’une série d’événements mystérieux et terrifiants : l’un d’entre eux disparaît, des bruits incompréhensibles se font entendre, un soldat de la Première Guerre mondiale réapparaît…

L’enquête menée par un petit groupe de collégiens va les mener vers les bâtiments gothiques d’une ancienne école abandonnée, Old Central.

Et c’est, au coeur de l’été, le plus insoutenable des face-à-face qui commence : celui qui met aux prises l’innocence avec la plus monstrueuse terreur qu’on puisse imaginer…

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Mon avis : Un des plus grands plaisirs de lecteur est de découvrir tardivement un roman d’un de ses auteurs de genre favoris, roman qui vous avait échappé jusqu’alors pour une raison inconnu.

C’est ce qui vient de m’arriver avec Nuit d’été, de Dan Simmons, un des meilleurs auteurs de SF et de fantastique du dernier quart de siècle.

La réussite est indiscutable, magistrale même, car l’auteur prend le temps de poser très, très longuement l’intrigue qui, si vous êtes un fan de Stephen King, va vous faire penser à quelque chose…

Une équipe de jeunes garçons qui côtoient des événements étranges, cela ne vous dit rien ? Bon sang, mais c’est bien sûr… Ça ! , le sommet du roi himself !

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Polars pour les vacances

Avant d’aller dormir – S.J. Watson

Pocket – 480 pages – 7.80 €*

Le pitch : À la suite d’un accident survenu dans sa jeunesse, Christine est affectée d’un cas très rare d’amnésie : chaque matin, elle se réveille en croyant être une jeune femme célibataire ayant la vie devant elle, avant de découvrir qu’elle a en fait 47 ans et qu’elle est mariée depuis vingt ans.

Son dernier espoir réside dans son nouveau médecin, Ed Nash. Celui-ci lui a conseillé de tenir un journal intime afin qu’elle puisse se souvenir de ce qui lui arrive au quotidien et ainsi reconstituer peu à peu son existence.

Quand elle commence à constater de curieuses incohérences entre son journal, ce que lui dit son entourage et ses rares souvenirs, Christine est loin de se douter dans quel engrenage elle va basculer.

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Mon avis : Un auteur de thriller serait prêt à payer très cher un pitch pareil : l’idée de départ est simple et pourtant géniale. Et c’est bien sur cette idée que l’éditeur a vendu des brouettes entières de ce roman en 2011.

Alors je l’ai acheté et je l’ai lu. Et j’ai été vraiment bluffé par les 150 premières pages, car la mécanique de narration est vraiment, vraiment très forte.

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Running man

Running man – Stephen King

Le livre de poche – 259 pages – 7.10 €*

Le pitch : Premier quart du XXIe siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ».

Ben Richards, un homme qui n’a plus rien à perdre, décide de s’engager dans la compétition mortelle. Pendant trente jours il devra fuir les redoutables « chasseurs » lancés sur sa piste et activement aidés par une population encouragée à la délation.

Tous les moyens sont bons pour éliminer Ben Richards…

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Mon avis : Ce Stephen King a été publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, celui qu’il utilisait dans les années 80 pour ses romans « mineurs », et c’est le meilleur de cette série, et de loin, un peu un Marche ou crève en beaucoup plus réussi.

Présenté sous forme d’un compte à rebours, de 100 à 0, ce roman en a l’urgence. L’histoire est passionnante, la toile de fond SF très réussie (c’est d’ailleurs le seul vrai roman de SF de King), et l’écriture… d’une efficacité totale.

Pour tout dire, le roman est presque trop court (250 pages) !

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Les romans drôles et les feel good books


Les cygnes de la cinquième avenue

Les cygnes de la cinquième avenue – Mélanie Benjamin

Le livre de poche – 480 pages – 8.20 €

Le pitch : Babe Paley est la plus en vue des  Cygnes de la Cinquième Avenue, ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout indéfinissable : son style.

Elle incarne l’élégance, fait souvent la une de Vogue, mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses enfants, de son mari riche et puissant.

Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie. Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à son existence.

Grâce à elle, Truman accède à cette élite qui le fascine tant. Et à ses secrets, ses rumeurs, ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir Babe.

*

Mon avis : Au cours de ces trois dernières années, combien de « romans » écrits à partir d’une célébrité ?

Des dizaines, tous moins intéressants les uns que les autres (ce commentaire n’engage que moi, bien entendu). Un mouvement révélateur, à mon avis, de la pauvreté d’inspiration des auteurs contemporains…

En découvrant le pitch des Cygnes de la cinquième avenue, je me suis dis que Mélanie Benjamin avait sacrifié à cette nouvelle mode.

Mais la jolie couverture vintage, et le sujet de ce biobook (Truman Capote ? un des plus grands auteurs américains du siècle dernier, à n’en pas douter !), si je puis utiliser ce néologisme, m’ont convaincu d’y jeter un œil.

Bien m’en a pris, car c’est sur un véritable roman coup de cœur que je suis tombé, incapable que j’ai été de lâcher le livre avant d’en avoir parcouru les presque 500 pages !

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Vacances anglaises

Vacances anglaises

(Embrassez qui vous voudrez) – Joseph Connolly 

Points – 462 pages – 8.10 €

Le pitch : Elizabeth se fait offrir par son mari Howard des vacances dans un hôtel chic de la côté anglaise. Dotty, sa voisine londonienne, entend en faire de même, mais Brian, son époux, ne peut que lui louer une caravane en guise de palace.

Autour d’eux, gravitent leurs enfants, une mère célibataire et son bébé hurleur, un mari fou de jalousie et sa ravissante épouse, un dragueur professionnel…

Ce petit monde va s’entrecroiser, non sans réveiller les libidos de chacun et provoquer mésaventures et rebondissements en série.

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Mon avis : Si vous voulez imaginer à quoi ressemble un livre de Joseph Connolly, il suffit de regarder une photo de l’écrivain.

Impressionnant, non ?

Avec ses cheveux et sa barbe blanche de père Noël, d’une longueur et d’une densité incroyables, portés sur un costume cravate de bonne facture, l’homme possède le look totalement improbable et décalé d’un british excentrique.

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Joseph Connolly

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Vacances anglaises, rebaptisé Embrassez qui vous voudrez lorsque le roman fut porté à l’écran sous ce titre par Michel Blanc, commence par une scène de sexe assez explicite au cours de laquelle le lecteur va sourire, puis rire franchement ce qui, vous l’admettrez, n’est pas la réaction normale à la lecture d’une scène hot !

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L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors – Gabrielle Zevin

Fleuve éditions – 240 pages – 18.90 €*

Le pitch : La vie est plus belle lorsqu’elle s’écrit à plusieurs.

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire. Un libraire misanthrophe et bourru qui file un mauvais coton depuis le décès de Nic, son épouse. Peu importe, livre ou être humain, il est devenu bien difficile de trouver grâce à ses yeux.

L’irrésistible petite Maya va pourtant fendre son armure. Sa maman souhaitait qu’elle grandisse au milieu des livres et l’a donc laissée dans les rayons de l’unique librairie d’Alice Island. C’est ainsi qu’ A.J., faussement récalcitrant, se retrouve à pouponner ce chérubin aussi malicieux que despotique.

Et dans le sillage de ce duo improbable, tout leur entourage va découvrir que les aventures étonnantes, épatantes et émouvantes n’arrivent pas que dans les livres.

*

Mon avis : Lorsqu’on m’a offert L’histoire épatante de M. Fikry & autres trésors, j’ai commencé par frémir.

Un titre pareil, une couverture scrapbookée comme celle-là… Tout cela sentait à plein nez le roman un peu niais tel qu’il en sort des dizaines tous les mois pour tenter de profiter de l’aspiration commerciale de quelques succès…

Cette impression s’est malheureusement un peu confirmé durant les premiers chapitres, un héros libraire, veuf, un peu ronchon et maniaque, une commerciale d’une maison d’édition plus jeune, très gentille, et puis tiens, une petite fille adorable, deux ans, abandonnée par sa maman, que le libraire va recueillir, toujours un peu ronchon…

Aïe, cela sentait vraiment l’overdose de sucre et la panne littéraire, sauf que… petit à petit, le ciel s’est dégagé, le scénario ne s’est pas déroulé exactement comme prévu, les dialogues se sont révélés plutôt drôles et – miracle – quelques scènes assez touchantes ont déboulé… résultat : j’ai fini par me surprendre à poursuivre la lecture de ce feel good book – car cela en est un – avec un petit sourire aux lèvres, et aller rapidement jusqu’à la fin…

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Cadavre exquis

Cadavre exquis – Pénélope Bagieu

Gallimard jeunesse – 128 pages – 17.50 €

Le pitch : Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d’accueil dans les salons – de l’automobile ou du fromage – et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds.

Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire.

Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L’amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d’Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l’écrivain ?

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Mon avis : Pénélope Bagieu, avec son blog charmant et impertinent, a acquis il y a maintenant près de dix ans (et oui, le temps passe, même pour les blogueuses !) la faveur de toutes les (jeunes) femmes françaises.

Puis elle a enchaîné sur les aventures de Joséphine, qui ont fait un carton, immédiatement portées (deux fois) à l’écran.

Avant de s’attaquer à ses bio express Culottées, deux tomes (pour l’instant),qui ont fait un tabac. Wow ! Cette Pénélope est une sacrée travailleuse, elle (…), et une success woman !

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Et je découvre aujourd’hui qu’en 2010, elle a écrit et réalisé toute seule, comme une grande, un roman graphique intitulé Cadavre exquis.

Peut-être un navet, pour une fois ? Eh bien non !

Cette BD est aussi charmante, culottée et hilarante que le reste de son oeuvre ! De quoi être dégouté, comment peut-on avoir autant de talent !

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Spellman & Associés  – Lisa Lutz

Le livre de poche – 444 pages – 7.10 €*

Le pitch : Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car, pour ces détectives-nés, rien n’est plus excitant que d’espionner, filer, faire chanter… les autres Spellman de préférence.

Mélange détonant d’humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n’êtes pas près d’oublier les Spellman !

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Mon avis : Il y a quelques années, ce livre s’est retrouvé entre mes mains par hasard. Imaginez la scène : moi, allongé sur une plage, en plein été, en train de me laisser bronzer tout en feuilletant un roman que je viens de piquer par le plus grand des hasards sur la serviette d’à côté.

La raison ? Je venais de terminer le romanque j’avais emmené à la plage et j’avais une flemme… estivale de me lever pour aller en chercher un autre dans mon stock, dans ma chambre d’hôtel (toujours costaud, le stock, quand je pars en vacances).

Au bout de deux, trois chapitres un peu déstabilisants où la narratrice, apparemment un peu frappadingue, expliquait qu’elle s’appelait Isabel Spellman, dîtes Izzy, et qu’elle travaillait pour une agence de détectives privés constituée… de (presque) toute sa famille, dont tous les membres (tous) étaient encore plus frappadingue qu’elle, j’ai commencé à rire.

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Les primates de Park Avenue

Les primates de Park Avenue –Wednesday Martin

Editions Globe et 10/18 – 332 pages – 8.10 pages*

Le pitch : Wednesday Martin débarque de son Midwest natal dans l’Upper East Side, le quartier le plus huppé de Manhattan, avec son mari et ses deux enfants. Le rêve se transforme rapidement en cauchemar.

Wednesday est sur le territoire des primates les plus riches de la planète. Une enclave hostile peuplée de femmes au foyer surdiplômées, glamour, mariées à des patrons de fonds spéculatifs et totalement dévouées à la réussite de leur progéniture. Armée d’un calepin et d’un crayon,

Wednesday Martin consigne, à la manière de la célèbre primatologue Jane Goodall, les rites, les moeurs, les contradictions et les peurs de ces mères richissimes en quête obsessionnelle de perfection.

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Mon avisL’habit ne fait pas le moine est un vieux proverbe plutôt plein de bon sens, et il s’applique parfois à des sujets inattendus.

Exemple : Les primates de Park Avenue qui, malgré son titre, son pitch rapidement survolé, mais surtout sa couverture hyper graphique qui m’avait tapé dans l’oeil quand le volume était sorti en grand format, pour l’été 2017, est tout, mais vraiment tout sauf un feel good book.

Non, ce livre n’est pas un roman écervelé et plus léger qu’une gorgée de champagne, écrit pour les poulettes (chick lit, comme disent les anglo-saxons) !

Pour la bonne et simple raison que, primo, il ne s’agit pas d’un roman, mais un d’essai; et que, secundo, le fond de l’oeuvre relève essentiellement de l’anthropologie !…

Houlà ! J’en vois certain(e)s qui se lèvent déjà, effrayé(e)s par le terme !

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Snobs - Julian Fellowes

Snobs – Julian Fellowes

Le livre de poche – 416 pages – 7.00 €

Le pitch : Le narrateur, comédien, navigue avec beaucoup d’aisance dans les classes privilégiées. Son amie, Édith Lavery, est la jolie fille d’un expert comptable et de sa femme, éblouie par la haute société.

Lors d’une visite au château Broughton Hall, Édith, standardiste dans une agence immobilière de Chelsea, fait connaissance du fils de la maison, Charles, Comte Broughton et héritier du marquis de Uckfield. Célibataire, Charles gère les propriétés de sa famille. C’est un des célibataires les plus enviés, de l’aristocratie anglaise.

Quand il la demande en mariage, Édith accepte, mais est-elle vraiment amoureuse de lui ? N’est ce pas plutôt de son titre, de son rang et de tout ce qui va avec ?

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Mon avisJulian Fellowes, c’est cet Anglais bien né qui a scénarisé la série Downtown Abbey. Le pauvre type doit en avoir assez d’avoir ce sparadrap au bout des doigts (on y fait sans arrêt référence, alors même qu’il a reçu aussi un oscar pour Godsford Park), même si Downtown Abbey est une série vraiment sympa.

Mais si vous l’avez trouver parfois (juste par moments) un peu mièvre et convenue, précipitez-vous sur Snobs, ce roman à l’humour incroyablement corrosif que Fellowes a écrit il y a une dizaine d’années !

C’est une analyse d’une certaine société anglaise, faite par un écrivain « embedded » (embarqué) dont le corps aurait été habité par Georges Bernard Shaw.

L’ensemble est intelligent, brillant même, drôlissime avec juste la pointe de méchanceté qui va vous faire ricaner.

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Lecture pour les vacances

Chocolat – Joanne Harris

Folio – 416 pages – 8.20 €*

Le pitch : Séduites par Lansquenet, Vianne Rocher et sa fille Anouk décident d’y établir leur chocolaterie. Mais dans ce petit village du sud-ouest de la France, le père Reynaud veille sur ses ouailles comme la cuisinière surveille le lait sur le feu.

Aussi voit-il en l’ouverture de La céleste Praline l’oeuvre d’une sorcière. Et s’il avait raison ?

Joanne Harris nous offre une ode gourmande à la tolérance et au plaisir. Adapté au cinéma avec Juliette Binoche et Johnny Depp dans les rôles-titres, Chocolat s’est vendu à plus de douze millions d’exemplaires dans cinquante-cinq pays

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Mon avisChocolat n’est pas qu’un titre appétissant, même si les éditions Folio n’ont pu s’empêcher de mettre un affolant gâteau sur la couverture de sa dernière édition.

Chocolat n’est pas non plus qu’un film plutôt bien fait, où Juliette Binoche est impeccable (comme d’habitude), au succès international.

Non : Chocolat est avant tout un excellent roman, supérieur à son adaptation au cinéma, qui donne toutes leurs lettres de noblesse au genre du feel good book.

Ce n’est pas un hasard si, lors de sa sortie, cette oeuvre a rencontré un vaste succès de part le monde : Joanne Harris réussit, dans un récit malin, à divertir le lecteur tout en posant (et en répondant) à toute une série de questions sur des sujets aussi grave (et d’une brûlante actualité ! ) que la tolérance et le rapport à l’autre, différent.

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Pour le meilleur et pour l’empire – James Hawes

Points roman – 402 pages – 7.70 €

Le pitch : Perdu dans la jungle quelque part en Papouasie-Nouvelle-Guinée, Brian Marley s’apprête à vivre ses derniers instants. Il vient de remporter l’ultime épreuve d’un jeu de téléréalité. Malheureusement, il est le seul à le savoir, et tout porte à croire que nul n’aura jamais connaissance de son exploit. Quand soudain…

Une balle de cricket jaillie du néant le met K.O. Une balle de cricket ? En pleine jungle ? Ainsi commence cette comédie délirante, dans la plus pure tradition du nonsense britannique.

Anciens officiers de l’armée des Indes, nymphes lubriques et politiciens véreux – sans oublier les aborigènes, les enfants et les journalistes : tels sont les protagonistes de cette fable qui doit autant à Evelyn Waugh qu’au Monty Python’s Flying Circus

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Mon avis : S’il vous est déjà arrivé de parcourir ce site, vous avez forcement remarqué que, paradoxalement (comme nombre de mes compatriotes) j’apprécie beaucoup l’humour britannique, le fameux « non-sens ».

Si vous faites partie de ces amateurs, jetez-vous sur ce petit bijou venu de nulle part (l’auteur semble avoir publié un autre titre dans la même veine) publié en 2007 et salué à l’époque par la critique parisienne.

Imaginez un épisode d’une émission genre Koh-Lanta se déroulant sur une île du pacifique, au cours duquel un protagoniste tombe soudain sur une colonie de Japonais isolés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont ils n’ont pas été informés. Eh bien vous remplacez les Japonais par une colonie d’Anglais pur jus, et vous obtenez le pitch de départ.

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Le koala tueur – Kenneth Cook

Le livre de poche – 224 pages – 6.10 €*

Le pitch : Avec ses redoutables crocodiles, ses koalas féroces et ses cochons sauvages assoiffés de sang, l’impitoyable bush australien reste un territoire indompté. Et ce n’est pas Kenneth Cook qui aurait pu l’apprivoiser !

Cook a réuni, peu avant sa disparition, ces histoires courtes toutes plus hilarantes les unes que les autres, inspirées par ses tribulations à travers l’Australie. D’après lui, chacune de ces quinze rencontres avec la faune sauvage s’est déroulée comme il le raconte ici, même si elles paraissent incroyables.

Dépaysement garanti, dans un grand éclat de rire.

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Mon avis : Il y a encore peu, je ne connaissais pas Kenneth Cook… à ma grande honte, car cet auteur était une célébrité en Australie.

C’est par le biais de recueil de ces nouvelles centrées sur la rencontre de l’auteur avec la faune australienne que j’ai fait la rencontre avec ce grand malade à l’humour ravageur.

Certains feront la fine bouche en lisant ces histoires « too much » où l’auteur vous raconte avec le plus grand sérieux des horreurs totales sur ces animaux du bout du monde, tous plus dangereux les uns que les autres. D’autres se tordront le nez en découvrant les délires alcoolisés de ces autochtones du fin fond du bush…

Mais si vous aimez l’humour absurde, précipitez-vous sur ce recueil, et sur le suivant ! Vous passerez quelques moments à vous gondoler.

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Tamara Drewe

Tamara Drew – Posy Simmonds 

Denoël graphics – 136 pages – 19.90 €*

Le pitch : Avec son nez refait, ses jambes interminables, ses airs de princesse sexy, son job dans la presse de caniveau, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les cours, Tamara Drewe est l’Amazone urbaine du XXIe siècle.

Son retour à la campagne, dans le village où a vécu sa mère, est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix.

Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur à gros tirage, universitaire frustré, rock star au rancart, fils du pays, teenagers locales gavées de people, tous et toutes sont attirés par Tamara, dont la beauté pyromane, les liaisons dangereuses et les divagations amoureuses éveillent d’obscures passions et provoquent un enchaînement de circonstances aboutissant à une tragédie à la Posy Simmonds, c’est-à-dire à la fois poignante et absurde.

Librement inspiré du roman de Thomas Hardy Loin de la foule déchaînée, un portrait à charge délicieusement cruel et ironique de l’Angleterre d’aujourd’hui.

Mon avis : J’ai découvert Tamara Drewe par le biais de son adaptation au cinéma par Stephen Frears, en 2010.

Comme beaucoup, j’étais tombé sous le charme de la charmante (et excellente) actrice Gemma Arterton et la fraîcheur du scénario, malin et drôle,  sans savoir qu’il y avait un roman graphique avant la film.

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Il est à noter que c’est également cette actrice qui interprétera cinq ans plus tard le rôle de Gemma Bovary, film adapté de l’autre roman graphique de Posy Simmonds.

Posy Simmonds est extrêmement connu, et reconnu en Angleterre.

Egalement auteure de livres pour enfants, elle mérite amplement son succès, de par la qualité de son écrire, la fraîcheur de ses graphismes, et la pertinence de son humour caustique et terriblement piquant, so british

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La reine des lectrices

La reine des lectrices – Alan Bennett

Folio – 128 pages – 5.00 €

Le pitch : Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion potin pour la lecture ? Si, d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’oeil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s’inquiète.

Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor.

Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

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Mon avis : Le pitch est complet et très clair, il vous a déjà entièrement dévoilé l’intrigue et le propos de ce livre très bref, qui se lit en moins de temps qu’il n’en faut pour visionner un film.

Par contre, il ne peut transcrire le petit plaisir  – même pas coupable – que l’on se fait en souriant aux péripéties de cette reine qui – ça, on sait que c’est vrai ! – ne manque pas de caractère.

Sur le ton de la  comédie – car c’est une pure comédie, comme les anglais le font si bien, avec cet humour plein d’auto-dérision sur leurs propres travers – Alan Bennett brocarde avec bonheur, jubilation, mais beaucoup de gentillesse, les institutions britanniques et, plus particulièrement la royauté.

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Le guide du voyageur galactique – Douglas Adams

Folio SF – 288 pages – 7.70 €*

Le pitch : Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée :

  • que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute ;
  • que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique ;
  • que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie ?

Pas de panique ! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés

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Mon avis : Petit rappel pour les néophytes en matière de SF (ce n’est pas grave, il ne faut pas avoir honte, cela peut arriver à tout le monde de débuter !) : le titre de ce roman en français a beau avoir varié (il y a vingt ans, c’était le guide du routard galactique), son titre anglais est tout le temps resté le même, à savoir : The Hitch Hiker’s Guide to the Galaxy. Ce qui explique l’acronyme qui, depuis longtemps, sert de titre dans le monde entier : H2G2.

Ceci posé, que dire ?

Que ce roman, issu d’un feuilleton radiophonique de la BBC dans les années 70, est certainement le seul livre que l’on pourrait attribuer, les yeux fermés, aux Monty Python. Aussi tarés, foldingues que Douglas Adams, ils auraient pu l’écrire (le groupe a d’ailleurs eu son propre feuilleton à la BBC au début des 70’s) ?

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Greenwich village

Greenwich village  – Gihef & Antonio Lapone

Kennes éditions – 48 pages – 14.95 €*

Le pitchC’était au temps où New York « new-yorkait ».

Printemps 1960. Norman Oaks est chroniqueur à la pige pour un journal new-yorkais. Il vit seul mais heureux dans son appartement de Greenwich Village.

Sa quiétude est troublée par la jolie Bebe Newman, une hôtesse de l’air particulièrement bruyante qui s’installe un étage au-dessus du sien. Elle aime faire la nouba jusqu’au petit matin; il aime se coucher et se lever à heures fixes. Elle ne jure que par la modernité; il préfère la tradition. Bref, tout les oppose.

Et pourtant, pour décourager un ex aussi collant que peu recommandable, Bebe convainc Norman de se faire passer pour son compagnon et de partager avec lui le même appartement. Une cohabitation qui s’annonce explosive !

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Mon avis : Il y a quelques jours, mon oeil fureteur a été attiré par la couverture d’un album : lignes claires, dessin nerveux, complètement « in the mood 50’s 60’s », couleurs pastels, une hotesse de l’air comme sortie de la série TV Pan Am lisant son courrier sur le rebord d’une fenêtre à guillotine.

Alors, vous pensez bien, ma main à suivi mon oeil et j’ai embarqué le volume !

Bien m’en a pris car Greenwich est une réussite, une petite perle de fraîcheur vintage comme on en fait peu. Les auteurs, fascinés tous les deux par les Etats-Unis et par les années 50 et 60, ont créé une « feel good BD » bourrée de références diverses.

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Olivia Joules – Helen Fielding

J’ai lu – 348 pages – 7.10 €*

Le pitch : Olivia Joules : trente ans et des poussières. Profession : rédactrice beauté et – depuis peu – agent secret. Signes particuliers : corps parfait, tête bien faite, imagination « hyperactive ».

Des palaces de Miami à la soirée des Oscars, des eaux transparentes des Caraïbes au désert d’Arabie, Olivia défie les forces armées du terrorisme avec une épingle à chapeau, un soutien-gorge à armature très spéciale et un instinct de conservation à toute épreuve.

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Mon avis : Helen Fielding, c’est Bridget Jones. OK. Mais c’est aussi un vrai talent pour la littérature « légère », un style très simple, mais efficace et un humour en béton armé.

Alors, je ne sais pas pourquoi celui-ci n’a pas une réputation spectaculaire, car j’ai trouvé ce roman d’aventure parodique franchement réussi (même si tout le monde ne partage pas mon avis).

En fait, si : en réfléchissant un peu (cela m’arrive parfois), je pense avoir identifié un double malentendu entre l’auteure et une partie de son lectorat.

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Audrey Hepburn, la vie et moi

Audrey Hepburn, la vie et moi – Lucy Holliday

Hugo poche – 352 pages – 7.20 €

Le pitch : Quand elle touche le fond, Libby Lomax connaît un remède imparable : se rouler en boule dans son canapé pour savourer son film préféré, Diamants sur canapé.

C’est justement l’un de ces jours « sans » que l’improbable se produit : Audrey Hepburn sort de l’écran ! Parée de sa petite robe noire, de ses perles et de son fume-cigarette, l’actrice est bien décidée à aider Libby à mettre de l’ordre dans tous les domaines de sa vie.

Hallucination ? Bonne fée ? … Ou charmante calamité ?

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Mon avis : Je dois vous l’avouer : j’aime bien lire de temps en temps un bon roman de chick lit, même si je suis tout sauf dans le panel visé par cette littérature « de genre ».

Plus fort : il m’est arrivé d’ écrire quelques romans que l’on peut rattacher à cette frange de la littérature contemporaine !

La question que vous allez (ou que vous devriez) me poser est :  mais qu’est-ce qui fait un bon roman de chick lit ?

La réponse est simple : une bonne idée de départ qui donne une colonne vertébrale scénaristique au roman (l’exemple parfait est : Le diable s’habille en Prada), une héroïne originale (cf. Le journal de Bridget Jones), un vrai rythme de narration (comme pour toute bonne comédie), une bonne dose de romance et surtout, surtout, beaucoup d’humour !

Si votre roman ne possède pas tous ces ingrédients, la recette risque de virer très vite à la tambouille de bas étage, et dieu sait s’il y a de mauvais produits sur le marché (je ne citerai aucun nom, par charité) !

Avec Audrey Hepburn, la vie et moi, je suis tombé pour la première fois depuis un bon moment sur un met ma foi fort bien cuisiné, avec une vrai idée, quelques épices, un vrai sens de la narration et beaucoup d’esprit.

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